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Corinne ZANNIERwrote:
Merci à tous pour vos avis, vos remarques, vos encouragements ; ce blog ne peut vivre que s'il est lu, partagé, discuté ...
Dec. 9
hananeankawrote:
bonjour, en passant te faire une petite visite je me suis dit qu'il fallait que je me ré-interesse un tant soit peu à la politique franco-française.
merci de tes articles au sujet du P.S. je vais réféchir à ta question " à quoi peut servir la Gauche ? "
mais avant tout me poser cette question qu'estce que d'être de gauche en 2008.
merci
hanane
Sept. 4
Thierrywrote:
Sympa ton blog...
Courage, la route est longue, mais..la voie est libre !
Mar. 16
Bonsoir, à ne pas manquer ce soir sur arte, à 21h, le monde selon mosento, bonne soirée
Mar. 11
bonjour, socialisme, social- démocratie, ou parti démocrate ? J'avoue comme beaucoup de monde etre un peu perdu, autant au début du siècle la position du parti socialiste était claire, autant aujourd'hui les idées de gauche sont un peu floues (pour récuperer des voix sans doute).
Plusieurs personnalités de gauche dans un gouvernement d'une droite pourtant très libérale, d'autres presidents du fmi (réputés pour ses pressions libérales sur entre autre les pays du tiers monde).
Habitant à la rochelle, ville socialiste depuis x temps on s'apercoit de l'écart qui s'est creusé entre politiques et citoyens banals. Beaucoup de profs, et de fonctionnaires territoriaux dans l'electorat socialiste mais aussi de puissants patrons locaux dont les usines qui fonctionnent à plein régime ne sont pas connus pour leur hygiène (vapeurs de résines synthétiques, travail de nuit des femmes...) et leur politique sociale (pressions hierarchique).
La frontière entre la gauche modérée et la droite est plutot tenue! M'est avis que le jour où la rochelle basculera à droite les alliances patronats-parti socialiste s'effriteront... Alors qui represente réellement les ouvriers, les employés, et toutes ces professions majoritaires smicardes , qui n'entendent rien à l'inflation, au marxisme, à keynes,à la bourse, à l'économie, au trou de la sécu, seraient ce les hauts cadres de l'état sortis tout droit de l'ena ? Je suis ouvrier dans le privé et comme tant de personnes de cette catégorie les années mitterrand n'ont apporté que désillusions politiques. La gauche caviar à sans doute tué la confiance que les " classes laborieuses" portaient au parti socialiste (ainsi qu'aux syndicats, en premier lieu la cfdt). On est aujourd'hui loin, très loin de Jean Jaurès ou même du front populaire et de Léon blum.  Ceci mis à part, il est est important d'avoir une opposition contre un libéralisme qui n'a jamais été aussi puissant, et qui tente comme lors de la révolution francaise de briser les barrières aux profits.
Pour information voici l'adresse d'un blog écologiste très bien fait et qui mérite vraiment qu'on s'y attarde :http://dooomonmothma.spaces.live.com/default.aspx?mkt=fr-FR&partner=Live.Spaces
Voilà, continuez d'informer c'est importan,bon courage et bonne continuation. amicalement
 
Feb. 4

co

La part du colibri ...
7/4/2009

Natural Horsemanship

Natural Horsemanship pour les nuls

 


 

J’aime beaucoup mieux les mots anglais qui parlent de « natural horsemanship », mais le but est le même. Cette approche est devenue tellement populaire que les « éthologues équins » commencent à pousser comme des champignons (et avec des mauvaises herbes) Être ensemble avec son cheval, pour apprendre à progresser mutuellement, sans utiliser la force, ni les aides artificielles, c’est le but de cette approche différente. Pour y arriver, c’est simple, il faut : confiance, respect, compréhension, leadership (pas toujours facile d’être le boss), langage, patience et savoir-faire, relation, temps et expérience Voici les ingrédients qui vont permettre d’instaurer une communication volontaire, basée sur l’amour entre cheval et humain. Pour mieux comprendre ou simplement s’en souvenir, voici quelques explications :

 

Confiance

Quelle dose de confiance avez-vous en vos capacités et en celles de votre cheval ? Pouvez-vous avoir suffisamment confiance en vous pour développer la confiance de votre cheval ? La confiance de votre cheval peut être difficile à gagner, mais facile à perdre. Gagner la confiance se fait en premier lieu en lui montrant parmi vos actions et votre approche, que vous n’êtes pas un prédateur. Pour cela, il faut apprendre à penser et agir comme un cheval.

 

Respect

Si vous observez un troupeau de chevaux, vous verrez qu’ils sont constamment occupés à établir ou rétablir leur position dans le groupe. C’est aussi notre devoir de gagner continuellement leur respect en sachant bien quand il faut réagir fermement ou doucement ou de façon neutre pour conserver la paix du couple. Il faut absolument garder l’intégrité de votre cheval en utilisant des réponses justes, sur un niveau rationnel, au lieu de déraper vers la punition ou la critique. Très souvent, le mot respect est remplacé par « intimidation ». Mais il faut savoir que l’intimidation marche seulement entre prédateurs car c’est ainsi qu’ils communiquent entre eux. L’intimidation ne peut pas marcher avec des animaux de proie, car ils n’en comprennent pas la signification : pour eux, l’intimidation est égale à l’agression. Une agression produit la peur et la peur engendre des réactions sans rapport avec le respect. Au lieu d’utiliser la peur et l’intimidation, c’est à nous de comprendre la psychologie et le comportement du cheval par l’observation du troupeau. Le cheval en haut de la hiérarchie est le cheval le plus calme, mais aussi le plus intelligent du troupeau. Alors c’est à nous de montrer que nous sommes encore plus cool, plus intelligent et que nous sommes le véritable sommet du troupeau, tout en restant respectueux.

 

Compréhension

Pouvez vous rester calme si votre cheval a un problème de comportement ? Comprenez-vous qu’il a peur, déchiffrez-vous son état émotionnel et pouvez-vous le guider sans être impliqué émotionnellement vous-même ? Il faut apprendre à se mettre à sa place. Imaginez simplement que c’est vous qui possédez depuis des siècles un instinct de fuite, un instinct qui vous dit, « si tu vois quelque chose approcher tout droit et qui te vise dans les yeux alors cours le plus vite possible car c’est la mort » Toujours penser cheval : quand vous êtes étendu dans l’herbe en train de manger, vous constatez que quelque chose marche droit vers vous, les yeux fixés sur vous, qu’il vous regarde intensément tout en arrivant lentement jusqu’au moment où il se jette sur vous, lançant deux tentacules autour de votre cou. Par malheur, plus vous essayez de vous libérer, plus les tentacules vous empêchent de fuir. C’est ce que beaucoup de gens n’ont pas compris : si le cheval veut s’échapper, ils l’empêchent de suivre son instinct naturel . Il faut absolument se rendre compte que, dans chaque cheval, l’instinct sauvage est toujours présent : il est peut être endormi, mais il est toujours là. La compréhension nous guide vers la compassion. Sans savoir, nous ne pouvons pas comprendre et sans compréhension nous ne pouvons pas analyser et gérer une action ou une réaction de notre cheval.

 

Leadership

Gérer les situations difficiles avec votre cheval ne vous pose aucun problème ? Pouvez-vous le rassurer quand il faut, lui donner un sentiment de sécurité ? Restez-vous concentré même si votre cheval ne l’est pas ? Restez-vous cool même si votre cheval devient nerveux ? Pouvez-vous poursuivre votre plan ou stratégie tout en faisant confiance à votre cheval et en sa capacité de réponse, tout en pensant qu’il vous faudra peut être le recadrer ? Etre un leadership signifie que vous êtes capable de diriger votre cheval, de prendre en compte sa confiance, de voir les changements, de repérer le moment où le cheval est prêt à affronter de nouvelles choses… Bref, leadership signifie : « l’important est le chemin, pas le but ».

 

Langage

Il existe plusieurs milliers de langages dans notre monde et chaque langue possède une façon unique de communiquer. Pour définir une langue, il faut des symboles formalisés, des signes, des sons ou des gestes qui sont utilisés et reconnus. Sans langage, il n’y a pas de communication possible. Le langage le plus répandu est probablement le langage du corps. L’expression corporelle permet de montrer des sentiments, de faire comprendre des actions grâce aux gestes et aux positions. Il est utilisé aussi bien par les humains que par les animaux. Une partie très importante du « horsemanship » est de comprendre le langage du cheval, qui est principalement un langage du corps. En observant le comportement des chevaux dans un troupeau et leurs réactions à différents changements de leur environnement, nous pouvons apprendre le langage équin pour communiquer. L’expérience qui résulte de l’observation nous donne la possibilité de découvrir des liens entre certaines positions et gestes du cheval et leur signification. A ce moment là, quand le langage est compris par le cheval et par l’humain, nous pouvons commencer à bâtir notre communication avec les chevaux, en s’assurant toujours que les fondations de notre compréhension mutuelle sont solides.

 

Patience

Une journée de « travail éthologique » demande beaucoup de patience du coté cheval mais aussi du coté humain. Il est trop facile de s’impatienter et d’accuser ensuite le cheval. L’homme de cheval doit apprendre à aller à la même vitesse que son cheval et éviter de brûler des étapes. Sur le hit-parade des malentendus, c’est probablement la déception de l’homme sur le travail avec son cheval qui occupe la première place. Cette déception est souvent due au fait que l’attente ou la difficulté d’un exercice sont fixées beaucoup trop haut, pour l’humain et pour le cheval. L’homme devient alors tellement obsédé par le but, irréaliste, que le travail ne respecte plus l’individualité ni la dignité du cheval. C’est la meilleure façon de sauter des étapes et de perdre le respect et la confiance de sa monture. Il est important de travailler sur nos prestations pour devenir encore plus compréhensible pour notre cheval, pour développer et agrandir les bases de notre relation et de notre communication. Le reste suivra naturellement.

 

Relation

La clef de l’harmonie avec le cheval est une relation basée sur l’amour, la compréhension et le savoir, parce que sans bonne relation il n’y a pas de réussite. Il faut motiver le désir de notre cheval d’être avec nous. Sans ce désir précieux, la relation devient « robotique » et le cheval perd son enthousiasme à faire des choses avec ET pour vous. C’est aussi l’harmonie entre vous deux qui va signaler à votre cheval qu’il est super, que vous êtes très content avec ce qu’il fait, et que tout ses efforts sont appréciés. Rien de mieux que un cheval qui se donne à vous à cœur joie, un vrai copain.

 

 
Article de Peter  




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6/20/2009

Loi de programmation militaire : Comment faire taire les militants  (POLITIS)


Article de la revue Politis - jeudi 11 juin 2009, par Claude-Marie Vadrot


>

(pour les abonnés: http://www.politis.fr/article7307.html)


>

Sinon en clair ci-dessous:


>

> Comment faire taire les militants 

> 
> > La ministre de l'Intérieur, sur suggestion de l'Élysée et de quelques parlementaires, prépare en secret un arrêté fondé sur un projet de loi signé du Premier ministre et du ministre de la Défense, prêt depuis le mois d'octobre 2008. Il s'agit de la loi 1216 de programmation militaire pour 2009-2014 : un texte plutôt banal s'il ne prévoyait, dans son article 5, de réorganiser et de redéfinir tout ce qui touche à la sécurité intérieure. Ce qui, une fois la loi votée, autorisera la publication d'un ou plusieurs décrets permettant de poursuivre notamment les militants écologistes et associatifs lorsque, par leurs actions, écrits ou propos, ils mettront en cause« les intérêts de l'État ». Dans ces « intérêts » seraient notamment inclus ce qui concerne les centrales, les transports nucléaires et le stockage des déchets, mais aussi ce qui touche aux installations industrielles et aux stockages classés « Seveso », qu'il s'agisse d'usines manipulant des substances dangereuses ou d'aires abritant des cuves de produits chimiques. Ce texte aurait aussi comme conséquence d'aggraver les peines encourues par les faucheurs d'OGM, car il permettrait de poursuivre les individus et les associations mettant en cause les intérêts économiques stratégiques de la France. 
 
Dans l'exposé des motifs de la loi, on trouve en effet ce paragraphe: « Les attributions, déjà codifiées, des ministres de la Défense, de l'Intérieur, des Affaires étrangères, de l'Économie et du Budget sont redéfinies en fonction des différentes politiques qui entrent dans leur champ de compétence et concourent à la stratégie de sécurité nationale. Au-delà de ces modifications, et dans le prolongement des orientations du Livre blanc, des attributions particulières en matière de sécurité nationale du ministre de la justice et des ministres chargés de la Santé, de l'Environnement, des Transports, de l'Énergie et de l'Industrie sont codifiées. »
> > 
> > Au nom de la sécurité nationale, le décret en préparation permettrait donc de placer sous la protection de cette dernière toutes les actions et informations liées, par exemple, à l'environnement et aux infrastructures contestées par les associations de protecteurs de la nature et les organisations écologistes. De la même façon, tout ce qui concerne le changement climatique pourra entrer dans les informations classifiées interdites de divulgation. Classification qui, d'une part, sera bien entendu à la discrétion souveraine du gouvernement en place et qui, d'autre part, sera opposable à la fois aux militants, aux associations et aux juges d'instruction. S'ils existent encore. Les écolos ne sont bien sûr pas les seuls visés: ce texte à tout faire permettrait de poursuivre tous les agissements  « déviants ».
> > 
> > II deviendrait donc plus difficile d'exercer une contestation écologique. Ce dispositif pourrait être complété dès l'automne par une circulaire ou un décret - ce n'est pas encore décidé - qui compliquerait la tâche des citoyens et des associations de protection de la nature voulant attaquer des décisions de l'État et des collectivités territoriales devant les tribunaux administratifs. Les élus se disent lassés des remises en cause de permis de construire ou des tracés de routes. Depuis plusieurs années, les associations de maires demandent au gouvernement une restriction de la contestation « administrative » pour abus de pouvoir et non-respect des règles d'enquête publiques. En oubliant de rappeler que le recours aux tribunaux administratifs est souvent la seule arme des écologistes et des associations de protection de la nature.
> > 
> > Entre les possibilités de criminalisation de la contestation écologique et les restrictions aux recours administratifs, si ces deux réformes entrent en vigueur, l'écologie devrait peu à peu cesser de gêner le pouvoir. Pour l'instant, il est encore, au moins, possible de l'écrire sans encourir le risque d'être poursuivi... pour outrage au gouvernement. 
> > 
> > Claude-Marie Vadrot
> > 

>


>


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6/18/2009

La mascarade de Versailles


Sur le blog de Paul Quilès
 
Le Conseil politique du club Gauche Avenir, réuni ce jour (17 juin 2009), regrette que toutes les forces de gauche n’aient pas réussi à adopter une position commune devant la mascarade de la venue de Nicolas Sarkozy au Congrès de Versailles.  Cette division montre encore plus l’urgence du lancement d’un « comité de rassemblement des forces de gauche et de l'écologie », pour coordonner la riposte politique et, au-delà, pour préparer une alternative à la droite.  (communiqué du club Gauche Avenir)
                                                                     
                                                                                         *************
        Tout en m'associant naturellement à ce communiqué, je regrette pour ma part la solution décidée par le PS (écouter N.Sarkozy et partir au moment du débat). Cette position "mi-chèvre, mi-chou" ne présente que des inconvénients. 
       Elle fait une fois de plus la preuve de la division de la gauche, alors qu'un solution commune était envisageable. 
       Elle donne un sentiment de révérence à l'égard de celui qui a tordu les institutions à son profit et qui veut faire croire qu'il a "amélioré" la démocratie, en venant parler au Parlement, devant lequel il n'est pas responsable! 
       Elle valide finalement la dérive hyperprésidentielle du régime, engagée depuis quelques années et qui vient de subir, avec l'actuel président, une accélération dangereuse.
     Cette mascarade de Versailles aurait dû être pour toute la gauche une occasion solemnelle de la dénoncer. Une occasion ratée.....
                                                                    Paul Quilès


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6/7/2009

Européennes : résultat du FRONT DE GAUCHE


Jean-Luc Mélenchon, tête de liste du Front de Gauche aux européennes dans le Sud-Ouest, a déclaré dimanche sur France 2 que "la gauche est dans le trou".
 
Photographe : Raymond Roig AFP/Archives :: Jean-Luc Mélenchon, tête de liste du Front de Gauche, le 28 mai 2009
photo : Raymond Roig , AFP
"Le score du PS est la démonstration du fait que la stratégie qu'il propose ne vaut rien", a-t-il affirmé.
"Deux ans après la victoire de Nicolas Sarkozy, en pleine crise du capitalisme, qui marche en tête ? L'UMP. Nous sommes obligés de regarder cela en face", a-t-il lancé.

 
 

Le pari gagné de Jean-Luc Mélenchon

Cédric Omet | Marianne 2 // dimanche 07 Juin 2009 à 21:18 |
 

Contester le système tout en faisant partie. Un paradoxe dont s’est joué le leader du Front de gauche dans cette campagne européenne, les résultats parlent pour lui. Il sera à Strasbourg, et en bonne position pour négocier dans la perspective des élections régionales.



 

En s’auto-excluant du Parti socialiste, Jean-Luc Mélenchon a envoyé un signal fort à ses camarades en novembre dernier. Les compromis socialistes étaient devenus pour lui des compromissions. Il a, par sa rupture personnelle, entériné symboliquement une rupture plus latente entre le Parti socialiste et les gens de gauche. Il a crédibilisé l’idée selon laquelle la section française de la seconde Internationale s’était égarée en chemin, flirtant parfois avec le centre ou la droite. Et quand ses discours de campagne parlaient d’ouverture, c’était son ouverture à lui, dont il assène qu’elle est sans exclusive à gauche, à savoir du NPA au PS. Un positionnement qui a au moins le mérite de la clarté.


Le Front de gauche et ses « déjà » deux victoires

Mélenchon et son Front de Gauche ont d’ores et déjà réalisé lors de ces élections deux performances. D’une part, faire exister une gauche réformiste et radicale que le PCF n’arrivait plus à incarner, en témoigne sa lente décrépitude électorale. Le vote pour le Front de gauche incarne ainsi un vote contestataire. Mélenchon semble en effet avoir réussi à incarner l’idée qu’il était possible de faire partie du système, et d’en sortir en le contestant, sans avoir rien changé ou presque de son discours… De fait, il a redonné du crédit à une idée devenue impensable ces dernières années, la possibilité qu’une autre gauche de gouvernement existe.



D’autre part, le Front de gauche a réussi à reconfigurer l’échiquier politique de la gauche en profondeur. Avant les élections européennes, cet échiquier était divisé en deux. D’un côté, il y avait un Parti socialiste dominant outrageusement des alliés plus que faibles à gauche : Mouvement Républicain et Citoyen, Parti Radical de Gauche, Parti Communiste. De l’autre, une gauche radicale refusant par principe l’exercice du pouvoir : NPA (ex-LCR), Lutte Ouvrière, Parti des Travailleurs. La présence médiatique et militante du Front de gauche a d’ores et déjà bouleversé la disposition de ce champ politique. D’un côté, en réduisant les écarts avec le Modem, il somme le Parti socialiste de choisir ses alliances. De l’autre, en faisant exister « cette gauche alternative mais de gouvernement », il exige du NPA de faire un choix entre le camp de la Réforme et celui de la Révolution, sous peine de faire retomber le mouvement dans la marginalité.



Un p’tit tour et puis s’en va ?

La politique a horreur du vide. Mélenchon l’a compris. Lorsqu’il a quitté le PS, il affirmait de façon lancinante : « je crée un parti, pas une assurance vie… ». Et de laisser les observateurs de l’époque perplexes sur la manière de contester un système dont il faisait partie jusqu’au cou. En créant le Front de gauche avec le PCF, il aura au moins réussi à incarner le temps d’une campagne la possibilité de la contestation chez les réformistes de gauche. Reste à savoir désormais ce qu’il en sera lundi, à l’heure où il faudra s’asseoir à la table des négociations en vue des régionales 2010. 



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5/20/2009

Le Monde - Grippe A : il faut en finir avec les usines à virus, par Marie-Christine Blandin et José Bové

Grippe A : il faut en finir avec les usines à virus, par Marie-Christine Blandin et José Bové

Point de vue, LE MONDE | 20.05.09 |

Face à un risque d'épidémie voire de pandémie d'une nouvelle forme de grippe mutante, manifestement plus virulente que les grippes habituelles, il est légitime que les pouvoirs publics s'attachent, dans un premier temps, à mettre en place des dispositifs destinés à limiter la propagation de la maladie.

Mais comment ces dispositifs pourraient-ils être efficaces à long terme si les institutions nationales et internationales ne s'interrogent pas sur tout ce qui peut favoriser les mutations dangereuses des virus compatibles avec l'espèce humaine ? Nous ne pouvons pas nous contenter de "gérer la crise", en attendant les suivantes. Nous avons au contraire la responsabilité directe de mettre fin aux dérives meurtrières de l'élevage industriel et hors sol, si aseptisé qu'il constitue un dangereux réceptacle reproducteur et multiplicateur pour de nouvelles formes de virus et de bactéries résistantes aux antibiotiques.

Les élevages industriels de porcs et de volailles sont de véritables bombes sanitaires à retardement, au même titre que des bouteilles de gaz dans un incendie, et leur éradication est aussi urgente pour l'humanité que celle de l'arsenal de telle ou telle dictature. Le choix d'élevages hors sol et de logiques industrielles implique nécessairement de forts risques pathogènes. En effet, animaux et humains ne peuvent survivre dans ces conditions qu'en recourant à une panoplie pharmaceutique considérable : tout éleveur industriel de volailles ou de porcs doit soumettre ses animaux à des traitements antibiotiques pratiquement continus, d'autant plus forts que la concentration et le stress des animaux sont importants. Qui oserait nier que de telles conditions favorisent la mutation adaptative constante des virus et des bactéries ? Il n'est guère surprenant qu'une étude de l'Inserm (Aubry-Damon et coll.) ait montré récemment la présence de bactéries résistantes aux antibiotiques chez les salariés d'élevages industriels de porcs.

Mais ces élevages ne stimulent pas seulement la résistance bactérienne et virale, ils sont aussi de véritables terrains d'entraînement favorisant les recombinaisons et, le cas échéant, la duplication en nombre et la diffusion des agents pathogènes. Des scientifiques de l'Agence nationale des instituts de santé publique des Etats-Unis l'ont expliqué : "Parce que les élevages fortement concentrés ont tendance à rassembler d'importants groupes d'animaux sur une surface réduite, ils facilitent la transmission et le mélange des virus" (Journal of Environmental Health Perspectives, 14 novembre 2006). De ce fait, les recombinaisons au sein même des virus porcins ou aviaires sont considérablement accélérées, et la probabilité de voir apparaître de nouvelles formes hautement pathogènes monte en flèche.

L'apparition d'épidémies humaines résulte pratiquement toujours du passage d'un virus à travers la barrière interespèces (celle qui fait qu'une maladie des moutons n'est pas une maladie humaine, par exemple). Or la barrière entre le porc et l'homme est ténue, de même que celle qui sépare les volailles des porcs. C'est ainsi que les épidémiologistes redoutent depuis longtemps le mécanisme selon lequel un virus aviaire se transmet aux porcs, puis acquiert chez ces derniers la capacité de se transmettre du porc à l'homme. C'est la raison pour laquelle l'Union européenne a édicté des règles interdisant une trop grande proximité entre un élevage hors sol de volailles et un élevage hors sol de porcs.

A ce titre, il n'est guère surprenant de constater que la nouvelle forme de grippe A(H1N1), appelée désormais grippe A, combine des éléments de virus aviaires, porcins et humains : il s'agit presque d'un cas d'école. Un triste cas d'école, prévisible et évitable - si on ne laissait pas les intérêts économiques prendre le pas sur les évidences éthologiques (les animaux ne sont pas faits pour être élevés dans des conditions concentrationnaires) et sur la logique sanitaire.

Plusieurs articles et diverses sources attribuent l'origine de la présente épidémie à l'usine porcine de La Gloria, dans l'état mexicain du Veracruz. Qu'elle provienne ou non de cet élevage, la stratégie de l'autruche, voire l'omerta, pratiquée par le groupe Smithfield Foods, auquel il appartient, illustre le comportement criminel de ces groupes industriels.

Alerté sur le développement de pathologies respiratoires à proximité du super-élevage porcin, Smithfield Foods a d'abord refusé toute enquête et envoyé des leaders locaux en prison. Puis, lorsque l'enquête sanitaire fut imposée, le groupe a nié contre l'évidence tout lien avec son élevage. Cette attitude, qui se reproduit hélas à travers le monde, permet de dissimuler le danger pathogène des élevages industriels. Mais ne fait qu'augmenter le risque, en empêchant de prendre les précautions adéquates ! Comment peut-on tolérer que les autorités roumaines ou indonésiennes ne puissent même pas entrer dans les élevages industriels que les groupes américains ou européens ont implantés sur leurs sols, et encore moins y mener la moindre enquête sanitaire ?

Les institutions internationales et nationales n'ont pas tiré les leçons du précédent de la grippe aviaire H5N1. Les tentatives d'incriminer la faune sauvage et les petits élevages de plein air, ainsi que les migrateurs, comme sources de l'épidémie a priori, se sont révélées des impostures.

Pourtant, le mécanisme de son apparition et de sa diffusion était déjà édifiant : naissance dans une région d'immenses poulaillers concentrationnaires, dissémination à travers le monde par les circuits intégrés de l'élevage industriel (vente de poussins, aliments spécialisés utilisant les déchets contaminés, etc.), puis contamination dramatique de la faune sauvage faisant peser des risques sur la biodiversité. Seule l'étape de la transmission d'homme à homme a été pour l'instant évitée. Comment pouvons-nous accepter que cinq ans plus tard le même scénario se reproduise, avec, de plus, une mutation permettant la transmission interhumaine, même si, pour l'instant, il s'agit d'une forme assez bénigne ?

Pourtant, les solutions existent. A très court terme, il est indispensable que les autorités sanitaires de tous pays puissent enquêter au sein des élevages industriels, et les régenter si nécessaire. A moyen terme, les usines de porcs et volailles doivent être interdites : leur élevage peut être organisé au sein de petites unités autorisant la sortie des animaux, avec une densité cohérente n'imposant pas la surmédication (et même interdisant l'usage d'antibiotiques dits "de précaution"). C'est d'ailleurs toute l'économie paysanne qui y trouvera avantage.

Par ailleurs, notre consommation excessive de viande peut être largement réduite. Ainsi non seulement nous cesserons de construire des usines à virus, mais nous limiterons le gaspillage de protéines végétales et la déforestation des forêts tropicales (provoquée aujourd'hui par le besoin d'aliments pour élevages industriels). C'est l'ensemble de la planète qui y trouvera bénéfice.


Marie-Christine Blandin, sénatrice (Verts), rapporteur du rapport sur la grippe aviaire

José Bové, agriculteur paysan, candidat d'Europe-Ecologie aux européennes

Article paru dans l'édition du 21.05.09.

 



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Corinne ZANNIER

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Dans la vie, la plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque fois.
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