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Cet espace vous est ouvert ... Merci de votre visite !
  • 3/16/2008 2:58 AM
    Sympa ton blog...
    Courage, la route est longue, mais..la voie est libre !
  • 3/11/2008 8:42 PM
    Bonsoir, à ne pas manquer ce soir sur arte, à 21h, le monde selon mosento, bonne soirée
  • 2/4/2008 9:18 PM
    bonjour, socialisme, social- démocratie, ou parti démocrate ? J'avoue comme beaucoup de monde etre un peu perdu, autant au début du siècle la position du parti socialiste était claire, autant aujourd'hui les idées de gauche sont un peu floues (pour récuperer des voix sans doute).
    Plusieurs personnalités de gauche dans un gouvernement d'une droite pourtant très libérale, d'autres presidents du fmi (réputés pour ses pressions libérales sur entre autre les pays du tiers monde).
    Habitant à la rochelle, ville socialiste depuis x temps on s'apercoit de l'écart qui s'est creusé entre politiques et citoyens banals. Beaucoup de profs, et de fonctionnaires territoriaux dans l'electorat socialiste mais aussi de puissants patrons locaux dont les usines qui fonctionnent à plein régime ne sont pas connus pour leur hygiène (vapeurs de résines synthétiques, travail de nuit des femmes...) et leur politique sociale (pressions hierarchique).
    La frontière entre la gauche modérée et la droite est plutot tenue! M'est avis que le jour où la rochelle basculera à droite les alliances patronats-parti socialiste s'effriteront... Alors qui represente réellement les ouvriers, les employés, et toutes ces professions majoritaires smicardes , qui n'entendent rien à l'inflation, au marxisme, à keynes,à la bourse, à l'économie, au trou de la sécu, seraient ce les hauts cadres de l'état sortis tout droit de l'ena ? Je suis ouvrier dans le privé et comme tant de personnes de cette catégorie les années mitterrand n'ont apporté que désillusions politiques. La gauche caviar à sans doute tué la confiance que les " classes laborieuses" portaient au parti socialiste (ainsi qu'aux syndicats, en premier lieu la cfdt). On est aujourd'hui loin, très loin de Jean Jaurès ou même du front populaire et de Léon blum.  Ceci mis à part, il est est important d'avoir une opposition contre un libéralisme qui n'a jamais été aussi puissant, et qui tente comme lors de la révolution francaise de briser les barrières aux profits.
    Pour information voici l'adresse d'un blog écologiste très bien fait et qui mérite vraiment qu'on s'y attarde :http://dooomonmothma.spaces.live.com/default.aspx?mkt=fr-FR&partner=Live.Spaces
    Voilà, continuez d'informer c'est importan,bon courage et bonne continuation. amicalement
     
  • 2/2/2008 4:40 PM
    "Soyez réaliste, demandez l'impossible" car l'impossible n'existe pas... et l'écologie, la fraternité, l'humanisme ne sont pas des rêves de soixant-huitard périmés. La petite goutte CO participe bien à la vague qui glisse sur internet et qui porte ces grands principes de Liberté, Respect, Ecologie.
  • 1/17/2008 4:11 PM
    continues ton action d'information co! je vais de ce pas signer la pétition!
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co

Pour repartir derrière un PS offensif, fier de ses valeurs de gauche, venez nombreux signer la contribution "Changer !"
7/22/2008

Le Parc des Félins, rétospective (Partie 1)

Le Parc des Félins, un sanctuaire dédié à la sauvegarde de ces animaux merveilleux.

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Passionnée de longue date par la famille des félins, à l’époque encore éleveuse amateur félin (mais seulement de felis catus, je vous rassure !) très impliquée dans leur sélection, les concours, l’éthologie féline, … c’est en 1999 que j’ai découvert le Parc des Félins d’Auneau près d’Ablis en Eure et Loir.

Par nature plutôt hostile à l’idée de visiter ce je croyais être un zoo de plus, lieux que j’évite car j’ai tendance à les considérer comme des camps de concentration pour animaux, dont l’intimité, ou tout du moins ce qu’il en reste, est jetée en pâture à des visiteurs trop nombreux, trop bruyants, trop proches, gesticulants, bref l’horreur !!! … je m’attendais à être encore déçue, voire en colère, révoltée par des conditions d’hébergement et d’entretien des animaux insatisfaisantes, et je redoutais par avance de ne croiser que des regards éteints de félins au poil terne, rendus dépressifs par la misère et l’ennui de vivre dans un espace bien trop restreint, dûment bétonné et grillagé, ayant définitivement renoncé à leur statut de rois de l’espèce animale … Mais bon, on m’avait dit que ce parc était différent, unique, alors j’ai voulu m’y rendre pour me forger ma propre idée … Et une fois arrivée sur place, surprise ! Agréable surprise !

Cet endroit m’a immédiatement charmée tant par le grand nombre d’espèces félines présentées -dont certaines que je ne connaissais pas même de nom avant de venir - et leur apparence de bonne santé physique et morale, que par la sensation d’être dans un lieu d’exception où le bien-être des animaux reste le souci essentiel de ses concepteurs, avant toute préoccupation de rentabilisation par un tourisme de masse.

 

Installé sur 8 hectares et ouvert en 1998 par Patrick et Thierry Jardin, ce parc est une première en Europe :

  • il est unique car il est le premier parc ouvert au public ne présentant que des félins, dont certaines espèces –essentiellement les petits félins – sont totalement inconnues du grand public (margay, chat pêcheur, jaguarondi, chat de Gordoni, chat du désert ou felis margarita, …),
  • mais aussi parce qu’il est avant tout conçu comme un outil de sauvegarde et de conservation d’espèces menacées dans leur milieu naturel, privilégiant la qualité du cadre de vie des animaux avant le confort visuel des visiteurs,
  • et qu’il a pour but de développer des programmes de reproduction en captivité, via des échanges d’animaux, de connaissances éthologiques et d’informations diverses avec des parcs zoologiques du monde entier.

 

Conçu un peu comme Thoiry, les visiteurs circulent – mais à pieds uniquement – dans le parc du château d’Auneau, où sont installés de vastes enclos pour les grands félins, et des enclos de taille beaucoup plus modeste pour les petits félins ; étant données les dimensions de chaque espace, et le souci de végétalisation, d’aménagement de points d’eau ou de décors minéraux, de souches, pour répondre aux besoins physiologiques de chaque espèce, le visiteur doit faire preuve de patience, prendre son temps, chercher, pour parfois ne parvenir qu’à seulement apercevoir un animal. Oui, mais un animal qui conserve sa dignité, a le choix de se montrer ou non, de se mouvoir, de se baigner, de grimper, dans une relative intimité … et qui parfois semble se donner à vous, poser devant l’objectif de votre appareil, comme ce tigre qui s’est longuement baigné devant moi en 2006.

 

Le spectacle est toujours magnifique, émouvant même, lorsqu’à force de chercher derrière chaque bosquet on découvre soudain un lynx alangui, deux jeunes lions en train de se mesurer, un tigre qui passe devant vous sans même vous jeter un regard, une panthère noire bien cachée que vous avez enfin débusquée grâce à l’or de son regard …  

 

Pour l’anecdote, lors de ma première visite en 1999, dans un parc encore tout jeune, où il y avait encore très peu de visiteurs, les premiers tigres blancs venaient de naître, signe de bien-être de ces animaux si sensibles à la qualité de leur environnement ; mais par malchance, l’ami qui m’accompagnait alors, semblait totalement imperméable à toute cette beauté, à la sérénité des lieux, ce qui m’imposa une première visite au pas de course, et pour comble d’infortune, une partie des pellicules photos utilisées a été perdue lors du voyage de retour en moto, une autre partie s’est révélée voilée au tirage, bref, il ne m’est rien resté de cette première visite … hormis quelques souvenirs et la ferme volonté de revenir avec du bon matériel photo et du temps …

 

C’est durant l’été 2006 que j’ai pu revenir avec un équipement photo déjà plus sérieux, et toute une journée ensoleillée devant moi … Bien m’en a pris car à l’automne 2006 le Parc des Félins a déménagé pour son site actuel de Nesles (77), beaucoup plus vaste, ce qui fait que les photos prises à Auneau en août 2006 constituent un dernier témoignage de cet endroit où l’aventure des Félins a commencé …

Ce sont donc des photos prises à Auneau qui illustrent ce texte.

 

Les mots étant superflus pour décrire tant de beauté, d’émotion, je vous laisse avec ces quelques photos du parc et du château, de la panthère noire, des tigres du Bengale, léopard, lynx, guépard, chat de Gordoni, tigres blancs, pumas, lions, chat pêcheur, manul, ocelot, chat bai, serval …

 

Auneau, en huit ans d’existence, a vu naître quelques 80 félins, et passer plus de 100.000 visiteurs. Mais le lieu n’offrant aucune possibilité d’extension, le Parc des félins a dû s’installer sur un autre site fin 2006 pour pouvoir accueillir ses nouveaux pensionnaires et permettre à certaines espèces d’évoluer dans des enclos de taille supérieure ou mieux aménagés.

C’est dans ce nouveau parc que je vous donne rendez-vous pour la suite de la visite …

7/8/2008

Banquet républicain organisé par Gauche Avenir à Paris, 7 juillet 08

DSC04491DSC04493DSC04518DSC04535MP Vieu 

Salle comble (230 personnes) hier soir pour ce premier Banquet de l’Unité organisé à Paris 20e par le club de réflexion Gauche Avenir, avec pour intervenants Marie-Pierre Vieu (PC), Jean-Luc Mélenchon (PS-PRS), Emmanuel Maurel (PS) et Eric Ferrand (MRC), et autour des premiers signataires Marie-Noëlle Lienemann, Paul Quilès, Claude Cabanes ...

 

Malgré une sono défaillante, chacun – intervenants comme simples convives - a pu s’exprimer librement à la tribune sur le thème qui nous réunissait : « A quoi doit servir la Gauche ? » 

 

Seule petite ombre au tableau, un échange de propos un peu vif concernant l’appréciation de l’expérience de « Die Linke » en Allemagne, entre Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès d’un coté, et Jean-Luc Mélenchon de l’autre …

 

Loin de vouloir lancer ou relancer une polémique, je voudrais juste modestement dire que oui, cette persistance de certains socialistes français à lorgner vers les idées et réalisations des gouvernements de la social-démocratie européenne - alors même que l’échec de leur politique est partout patent - m’inquiète ;

Oui, nous devons réaffirmer avec force et conviction, face à cette gauche qui se dit « moderne » et « libérale », des idées et valeurs de gauche généreuses, émancipatrices, solidaires, exigeantes, plus que jamais pertinentes dans un monde en pleine mutation et qui peine à se trouver, entre crises sociale, financière, écologique, énergétique, alimentaire …

Oui nous devons nous retrouver derrière la bannière d’une gauche largement ouverte et diverse, car le PS seul n’est pas en mesure de gagner l’élection majeure que constitue la présidentielle ; mais non, cette union ne doit pas être ponctuelle et de circonstance, comme cela fut le cas par le passé, car ce sont ces pratiques politiciennes du pouvoir qui ont participé à plonger la gauche française dans son marasme actuel ;

Oui bien sûr, nous devons nous interroger sur les raisons de la désintégration de la gauche italienne, porter un regard attentif sur la reconstruction d’une gauche composite et assumée en Allemagne par les membres de « Die Linke » ;

 

Mais, considérant que, pour reprendre Confucius, « L'expérience est une lanterne attachée dans notre dos, qui n'éclaire que le chemin déjà parcouru »,nous devons bien intégrer que « Die Linke » peut certes nous inspirer mais n’est pas transposable ici parce que notamment l’organisation de notre système politique est différente (poids et rôle des fonctions parlementaires et présidentielles, de la place des partis politiques), et qu’il nous appartient à nous seul de concevoir et réaliser LA solution qui permettra à la Gauche française de revenir aux affaires sans se renier, sans se couper de sa base militante tout en l’élargissant, et je l’espère, d’éviter un anéantissement à l’Italienne.

 

Pour conclure ce petit compte rendu d’une soirée qui nous a permis de nous retrouver, militants et sympathisants venus de tous les horizons de la gauche parisienne, en toute convivialité autour d’un repas pour débattre, je dirais qu’au delà de la mise en commun de valeurs partagées, c’est la confrontation de nos différences, l’expression de nos divergences de points de vue sur certains sujets qui enrichit le débat et vise à créer la convergence globale qui doit nous permettre de construire un projet durable et ambitieux.

Si nous étions venus seulement pour entendre un discours complaisant de plus, délivrant les préceptes d’une pensée unique, quel intérêt ?

7/6/2008

une info bien révoltante ....


... pour autant, savoir que ça existe, et le faire savoir, c'est déja lutter contre ces pratiques d'un autre âge, indignes de notre humanité !
 
 
Amitiés,
 
Corinne ZANNIER
 

Une « fête du cheval » plutôt amère


Dernièrement la ville belge de Krombeke, située en bordure de la frontière franco-belge, a accueilli la « fête du cheval ». Au programme : exposition d’ânes, de poneys, de chevaux et courses de trotteurs. Pourtant, malgré son appellation, cette manifestation n’avait rien de festif du point de vue équin.

Dénoncé par l’organisation belge de défense des droits des animaux Gaïa, cet événement hippique s’est illustré par de nombreuses dérives allant jusqu’à des actes de maltraitance. Selon les observateurs de terrain et les vétérinaires délégués sur place, les animaux étaient dans un piètre état physique. Couverts d’urine et de crottins, bon nombre d’équidés souffraient de blessures aux jambes, dont les plaies étaient laissées sans soin. Elles témoignent des conditions de transport déplorables dans des camions surchargés.

Par ailleurs, plusieurs chevaux présentaient des boiteries de gravité variable. Sur un âne et un cheval, on a ainsi constaté des cas de fourbures (1), pathologies résultant d’une déformation des sabots, l'animal reportant alors son poids sur les pieds les moins touchés.

Les conditions de détention ont pâti de cette même négligence généralisée, s’avérant aussi dangereuses pour les animaux exposés que pour le public. Bien qu’attachés par des liens souvent trop courts, les morsures et les coups de pied entre les équidés n’ont pu être évités du fait d’un mélange et d’une proximité contrainte. Il semblerait d’autre part qu’aucune alimentation en nourriture ou en eau n’ait été assurée au cours de la manifestation. Malmenés, certains chevaux ont même reçu des coups de bâtons sur la tête « sans raison apparente ».

Au regard de ces nombreux débordements, Gaïa a déposé plainte auprès de l’Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire (AFSCA). Incriminant tant les organisateurs de la « fête » que le responsable communal, elle accuse ces derniers de s’être rendu coupables d’infractions à la loi. Laquelle interdit, entre autres lors de ce genre d’événements, la présence d’animaux en état de gestation avancée, règle qui ne fut pas respectée dans le cas présent.

Ce n’est pas la première fois que la ville de Krombeke est épinglée pour non-respect du bien-être animal. Des démarches avaient déjà entrepris par le passé pour mettre un terme aux courses équines organisées dans les rues de villages, à l’origine de chutes et d’accidents fréquents. La balance avait alors penché en faveur des opposants aux « courses de rues ». Mais, comme le prouve cette nouvelle affaire, la surveillance est plus que jamais de mise.
Cécile Cassier
Photos © GAIA

1- Si elle n’est pas prise à temps, la fourbure devient irréversible.
(info du site www.univers-nature.com)


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6/28/2008

Signez la contribution générale "Changer!"

Chers Camarades,

La contribution « Changer ! » va être présentée par :
Marie-Noëlle Lienemann (Députée européenne, Ancien Ministre, membre du bureau national du PS),
Paul Quilès (Ancien Ministre, Responsable national du PS aux questions stratégiques),
Jean Mallot (Député de l'Allier),
Emmanuel Maurel (Conseiller régional, membre du bureau national du PS),
Anne Ferreira (Députée européenne).

(la contribution 'changer !' sera présentée lors du Conseil national du 2 juillet.)


A l’écart des affrontements de personnes, cette contribution propose aux socialistes une nouvelle orientation et des propositions fortes pour changer la vie. Elle invite le PS à choisir clairement la stratégie d’unité de la Gauche.

Elle est signée par des militants, élus et responsables, dont de nombreux jeunes, issus de différentes sensibilités historiques du PS, partageant :

- une même conviction : face aux crises, les remèdes homéopathiques ne sont plus d’actualité

- une même volonté : le chemin de la reconquête passe par l’unité de la Gauche

http://www.changerlavie.eu

Signez la contribution générale 'Changer!'

 

Télécharger la contribution au format PDF (28 pages)
http://www.changerlavie.eu/images//contribution_changer.pdf

Le texte de la contribution
http://www.changerlavie.eu/index.php?option=com_content&task=blogcategory&id=13&Itemid=31

Cliquez ici pour signer en ligne cette contribution
http://www.changerlavie.eu/index.php?option=com_forme&fid=1

Pour proposer vos amendements et envoyer vos remarques, écrire à contact@changerlavie.eu

PS : Ne pas hésiter à transmettre ce message aux camarades susceptibles de signer notre contribution



 
 
Amitiés militantes,
 
Corinne ZANNIER
Secrétaire Fédérale PS93,
Signataire Gauche Avenir,
Signataire 'Changer'


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6/18/2008

Travailler tous, et mieux

 

Travailler tous, et mieux,

par Dominique Méda et Pierre-Alain Muet

LE MONDE |

 

La droite a donc décidé de porter l'estocade finale et de mettre enfin en oeuvre ce qu'elle souhaitait depuis si longtemps : en finir avec les 35 heures. Tout au long de la campagne du candidat Sarkozy, puis de la première année de gouvernement, cette antienne a été à la fois son obsession et le bouc émissaire de ses échecs économiques. Il est temps, sur ces questions, que la gauche sorte de ses atermoiements et affirme clairement sa position.Répétons d'abord avec force que la réduction du temps de travail n'a en aucune manière été la catastrophe que l'on se plaît à nous décrire. Certes, il y a des secteurs où la flexibilité ou l'intensification du travail ont été excessives, certes, la réforme a été un échec à l'hôpital, certes, des entreprises ont été confrontées à des rigidités. Mais reconnaissons que les lois Aubry ont créé près de 350 000 emplois, que les entreprises ont gagné en souplesse, que les salariés ont gagné en qualité de vie, que la dynamique de négociation a été sans précédent et que l'on n'a en aucune manière observé une perte du sens de l'effort et du travail chez nos concitoyens.
 
Bien au contraire, pendant toute cette période (de 1997 à 2002), la croissance française a été très supérieure à la croissance européenne, la compétitivité s'est constamment améliorée et 2 millions d'emplois ont été créés (un record pour une économie qui, en un siècle, de 1896 à 1997, n'avait créé que 3 millions d'emplois). C'est aussi la seule période depuis vingt-cinq ans où notre pays a réduit fortement ses déficits, diminué sa dette et engrangé des excédents extérieurs record. Dans tous ces domaines, c'est l'inverse qui s'est produit depuis 2002 : la France accumule la dette et les déficits extérieurs et publics, crée peu d'emplois et est à la traîne de la croissance européenne.
 
Il faut enfin faire un sort à cette idée ridicule qu'augmenter la durée du travail serait la seule manière pour la France de retrouver son rang. D'abord, parce que contrairement à tout ce que l'on nous assène, les salariés français travaillent plus en moyenne par semaine (36,5 heures) que les Allemands (34,6 heures), dont la santé commerciale est florissante, que les Scandinaves (34,5 heures au Danemark, 35,6 heures en Suède et 33,2 heures en Norvège), qui affichent les meilleures performances économiques et sociales du monde, que les Néerlandais (29,5 heures) et même que les Américains (33,9 heures).
Ensuite parce que ce qui caractérise le développement économique depuis la révolution industrielle, c'est la relation étroite entre la réduction du temps de travail et les gains de productivité. Dans tous les pays industrialisés, on travaille deux fois moins longtemps et on produit vingt fois plus en une heure de travail qu'il y a cent trente ans. Cela se retrouve dans la dispersion des durées hebdomadaires du travail en Europe : c'est dans les pays les plus développés que la durée hebdomadaire du travail est la plus faible et dans les moins développés qu'elle est la plus longue (plus de 40 heures dans l'est de l'Europe et plus de 50 heures en Turquie).
 
DISCOURS DE PÈRE FOUETTARD
 
En privilégiant les heures supplémentaires des salariés à temps complet, le gouvernement tourne le dos à ceux qui ont réellement besoin de travailler plus pour gagner plus : les chômeurs, les allocataires de minima sociaux qui n'accèdent pas à un accompagnement vers l'emploi, les salariés travaillant sur des temps partiels courts et mal rémunérés, qui voudraient bien travailler plus (1,2 million de personnes) mais ne décident pas de leur temps de travail. Notre économie pâtit du faible taux d'emploi des seniors et d'un taux d'emploi des femmes beaucoup moins élevé que celui des pays nordiques, tout particulièrement lorsqu'elles ont de jeunes enfants (vingt points de moins que les taux masculins dans cette catégorie !). Voilà où se trouvent les heures de travail perdues, voilà ceux à qui nous devons redonner de l'emploi, voilà ceux dont le retour en activité nous permettra de parler à nouveau, comme d'un objectif profondément désirable, du plein-emploi.
 
Sortons enfin du discours moralisateur et de Père Fouettard que la droite se plaît à nous tenir : les Français, ensorcelés par les 35 heures, auraient collectivement choisi le loisir contre le travail. Il n'en est évidemment rien. C'est méconnaître une part immense des activités humaines, tant en temps qu'en charge affective, que l'on peut appeler - au choix - domestiques, parentales ou familiales et qui incombent encore souvent aux femmes dans notre pays. Mal réparties, ces activités peuvent handicaper l'accès des femmes à l'emploi, alors qu'elles sont absolument essentielles au développement de nos sociétés.
 
Les 35 heures s'inscrivaient bien dans la perspective d'une meilleure répartition non seulement de l'emploi, mais aussi de ces activités qui fondent la vie commune. Toutes les enquêtes mettent d'ailleurs en évidence, non seulement que les 35 heures ont très majoritairement été consacrées, par les hommes et les femmes, aux activités familiales, mais aussi que les Français continuent à souhaiter, plus encore que les autres pays européens, disposer de plus de temps pour les activités parentales. Pour une majorité de nos concitoyens, l'emploi idéal est précisément celui qui permettrait de concilier vie professionnelle et vie familiale.
 
Deux grandes réformes sont donc devant nous et doivent constituer pour les socialistes la priorité. Premièrement, plutôt que de réparer (mal) et de subventionner le développement d'emplois précaires, peu qualifiés, bref, des bad jobs, la puissance publique doit investir massivement dans la qualification à tous les âges de la vie, dès le plus jeune âge, de manière à doter chacun le plus équitablement possible des capacités qui lui permettront de s'orienter, d'accéder à l'emploi et de participer pleinement à la vie sociale. Le développement d'un service public d'accueil de la petite enfance et la qualité de l'emploi en constituent deux éléments-clés.
Deuxièmement, réorganiser en profondeur les services publics chargés de l'emploi et de l'insertion pour les faire passer de l'ère du contrôle et de la prescription à celui de la décentralisation et de l'aide bienveillante. L'objectif est de permettre à tous les chômeurs de bénéficier d'un accompagnement personnalisé vers l'emploi et à tous les travailleurs de disposer d'une assurance emploi effective. L'exemple des pays nordiques montre que cela ne peut se réaliser qu'en donnant toute sa place à la négociation sociale. Il s'agit là de la clef d'un véritable plein-emploi qui permette à la fois de travailler tous et de travailler mieux.


Dominique Méda est sociologue.
Pierre-Alain Muet est économiste et député PS.

Article paru dans l'édition du 18.06.08.


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