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    10/30/2006

    Laurent Fabius - interview OUEST FRANCE, oct'06

    OUEST FRANCE - Laurent FABIUS - Octobre 2006

    Du social-libéralisme vous êtes passé en quelques années à une position de gauche

    beaucoup plus radicale: pourquoi ce changement ?

    Mes valeurs n’ont pas changé, elles ont toujours été celles du socialisme – liberté, égalité,

    laïcité, responsabilité, solidarité. Mais le monde, lui, a changé (péril environnemental,

    mondialisation financière, précarité généralisée,…), et les réponses ne peuvent plus être tout à

    fait les mêmes. Par ailleurs, j’ai tiré la leçon de nos succès et de nos échecs, en particulier la

    défaite collective de 2002, où toute une partie de notre électorat nous a abandonnés. La vraie

    rénovation consiste à apporter les bonnes réponses au monde d’aujourd’hui et de demain.

    C’est ce que je fais.

    Depuis ce fameux 21 avril 2002 et l’élimination du candidat socialiste, qu’est-ce qui a

    changé au PS ?

    Ce 21 avril n’a pas été un accident, ni seulement le résultat d’un trop-plein de candidats à

    gauche. Depuis, nous avons bâti un nouveau programme, le projet socialiste. Il apporte des

    réponses concrètes sur l’emploi, les salaires, le logement, la santé, etc… et, en même temps, il

    prépare le futur dont la clef s’appelle recherche, éducation, environnement, République. Ce

    projet reprend beaucoup de mes propositions. Je le porterai avec d’autant plus de force.

    Depuis quatre ans, la défiance vis-à-vis du système politique ne s’est guère atténuée, et le

    sentiment du déclin s’est plutôt accentué: cela vous paraît-il justifié ?

    La défiance envers le politique reste vive. Dans la République parlementaire nouvelle que je

    propose, le président et le Premier ministre devront écouter davantage et rendre compte

    régulièrement de leurs engagements. Je ne crois pas à une fatalité du déclin français et

    européen : il faut redonner un cap, tracer un dessein. C’est mon objectif.

    Qu’est-ce qui vous fait dire que vous êtes plus « à gauche » que vos deux rivaux

    socialistes à l’investiture présidentielle ?

    Lors des débats, on verra le degré d’engagement de mes compétiteurs. Sur plusieurs points et

    non des moindres - la carte scolaire, la manière de traiter les primo-délinquants, la

    régionalisation, l’énergie, l’immigration, - les positions de tel ou telle ont jusqu’ici été assez

    éloignées du projet socialiste. Je suis fidèle à ce projet, que j’ai largement contribué à bâtir et

    que je veux maintenant enrichir. Si je suis élu, je l’appliquerai pour conduire le changement

    en France et en Europe.

    Comment analysez-vous les déboires d’Airbus et quelles leçons en tirez-vous ?

    Il y a plusieurs causes. Des fautes ont été commises : processus de décision trop complexes,

    manque de cohésion informatique. Quant aux dirigeants, certains n’ont pas été à la hauteur, ce

    qui ne les a pas empêchés de s’octroyer des stocks-options en millions ! Le consortium paye

    aussi la facture d’un euro surévalué de 50% par rapport à la monnaie chinoise et au dollar. Je

    demande depuis longtemps à la Banque centrale européenne de gérer l’euro dans l’intérêt de

    l’Europe comme la Banque fédérale américaine gère le dollar dans l’intérêt des Etats-Unis, de

    leurs entreprises et de leurs salariés. Cela dit, j’ai une grande confiance en Louis Gallois pour

    sortir l’entreprise de la difficulté. C’est un homme remarquable, qui ne sépare pas la vision

    industrielle et la dimension sociale.

    Concrètement comment pourrait se passer l’augmentation du pouvoir d’achat à votre

    entame de mandat ?

    Il y aura une mesure immédiate d’augmentation du Smic de 100 euros. Pour ne pas être

    pénalisées, les petites entreprises bénéficieront d’allègements de charges. Une conférence

    salariale avec les partenaires sociaux articulera la hausse du Smic et celle des autres salaires

    en la diffusant aux diverses branches. Le service public sera également concerné sans que les

    comptes de la Nation soient déséquilibrés. Nous insisterons aussi d’emblée sur un défi :

    l’égalité salariale homme/femme. La relance de la croissance reposera à la fois sur le pouvoir

    d’achat, sur la dynamisation des entreprises et sur la priorité éducation-recherche-innovation.

    Il y a un an se déclenchaient les émeutes des banlieues. Quelle serait votre politique pour

    qu’elles ne se reproduisent pas_?

    Le gouvernement a fait toute une série de promesses. Il ne les a pas tenues. Logement,

    transports, emploi, c’est là-dessus qu’il faut agir. C’est un vrai plan de renaissance urbaine qui

    est nécessaire, attaquant les problèmes de façon globale. L’encadrement dans les écoles doit

    être plus fort. Les préfets doivent se substituer aux maires qui ne respectent pas les 20

    _% de

    logements sociaux. Les jeunes continuent de se faire contrôler trois fois par jour par la police.

    Il faut revenir sur la suppression absurde de la police de proximité.

    Et la justice, est-elle trop laxiste comme l’en accuse le ministre de l’Intérieur

    _?

    Elle est surtout démunie. Elle manque de greffiers, d’éducateurs, de photocopieuses,… et de

    magistrats. M. Sarkozy est un ministre inefficace. En permanence, tel un joueur de poker,

    pour se refaire il est amené à doubler la mise. Il débarque dans les cités, entourés de caméras.

    Il montre du doigt les juges. Mais, les atteintes aux personnes n’ont jamais été aussi

    nombreuses en France depuis qu’il est ministre. À ce poste on a besoin de quelqu’un de calme

    et d’efficace.

    On a beaucoup parlé de la carte scolaire. Certains dans le camp laïc souhaitent, non pas

    la supprimer, mais au contraire l’étendre aux établissements privés. Vous approuvez_?

    Il me semble légitime que les établissements privés sous contrat contribuent eux aussi à la

    mixité sociale.

    Interview Laurent Fabius - oct'06 - L'Huma

    Laurent FABIUS - Interview L’Humanité - Octobre 2006

    Vous partez, dites-vous, à la reconquête des couches populaires. Pourquoi ont-elles

    déserté la gauche ?

    Elles se méfient du passé, subissent la crise, veulent un espoir. Il existe une continuité

    entre l’échec de 2002, les mouvements sociaux de 2003, les succès de la gauche aux

    régionales et cantonales de 2004, le non au référendum de 2005, le mouvement contre le

    CPE en 2006 : la présidentielle de 2007 doit offrir un débouché politique aux votes et aux

    mobilisations populaire. C’est pourquoi, je place ma candidature sous le signe du pouvoir

    d’achat, de l’emploi, de la lutte contre les délocalisations, de l’éducation, du logement, de

    la santé.

    Pensez-vous que les évènements de l’an dernier dans les banlieues signent la fin du

    modèle républicain ?

    Cela signe surtout l’échec de M. Sarkozy. Où sont les améliorations promises? Le modèle

    républicain n’est nullement dépassé, il faut le soutenir par des moyens concrets et une

    volonté politique. En faveur de l’école, du logement, de l’emploi, de la lutte contre les

    discriminations, de la laïcité, d’une politique de prévention et de sécurité. Les services

    publics sont le patrimoine de ceux qui en n’ont pas.

    En 2000 vous étiez adepte des baisses d’impôt. Quelles sont vos propositions

    aujourd’hui en matière fiscale?

    La situation est très différente: les déficits sont importants, les besoins considérables et le

    gouvernement pratique l’injustice fiscale. Il faudra donc une fiscalité plus juste et des

    rentrées supplémentaires. Revenir sur les cadeaux aux privilégiés, miser sur la croissance,

    rééquilibrer la fiscalité du travail et du capital. Il faudra aussi mettre en oeuvre le principe

    «délocaliseur-payeur», prendre en compte les revenus dans le calcul de la taxe

    d’habitation, pratiquer une vraie péréquation financière : il est anormal que Saint-Denis

    paie pour Neuilly ! Nous aurons à utiliser l’outil fiscal contre la pollution et pour inciter

    aux économies d’énergie.

    Si la fusion GDF/Suez est entérinée, que faudra-t-il faire pour que l’entreprise

    revienne dans le giron public ?

    Cette privatisation se traduirait par des augmentations de tarifs pour l’usager et elle

    n’empêcherait pas les OPA sauvages. C’est une faute grave de se priver d’un outil

    d’indépendance nationale. La gauche devra donc agir en vue d’un rapprochement entre

    EDF, redevenu complètement public, et GDF. Plusieurs techniques sont possibles. La

    privatisation d’aujourd’hui n’est pas irréversible. AREVA, EDF, GDF... Toutes ces

    entreprises peuvent être le socle d’une vraie politique énergétique française et

    européenne.

    Que devra faire un Président de la République de gauche vis-à-vis du processus

    européen ?

    Dès juin 2007, un sommet européen se réunira : la position française devra être claire en

    faveur d’une relance et d’une réorientation de l’Europe. En 2008, la France assumera la

    présidence de l’Union, au moment où la renégociation du traité se posera à nouveau. En

    dernier ressort, le peuple devra trancher par référendum. Aujourd’hui, la cherté de l’euro

    conduit Airbus à vouloir délocaliser ses productions dans la zone dollar. En matière

    économique, nous porterons une nouvelle politique de soutien à la croissance. Nous

    devrons proposer une approche commune en matière énergétique et de recherche. Nous

    aurons à traiter également la question de l’élargissement, en lien avec une nécessaire

    harmonisation sociale et fiscale de l’Europe sans laquelle la porte serait ouverte à toutes

    les délocalisations. L’Europe ne doit pas être le cheval de Troie de la mondialisation

    financière. Elle doit avancer sur des projets concrets, mais elle a surtout besoin d’un

    grand dessein et d’une vraie réorientation : je veux porter cela. Pour mener cette bataille

    politique en Europe et changer le cours des choses, mieux vaut un Président de la

    République de gauche, pro-européen, et qui s’oppose à la dérive libérale de l’Union.

    Les sondages vous placent derrière les candidats qui ont fait campagne pour le oui.

    Comment expliquez-vous ce décalage ?

    Il y a effectivement une part de mystère. La plupart des Français qui ont voté non ont

    voulu, comme moi, exprimer à la fois leur attachement européen et leur refus des dégats

    du libéralisme en Europe. Je veux gagner en rassemblant la gauche, ce qui suppose le

    respect du vote des Français et le rassemblement de tous. C’est plus important que les

    sondages !

    En 2001 vous déclariez que le PS n’a pas vocation à porter le PCF à bout de bras.

    Comment voyez vous désormais le rassemblement à gauche ?

    Je n’ai pas tenu ce propos et ce n’est pas ma pratique : au niveau national comme dans ma

    commune de Grand Quevilly

    , je pratique le rassemblement à gauche. Je suis socialiste, et

    en même temps je sais qu’il existe une authentique sensibilité communiste qui nourrit

    l’identité historique de la gauche française. Nous devons nous écouter et travailler

    ensemble, car les socialistes et les communistes, avec les radicaux, les verts, les amis de

    Chevènement sont les représentants du peuple que nous voulons rassembler. Le PS, et

    moi même si je suis élu, nous aurons d’autant plus de responsabilités dans cette démarche

    que nous sommes la première force du rassemblement. Il ne s’agit pas de refaire à

    l’identique l’union de la gauche façon 1981, ni la majorité plurielle 1997. Nous devons

    construire un rassemblement, en précisant les engagements de chacun avec si possible une

    plate-forme commune. Je ne lorgne pas vers le centre, je veux rassembler la gauche, dans

    une majorité puis au gouvernement. Notre objectif commun doit être de battre Sarkozy et

    de combattre Le Pen en proposant une politique alternative.

    Vous vous êtes prononcé pour une régularisation globale des sans-papiers. Que

    répondez-vous à ceux qui y voient un «appel d’air» ?

    L’appel d’air vient surtout de la comparaison entre la richesse de certains pays et la

    misère des autres. La plupart des migrants qui viennent chez nous ou se fracassent aux

    portes de l’Europe le font parce qu’ils n’ont pas d’autre choix pour se nourrir et offrir un

    avenir à leurs enfants ! Notre première réponse doit donc être le soutien au

    développement des pays pauvres. Quant à la question de la régularisation, elle se pose

    pour les personnes qui sont en non-droit et dont il faudra examiner la situation ; mais elle

    ne peut pas être un mode de gestion permanent.

    10/27/2006

    (très bonne)Tribune de Pierre JUQUIN sur Libé

    Pierre Juquin : "Pour moi, c'est Fabius!"

    Tribune publiée par Pierre Juquin, ancien candidat à la présidentielle, sur Libération.fr

    Le choix du Parti aura, pour toute la gauche et pour l'ensemble des Français, des conséquences durables, qui outrepassent les problèmes de personne, de courant, de parti même. Doit-on miser sur une victoire par défaut, fondée sur le rejet populaire spontané de Nicolas Sarkozy et sur l'appel au «vote utile» ? Le pouvoir manipulateur (mystificateur ?) d'une image ubiquiste et séduisante, avec un éventuel coup de pouce centriste, en est-il la condition ? Un discours dans lequel le « sociétal » supplante le social, et où l'alternance prend la place d'une alternative et la gestion immédiate celle d'une vision à long terme, n'est-il alors qu'une ruse temporaire de l'histoire ?

    Dans nos institutions, un affrontement binaire tranche l'élection. L'absence d'une démarcation lisible entre la droite et la gauche risque de laisser gagner, dans l'un de ces partages aléatoires qui sapent aujourd'hui les démocraties occidentales, un sarkozysme habile et offensif, néo-thatchérien et atlantiste. On ne joue pas l'avenir du socialisme aux dés.

    Ce n'est pas seulement ce sabreur, son clan et sa caste qu'il faut battre, mais leur politique. Ne serait-il pas incohérent de leur reprocher, à bon droit, de reprendre à Le Pen des thèmes sous prétexte de l'affaiblir aux élections, tout en s'appropriant certaines de leurs propositions au motif de leur chiper des voix ? Supposons malgré tout M. Sarkozy élu. Je ne crois pas beaucoup m'avancer en redoutant qu'une défaite brutale ne vienne bientôt sanctionner la fermeture de toute possibilité de transformation sociale positive. Ce fut le cas, partiellement, en 1986. Puis, de plus en plus gravement, en 1993 et en 2002. Est-ce que tous les socialistes ont bien fait l'inventaire de ces retours de bâton ? Une quatrième défaite de cette nature causerait des dégâts irréparables.

    Tony Blair avait promis un « New Labour » triomphant. Il a entraîné avec brio la majorité des travaillistes, à leur insu, dans leur autodestruction. Voyez dans quel état il laisse le salariat britannique, le travaillisme et les trade-unions ! Le blairisme n'est pas une simple variante d'une social-démocratie respectable, mais dépassée. Il a arraché le travaillisme à ses assises ouvrières. Ce changement de base sociale correspond à une division du travail accélérée qui affaiblit historiquement l'Europe en la désindustrialisant et à un traitement calamiteux de la masse des salariés, classes moyennes modestes comprises, qui les dévalorise pour permettre, sur la planète, la hausse des taux de profit et l'accumulation des marchandises et des capitaux.

    Le Capital a cessé, Dieu merci, d'être un texte sacré, mais on voit renaître en Grande-Bretagne, sous des couleurs « modernes », cette vieille société dure dont il a décrit les fondements. Non, rien à voir avec ce socialisme que nous voulons, depuis Jaurès jusqu'à nos désirs d'aujourd'hui. Le Parti socialiste se priverait d'avenir s'il acquiesçait implicitement au consensus impitoyable des « élites » mondialisatrices. En 2002, beaucoup d'ouvriers et d'employés, de chômeurs, de femmes, de mal-logés, déçus, ont abandonné le Parti socialiste. Mais ces millions de personnes constituent une réserve de voix et une possibilité d'appui citoyen à une action courageuse. C'est un contresens de croire qu'on peut faire gagner le gauche en France en traitant le monde ouvrier comme une quantité négligeable. Il n'y aura de victoire durable que par un rassemblement de ce « peuple de gauche » qui a le sentiment, aujourd'hui, de se battre contre les murs. Le débat qui partage le Parti socialiste provient d'une crise de la gauche et d'une crise du système partidaire. Devant les défis actuels, économiques, sociaux, écologiques, culturels, internationaux, la pensée de gauche est largement défaillante. Mais guérit-on le vide par le vide ? A plusieurs reprises l'électorat a déjoué les états-majors et les sondages. Mais la solution au mauvais fonctionnement des partis consiste-t-elle à s'en remettre à la télévision, aux magazines, aux sondages ?

    Le Parti socialiste, s'il cédait, fût-ce à regret, serait la dupe de cette entreprise. Il compte dans ses rangs assez de militants et d'élus expérimentés, assez d'intelligences fines pour empêcher ce désastre. Je persiste à penser qu'en France la gauche doit marcher sur deux jambes. Le PCF n'a survécu à ses erreurs et à l'effondrement mondial du communisme que très amoindri. Sans projet ni stratégie crédibles, l'extrême-gauche reste stérile. S'imagine-t-on qu'une blairisation du Parti socialiste déblaierait le terrain pour une nouvelle gauche ? La rage des vaincus et des dupes les conduirait plutôt aux diverses formes du rejet de la politique.

    L'une des extrêmes-droites les plus fortes d'Europe menace la France. Depuis 1962, la droite a gagné cinq fois l'élection du président de la République au suffrage universel. La gauche, deux fois : avec François Mitterrand, lequel, sauf un court et coûteux dérapage en 1968-1969, a toujours repoussé la tentation centriste et choisi l'union de la gauche sur un programme fort, quels qu'en fussent les défauts et les pièges.

    Une élection présidentielle ne suffira pas pour repenser, remodeler, reconstruire la gauche. Face aux problèmes complexes de la mondialisation, de la crise énergétique et climatique, des rapports Nord-Sud, il n'est pas facile de trouver des solutions. Mais pour débattre et expérimenter, encore faut-il, dans l'immédiat, gagner l'élection de 2007 en apportant des réponses claires et en préservant toutes les chances.

    Nous sommes à l'un de ces moments où il serait redoutable de laisser la politique s'estomper dans le bricolage et la brumeuse indécision.

    Face au tir nourri sarkozyste, la société française a besoin d'une ligne, non de pointillés. Laurent Fabius propose, pour les cinq années à venir, un ensemble de mesures sérieuses, solides, bien repérables, non pas gauchistes, mais sans concessions. Il formule des propositions fortes et concrètes sur les problèmes centraux du pouvoir d'achat, de l'écologie, de l'habitat, de l'enseignement et de la recherche, de la solidarité. Je reconnais dans son programme un diagnostic et une orientation pour réconcilier durablement les Français avec une gauche qui poursuivra sa rénovation en servant le peuple, fidèle à elle-même. Cette raison suprême dicte mon opinion : pour moi, c'est Fabius.

    Mer, 25/10/2006 - 22:15

    10/22/2006

    Héron, héron, petit patapon ...

    Cet après-midi, lors de ma ballade hebdomadaire en VTT sur le bord du canal de l'Ourcq, j'ai eu l'immense privilège de pouvoir photographier le héron que je croise de temps à autres ; il était à la sortie de Claye Souilly, très occupé à pêcher des petits poissons dans le canal et donc ma présence ne l'importunait ni ne l'intéressait ; je suis donc restée près d'une heure à le regarder.
    C 'est vraiment impressionnant de voir avec quelle fulgurance et précision il plonge ... pour ressortir à tous les coups avec un poisson dans le bec !!! il attend longtemps, calmement, regarde de la berge ... et soudain il fond dans l'eau, c'est extrèmement rapide, et il sort avec sa proie encore vivante serrée dans son bec, qu'il retourne en l'air et avale en deux temps trois mouvements !!
    De couleur gris bleutée, avec le poitrail blanc moucheté de noir, son regard clair et perçant, sa silhouette longiligne, c'est un oiseau extrèmement joli, très élégant dans ses déplacements.
    Bref je me suis régalée à prendre ces quelques images ! 
    10/21/2006

    Visite JM Pelt à Ivry / Université de l'Eau et du Développement Durable

    En février 2006, Le Conseil Général du Val de Marne a crée l'Université Populaire de l'Eau et du Développement Durable. Le 18/10/2006 a eu lieu à Ivry la soirée inaugurale en présence de Jean-Marie PELT, l'éminent bilogiste et naturaliste.
     
    Le premier cycle de cette université se déroulera tous les mardis soir de 19 à 21H.
     
    Jean-Marie PELT a ouvert cette saison par une conférence d'environ une heure, suivie d'un questions / réponses avec la salle. Passionnant à écouter ce grand savant bourré d'humour, de gentillesse, passionné par son combat pour la préservation de notre environnement, de la biodiversité, de la Vie.
    Bref une bien bonne soirée !
     
    Voici quelques idées développées par JM Pelt lors son allocution :
     
    Tout ce qui permet de produire de l'énergie actuellement (gaz, pétrole, uranium) aura disparu d'ici 50/60 ans. Par ailleurs, le déboisement d'intensifie dans plusieurs zones du monde (Chine, Amazonie, ...).
    Notamment le développement hyper rapide de la Chine est un gros souci : la Chine utilise de plus en plus d'énergie (pétrole), déboise à tour de bras pour gagner de l'espace et utiliser le bois de chauffage, sans penser à reboiser. Donc ce pays constitue une grave menace : grosse augmentation de la pollution, gros dégagements de gaz à effets de serre, pas de politique environnementale.
    Donc il de vient nécessaire que nous nous préoccupions de développement durable !!!
      
    Partout la pollution des eaux augmente très vite ; les pesticides utilisés pendant de nombreuses années ont traversé les sols et sont présents presque partout. C'est un sujet grave dont on parle encore très peu : non  seulement l'eau douce devient une denrée rare, mais en plus elle est fortement dégradée, et ce pour bien des années car de nombreux produits chimiques se sont déversés dans la terre et ont atteint les cours d'eau et les nappes phréatiques via les eaux de ruissellement.
     
    Corrolaire : les cancers augmentent et tuent de plus en plus bien qu'on en guérisse presque un sur deux actuellement !
     
    Il devient donc nécessaire de faire aboutir le projet européen REACH, qui consiste à faire interdire les molécules chimiques dont la dangerosité a été prouvée, à contrôler sérieusement toute nouvelle molécule avant sa mise sur le marché, à contrôler et mettre en place une vraie traçabilité de tous les produits chimiques en Europe. Car on a trop longtemps joué aux apprentis sorciers en utilisant des produits dont on ne connaissait pas les effets secondaires, les effets à long terme, ... quand on ne cherchait pas à fermer les yeux pour des raisons économiques ou pratiques !!!
    Par exemple on sait maintenant que certains pesticides provoquent la féminisation de nombreuses espèces imprégnées de ces produits, par des modifications au niveau hormonal ; il existe une importante littérature à ce sujet.
    Ceci a abouti au Danemark à la prise de mesures draconniennes qui ont permis de diminuer en 10 ans de 50% sa consommation de pesticides. Ce qui a motivé cette décision, c'est une série d'études épidémiologiques des Danois, qui a mis en évidence la progession du nombre de cancers, des cas de stérilité au sein de cette population.
     
     Nous devons donc changer radicalement notre mode de fonctionnement : chimie, industrie, agriculture, politique énergétique.
    Les aliments, l'environnement, nos corps, tout est imprégné par des molécules chimiques y compris par des molécules dont l'utilisation a été interdite depuis plusieurs années (cf. étude WWF).
     
    Concernant la France, nous avons un grand retard dans le développement d'énergies renouvelables par rapport notamment à l'Allemagne (qui a investi dans l'énergie d'origine solaire et éolienne).
     
    Il est donc grand temps pour nous de changer notre mode de fonctionnement : chimie, industrie, agriculture, politique énergétique, tout celà est à revoir d'urgence !
    Car l'environnement, les aliments, notre corps, tout est imprégné par des molécules chimiques, alors que certaines sont pourtant interdites depuis plusieurs années (Cf. étude WWF réalisée à ce sujet).
     
    En ce qui concerne plus particulièrement la France, nous accusons un net retard dans le développement des énergies renouvelables, par rapport notamment à l'Allemagne (énergie éolienne et solaire).
     
    Autre point, le développement durable induit une idée de solidarité intergénérationnelle, solidarité entre le nord et le sud ...
    C'est un concept opposé à notre modèle basé sur la compétition, la loi du plus fort, système de pensée directement hérité de Darwin et de sa théorie de l'évolution (seuls les plus forts, ceux qui se sont le mieux adaptés vont vivre, au détriment des plus faibles, irrémédiablement destinés à disparaître).
    Darwin n'a vu dans la nature que la compétition ; il n'a pas vu la complémentarité, la solidarité entre les espèces pourtant très répandue, tant dans le monde animal que végétal.
     
     
    Nous devons aller vers un modèle beaucoup plus solidaire, équitable, coopératif. Il faut réguler le système dans lequel nous vivons et qui est très inégalitaire.
     
     
    Autre idée développée : JM Pelt suit depuis 10 ans le dossier des OGM. Il confirme les informations de Greenpeace et de la Confédération Paysanne selon lesquelles les dossiers de toxicologie menés ne sont ni fiables ni complets ; on ne peut donc pas dire en l'espèce qu'il n'existe aucun risque lié à la dissémination d'organismes OGM dans l'environnement.
    Le principe élémentaire de précaution consisterait donc à n'utiliser les OGM qu'en milieu confiné !
     
    Enfin dernier point abordé : le financement de la Recherche en France.
    Autrefois, ce financement était essentiellement public ; désormais il est surtout privé, l'Etat s'est fortement désengagé. Résultat : les groupements économiques privés demandent un but, un résultat économiquement exploitable là où l'Etat finançait de la Recherche sans chercher systématiquement à obtenir des retombées immédiates. Aujourd'hui, il faut que la recherche aboutisse, ce qui fait que les scientifiques ont perdu leur autonomie, leur liberté dans leurs sujets de recherche.
    De plus la recherche semble essentiellement tournée vers l'infiniment petit : biologie moléculaire, nannotechnologies, et on en oublie l'étude d'organismes complets (plantes, animaux, ...). Il n'existe plus de naturalistes tels que T. Monod et JM Pelt ...
    JM Pelt se qualifie avec humour de dinosaure qui finira sur une étagère de musée dans un bocal rempli de formol en tant que dernier sujet d'une espèce désormais éteinte !
     
    Voilà, j'ai essayé de vous retranscrire quelques une des idées abordées sur le riche sujet de l'environnement et du dévelopement durable, sujet qui va et doit devenir primordial si nous ne voulons pas disparaître par notre seule faute !
     
     
     
     
    10/20/2006

    Revue de presse du 20/10/06 : débat des candidats PS de Clermont Ferrand

    Jeudi 19 octobre 2006

    Royal, DSK et Fabius évitent toute confrontation à Clermont-Ferrand

     

    Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius ont évité soigneusement tout affrontement, au risque d'une réunion aseptisée, devant 3.000 militants attentifs et réservés, jeudi soir à Clermont-Ferrand.

    Deux jours après leur premier exercice télévisé, les trois prétendants à l'investiture socialiste pour 2007 ont cultivé pendant deux heures chacun leur style: Mme Royal dans le registre de "la proximité", M. Strauss-Kahn dans celui de la pédagogie, et M. Fabius dans l'affirmation passionnée de convictions anti-libérales.

    Les militants socialistes des autres régions et les Français ne pourront s'en faire une idée: caméras et micros étaient bannis, à l'initiative de la direction du PS, sous prétexte de ne pas donner des armes à la droite par la confrontation intra-socialiste.

    Contrairement au grand oral des présidentiables à Lens le 16 septembre, le débat de Clermont-Ferrand a été celui d'une attention peu démonstrative des militants. En ouverture, la chanson "Le chiffon rouge", un hymne de la gauche, avait cédé la place à une musique techno...

    Les trois candidats, loin de s'ignorer, se sont donné à plusieurs reprises du "Ségolène", du "Dominique" et du "Laurent". Mais M. Fabius n'a pas caché ses désaccords avec ses concurrents, notamment sur le rôle de l'Etat.

     

    Lanterne rouge dans les sondages auprès des sympathisants -mais ce seront les militants qui voteront-, Laurent Fabius, très souvent applaudi, est celui qui a le plus mobilisé la salle, en usant de ses talents reconnus de tribun.

    Il s'est fait l'avocat tranchant d'"une politique offensivement anti-libérale", la seule orientation capable de faire gagner la gauche en 2007 et de faire oublier l'échec de Lionel Jospin en 2002, selon lui.

    Il a invité la gauche à "ne pas mettre ses pieds dans les thèmes" de la droite, le plus sûr moyen à ses yeux de courir à l'échec.

    Première à s'exprimer, Ségolène Royal a délivré un discours extrêmement général, reprenant ses formules maintes fois testées: "développement équitable contre désordre libéral", "donner un désir d'avenir à la France".

    "La politique moderne, c'est écouter pour agir juste", a déclaré Mme Royal en prononçant un énième plaidoyer pour "la démocratie participative", devenue sa marque de fabrique.

    La présidente du Poitou-Charentes, qui fait toujours la course en tête dans les sondages, a encore promis de "mettre fin à l'insupportable distance entre les discours et les actes, qui sape la confiance en la politique".

    Un discours pimenté peu après par une sortie virulente contre le système bancaire français. Répondant à une question, Ségolène Royal l'a accusé de "s'enrichir sur le dos des pauvres" et de "plonger des familles dans le surendettement". Un tonnerre d'applaudissements a salué cette charge.

    Tout aussi posé que Mme Royal, Dominique Strauss-Kahn s'est présenté en champion d'une gauche de "la vérité", seule à même de ne pas décevoir pour avoir trop promis.

    "Nous devons changer le rapport de la politique à la vérité, dans notre pays. Non, on ne distribuera pas plus que l'on a produit", a affirmé le député du Val-d'Oise, crédité d'une progression auprès des sympathisants PS dans plusieurs sondages.

    M. Strauss-Kahn s'est fait le chantre d'une gestion rigoureuse. Il faut "cesser de faire croire que les socialistes veulent fuir dans le déficit, car la dette publique c'est payer des intérêts, et alors, l'effort de redistribution est presque annihilé par la dette publique", a-t-il dit.

    DSK a décliné son credo social-démocrate. "Nous sommes la gauche et nous sommes attachés à cette société solidaire qui ne laisse pas le marché décider" de tout sans contrepoids, a-t-il ajouté.

    10/19/2006

    Prix et coût énergétique du bioéthanol : Dénonçons la désinformation !

    Communiqué de presse Confédération Pyasanne- 12 oct 2006

    Le mondial de l’automobile a été l’occasion pour le gouvernement de poursuivre sa propagande en faveur de l’essence à 85% d’éthanol (E85) :

    • Thierry Breton souhaite « le soutien sans réserve du lancement de l’E85 dans l’intérêt du pouvoir d’achat des français ». Pourtant, bien que l’E85 soit moins chère à la pompe, ce qui va de soi puisque qu’elle est moins énergétique que l’essence, elle est une dépense supplémentaire pour le contribuable en raison de la défiscalisation adoptée : le manque à gagner pour l’état sera de 0.56 € par litre d’éthanol, perte de recettes fiscales qui se répercutera forcement par ailleurs... Les industriels, eux, sont les grands gagnants puisque l’état leur reverse 0.33 €/L en complément de leur prix de vente de l’éthanol. Quant aux agriculteurs, ils ne disposent d’aucune garantie de prix concernant les matières premières.
    • Dominique Bussereau annonce que les biocarburants « contribuent au renforcement de notre autonomie énergétique ». Pourtant, le bilan énergétique de l’éthanol en France n’est pas satisfaisant puisqu’il nécessite presque autant d’énergie pour le produire qu’il n’en restitue : il faut l’équivalent de 0.8 à 1.2 litre d’essence pour produire 1 litre d’éthanol à base de betterave ou de céréales alors qu’il en faut moins de 0.25 litre dans le cas d’éthanol issu de la canne à sucre au Brésil.
    • Dominique de Villepin soutient les biocarburants « pour lutter contre le réchauffement climatique » Pourtant, les économies d’émission de gaz à effet de serre issues de l’utilisation des biocarburants promus actuellement ne représenteront au mieux que 1,4% des émissions autorisées pour la France en 2012 . La Confédération paysanne insiste sur la nécessité de repenser notre consommation énergétique car l’énergie verte ne remplacera jamais à elle seule le pétrole et que la finalité alimentaire de l’agriculture est prioritaire. Le développement de filières courtes, telle que celle de l’huile végétale pure, dans un souci de diversification et de complémentarité de fermes spécialisées sur l’ensemble du territoire pourraient garantir un revenu pour l’agriculteur, de meilleurs bilans énergétiques et environnementaux. La Confédération Paysanne éclaircira les limites des biocarburants lors d’un colloque sur les politiques européenne, nationale et régionale face aux enjeux énergétiques de l’agriculture, qu’elle organisera à Reims les 16 et 17 novembre prochain.
    10/13/2006

    Revue de presse du 13/10/06


     

     
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    vendredi 13 octobre 2006, 10h22
    Claude Bartolone met en garde Ségolène Royal qui veut boycotter les débats

    PARIS (AP) - Alors que Ségolène Royal a annoncé jeudi qu'elle pourrait boycotter les débats internes au Parti socialiste, le fabusien Claude Bartolone a rappelé vendredi que c'est elle qui "ne voulait pas que ces débats aient une audience plus importante" alors "il a fallu trouver un compromis" et, selon lui, ses souhaits ont été respectés.

    "S'il y a trop de débats, je me réserve le droit de ne pas m'y assujettir. Je verrai si c'est nécessaire de poursuivre", avait affirmé jeudi la candidate à l'investiture socialiste, au premier jour de sa visite à La Réunion. "J'entends ces petites phrases où l'on me met en cause. Je n'y réponds pas. Les socialistes ne doivent pas se regarder le nombril et le peuple français ne veut pas voir les socialistes se replier sur eux-mêmes".

    "Je ne comprends même pas comment elle peut en douter", a répondu Claude Bartolone sur LCI. "Cette remarque est blessante après 'la machine à perdre', la remise en cause des débats, laisser entendre qu'il y aurait des socialistes qui seraient prêt à perdre les élections présidentielles..."

    "Vraiment, je souhaite qu'elle retrouve son calme le plus rapidement et qu'elle se rendre compte que ces débats son nécessaires", a insisté Claude Bartolone avant de citer la conférence de presse tenue par Ségolène Royal sur l'Europe mercredi: "elle n'avait aucun contradicteur, et pourtant ça a été une conférence où elle a été imprécise et où elle a tenu des propos qui ne permettent pas de rassembler le peuple de gauche sur la question européenne".

    "Je pense que ce n'est pas une question de débats. Il faut que les socialistes soient précis. Il faut que nos candidats à la candidature soient ciselés pour donner envie (...) de voter à gauche au moment venu", a précisé le directeur de campagne de Laurent Fabius.

    Il a mis en garde contre un nouveau 21 avril. En 2002, "le parti a été trop silencieux". Et "nous n'avons pas été capables de dire collectivement à Lionel Jospin: voilà la campagne ne prend pas".

    "Un moment donné il faut passer un compromis, y compris pour respecter les souhaits de Ségolène Royal. Elle ne voulait pas que ces débats aient une audience plus importante sur une chaîne généraliste ou que la télévision et la radio puissent assister aux débats régionaux. Nous n'avons pas voulu casser la baraque. Il a fallu trouver un compromis, nous allons le faire sous une forme qui est acceptée par tous les candidats", a souligné Claude Bartolone

    Il a également pointé du doigt François Hollande et son impartialité. "Je le trouve arbitre engagé: vous savez le genre d'arbitre qui est sur le banc de touche. Il essaie de donner la règle et puis dès qu'il voit sa candidate en danger il rentre sur le terrain".

    "J'espère qu'il va arrêter ce genre de pratique parce que ça va nous donner une drôle d'impression sur la définition du mot impartialité", a conclu Claude Bartolone. AP

    gon/ma

    10/12/2006

    Campagne Web "j'aime les loups "

     

    Campagne web : "J’aime les loups"

    lundi 9 octobre 2006, par loup.org


    10/10/2006

    OGM : contamination

    Maïs et ruches contaminés par du maïs OGM dans le Sud-Ouest
    [2006-08-30 21:37]

    BORDEAUX (Reuters) - Une expérience menée dans le Lot-et-Garonne par un groupement de développement de l'agriculture biologique démontrerait que trois parcelles de maïs non-OGM et trois ruches ont été "contaminées" en 2006 par des maïs transgéniques d'un champ voisin.

    "Tous les échantillons de maïs analysés démontrent que l'ensemble des trois parcelles étudiées est contaminé avec présence certifiée d'OGM", indique l'étude dont les résultats ont été présentées mercredi à la Chambre d'agriculture d'Agen.

    Sur les trois parcelles concernées, le taux de contamination est de 0,3% d'ADN pour la plus proche, située à 15 mètres de la "source OGM", et de 0,1% d'ADN pour celle située à 95 mètres du champ transgénique. Pour la troisième, à 305 mètres, les OGM sont "détectables mais non quantifiables".

    Quant aux trois ruches, le pollen de maïs analysé fait apparaître des taux de contamination autour de 40% dans celle située à 400 mètres et entre 40 et 50% pour celle implantée à 1.200 mètres. La teneur en ADN transgénique est détectée mais non quantifiable à 1.500 mètres.

    C'est dans le village de Grézet-Cavagnan, près de Tonneins, dans le nord-ouest du Lot-et-Garonne, que l'expérience a été menée sous l'égide du collectif "Aquitaine avenir sans OGM", grâce à un dossier technique élaboré par la structure agricole Civam Agrobio 47, à laquelle se sont associés la Confédération paysanne, le Comité vigilance OGM 47, les professionnels apicoles et le Réseau semences paysannes.

    La décision a été prise en mars 2006 de mener cette étude autour d'un champ de maïs OGM où l'exploitant avait cultivé sept hectares de maïs OGM dans le plus grand secret en 2005 avant d'annoncer publiquement son intention d'implanter 100 hectares de maïs transgénique.

    Les réalisateurs de cette expérience ont veillé à respecter la diversité du maïs mis en culture dans la région en semant un mélange le 4 mai sur trois parcelles mises à leur disposition par des agriculteurs.

    LE RÔLE DES ABEILLES

    Au moment de la floraison, entre le 6 et le 16 juillet, les "maïs paysans au même stade que le maïs OGM ont été identifiés". Puis des prélèvements ont été effectués par la suite à fin d'analyses, l'ensemble des opérations s'effectuant sous le contrôle d'un huissier.

    Une procédure identique a été utilisée pour l'implantation des neuf ruches réparties sur trois sites distants de 400, 1.200 et 1.500 mètres du champ OGM.

    L'étude indique que "l'ensemble des échantillons prélevés : pollen sur ruches et maïs sur parcelles, ont été mis sous sachets scellés" avant d'être envoyés au laboratoire Atlangène, à Saint-Herblain, dans la Loire-Atlantique.

    "Cette étude confirme de manière scientifique que dans un rayon de 300 mètres, les plantes ne sont pas exemptes de contamination. Elle prouve aussi que contrairement à ce que disent les pro-OGM, les abeilles vont bien sur les fleurs de maïs et dès lors peuvent transporter fort loin la pollution OGM", a dit à Reuters Bernard Péré, vice-président du Civam Agrobio 47.

    Pour lui, "cela prouve la cohabitation entre les plantes OGM et les cultures biologiques ou sous labels qui répondent à des cahiers des charges contraignants".

    Bernard Péré estime également que cette étude est un outil qui peut permettre d'engager des poursuites judiciaires notamment contre l'Etat qui n'encadre pas les cultures OGM.

    10/9/2006

    AFP : Meeting Laurent Fabius du 08/10/06

    dimanche 8 octobre 2006, 19h02
    Laurent Fabius estime être le candidat du programme socialiste

    LAURENT FABIUS SE PRÉSENTE COMME LE CANDIDAT DU PROJET ET DES VALEURS SOCIALISTES
    agrandir la photo

    PANTIN, Seine-Saint-Denis (Reuters) - Laurent Fabius a lancé un appel aux militants du PS qui éliront le 16 novembre leur prétendant à l'élection présidentielle en se présentant comme "le" candidat du projet socialiste.

    "Je suis candidat du projet socialiste, je ne mettrai pas mon drapeau dans ma poche et je veux porter l'espoir de tous ceux qui ont au coeur la même révolte que moi", a déclaré dimanche l'ancien Premier ministre, qui prononçait son premier discours d'aspirant officiel à l'investiture socialiste.

    "Le vrai débat porte sur notre stratégie de reconquête de nos électeurs et sur le contenu que nous voulons donner ensuite à l'alternance", a affirmé le député de Seine-Maritime devant des sympathisants réunis dans un gymnase de Pantin (Seine-Saint-Denis).

    Selon les organisateurs, 1.500 à 2.000 personnes étaient présentes. Certaines brandissant des panneaux "Laurent président".

    Parmi eux, l'ancien ministre Pierre Joxe, le sénateur de l'Essonne Jean-Luc Mélenchon, le député de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone et la députée européenne Marie-Noëlle Lienemann.

    "Pour moi, c'est clair, nous gagnerons à partir de nos thématiques, nous convaincrons avec nos propositions, nous gouvernerons avec nos partenaires, c'est-à-dire avec la gauche", a lancé Laurent Fabius sous les applaudissements.

    L'ancien Premier ministre a dénoncé l'"inefficacité abyssale" du ministre de l'Intérieur et probable futur candidat de l'UMP à la présidentielle, Nicolas Sarkozy.

    "Lui dont la mission constitutionnelle est d'apporter le calme, il contribue à la violence, lui qui cherche à rassurer est un facteur d'inquiétude", a-t-il estimé.

    Devancé dans les sondages par les autres candidats à l'investiture, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius a jugé que "tous les candidats ont leur mérite" mais il estime être celui qui a le mieux entendu les électeurs.

    "Je tire les leçons de notre expérience, de ce qui a marché et de ce qui n'a pas marché", a-t-il expliqué, faisant allusion à la précédente élection présidentielle et au référendum sur le traité constitutionnel européen du 29 mai 2005.

    "Je suis attentif à ce qu'ont dit constamment les Français depuis 2002 dans leur vote et dans leur mobilisation. Ils ont dit en particulier que le libéralisme n'était l'avenir ni de la France, ni de l'Europe, ni de la gauche, ils ont dit que le libre échange devait céder la place au juste échange", a ajouté l'ancien Premier ministre.

    CANDIDAT DU POUVOIR D'ACHAT

    Laurent Fabius s'est aussi présenté comme le "candidat du pouvoir d'achat", rappelant son intention de revaloriser le smic, les petits et les moyens salaires.

    "C'est d'abord le pouvoir d'achat, la capacité de faire face, pour les dépenses de sa famille et pour les siennes, c'est d'abord une vie digne qui est à la base du socialisme, du social, de la République et du bonheur", a-t-il dit.

    Consacrant l'essentiel d'un discours d'une heure à la politique générale, sans vraiment évoquer les autres candidats socialistes, Laurent Fabius a mis en avant les questions du logement, de la recherche, de l'éducation et de l'Europe.

    Estimant que "le régime actuel est à bout de souffle", il a également appelé de ses voeux "une République parlementaire nouvelle" et déclaré que s'il était élu, les Français seraient consultés sur cette question en septembre 2007.

    L'ancien défenseur du "non" au traité constitutionnel européen a plaidé pour "une Europe différente, sociale, démocratique et environnementale, qui donne sa chance aux Européens et à la France".

    Il a également prôné "une nouvelle politique africaine" fondée sur le développement, évoqué la "question grave" de la crise du nucléaire iranien. Sur la situation au Proche-Orient, "question mère de tous les conflits", il a affirmé le droit à l'existence et à la sécurité d'Israël ainsi que la nécessité d'un Etat palestinien "viable et gérable".

    Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn ont été officiellement désignés candidats à l'investiture socialiste samedi lors d'un conseil national de leur parti.

    10/6/2006

    Mau Egyptien

    Coup de coeur !!

    L'élevage amateur de chats Maux de Christine Job ; ses chats sont vraîment très beaux et on sent l'amour et la passion pour les chats chez cette éleveuse !!!

    Bravo Christine, continue même si certains éleveurs jaloux te disent plein de vacheries parce qu'ils sont verts de voir à qeul point tu produits de jolis chats !!!

     

    Christine JOB, Chatterie du Dieu Thôt,

    8 Avenue Meissonier, 78300 POISSY, FRANCE

    Tel: 06.13.50.46.87

    site web: http://chatteriedieuthot.com

    Surpêche : engagez vous contre ce fléau qui vide nos océans !


    Publication : Passport administrator, WWF-International, 26/09/2006
    Dites oui aux produits de la mer durables : Achetez MSC !


    Engagement effectué
    06/10/06
    Beaucoup d'entre nous aiment les produits de la mer que ce soit en sushi, en paella, en fish sticks ou simplement grillés.
    Mais nos océans sont surpêchés ! À tel point que si rien n'est fait, nos poissons favoris risquent de disparaître des étals des poissonniers et des restaurants.

    Ce n'est pas seulement nos repas qui sont en jeu. La pêche non durable – résultat d'un manque de gestion des pêcheries et de pratiques de pêche destructrices et gaspilleuses – décime les stocks de poissons, détruit les habitats marins et tue 'accidentellement' des milliards de poissons et d'animaux marins chaque année.

    Vous pouvez aider à changer cela. La demande pour des produits provenant d'une pêche durable peut être un puissant encouragement en faveur de pêcheries mieux gérées. Si vous achetez ou demandez, des poissons et fruits de mer provenant d'activités durables, vous aider à protéger notre environnement marin, tout en vous assurant de pouvoir continuer à déguster vos produits de la mer favoris pendant de nombreuses années.

     
    Label Marrine Stewardship Council  |  © Marine Stewardship Council

    Label Marrine Stewardship Council
    © Marine Stewardship Council
    À propos du Marine Stewardship Council
    Le Marine Stewardship Council (MSC) est une organisation non gouvernementale indépendante créée pour trouver des solutions au problème de la surpêche. Le MSC a établi des normes environnementales qui permettent d'identifier des pêcheries durables. Vous reconnaissez les produits certifiés au logo MSC bleu apposé sur les produits. Trouvez le logo et vous êtes sûr que ce produit ne détruit pas nos océans.
     
    À vous d'agir !
     Prenez position contre la pêche non durable en vous engageant à acheter des produits de la mer MSC.

    Si vous ne trouvez pas de produits de la mer MSC dans votre magasin, n'hésitez pas à les demander. Les commerçants écoutent leur client.
     Téléchargez une lettre et un dépliant que vous pouvez remettre à votre poissonnier ou à votre restaurateur.

    S'ils pensent que la demande pour des produits MSC est suffisante, ils assureront l'approvisionnement.

    Grippe aviaire ... Vous vous rappelez comme on nous a saoulé avec ça l'hiver dernier ? ... ben lisez la suite ...

    Grippe aviaire: le risque lié aux migrateurs est "négligeable", selon l'AFSSA

    PARIS (AP) - Le risque de voir le virus hautement pathogène de la grippe aviaire H5N1 introduit en France par les oiseaux migrateurs est "négligeable", affirme l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFFSA).

    "Compte tenu de la situation épidémiologique présente en Europe et dans les zones de départ des oiseaux migrateurs, l'Agence a évalué le risque actuel d'introduction du virus par les oiseaux migrateurs comme négligeable", selon un avis disponible vendredi sur le site Internet de l'AFSSA.

    L'agence souligne que le virus H5N1 pourrait être introduit en France par "d'autres sources que la faune sauvage" et qu'il est "difficile de prévoir a priori toutes les situations épidémiologiques pouvant constituer une menace".

    Un foyer de grippe aviaire a été détecté dans l'Ain en février dernier. La maladie a disparu après l'abattage des volailles de la zone.

    Depuis son apparition, le virus H5N1 de la grippe aviaire a touché des volailles dans une cinquantaine de pays. Environ 250 personnes ont été touchées par ce virus transmissible à l'homme, et au moins 148 sont décédés, selon l'Organisation mondiale de la Santé. AP

    10/5/2006

    Pétition anti-fourrure à signer de toute urgence !!!

    Site à visiter en priorité et pétition à signer si vous voulez participer à l'interdiction de l'utilisation de fourrure de chats et chiens qui entre en France sous des appellations farfelues  ... et plus largement à l'interdiction de l'élevage d'animaux pour leur fourrure, parce qu'il y a plein d'autres matières belles et chaudes que l'on peut utiliser dans la mode et qui ne nécessitent pas la mort d'innocents animaux !!! 
     
     
     
     De toute façon, les fourrures ne sont vraiment belles et mises en valeur que sur les créatures pour lesquelles la Nature les a crées !!! Regardez les photos des fauves que j'ai prises à Auneau ; une fourrure de lynx n'est belle que sur le dos d'un lynx, celle d'une panthère, sur une panthère ...
    Y en a marre de ce retour cyclique de la fourrure dans la mode ! Il y a plein d'autres matières que l'on peut utiliser sans faire souffrir et tuer des animaux innocents !
    Ras le bol de ces manteaux qui sentent le cadavre et les animaux suppliciés, élevés dans des conditions abjectes, piégés, pendus, noyés, gazés ... pour que quelques pintades friquées puissent briller en société !!
    10/4/2006

    Ecologie : Pourquoi choisir Laurent Fabius ?

    Pourquoi, pour l’écologie, nous choisissons Laurent Fabius

    Par

    Claude GEWERC, Président du Conseil Régional de Picardie

    Géraud GUIBERT

    , Vice-président de la communauté urbaine du Mans

    Responsable national à l’écologie du Parti Socialiste

    Philippe MARTIN

    , député du Gers, Président du Conseil général

    Jacques SANTROT

    , Conseiller Régional de Poitou Charente, Président de la Communauté

    d'agglomération de Poitiers, Maire de Poitiers

    Chacun en a aujourd’hui conscience, le dérèglement climatique, la réduction de la

    biodiversité, les pollutions et leurs conséquences sanitaires sont devenus des enjeux majeurs

    pour aujourd’hui et demain. La gauche et les socialistes ne peuvent plus sous-estimer ces défis

    qui engagent l’avenir de la planète et de l’humanité, et qui sont devenus pour une partie de la

    population des préoccupations fortes et des critères de vote qui comptent. Dans la perspective

    de 2007, il est important de choisir le candidat qui aura le mieux intégré cette préoccupation et

    la vision la plus claire des changements à opérer dans ce domaine.

    Au-delà de la fidélité à l’homme et de l’accord profond avec la stratégie de

    rassemblement à gauche seulement possible sur une ligne clairement de gauche, notre

    choix en faveur de Laurent Fabius s’explique par une réflexion de fond sur les

    caractéristiques que doit avoir à notre avis notre candidat face à ces enjeux de fond.

    Pour les socialistes, la politique écologique future doit, selon nous, dans la période qui

    s’ouvre, se fonder sur quatre caractéristiques.

    1) Il est d’abord nécessaire d’avoir une vision à long terme, alors que la vie

    politique et médiatique pousse aux raisonnements et aux positionnements de court

    terme. Ceci suppose des convictions de longue date, claires et fortement ancrées. C’est le cas

    de Laurent Fabius, qui a été un des premiers, dans ses écrits et en particulier dans son livre

    «

    C’est en allant vers la mer » paru en 1990, à consacrer un chapitre entier à ce sujet en

    mettant en évidence l’importance des sujets écologiques. Il a été un des premiers à prendre

    position et à agir pour que le parti socialiste prenne totalement en charge ces sujets, sans les

    sous-traiter à d’autres.

    2) Il est en deuxième lieu indispensable, pour nous socialistes, de lier étroitement

    l’enjeu écologique à celui de la solidarité, dans notre pays, dans le monde et avec les

    générations futures.

    L’apport propre des socialistes doit être de penser dans le même

    mouvement le changement écologique et le changement social, car l’un ne peut aller sans

    l’autre. Ceci suppose d’avoir une vision précise des contradictions que cela peut impliquer,

    par exemple sur les prix de l’essence ou la politique agricole, et surtout des propositions

    adaptées pour les surmonter. Il ne sert à rien de prôner l’excellence environnementale si on ne

    dit pas à l’avance très concrètement ce qu’on veut décider sur des sujets sensibles. C’est ce

    que Laurent Fabius a courageusement fait, en prenant position contre l’EPR ou en participant

    personnellement à la mobilisation de la confédération paysanne contre les OGM tout azimut.

    3) Il est tout aussi nécessaire, et c’est la troisième exigence, de relier l’enjeu

    écologique aux méfaits d’un système économique et sociale qui tend à généraliser la

    concurrence et le recours au secteur privé dans tous les domaines. Chacun le sait, il n’y

    aura de vraies percées écologiques que sur la base de régulations publiques fortes, que ce soit

    dans les domaines énergétiques, de l’habitat, des transports ou de l’urbanisme. En ce sens, les

    engagements clairs de Laurent Fabius sur le retour à un statut 100% public d’EDF, le

    réexamen immédiat de la mise en concurrence de l’énergie pour les particuliers prévue par la

    droite au 1er juillet 2007 ou le renforcement du service public de l’environnement et en

    particulier de l’eau sont décisifs. Il est de la même façon évident que l’utilisation

    indispensable de la fiscalité dans la lutte contre le changement climatique suppose une

    harmonisation européenne impossible à atteindre tant que ces sujets sont soumis à

    l’unanimité, qui, heureusement, n’a pas été gravée dans le marbre par un texte constitutionnel.

    Ceci constituera un des moyens de sortir par le haut de l’échec de l’extension de la TGAP, du

    à l’époque, rappelons-le, à une décision particulièrement contestable du conseil

    constitutionnel.

    4) L’enjeu écologique sans doute le plus important est enfin aujourd’hui de

    convaincre que nous sommes prêts, au-delà des discours et des propositions

    emblématiques, à agir massivement, par exemple contre le changement climatique. La

    multiplication des initiatives locales, pour lesquelles de nombreuses collectivités à direction

    socialiste sont en pointe, est une excellence chose, mais le principal défi aujourd’hui est d’agir

    pour les généraliser grâce à une politique ambitieuse au niveau national. Notre population est

    très sceptique dans ce domaine, trop habituée au décalage permanent entre les discours et les

    actes, particulièrement sensible en matière environnemental. Ceci suppose, comme Mendès-

    France et Mitterrand nous l’ont appris, non de rester dans le flou, mais de faire à l’avance des

    propositions claires et courageuses qui, en cas d’élection, seront d’autant plus applicables

    qu’elles seront ratifiées par notre peuple. C’est le sens de la démarche de Laurent Fabius dans

    ses 7 engagements, dont le quatrième, l’écologie active.

    Le choix de notre candidat est un acte important. Il doit s’opérer non en fonction

    de telle ou telle pression, mais d’une analyse lucide des caractéristiques des uns et des

    autres face aux enjeux de l’heure. La question de l’écologie est d’autant plus importante

    pour nous qu’il s’agit d’un thème majeur pour rassembler la gauche. C’est un raison de

    plus de nous faire choisir Laurent Fabius, pour un socialisme à la fois rénové et fier de

    son identité, un socialisme écologique.

    10/2/2006

    Procédure de désignation du candidat socialiste

    13 L’HEBDO DES SOCIALISTES 30 septembre 2006

    L’investiture présidentielle : comment va s’organiser le débat interne ?

    La commission de préparation du scrutin interne de désignation du candidat socialiste à l’élection présidentielle s’est réunie le 26 septembre autour de Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande. Elle a proposé une « charte d’organisation du débat interne », adoptée par le bureau national, dont voici les principaux éléments.

    LE VOTE

    A bulletin secret. Le vote des militants, réunis en assemblée générale de section, aura lieu le jeudi 16 novembre.

    Seront autorisés à y prendre part tous les membres du Parti socialiste ayant adhéré avant le 1er juin et à jour de leur cotisation.

    Quant aux nouveaux adhérents, ils devront s’être préablement présentés en section.

    La liste définitive du collège électoral sera arrêtée sur la base des travaux du Bureau national des adhésions après consultation de toutes les fédérations, au plus tard le 16 octobre.

    Deuxième tour : jeudi 23 novembre.

    LE DÉBAT EN RÉGION

    Trois grands débats régionaux, répondant à un cahier des charges semblable à celui organisé à Lens sont envisagés. Un devrait se dérouler en Ile de France et deux en régions.

    Par ailleurs, les candidat(e)s à l’investiture ou un de leurs représentants pourront rencontrer, à leur demande, les militants dans toutes les fédérations du Parti, au cours de la période comprise entre le 9 octobre et le 23 novembre.

    LE DÉBAT À LA TÉLÉVISION

    Trois débats télévisés seront retransmis, en direct, par les chaînes parlementaires (sur la TNT, le satellite et le câble). : les mardi 10, 17 octobre et 7 novembre à partir de 20 h 30.

    Chacun abordera un thème spécifique : les questions économiques et sociales, les questions de société, d’environnement et de démocratie, les questions internationales et la place de la France en Europe, dans le monde.

    Dans le cadre d’un second tour, un débat télévisé sera organisé le mardi 21 novembre.

     
    10/1/2006

    Déclaration de candidature de Laurent Fabius

    J’ai décidé, si les militantes et les militants socialistes le veulent, d’être candidat à la Présidence de la République.

    J’ai pris cette décision parce que la France a besoin de changement. Parce que le changement ne peut venir que de la gauche, de la gauche rassemblée autour d’un projet novateur.

    Le projet socialiste que je porterai comprendra d’abord l’amélioration du pouvoir d’achat, en particulier par l’augmentation du Smic, des salaires et des retraites. J’engagerai un effort massif pour l’emploi – qui implique des entreprises dynamiques - ; un effort pour l’éducation, la formation et la recherche ; un effort pour le logement et la santé. Avec le nouveau gouvernement qui sera constitué et qui sera composé à égalité de femmes et d’hommes, j’avancerai vers une République parlementaire nouvelle, organisant une vraie responsabilité politique, défendant les services publics et tenant bon sur le terrain de la laïcité. Enfin je me mobiliserai pour relancer et réorienter la construction européenne sur le plan social, sur le plan économique, sur le plan écologique face à la mondialisation et en respectant, bien sûr, les résultats du dernier référendum.

    Dans ce monde nouveau et rude, la tâche ne sera pas facile. Mais j’ai confiance. J’ai confiance parce que la France, ce pays magnifique et que j’aime, porte en elle des ressources puissantes. J’ai confiance parce que je me suis préparé pour cette tâche. J’ai confiance parce que je sais que la majorité des Français, en particulier les jeunes, ne veulent pas d’une société brutale et précaire que leur prépare Monsieur Sarkozy, mais qu’ils veulent comme nous une France forte, une France juste, une France sûre, une France solidaire : une France forte parce que solidaire.

    Voilà pourquoi je suis candidat à la Présidence de la République : pour changer et pour gagner. Vive la République et Vive la France !