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10/30/2006 Laurent Fabius - interview OUEST FRANCE, oct'06OUEST FRANCE - Laurent FABIUS - Octobre 2006 Du social-libéralisme vous êtes passé en quelques années à une position de gauche beaucoup plus radicale: pourquoi ce changement ? Mes valeurs n’ont pas changé, elles ont toujours été celles du socialisme – liberté, égalité, laïcité, responsabilité, solidarité. Mais le monde, lui, a changé (péril environnemental, mondialisation financière, précarité généralisée,…), et les réponses ne peuvent plus être tout à fait les mêmes. Par ailleurs, j’ai tiré la leçon de nos succès et de nos échecs, en particulier la défaite collective de 2002, où toute une partie de notre électorat nous a abandonnés. La vraie rénovation consiste à apporter les bonnes réponses au monde d’aujourd’hui et de demain. C’est ce que je fais. Depuis ce fameux 21 avril 2002 et l’élimination du candidat socialiste, qu’est-ce qui a changé au PS ? Ce 21 avril n’a pas été un accident, ni seulement le résultat d’un trop-plein de candidats à gauche. Depuis, nous avons bâti un nouveau programme, le projet socialiste. Il apporte des réponses concrètes sur l’emploi, les salaires, le logement, la santé, etc… et, en même temps, il prépare le futur dont la clef s’appelle recherche, éducation, environnement, République. Ce projet reprend beaucoup de mes propositions. Je le porterai avec d’autant plus de force. Depuis quatre ans, la défiance vis-à-vis du système politique ne s’est guère atténuée, et le sentiment du déclin s’est plutôt accentué: cela vous paraît-il justifié ? La défiance envers le politique reste vive. Dans la République parlementaire nouvelle que je propose, le président et le Premier ministre devront écouter davantage et rendre compte régulièrement de leurs engagements. Je ne crois pas à une fatalité du déclin français et européen : il faut redonner un cap, tracer un dessein. C’est mon objectif. Qu’est-ce qui vous fait dire que vous êtes plus « à gauche » que vos deux rivauxsocialistes à l’investiture présidentielle ? Lors des débats, on verra le degré d’engagement de mes compétiteurs. Sur plusieurs points et non des moindres - la carte scolaire, la manière de traiter les primo-délinquants, la régionalisation, l’énergie, l’immigration, - les positions de tel ou telle ont jusqu’ici été assez éloignées du projet socialiste. Je suis fidèle à ce projet, que j’ai largement contribué à bâtir et que je veux maintenant enrichir. Si je suis élu, je l’appliquerai pour conduire le changement en France et en Europe. Comment analysez-vous les déboires d’Airbus et quelles leçons en tirez-vous ? Il y a plusieurs causes. Des fautes ont été commises : processus de décision trop complexes, manque de cohésion informatique. Quant aux dirigeants, certains n’ont pas été à la hauteur, ce qui ne les a pas empêchés de s’octroyer des stocks-options en millions ! Le consortium paye aussi la facture d’un euro surévalué de 50% par rapport à la monnaie chinoise et au dollar. Je demande depuis longtemps à la Banque centrale européenne de gérer l’euro dans l’intérêt de l’Europe comme la Banque fédérale américaine gère le dollar dans l’intérêt des Etats-Unis, de leurs entreprises et de leurs salariés. Cela dit, j’ai une grande confiance en Louis Gallois pour sortir l’entreprise de la difficulté. C’est un homme remarquable, qui ne sépare pas la vision industrielle et la dimension sociale. Concrètement comment pourrait se passer l’augmentation du pouvoir d’achat à votre entame de mandat ? Il y aura une mesure immédiate d’augmentation du Smic de 100 euros. Pour ne pas être pénalisées, les petites entreprises bénéficieront d’allègements de charges. Une conférence salariale avec les partenaires sociaux articulera la hausse du Smic et celle des autres salaires en la diffusant aux diverses branches. Le service public sera également concerné sans que les comptes de la Nation soient déséquilibrés. Nous insisterons aussi d’emblée sur un défi : l’égalité salariale homme/femme. La relance de la croissance reposera à la fois sur le pouvoir d’achat, sur la dynamisation des entreprises et sur la priorité éducation-recherche-innovation. Il y a un an se déclenchaient les émeutes des banlieues. Quelle serait votre politique pour qu’elles ne se reproduisent pas _?Le gouvernement a fait toute une série de promesses. Il ne les a pas tenues. Logement, transports, emploi, c’est là-dessus qu’il faut agir. C’est un vrai plan de renaissance urbaine qui est nécessaire, attaquant les problèmes de façon globale. L’encadrement dans les écoles doit être plus fort. Les préfets doivent se substituer aux maires qui ne respectent pas les 20 _% delogements sociaux. Les jeunes continuent de se faire contrôler trois fois par jour par la police. Il faut revenir sur la suppression absurde de la police de proximité. Et la justice, est-elle trop laxiste comme l’en accuse le ministre de l’Intérieur _?Elle est surtout démunie. Elle manque de greffiers, d’éducateurs, de photocopieuses,… et de magistrats. M. Sarkozy est un ministre inefficace. En permanence, tel un joueur de poker, pour se refaire il est amené à doubler la mise. Il débarque dans les cités, entourés de caméras. Il montre du doigt les juges. Mais, les atteintes aux personnes n’ont jamais été aussi nombreuses en France depuis qu’il est ministre. À ce poste on a besoin de quelqu’un de calme et d’efficace. On a beaucoup parlé de la carte scolaire. Certains dans le camp laïc souhaitent, non pas la supprimer, mais au contraire l’étendre aux établissements privés. Vous approuvez _?Il me semble légitime que les établissements privés sous contrat contribuent eux aussi à la mixité sociale. Interview Laurent Fabius - oct'06 - L'HumaLaurent FABIUS - Interview L’Humanité - Octobre 2006 Vous partez, dites-vous, à la reconquête des couches populaires. Pourquoi ont-elles déserté la gauche ? Elles se méfient du passé, subissent la crise, veulent un espoir. Il existe une continuité entre l’échec de 2002, les mouvements sociaux de 2003, les succès de la gauche aux régionales et cantonales de 2004, le non au référendum de 2005, le mouvement contre le CPE en 2006 : la présidentielle de 2007 doit offrir un débouché politique aux votes et aux mobilisations populaire. C’est pourquoi, je place ma candidature sous le signe du pouvoir d’achat, de l’emploi, de la lutte contre les délocalisations, de l’éducation, du logement, de la santé. Pensez-vous que les évènements de l’an dernier dans les banlieues signent la fin du modèle républicain ? Cela signe surtout l’échec de M. Sarkozy. Où sont les améliorations promises? Le modèle républicain n’est nullement dépassé, il faut le soutenir par des moyens concrets et une volonté politique. En faveur de l’école, du logement, de l’emploi, de la lutte contre les discriminations, de la laïcité, d’une politique de prévention et de sécurité. Les services publics sont le patrimoine de ceux qui en n’ont pas. En 2000 vous étiez adepte des baisses d’impôt. Quelles sont vos propositions aujourd’hui en matière fiscale? La situation est très différente: les déficits sont importants, les besoins considérables et le gouvernement pratique l’injustice fiscale. Il faudra donc une fiscalité plus juste et des rentrées supplémentaires. Revenir sur les cadeaux aux privilégiés, miser sur la croissance, rééquilibrer la fiscalité du travail et du capital. Il faudra aussi mettre en oeuvre le principe «délocaliseur-payeur», prendre en compte les revenus dans le calcul de la taxe d’habitation, pratiquer une vraie péréquation financière : il est anormal que Saint-Denis paie pour Neuilly ! Nous aurons à utiliser l’outil fiscal contre la pollution et pour inciter aux économies d’énergie. Si la fusion GDF/Suez est entérinée, que faudra-t-il faire pour que l’entreprise revienne dans le giron public ? Cette privatisation se traduirait par des augmentations de tarifs pour l’usager et elle n’empêcherait pas les OPA sauvages. C’est une faute grave de se priver d’un outil d’indépendance nationale. La gauche devra donc agir en vue d’un rapprochement entre EDF, redevenu complètement public, et GDF. Plusieurs techniques sont possibles. La privatisation d’aujourd’hui n’est pas irréversible. AREVA, EDF, GDF... Toutes ces entreprises peuvent être le socle d’une vraie politique énergétique française et européenne. Que devra faire un Président de la République de gauche vis-à-vis du processus européen ? Dès juin 2007, un sommet européen se réunira : la position française devra être claire en faveur d’une relance et d’une réorientation de l’Europe. En 2008, la France assumera la présidence de l’Union, au moment où la renégociation du traité se posera à nouveau. En dernier ressort, le peuple devra trancher par référendum. Aujourd’hui, la cherté de l’euro conduit Airbus à vouloir délocaliser ses productions dans la zone dollar. En matière économique, nous porterons une nouvelle politique de soutien à la croissance. Nous devrons proposer une approche commune en matière énergétique et de recherche. Nous aurons à traiter également la question de l’élargissement, en lien avec une nécessaire harmonisation sociale et fiscale de l’Europe sans laquelle la porte serait ouverte à toutes les délocalisations. L’Europe ne doit pas être le cheval de Troie de la mondialisation financière. Elle doit avancer sur des projets concrets, mais elle a surtout besoin d’un grand dessein et d’une vraie réorientation : je veux porter cela. Pour mener cette bataille politique en Europe et changer le cours des choses, mieux vaut un Président de la République de gauche, pro-européen, et qui s’oppose à la dérive libérale de l’Union. Les sondages vous placent derrière les candidats qui ont fait campagne pour le oui.Comment expliquez-vous ce décalage ? Il y a effectivement une part de mystère. La plupart des Français qui ont voté non ont voulu, comme moi, exprimer à la fois leur attachement européen et leur refus des dégats du libéralisme en Europe. Je veux gagner en rassemblant la gauche, ce qui suppose le respect du vote des Français et le rassemblement de tous. C’est plus important que les sondages ! En 2001 vous déclariez que le PS n’a pas vocation à porter le PCF à bout de bras. Comment voyez vous désormais le rassemblement à gauche ? Je n’ai pas tenu ce propos et ce n’est pas ma pratique : au niveau national comme dans ma commune de Grand Quevilly , je pratique le rassemblement à gauche. Je suis socialiste, eten même temps je sais qu’il existe une authentique sensibilité communiste qui nourrit l’identité historique de la gauche française. Nous devons nous écouter et travailler ensemble, car les socialistes et les communistes, avec les radicaux, les verts, les amis de Chevènement sont les représentants du peuple que nous voulons rassembler. Le PS, et moi même si je suis élu, nous aurons d’autant plus de responsabilités dans cette démarche que nous sommes la première force du rassemblement. Il ne s’agit pas de refaire à l’identique l’union de la gauche façon 1981, ni la majorité plurielle 1997. Nous devons construire un rassemblement, en précisant les engagements de chacun avec si possible une plate-forme commune. Je ne lorgne pas vers le centre, je veux rassembler la gauche, dans une majorité puis au gouvernement. Notre objectif commun doit être de battre Sarkozy et de combattre Le Pen en proposant une politique alternative. Vous vous êtes prononcé pour une régularisation globale des sans-papiers. Que répondez-vous à ceux qui y voient un «appel d’air» ? L’appel d’air vient surtout de la comparaison entre la richesse de certains pays et la misère des autres. La plupart des migrants qui viennent chez nous ou se fracassent aux portes de l’Europe le font parce qu’ils n’ont pas d’autre choix pour se nourrir et offrir un avenir à leurs enfants ! Notre première réponse doit donc être le soutien au développement des pays pauvres. Quant à la question de la régularisation, elle se pose pour les personnes qui sont en non-droit et dont il faudra examiner la situation ; mais elle ne peut pas être un mode de gestion permanent. 10/27/2006 (très bonne)Tribune de Pierre JUQUIN sur LibéPierre Juquin : "Pour moi, c'est Fabius!"Tribune publiée par Pierre Juquin, ancien candidat à la présidentielle, sur Libération.fr Le choix du Parti aura, pour toute la gauche et pour l'ensemble des Français, des conséquences durables, qui outrepassent les problèmes de personne, de courant, de parti même. Doit-on miser sur une victoire par défaut, fondée sur le rejet populaire spontané de Nicolas Sarkozy et sur l'appel au «vote utile» ? Le pouvoir manipulateur (mystificateur ?) d'une image ubiquiste et séduisante, avec un éventuel coup de pouce centriste, en est-il la condition ? Un discours dans lequel le « sociétal » supplante le social, et où l'alternance prend la place d'une alternative et la gestion immédiate celle d'une vision à long terme, n'est-il alors qu'une ruse temporaire de l'histoire ? Dans nos institutions, un affrontement binaire tranche l'élection. L'absence d'une démarcation lisible entre la droite et la gauche risque de laisser gagner, dans l'un de ces partages aléatoires qui sapent aujourd'hui les démocraties occidentales, un sarkozysme habile et offensif, néo-thatchérien et atlantiste. On ne joue pas l'avenir du socialisme aux dés. Ce n'est pas seulement ce sabreur, son clan et sa caste qu'il faut battre, mais leur politique. Ne serait-il pas incohérent de leur reprocher, à bon droit, de reprendre à Le Pen des thèmes sous prétexte de l'affaiblir aux élections, tout en s'appropriant certaines de leurs propositions au motif de leur chiper des voix ? Supposons malgré tout M. Sarkozy élu. Je ne crois pas beaucoup m'avancer en redoutant qu'une défaite brutale ne vienne bientôt sanctionner la fermeture de toute possibilité de transformation sociale positive. Ce fut le cas, partiellement, en 1986. Puis, de plus en plus gravement, en 1993 et en 2002. Est-ce que tous les socialistes ont bien fait l'inventaire de ces retours de bâton ? Une quatrième défaite de cette nature causerait des dégâts irréparables. Tony Blair avait promis un « New Labour » triomphant. Il a entraîné avec brio la majorité des travaillistes, à leur insu, dans leur autodestruction. Voyez dans quel état il laisse le salariat britannique, le travaillisme et les trade-unions ! Le blairisme n'est pas une simple variante d'une social-démocratie respectable, mais dépassée. Il a arraché le travaillisme à ses assises ouvrières. Ce changement de base sociale correspond à une division du travail accélérée qui affaiblit historiquement l'Europe en la désindustrialisant et à un traitement calamiteux de la masse des salariés, classes moyennes modestes comprises, qui les dévalorise pour permettre, sur la planète, la hausse des taux de profit et l'accumulation des marchandises et des capitaux. Le Capital a cessé, Dieu merci, d'être un texte sacré, mais on voit renaître en Grande-Bretagne, sous des couleurs « modernes », cette vieille société dure dont il a décrit les fondements. Non, rien à voir avec ce socialisme que nous voulons, depuis Jaurès jusqu'à nos désirs d'aujourd'hui. Le Parti socialiste se priverait d'avenir s'il acquiesçait implicitement au consensus impitoyable des « élites » mondialisatrices. En 2002, beaucoup d'ouvriers et d'employés, de chômeurs, de femmes, de mal-logés, déçus, ont abandonné le Parti socialiste. Mais ces millions de personnes constituent une réserve de voix et une possibilité d'appui citoyen à une action courageuse. C'est un contresens de croire qu'on peut faire gagner le gauche en France en traitant le monde ouvrier comme une quantité négligeable. Il n'y aura de victoire durable que par un rassemblement de ce « peuple de gauche » qui a le sentiment, aujourd'hui, de se battre contre les murs. Le débat qui partage le Parti socialiste provient d'une crise de la gauche et d'une crise du système partidaire. Devant les défis actuels, économiques, sociaux, écologiques, culturels, internationaux, la pensée de gauche est largement défaillante. Mais guérit-on le vide par le vide ? A plusieurs reprises l'électorat a déjoué les états-majors et les sondages. Mais la solution au mauvais fonctionnement des partis consiste-t-elle à s'en remettre à la télévision, aux magazines, aux sondages ? Le Parti socialiste, s'il cédait, fût-ce à regret, serait la dupe de cette entreprise. Il compte dans ses rangs assez de militants et d'élus expérimentés, assez d'intelligences fines pour empêcher ce désastre. Je persiste à penser qu'en France la gauche doit marcher sur deux jambes. Le PCF n'a survécu à ses erreurs et à l'effondrement mondial du communisme que très amoindri. Sans projet ni stratégie crédibles, l'extrême-gauche reste stérile. S'imagine-t-on qu'une blairisation du Parti socialiste déblaierait le terrain pour une nouvelle gauche ? La rage des vaincus et des dupes les conduirait plutôt aux diverses formes du rejet de la politique. L'une des extrêmes-droites les plus fortes d'Europe menace la France. Depuis 1962, la droite a gagné cinq fois l'élection du président de la République au suffrage universel. La gauche, deux fois : avec François Mitterrand, lequel, sauf un court et coûteux dérapage en 1968-1969, a toujours repoussé la tentation centriste et choisi l'union de la gauche sur un programme fort, quels qu'en fussent les défauts et les pièges. Une élection présidentielle ne suffira pas pour repenser, remodeler, reconstruire la gauche. Face aux problèmes complexes de la mondialisation, de la crise énergétique et climatique, des rapports Nord-Sud, il n'est pas facile de trouver des solutions. Mais pour débattre et expérimenter, encore faut-il, dans l'immédiat, gagner l'élection de 2007 en apportant des réponses claires et en préservant toutes les chances. Nous sommes à l'un de ces moments où il serait redoutable de laisser la politique s'estomper dans le bricolage et la brumeuse indécision. Face au tir nourri sarkozyste, la société française a besoin d'une ligne, non de pointillés. Laurent Fabius propose, pour les cinq années à venir, un ensemble de mesures sérieuses, solides, bien repérables, non pas gauchistes, mais sans concessions. Il formule des propositions fortes et concrètes sur les problèmes centraux du pouvoir d'achat, de l'écologie, de l'habitat, de l'enseignement et de la recherche, de la solidarité. Je reconnais dans son programme un diagnostic et une orientation pour réconcilier durablement les Français avec une gauche qui poursuivra sa rénovation en servant le peuple, fidèle à elle-même. Cette raison suprême dicte mon opinion : pour moi, c'est Fabius. Mer, 25/10/2006 - 22:15 10/22/2006 Héron, héron, petit patapon ...Cet après-midi, lors de ma ballade hebdomadaire en VTT sur le bord du canal de l'Ourcq, j'ai eu l'immense privilège de pouvoir photographier le héron que je croise de temps à autres ; il était à la sortie de Claye Souilly, très occupé à pêcher des petits poissons dans le canal et donc ma présence ne l'importunait ni ne l'intéressait ; je suis donc restée près d'une heure à le regarder.
C 'est vraiment impressionnant de voir avec quelle fulgurance et précision il plonge ... pour ressortir à tous les coups avec un poisson dans le bec !!! il attend longtemps, calmement, regarde de la berge ... et soudain il fond dans l'eau, c'est extrèmement rapide, et il sort avec sa proie encore vivante serrée dans son bec, qu'il retourne en l'air et avale en deux temps trois mouvements !!
De couleur gris bleutée, avec le poitrail blanc moucheté de noir, son regard clair et perçant, sa silhouette longiligne, c'est un oiseau extrèmement joli, très élégant dans ses déplacements.
Bref je me suis régalée à prendre ces quelques images ! 10/21/2006 Visite JM Pelt à Ivry / Université de l'Eau et du Développement DurableEn février 2006, Le Conseil Général du Val de Marne a crée l'Université Populaire de l'Eau et du Développement Durable. Le 18/10/2006 a eu lieu à Ivry la soirée inaugurale en présence de Jean-Marie PELT, l'éminent bilogiste et naturaliste.
Le premier cycle de cette université se déroulera tous les mardis soir de 19 à 21H.
Jean-Marie PELT a ouvert cette saison par une conférence d'environ une heure, suivie d'un questions / réponses avec la salle. Passionnant à écouter ce grand savant bourré d'humour, de gentillesse, passionné par son combat pour la préservation de notre environnement, de la biodiversité, de la Vie.
Bref une bien bonne soirée !
Voici quelques idées développées par JM Pelt lors son allocution :
Tout ce qui permet de produire de l'énergie actuellement (gaz, pétrole, uranium) aura disparu d'ici 50/60 ans. Par ailleurs, le déboisement d'intensifie dans plusieurs zones du monde (Chine, Amazonie, ...).
Notamment le développement hyper rapide de la Chine est un gros souci : la Chine utilise de plus en plus d'énergie (pétrole), déboise à tour de bras pour gagner de l'espace et utiliser le bois de chauffage, sans penser à reboiser. Donc ce pays constitue une grave menace : grosse augmentation de la pollution, gros dégagements de gaz à effets de serre, pas de politique environnementale.
Donc il de vient nécessaire que nous nous préoccupions de développement durable !!!
Partout la pollution des eaux augmente très vite ; les pesticides utilisés pendant de nombreuses années ont traversé les sols et sont présents presque partout. C'est un sujet grave dont on parle encore très peu : non seulement l'eau douce devient une denrée rare, mais en plus elle est fortement dégradée, et ce pour bien des années car de nombreux produits chimiques se sont déversés dans la terre et ont atteint les cours d'eau et les nappes phréatiques via les eaux de ruissellement.
Corrolaire : les cancers augmentent et tuent de plus en plus bien qu'on en guérisse presque un sur deux actuellement !
Il devient donc nécessaire de faire aboutir le projet européen REACH, qui consiste à faire interdire les molécules chimiques dont la dangerosité a été prouvée, à contrôler sérieusement toute nouvelle molécule avant sa mise sur le marché, à contrôler et mettre en place une vraie traçabilité de tous les produits chimiques en Europe. Car on a trop longtemps joué aux apprentis sorciers en utilisant des produits dont on ne connaissait pas les effets secondaires, les effets à long terme, ... quand on ne cherchait pas à fermer les yeux pour des raisons économiques ou pratiques !!!
Par exemple on sait maintenant que certains pesticides provoquent la féminisation de nombreuses espèces imprégnées de ces produits, par des modifications au niveau hormonal ; il existe une importante littérature à ce sujet.
Ceci a abouti au Danemark à la prise de mesures draconniennes qui ont permis de diminuer en 10 ans de 50% sa consommation de pesticides. Ce qui a motivé cette décision, c'est une série d'études épidémiologiques des Danois, qui a mis en évidence la progession du nombre de cancers, des cas de stérilité au sein de cette population.
Nous devons donc changer radicalement notre mode de fonctionnement : chimie, industrie, agriculture, politique énergétique.
Les aliments, l'environnement, nos corps, tout est imprégné par des molécules chimiques y compris par des molécules dont l'utilisation a été interdite depuis plusieurs années (cf. étude WWF).
Concernant la France, nous avons un grand retard dans le développement d'énergies renouvelables par rapport notamment à l'Allemagne (qui a investi dans l'énergie d'origine solaire et éolienne).
Il est donc grand temps pour nous de changer notre mode de fonctionnement : chimie, industrie, agriculture, politique énergétique, tout celà est à revoir d'urgence !
Car l'environnement, les aliments, notre corps, tout est imprégné par des molécules chimiques, alors que certaines sont pourtant interdites depuis plusieurs années (Cf. étude WWF réalisée à ce sujet).
En ce qui concerne plus particulièrement la France, nous accusons un net retard dans le développement des énergies renouvelables, par rapport notamment à l'Allemagne (énergie éolienne et solaire).
Autre point, le développement durable induit une idée de solidarité intergénérationnelle, solidarité entre le nord et le sud ...
C'est un concept opposé à notre modèle basé sur la compétition, la loi du plus fort, système de pensée directement hérité de Darwin et de sa théorie de l'évolution (seuls les plus forts, ceux qui se sont le mieux adaptés vont vivre, au détriment des plus faibles, irrémédiablement destinés à disparaître).
Darwin n'a vu dans la nature que la compétition ; il n'a pas vu la complémentarité, la solidarité entre les espèces pourtant très répandue, tant dans le monde animal que végétal.
Nous devons aller vers un modèle beaucoup plus solidaire, équitable, coopératif. Il faut réguler le système dans lequel nous vivons et qui est très inégalitaire.
Autre idée développée : JM Pelt suit depuis 10 ans le dossier des OGM. Il confirme les informations de Greenpeace et de la Confédération Paysanne selon lesquelles les dossiers de toxicologie menés ne sont ni fiables ni complets ; on ne peut donc pas dire en l'espèce qu'il n'existe aucun risque lié à la dissémination d'organismes OGM dans l'environnement.
Le principe élémentaire de précaution consisterait donc à n'utiliser les OGM qu'en milieu confiné !
Enfin dernier point abordé : le financement de la Recherche en France.
Autrefois, ce financement était essentiellement public ; désormais il est surtout privé, l'Etat s'est fortement désengagé. Résultat : les groupements économiques privés demandent un but, un résultat économiquement exploitable là où l'Etat finançait de la Recherche sans chercher systématiquement à obtenir des retombées immédiates. Aujourd'hui, il faut que la recherche aboutisse, ce qui fait que les scientifiques ont perdu leur autonomie, leur liberté dans leurs sujets de recherche.
De plus la recherche semble essentiellement tournée vers l'infiniment petit : biologie moléculaire, nannotechnologies, et on en oublie l'étude d'organismes complets (plantes, animaux, ...). Il n'existe plus de naturalistes tels que T. Monod et JM Pelt ...
JM Pelt se qualifie avec humour de dinosaure qui finira sur une étagère de musée dans un bocal rempli de formol en tant que dernier sujet d'une espèce désormais éteinte !
Voilà, j'ai essayé de vous retranscrire quelques une des idées abordées sur le riche sujet de l'environnement et du dévelopement durable, sujet qui va et doit devenir primordial si nous ne voulons pas disparaître par notre seule faute !
10/20/2006 Revue de presse du 20/10/06 : débat des candidats PS de Clermont FerrandJeudi 19 octobre 2006
10/19/2006 Prix et coût énergétique du bioéthanol : Dénonçons la désinformation !Communiqué de presse Confédération Pyasanne- 12 oct 2006 Le mondial de l’automobile a été l’occasion pour le gouvernement de poursuivre sa propagande en faveur de l’essence à 85% d’éthanol (E85) :
10/13/2006 Revue de presse du 13/10/06
10/12/2006 Campagne Web "j'aime les loups "Campagne web : "J’aime les loups"lundi 9 octobre 2006, par loup.org 10/10/2006 OGM : contamination
10/9/2006 AFP : Meeting Laurent Fabius du 08/10/06dimanche 8 octobre 2006, 19h02
PANTIN, Seine-Saint-Denis (Reuters) - Laurent Fabius a lancé un appel aux militants du PS qui éliront le 16 novembre leur prétendant à l'élection présidentielle en se présentant comme "le" candidat du projet socialiste. "Je suis candidat du projet socialiste, je ne mettrai pas mon drapeau dans ma poche et je veux porter l'espoir de tous ceux qui ont au coeur la même révolte que moi", a déclaré dimanche l'ancien Premier ministre, qui prononçait son premier discours d'aspirant officiel à l'investiture socialiste. "Le vrai débat porte sur notre stratégie de reconquête de nos électeurs et sur le contenu que nous voulons donner ensuite à l'alternance", a affirmé le député de Seine-Maritime devant des sympathisants réunis dans un gymnase de Pantin (Seine-Saint-Denis). Selon les organisateurs, 1.500 à 2.000 personnes étaient présentes. Certaines brandissant des panneaux "Laurent président". Parmi eux, l'ancien ministre Pierre Joxe, le sénateur de l'Essonne Jean-Luc Mélenchon, le député de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone et la députée européenne Marie-Noëlle Lienemann. "Pour moi, c'est clair, nous gagnerons à partir de nos thématiques, nous convaincrons avec nos propositions, nous gouvernerons avec nos partenaires, c'est-à-dire avec la gauche", a lancé Laurent Fabius sous les applaudissements. L'ancien Premier ministre a dénoncé l'"inefficacité abyssale" du ministre de l'Intérieur et probable futur candidat de l'UMP à la présidentielle, Nicolas Sarkozy. "Lui dont la mission constitutionnelle est d'apporter le calme, il contribue à la violence, lui qui cherche à rassurer est un facteur d'inquiétude", a-t-il estimé. Devancé dans les sondages par les autres candidats à l'investiture, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius a jugé que "tous les candidats ont leur mérite" mais il estime être celui qui a le mieux entendu les électeurs. "Je tire les leçons de notre expérience, de ce qui a marché et de ce qui n'a pas marché", a-t-il expliqué, faisant allusion à la précédente élection présidentielle et au référendum sur le traité constitutionnel européen du 29 mai 2005. "Je suis attentif à ce qu'ont dit constamment les Français depuis 2002 dans leur vote et dans leur mobilisation. Ils ont dit en particulier que le libéralisme n'était l'avenir ni de la France, ni de l'Europe, ni de la gauche, ils ont dit que le libre échange devait céder la place au juste échange", a ajouté l'ancien Premier ministre. CANDIDAT DU POUVOIR D'ACHAT Laurent Fabius s'est aussi présenté comme le "candidat du pouvoir d'achat", rappelant son intention de revaloriser le smic, les petits et les moyens salaires. "C'est d'abord le pouvoir d'achat, la capacité de faire face, pour les dépenses de sa famille et pour les siennes, c'est d'abord une vie digne qui est à la base du socialisme, du social, de la République et du bonheur", a-t-il dit. Consacrant l'essentiel d'un discours d'une heure à la politique générale, sans vraiment évoquer les autres candidats socialistes, Laurent Fabius a mis en avant les questions du logement, de la recherche, de l'éducation et de l'Europe. Estimant que "le régime actuel est à bout de souffle", il a également appelé de ses voeux "une République parlementaire nouvelle" et déclaré que s'il était élu, les Français seraient consultés sur cette question en septembre 2007. L'ancien défenseur du "non" au traité constitutionnel européen a plaidé pour "une Europe différente, sociale, démocratique et environnementale, qui donne sa chance aux Européens et à la France". Il a également prôné "une nouvelle politique africaine" fondée sur le développement, évoqué la "question grave" de la crise du nucléaire iranien. Sur la situation au Proche-Orient, "question mère de tous les conflits", il a affirmé le droit à l'existence et à la sécurité d'Israël ainsi que la nécessité d'un Etat palestinien "viable et gérable". Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn ont été officiellement désignés candidats à l'investiture socialiste samedi lors d'un conseil national de leur parti.
10/6/2006 Mau EgyptienCoup de coeur !! L'élevage amateur de chats Maux de Christine Job ; ses chats sont vraîment très beaux et on sent l'amour et la passion pour les chats chez cette éleveuse !!! Bravo Christine, continue même si certains éleveurs jaloux te disent plein de vacheries parce qu'ils sont verts de voir à qeul point tu produits de jolis chats !!!
Christine JOB, Chatterie du Dieu Thôt, 8 Avenue Meissonier, 78300 POISSY, FRANCE Tel: 06.13.50.46.87 site web: http://chatteriedieuthot.com Surpêche : engagez vous contre ce fléau qui vide nos océans !
Grippe aviaire ... Vous vous rappelez comme on nous a saoulé avec ça l'hiver dernier ? ... ben lisez la suite ...Grippe aviaire: le risque lié aux migrateurs est "négligeable", selon l'AFSSA
PARIS (AP) - Le risque de voir le virus hautement pathogène de la grippe aviaire H5N1 introduit en France par les oiseaux migrateurs est "négligeable", affirme l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFFSA). "Compte tenu de la situation épidémiologique présente en Europe et dans les zones de départ des oiseaux migrateurs, l'Agence a évalué le risque actuel d'introduction du virus par les oiseaux migrateurs comme négligeable", selon un avis disponible vendredi sur le site Internet de l'AFSSA. L'agence souligne que le virus H5N1 pourrait être introduit en France par "d'autres sources que la faune sauvage" et qu'il est "difficile de prévoir a priori toutes les situations épidémiologiques pouvant constituer une menace". Un foyer de grippe aviaire a été détecté dans l'Ain en février dernier. La maladie a disparu après l'abattage des volailles de la zone. Depuis son apparition, le virus H5N1 de la grippe aviaire a touché des volailles dans une cinquantaine de pays. Environ 250 personnes ont été touchées par ce virus transmissible à l'homme, et au moins 148 sont décédés, selon l'Organisation mondiale de la Santé. AP 10/5/2006 Pétition anti-fourrure à signer de toute urgence !!!Site à visiter en priorité et pétition à signer si vous voulez participer à l'interdiction de l'utilisation de fourrure de chats et chiens qui entre en France sous des appellations farfelues ... et plus largement à l'interdiction de l'élevage d'animaux pour leur fourrure, parce qu'il y a plein d'autres matières belles et chaudes que l'on peut utiliser dans la mode et qui ne nécessitent pas la mort d'innocents animaux !!!
De toute façon, les fourrures ne sont vraiment belles et mises en valeur que sur les créatures pour lesquelles la Nature les a crées !!! Regardez les photos des fauves que j'ai prises à Auneau ; une fourrure de lynx n'est belle que sur le dos d'un lynx, celle d'une panthère, sur une panthère ...
Y en a marre de ce retour cyclique de la fourrure dans la mode ! Il y a plein d'autres matières que l'on peut utiliser sans faire souffrir et tuer des animaux innocents !
Ras le bol de ces manteaux qui sentent le cadavre et les animaux suppliciés, élevés dans des conditions abjectes, piégés, pendus, noyés, gazés ... pour que quelques pintades friquées puissent briller en société !! 10/4/2006 Ecologie : Pourquoi choisir Laurent Fabius ?Pourquoi, pour l’écologie, nous choisissons Laurent Fabius Par Claude GEWERC, Président du Conseil Régional de PicardieGéraud GUIBERT , Vice-président de la communauté urbaine du MansResponsable national à l’écologie du Parti Socialiste Philippe MARTIN , député du Gers, Président du Conseil généralJacques SANTROT , Conseiller Régional de Poitou Charente, Président de la Communautéd'agglomération de Poitiers, Maire de Poitiers Chacun en a aujourd’hui conscience, le dérèglement climatique, la réduction de la biodiversité, les pollutions et leurs conséquences sanitaires sont devenus des enjeux majeurs pour aujourd’hui et demain. La gauche et les socialistes ne peuvent plus sous-estimer ces défis qui engagent l’avenir de la planète et de l’humanité, et qui sont devenus pour une partie de la population des préoccupations fortes et des critères de vote qui comptent. Dans la perspective de 2007, il est important de choisir le candidat qui aura le mieux intégré cette préoccupation et la vision la plus claire des changements à opérer dans ce domaine. Au-delà de la fidélité à l’homme et de l’accord profond avec la stratégie de rassemblement à gauche seulement possible sur une ligne clairement de gauche, notre choix en faveur de Laurent Fabius s’explique par une réflexion de fond sur les caractéristiques que doit avoir à notre avis notre candidat face à ces enjeux de fond. Pour les socialistes, la politique écologique future doit, selon nous, dans la période qui s’ouvre, se fonder sur quatre caractéristiques. 1) Il est d’abord nécessaire d’avoir une vision à long terme, alors que la vie politique et médiatique pousse aux raisonnements et aux positionnements de court terme. Ceci suppose des convictions de longue date, claires et fortement ancrées. C’est le casde Laurent Fabius, qui a été un des premiers, dans ses écrits et en particulier dans son livre « C’est en allant vers la mer » paru en 1990, à consacrer un chapitre entier à ce sujet enmettant en évidence l’importance des sujets écologiques. Il a été un des premiers à prendre position et à agir pour que le parti socialiste prenne totalement en charge ces sujets, sans les sous-traiter à d’autres. 2) Il est en deuxième lieu indispensable, pour nous socialistes, de lier étroitement l’enjeu écologique à celui de la solidarité, dans notre pays, dans le monde et avec les générations futures. L’apport propre des socialistes doit être de penser dans le mêmemouvement le changement écologique et le changement social, car l’un ne peut aller sans l’autre. Ceci suppose d’avoir une vision précise des contradictions que cela peut impliquer, par exemple sur les prix de l’essence ou la politique agricole, et surtout des propositions adaptées pour les surmonter. Il ne sert à rien de prôner l’excellence environnementale si on ne dit pas à l’avance très concrètement ce qu’on veut décider sur des sujets sensibles. C’est ce que Laurent Fabius a courageusement fait, en prenant position contre l’EPR ou en participant personnellement à la mobilisation de la confédération paysanne contre les OGM tout azimut. 3) Il est tout aussi nécessaire, et c’est la troisième exigence, de relier l’enjeu écologique aux méfaits d’un système économique et sociale qui tend à généraliser la concurrence et le recours au secteur privé dans tous les domaines. Chacun le sait, il n’yaura de vraies percées écologiques que sur la base de régulations publiques fortes, que ce soit dans les domaines énergétiques, de l’habitat, des transports ou de l’urbanisme. En ce sens, les engagements clairs de Laurent Fabius sur le retour à un statut 100% public d’EDF, le réexamen immédiat de la mise en concurrence de l’énergie pour les particuliers prévue par la droite au 1er juillet 2007 ou le renforcement du service public de l’environnement et en particulier de l’eau sont décisifs. Il est de la même façon évident que l’utilisation indispensable de la fiscalité dans la lutte contre le changement climatique suppose une harmonisation européenne impossible à atteindre tant que ces sujets sont soumis à l’unanimité, qui, heureusement, n’a pas été gravée dans le marbre par un texte constitutionnel. Ceci constituera un des moyens de sortir par le haut de l’échec de l’extension de la TGAP, du à l’époque, rappelons-le, à une décision particulièrement contestable du conseil constitutionnel. 4) L’enjeu écologique sans doute le plus important est enfin aujourd’hui de convaincre que nous sommes prêts, au-delà des discours et des propositions emblématiques, à agir massivement, par exemple contre le changement climatique. Lamultiplication des initiatives locales, pour lesquelles de nombreuses collectivités à direction socialiste sont en pointe, est une excellence chose, mais le principal défi aujourd’hui est d’agir pour les généraliser grâce à une politique ambitieuse au niveau national. Notre population est très sceptique dans ce domaine, trop habituée au décalage permanent entre les discours et les actes, particulièrement sensible en matière environnemental. Ceci suppose, comme Mendès- France et Mitterrand nous l’ont appris, non de rester dans le flou, mais de faire à l’avance des propositions claires et courageuses qui, en cas d’élection, seront d’autant plus applicables qu’elles seront ratifiées par notre peuple. C’est le sens de la démarche de Laurent Fabius dans ses 7 engagements, dont le quatrième, l’écologie active. Le choix de notre candidat est un acte important. Il doit s’opérer non en fonction de telle ou telle pression, mais d’une analyse lucide des caractéristiques des uns et des autres face aux enjeux de l’heure. La question de l’écologie est d’autant plus importante pour nous qu’il s’agit d’un thème majeur pour rassembler la gauche. C’est un raison de plus de nous faire choisir Laurent Fabius, pour un socialisme à la fois rénové et fier de son identité, un socialisme écologique. 10/2/2006 Procédure de désignation du candidat socialiste13 L’HEBDO DES SOCIALISTES 30 septembre 2006L’investiture présidentielle : comment va s’organiser le débat interne ?La commission de préparation du scrutin interne de désignation du candidat socialiste à l’élection présidentielle s’est réunie le 26 septembre autour de Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande. Elle a proposé une « charte d’organisation du débat interne », adoptée par le bureau national, dont voici les principaux éléments. LE VOTE A bulletin secret. Le vote des militants, réunis en assemblée générale de section, aura lieu le jeudi 16 novembre. Seront autorisés à y prendre part tous les membres du Parti socialiste ayant adhéré avant le 1er juin et à jour de leur cotisation. Quant aux nouveaux adhérents, ils devront s’être préablement présentés en section. La liste définitive du collège électoral sera arrêtée sur la base des travaux du Bureau national des adhésions après consultation de toutes les fédérations, au plus tard le 16 octobre. Deuxième tour : jeudi 23 novembre. LE DÉBAT EN RÉGION Trois grands débats régionaux, répondant à un cahier des charges semblable à celui organisé à Lens sont envisagés. Un devrait se dérouler en Ile de France et deux en régions. Par ailleurs, les candidat(e)s à l’investiture ou un de leurs représentants pourront rencontrer, à leur demande, les militants dans toutes les fédérations du Parti, au cours de la période comprise entre le 9 octobre et le 23 novembre. LE DÉBAT À LA TÉLÉVISION Trois débats télévisés seront retransmis, en direct, par les chaînes parlementaires (sur la TNT, le satellite et le câble). : les mardi 10, 17 octobre et 7 novembre à partir de 20 h 30. Chacun abordera un thème spécifique : les questions économiques et sociales, les questions de société, d’environnement et de démocratie, les questions internationales et la place de la France en Europe, dans le monde. Dans le cadre d’un second tour, un débat télévisé sera organisé le mardi 21 novembre. 10/1/2006 Déclaration de candidature de Laurent FabiusJ’ai décidé, si les militantes et les militants socialistes le veulent, d’être candidat à la Présidence de la République. J’ai pris cette décision parce que la France a besoin de changement. Parce que le changement ne peut venir que de la gauche, de la gauche rassemblée autour d’un projet novateur. Le projet socialiste que je porterai comprendra d’abord l’amélioration du pouvoir d’achat, en particulier par l’augmentation du Smic, des salaires et des retraites. J’engagerai un effort massif pour l’emploi – qui implique des entreprises dynamiques - ; un effort pour l’éducation, la formation et la recherche ; un effort pour le logement et la santé. Avec le nouveau gouvernement qui sera constitué et qui sera composé à égalité de femmes et d’hommes, j’avancerai vers une République parlementaire nouvelle, organisant une vraie responsabilité politique, défendant les services publics et tenant bon sur le terrain de la laïcité. Enfin je me mobiliserai pour relancer et réorienter la construction européenne sur le plan social, sur le plan économique, sur le plan écologique face à la mondialisation et en respectant, bien sûr, les résultats du dernier référendum. Dans ce monde nouveau et rude, la tâche ne sera pas facile. Mais j’ai confiance. J’ai confiance parce que la France, ce pays magnifique et que j’aime, porte en elle des ressources puissantes. J’ai confiance parce que je me suis préparé pour cette tâche. J’ai confiance parce que je sais que la majorité des Français, en particulier les jeunes, ne veulent pas d’une société brutale et précaire que leur prépare Monsieur Sarkozy, mais qu’ils veulent comme nous une France forte, une France juste, une France sûre, une France solidaire : une France forte parce que solidaire. Voilà pourquoi je suis candidat à la Présidence de la République : pour changer et pour gagner. Vive la République et Vive la France ! |
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