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11/23/2006 billet en cours de construction !!! Pont-Croix, dans le Finistère, située sur l'estuaire du Goyen, est la capitale du Cap Sizun.
Ses petites ruelles médiévales, son architecture (XVe, XVIe, XVIIe siècles), en font un lieux de balade reposant et de choix, pour qui aime les vieilles pierres ...
La collégiale Notre Dame de Roscudon (XIIIe siècle) est un vrai petit bijou, de la dentelle de pierre !
A l'époque où fut érigée Notre Dame de Roscudon, PONT-CROIX n'était qu'une trève (dépendance) de Beuzec-Cap-Sizun qui avait rang de paroisse. D'où l'appellation d'église " tréviale ". C'était aussi une " collégiale " , ce qui supposait un collège permanent de prêtres ou de chapelains assurant l'office divin et l'assurance de libertés importantes de la part du seigneur du lieu sous forme de prébendes (revenus attachés à un titre ecclésiastique) nécessaires à l'entretien de ce collège.
Construite au milieu du XIIIème siècle, vers 1240-1250, l'église originelle était romane, mais ce roman tardif (le gothique s'épanouissait déjà un peu partout) très élégant et allégé, est en fait une transition vers le gothique.
Cette église primitive n'avait pas de flèche mais une simple tour-lanterne massive et austère surmontée d'un simple toit bas à pans coupés.
Vers 1290, Sinquin de PONT-CROIX, fondateur de l'église, fait modifier la partie haute du pignon ouest, agrandir le choeur de deux travées supplémentaires et édifier sur le côté-sud du choeur une vaste chapelle en équerre aujourd'hui connue sous le vocable de Chapelle du Rosaire. La construction de cette chapelle aurait entraîné d'ailleurs la suppression du deuxième bas-côté sud du choeur. Les piliers ainsi libérés ont peut-être servi à édifier les travées supplémentaires en haut du choeur.
En 1391, Jean 1er de Rosmadec épouse Alix de Tyvarlan, héritière des seigneurs de PONT-CROIX. C'est vraisemblablement en prévision de ce mariage qu'il fit construire sur le côté méridional de la nef le superbe porche monumental, chef-d'oeuvre du gothique rayonnant.
Ce Jean 1er de Rosmadec était le demi-frère de Bertrand de Rosmadec évêque de Quimper. Cette parenté explique le fait que, vers 1440-1450, son petit-fils Jean II de Rosmadec, ayant décidé d'ériger une flèche sur la base de la tour carrée initiale, ait pu avoir connaissance et utiliser les plans des flèches de la cathédrale de Quimper.
Jean II de Rosmadec fit également construire la chapelle des fonts baptismaux et modifier la chapelle située à l'est du bras sud.
Le porche méridional du transept date aussi du XVème siècle.
Entre 1528 et 1544, Alain II de Rosmadec allonge le choeur d'une travée supplémentaire, fait transformer le chevet droit en chevet polygonal (dit à noues multiples) permettant un meilleur éclairage de l'autel et du haut du choeur. Il fait également refaire les remplages (fenestrages) des chapelles méridionales.
Au XVIIIème siècle, la façade ouest fut remaniée et la sacristie reconstruite, adossée à la chapelle du Rosaire. L' ECOLE DE PONT-CROIX ET SON INFLUENCE
L'église Notre Dame de Roscudon a eu une telle influence sur l'architecture religieuse en Cornouaille que certains auteurs ont admis l'existence d'une école de PONT-CROIX. 11/19/2006
)Quelques données Locronan est une petite commune de 800 habitants dont l'activité principale est le Tourisme. Classée au titre des Monuments Historiques depuis 1924, Locronan fait partie de l'association des "Plus beaux Villages de France" et est labellisée "Petite Cité de Caractère de Bretagne". La cité accueille tous les ans entre 600 000 et 800 000 visiteurs.
Au temps de Saint Ronan |
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Ronan est à l'origine du nom de la cité "Locus Ronani" qui signifie lieu sacré de Ronan |
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)Saint Ronan Ronan est un évêque irlandais en charge, à Rome, de la détermination de la date de Pâques pour les années suivantes : rôle très important, quand on sait tout ce qui tournait, à cette époque, autour de la plus grande fête religieuse de la chrétienté, entre autres, la détermination de la date des grandes foires.
Venu à Tours pour la tenue d'un concile, il poursuit son voyage jusqu'à ce nemeton du bout du monde qui faisait tâche dans la Bretagne chrétienne. En effet, lorsque Ronan arrive dans la forêt de Nevet, sans doute vers le 7ème siècle, ce lieu est encore sous influence druidique. Le nemeton est toujours là, avec son panthéon de divinités liées au culte de la nature. Toute la région était évangélisée, les communautés chrétiennes, en provenance de Cornouaille ou du Pays de Galles, s'étaient installées tout autour de ce nemeton (Plogonnec, Ploeven, Plomodiern...) sans pouvoir y faire pénétrer la nouvelle religion. Le grand monastère de Landévennec brillait de tout son éclat.
Ronan arrive donc dans cette forêt sacrée et décide d'y construire son ermitage. Il se heurte immédiatement à la Kebenn, que la légende sacrée nous présente comme l'épouse de son premier disciple, jalouse de l'influence de Ronan sur ce dernier. Mais peut-être était-elle plutôt la dernière "grande druidesse du nemeton"?.
Elle le traîne devant le Roi Gradlon, grand monarque de Cornouaille, dont la capitale était "Ys, la belle", plus tard engloutie par les flots en punition divine de la dépravation de sa fille Dahut.
Mais Ronan saura convaincre Gradlon,et il pourra continuer son oeuvre. Au lieu de tenter de détruire le nemeton, il en fera une terre sacrée, où saints et saintes remplaceront les divinités celtiques : Ana deviendra Anne et Ronan lui-même prendra la place de Lug.
Sa mission accomplie, il se retirera à Hillion, dans les Côtes d'Armor, où bourgs et chapelles ont conservé son souvenir.
Il faudra attendre le 9ème siècle pour qu'au retour de ses reliques son culte prenne des proportions si importantes que les Ducs de Bretagne y viendront eux-mêmes en pèlerinage.
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)Le palais carolingien Au pied de la montagne de Locronan, des fouilles récentes, menées par le CNRS, ont mis à jour les ruines d'un site palatial, d'époque carolingienne. Etant donné la dimension du site et la nature des découvertes, il paraît évident que les prochaines fouilles nous révéleront des moments importants de ce haut-Moyen-Age , encore si mystérieux.
11ème siècle - Le prieuré
Alain Canhiart, Comte de Cornouaille, sera à l'origine de la cité d'aujourd'hui. Ce sera lui, qui, en 1031, confiera les terres de l' " immunité du saint " (l'ancien nemeton), qui englobent l'ermitage de Ronan, aux moines bénédictins de l'abbaye de Quimperlé qu'il vient de créer.
Peu après, s'élèvera une première église romane à l'emplacement de l'oratoire de Ronan. |
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13ème siècle - Pierre Mauclerc
L'endroit va prospérer du fait de l'afflux des pèlerins sur la tombe de Ronan, et de la protection des Ducs de Bretagne car la famille des comtes de Cornouaille a, entre temps, accédé à la tête du Duché.
Au début du 13ème s., Pierre Mauclerc , duc de Bretagne, transformera la petite communauté de moines, en véritable prieuré.
A la même époque, un chanoine du châpitre de la cathédrale de Quimper entreprend d'écrire l'hagiographie de Ronan.
Cette vie de saint Ronan est étudiée de très près actuellement, car le chanoine, dont le nom nous est resté inconnu, a puisé pour écrire cette vie miraculeuse dans des textes très anciens, et des traditions orales bien antérieures à la christianisation du nemeton, entre autres la possibilité de l'existence du quadrilatère sacré des traditions indo-européennes dans ce haut lieu celtique .
15ème siècle - L'église priorale
L'ancienne église romane devenue bien trop petite pour accueillir tous les pèlerins, la manufacture de toile à voiles s'étant développée, l'idée se fait jour de la construction d'une nouvelle église.
Commencés en 1420 sous le règne de Jean V, les travaux se poursuivront sous Arthur III (comte de Richemont et compagnon de Jeanne d'Arc) et seront terminés en 1477 sous le règne de François II (père d'Anne de Bretagne) qui l'aura voulu " en forme de cathédrale ".
Locronan du Bois (Lokournan Coat Nevet) s'enorgueillira ainsi d'une magnifique église gothique voûtée de pierre et dont le clocher culminera à près de 70 m. Ce clocher sera trois fois abattu par la foudre : reconstruit à deux reprises (en 1640 et en 1722), il n'en restera, après la troisième chute, en 1808, que la massive tour carrée qui, outre sa flèche, aura même perdu ses arc-boutants …
L'église sera dotée de grandes orgues installées en 1672 par le célèbre Thomas DALLAM.
16ème siècle - Anne de Bretagne
Anne de Bretagne, si chère au cœur des Bretons, vouait une dévotion toute particulière à saint Ronan. L'une de ses filles fut appelée Renée en hommage au saint à qui elle attribuait ses nombreuses maternités.
Anne de Bretagne tint à manifester d'une autre manière son profond attachement à saint Ronan en faisant édifier, contiguë à l'église priorale, la chapelle du Penity pour donner au tombeau du saint un écrin digne de lui.
Après la mort de son premier mari, Charles VIII, elle revint en Bretagne, et tint à visiter tout son duché.
C'est à cette occasion qu'elle accorda à Locronan le titre de ville.
17ème siècle - Les barons de Nevet
Les sires de Névet apparaissent au cours du 12ème s. pour s'affirmer à la fin du siècle. Au 17ème s., ils dominaient huit paroisses autour de Locronan. Leurs armes étaient " d'or au léopard orné de gueules ", et leur devise : "PERAG" (en français : "Pourquoi?") Elles sont visibles, en bas et à droite, sur la maîtresse vitre de l'église de Locronan.
18ème siècle - La cité de granit
Le développement de la Manufacture de toile à voiles ainsi que les nombreuses exemptions d'impôts accordées par les Ducs à chacune de leurs visites à Locronan contribuèrent au développement de la cité et à l'enrichissement des négociants.
Aussi, à partir du 17ème s., la ville s'orna-t-elle de magnifiques demeures, formant un cadre idéal à l'église priorale, et témoignant de la richesse de la cité : négociants, officiers du Roy, Compagnie des Indes, notaires …, tous rivalisèrent, nous laissant un magnifique témoignage de l'architecture de la Renaissance bretonne.
De nombreux artisans s'installeront à Locronan : la gamme habituelle des métiers indispensables à toute collectivité, mais de façon typique, un lamier (fabricant des cadres métalliques des métiers à tisser) et des métiers d'art : peintres, doreurs et vitriers …et un " maistre tailleur de pierres et architecteur de bastiments ".
La rue Moal et la rue saint Maurice seront les rues des tisserands et des artisans. Dans la rue Moal, le quartier le plus animé de Locronan car le quartier des tisserands se trouvait l'hôpital Saint Eutrope près de la chapelle du même nom, dont il ne reste que des ruines. Au bas de la rue, se dresse toujours une autre chapelle dédiée à N.D. de Bonne Nouvelle (15ème - 17ème s.), près d'une fontaine monumentale portant l'inscription " I.CONAN.MARCHAND DE TOILE L AN 1698 " | 11/18/2006 Plozevet dans le Finistère, au coeur de la baie d'Audierne, à proximité de la Pointe du Raz, Douarnenez, Pont-Croix, Pont l'Abbé, Pen March', St Guénolé, la Pointe de la Torche, ... pour moi surement une des plus belles régions de France ...
Quelques photos pour vous faire partager mon engouement pour cette bourgade et cette région bigoudenne que j'aime tant.
Bientot je mettrais en ligne d'autres billets sur la région.
11/3/2006 Quelques photos de Paris avec cette belle lumière d'automne : jardin du Luxembourg, Marais, quartier Notre-Dame / St-Michel ...
nous sommes le 3 novembre, fonds de l'air frais mais sec, jolie journée, que je partage volontiers avec ceux qui n'ont pas la chance de pouvoir flaner dans Paris .... et bientôt j'espère vous proposer de belles photos sur ce blog avec le magnifique joujou que je viens de m'offrir : un zoom Sigma 135-400 de pro !!!
Un peu frisquet mais joli temps ensoleillé en ce début de balade, le 1er novembre ... Balade de 63 km quand même !
Et puis petit à petit ça se couvre, gros nuages noirs qui s'amoncellent ... et au detours d'une boucle de l'ourcq, j'avise ce magnifique arc en ciel ... et tellement absorbée par ces si jolies couleurs ... je me suis pris l'averse !!!
C'est la vie !!! 11/2/2006
Laurent Fabius a promis de faire sien le projet du PS s'il est investi. Le candidat ne
doit-il pas disposer d'une marge de manoeuvre par rapport au parti ?
Laurent Fabius a dit que le projet du PS est le sien, mais enrichi par des propositions qui
vont parfois très au-delà et qui le précisent et l'améliorent. Enrichir veut dire ajouter et
améliorer, pas retrancher ou diminuer. C'est en cela que ses propositions sont différentes de
certaines de celles de ses compétiteurs, parfois plus frileux et plus hésitants. Et Laurent
Fabius respectera l'esprit de ce que les militants socialistes ont approuvé.
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