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    11/24/2008

    Défense du parti socialiste ! Unité du parti socialiste ! Unité de toute la gauche !

    Défense du parti socialiste ! Unité du parti socialiste !
    Unité de toute la gauche !

    Combattons le sarkozysme qui détruit tous nos droits sociaux…

    Assez de division, Manuel Valls et Ségolène Royal :
    les voilà qui appellent à une manifestation devant Solferino quasiment, tout en se victimisant et en donnant des leçons de « code d'honneur » à ceux qui ne s'inclinent pas devant leur forcing. Ségolène Royal veut revoter et Valls prétend que c'est « la Floride »…
    N'ont-ils pas, pour élargir artificiellement les voix de Ségolène Royal, les voix bloquées des Bouches du Rhône de Jean-Noël Guérini et de l'Hérault de Georges Frêche ? Comment osent-ils attaquer les voix du Nord, sans balayer devant leur propre porte… au sud ?
    Ségolène Royal ne propose t elle pas de réintégrer Georges Frêche pour assurer ses marges alors qu'elle demande de « revoter » une troisième fois appuyée par tous les médias aux ordres…
     
    Oui, il y a de la triche et c'est intolérable : en Hérault les observateurs envoyés par le bureau national ont été chassés des bureaux de vote par les partisans de Ségolène Royal ! Il faut stopper cette triche, oui, il faut bannir la fraude dans un parti démocratique, mais pourquoi choisissent-ils de le faire parce que c'est eux qui perdent de peu de voix ?  Ils n'ont rien dit quand le « non » était battu le 1er décembre 2004 alors qu'il était manifestement majoritaire en interne, le vote des électeurs socialistes l'ayant confirmé en externe le 29 mai 2005 ?
    Qui peut croire aux appels soudains à la transparence de ceux qui trichent eux-mêmes  ?
     
    Assez de fausse morale, assez de pression médiatique extérieure, assez de division ! Assez de forcing pour s'emparer du PS par tous moyens, vendre son siége, balayer son programme social, l'ancrer au Blairisme et à Bayrou…
     
    Valls qui veut changer le nom du PS, est trois fois sur quatre en accord avec Sarkozy, il se déchaîne sur tous  les écrans contre Martine Aubry – sans oublier de dire au passage qu'il est pour qu'on travaille tous le dimanche.
    Valls porte-parole de Ségolène Royal exprime par ses excès, l'impatience de casser le parti socialiste, d'empêcher que les idées de gauche qui ont progressé avec la motion C de Benoît Hamon n'y deviennent, sous la poussée du mouvement social, prochainement dominantes.
     
    Les enjeux sont très politiques ; orientation droitière vers la droite-Modem, ou orientation vers l'unité de toute la gauche.

    Contrairement aux présentations qu'en font la droite et les grands médias, ce n'est pas une bataille de personnes, c'est une des plus grandes batailles d'idées qu'ait connu ce parti dans la grande tradition socialiste. Même si ces idées s'expriment de façon déformée, elle sont là, éclatantes : un choix entre un cours à gauche, ou un cours droitier. D'où la lutte vivante au coude à coude, à rebondissement : une mue ne se fait pas sans souffrance.

    La motion autour de Royal est contre les 35 h, contre la retraite à 60 ans, contre le contrôle des licenciements, contre la hausse du Smic à 1500 euros et, de façon générale, ils ne parlent jamais de hausse massive des salaires, de code du travail, ni de Sécu pour tous, ni de redistribution des richesses. On comprend pourquoi elle a les faveurs des grands médias aux ordres : ils nous ont déjà fait le coup pour la désignation de la candidate en 2006.
     
    Le vote le plus important n'est pas celui sur les personnes, c'est celui sur les motions. À la lumière de ce qui se passe, il faut conserver le vote à la proportionnelle, et supprimer le vote majoritaire présidentialisé, personnalisé sur le premier secrétaire. Le premier secrétaire doit être désigné au sien des instances et les refléter.

    Ca ne peut pas être une question de personne puisque  Ségolène Royal a elle aussi participé à toutes les directions, toutes les majorités, conseillère, ministre, membre du BN, depuis 1983, elle a cautionné, voté, mis en œuvre, elle est liée à  tout ce qui s'est fait jusqu'à Dijon, Le Mans, Reims.
     
    Il faut rendre sa noblesse au débat socialiste actuel : oui au débat pour savoir comment nous faisons face à la crise du capitalisme, non aux querelles pour ou contre unetelle ! Oui, au débat de motion, au choix d'orientation pour trancher s'il faut d'abord redistribuer les richesses pour relancer la croissance ou si pour relancer la croissance, il faut poursuivre la rigueur…
     
    Un vrai débat, le même, existe à propos du choix entre l'alliance avec la droite-modem ou l'alliance avec toute la gauche. 70 % du congrès a tranché pour une alliance de toute la gauche contre toute la droite, avec, en l'occurrence, Martine Aubry… Mais Manuel Valls et Ségolène Royal  essaient de noyer cela comme si nous n'avions pas voté et tranché à 70 % des voix… Ce n'est pas une question de personne ce qui arrive, c'est une question politique de fond : s'orienter vers Bayrou, ou rassembler, reconstruire, raviver la gauche, c'est un vrai choix.
     
    Il faut rétablir l'unité du parti socialiste pour demain construire l'unité de toute la gauche !

    Nous comprenons l'impatience de tous ceux qui veulent une issue alors que les grèves se développent, à Air France, à la SNCF, à La Poste, dans des centaines d'entreprises du privé pour l'emploi et les salaires.
    Le monde de Sarkozy, ses amis banquiers et banqueroutiers, s'effondre, il trouve des centaines de milliards à leur donner, alors qu'en face des besoins des services publics, des hôpitaux, des écoles, des équipements collectifs dans nos banlieues, de hausse des salaires, il avait prétendu que « les caisses étaient vides ».
    L'effroyable crise du capitalisme qui ne fait que commencer est l'aubaine pour les profiteurs, spéculateurs, les actionnaires, le CAC 40, les 500 premières familles qui continuent de pressurer les salaires, de supprimer les emplois, de millions et de millions de salariés qui produisent les richesses et n'en reçoivent pas la part qu'ils méritent ! La France d'en haut n'a jamais été aussi riche, florissante et la France d'en bas aussi maltraitée, spoliée, pillée.
     
    Le parti socialiste doit retrouver le ton de combat, de mobilisation, de participation aux luttes sociales, d'opposition au sarkozysme qu'il n'aurait jamais dû quitter. C'est ce que cherchent intuitivement les militants par-delà les questions de personne : à Reims ils applaudissaient tout ce que tous les orateurs des différentes motions disaient de plus gauche ! Ils faisaient une ovation à toutes celles et tous ceux qui proposaient l'unité…
     
    Il n'y a pas d'exclusive de personnes ! Ah que Ségolène Royal aurait pu faire l'affaire si elle ne provoquait pas le reste du parti et ne se proposait de le droitiser et de le casser… Ce n'est pas sa personne qui crispe, ce sont ses positions droitières à contre courant de la majorité de la gauche. Ah  qu'elle aurait pu faire l'affaire si elle défendait un vrai programme social capable de gagner, si elle savait battre le « travailler plus pour gagner plus de Sarkozy », au lieu de le laisser sans réponse…
     
    De 2004 à 2008 nous avons gagné toutes les élections sauf la présidentielle ! Nous avons eu 20 régions sur 22 les 21 et 28 mars 2004 dans la foulée du grand mouvement de 2003 qui rejetait la loi Fillon contre les retraites !  Nous avons eu 30 % des voix en juin 2004 en défendant l'Europe des 35 h et du Smic européen. Nous avons gagné 2 villes sur 3 en mars 2008 et 61 départements sur 100 confirmant, en dépit de mai 2007, que la France était à gauche ! Pour gagner  tous ces scrutins, nous n'avons pas eu besoin d'appoint de la droite Modem.

    Mais pour gagner une présidentielle, il faut tenir un vrai discours de rupture, de transformation sociale, avec des mesures sociales phares, ce que n'a pas fait et ce que ne veut pas faire Ségolène Royal. Tous les problèmes de fond viennent de là : or elle s'acharne alors qu'elle s'était prétendument « mise au frigidaire », à s'imposer en tant que « personne », jouant de démagogie, sans être capable de rassembler les 70 % de militants qui n'ont pas voté pour la motion de Gérard Collomb.
     
    Gérard Filoche lundi 24 novembre 2008  D&S n°159/160 nov-déc

    11/19/2008

    «Dans le parti réel, Hamon est celui qui a le plus convaincu»


    «Dans le parti réel, Hamon est celui qui a le plus convaincu»

    Interview LIBERATION

    Razzy Hammadi, proche de Benoît Hamon, estime que le représentant de l’aile gauche du parti «sort renforcé du congrès» et croit même en «un effet obhamon».

     

    Recueilli par FRANÇOIS VIGNAL

    Razzy Hammadi, ex-président du MJS (mouvement des jeunes socialistes), samedi, au congrès PS de Reims.

    Razzy Hammadi, ex-président du MJS (mouvement des jeunes socialistes), samedi, au congrès PS de Reims. (REUTERS)

    L’appel à voter Aubry de Delanoë hypothèque-t-il les chances de Benoît Hamon d’être devant Martine Aubry jeudi soir, lors du vote des militants sur le premier secrétaire ?
    Ce choix, que nous respectons, ne reste que le choix de Delanoë et pas celui des cadres et militants de sa motion. Les nombreux coups de fil que nous recevons depuis hier soir en attestent. Je dirais qu’il y a des accords de conviction et des accords de fédération. Ce n’est pas la même chose ni notre conception de la politique. D’autre part, bien que la défaite était collective, ça donne un peu l’image que les principaux acteurs de la défaite de 2002 se coalisent pour éviter que les principaux acteurs de 2007 ne prennent le parti.

    Si Martine Aubry est élue premier secrétaire, le seul objectif de Ségolène Royal sera de lui faire échec. Inversement si Ségolène l’emporte, il faudra sortir de cette lutte fratricide. Nous portons une orientation politique, des convictions. Quand je vois les discours de tribune de Ségolène Royal et la promesse de son équipe de réintégrer George Frêche en échange des mandats de l’Hérault, ou encore les grands discours unitaire d’Aubry tout en acceptant le soutien de celui, Jack Lang, qui a permis à la réforme des institutions de passer, la candidature de Hamon est une candidature de responsabilité et d’éthique.

    Sur la question du renouvellement et d’un PS plus représentatif de la diversité, Benoît Hamon et Ségolène Royal ne sont-il pas sur la même ligne ?
    Le renouvellement, certains en parlent, d’autres le font. Contrairement aux autres, Benoît Hamon pratique le renouvellement des têtes. Et le renouvellement, c’est aussi changer ce qu’il y a dedans.

    Hamon et Aubry ne se rejoignent-ils pas sur l’ancrage à gauche du parti ?
    Evidemment, nous faisons la différence entre la ligne de Royal et celle d’Aubry. En même temps, si nous sommes opposés à la stratégie d’alliance nationale de Royal, il n’en demeure pas moins que la stratégie d’alliance locale d’Aubry (où la maire de Lille a fait alliance avec le Modem, ndlr) est en contradiction avec ses propos (Aubry exclut toute alliance avec le Modem nationalement ndlr).

    Dans l’hypothèse d’un second tour Aubry-Royal, pour l’élection du prochain premier secrétaire du PS, faudra-t-il appeler à voter Aubry?
    La candidature de Benoît Hamon est une opportunité historique pour le PS. C’est une option qui est le cauchemar de Nicolas Sarkozy, parce qu’il ne donne prise à aucune des attaques traditionnelles de la droite. Ensuite, nous ne sommes pas candidats à l’empêchement. Nous portons une orientation, nous avons toujours été clairs et cohérents dans le discours. Si jamais, et c’est peu probable au regard de la dynamique sur le terrain, Benoît Hamon était derrière, en responsable politique, nous donnerons une consigne.

    Lors de la commission des résolutions, Martine Aubry a proposé deux fois le nom de Hamon comme candidat du front anti-Royal, mais le maire de Paris a refusé. Pourquoi ce blocage ?
    Que Bertrand Delanoë ait pu le refuser au motif de la ligne politique défendue par Benoît Hamon, j’ai trouvé ça un peu fort de café, d’autant que du fait du contexte social et économique et de la de la cohérence de notre projet, ils sont tous venus à un moment ou un autre sur nos thèmes. Nous aurions pu aussi avoir un ticket Hamon-Aubry, avec Hamon à sa tête, mais là ce sont les principaux architectes de la candidature d’Aubry qui ont bloqué cette perspective de «rassemblement et rénovation», selon les termes de Martine Aubry. Je parle de Claude Bartolone et Jean-Christophe Cambadélis, qui dans la réalité ne sont sur le fond d’accord sur rien.

    Quelle est la place de Benoît Hamon au sein du parti au lendemain du congrès ?
    Les principaux médias, notamment Le Monde, qui est un vieux journal, et défend donc le vieux parti, nous avaient annoncé à moins de 10% puis à moins de 15%… Aujourd’hui, Hamon agrège plus de 20% avec la motion Utopia. Dans les 5 ou 6 grandes fédérations qui ont soutenu Royal ou Aubry, si Hamon avait réalisé le même score que dans les autres fédérations, sa motion serait arrivée dans les deux premières. C’est aussi avec ce vieux parti, où dans certaines fédérations les militants sont contraints de voter comme des moutons (quand les militants viennent avec leur bulletin de vote déjà pré-rempli…), que nous voulons rompre. Dans le parti réel, Hamon est celui qui a le plus convaincu, en réalisant un score supérieur à la somme de ses soutiens. Hamon sort renforcé de ce congrès. Il est le seul qui permette à ce parti de continuer à vivre uni, de tourner la page des haines recuites, tout en offrant un visage renouvelé, tant du point de vue du fond que de la forme. En rigolant, on pourrait dire qu’il y a un effet obhamon.


    Souhaitez vous  « être au bureau sans y être » ? Oui je le veux !
    11/18/2008

    Appel d’économistes,en faveur de la candidature de Benoît Hamon,,au poste de Premier secrétaire du Parti Socialiste




    Appel d'économistes

    en faveur de la candidature de Benoît Hamon

    au poste de Premier secrétaire du Parti Socialiste

     

    L'économie subit sa plus grave crise depuis 1929. Les pistes que notre pays empruntera pour en sortir dépendront avant tout des choix politiques qui seront réalisés. C'est pourquoi, en tant qu'économistes, quelles que soient nos appartenances politiques, nous ne sommes pas indifférents à l'issue des débats internes qui se mènent  au sein du principal parti d'opposition. Nous sommes conscients que ce dernier jouera un rôle décisif dans la constitution dans une alternance capable de déboucher sur une alternative réelle. Pour se faire, le Parti Socialiste devra tirer un bilan sans concession des politiques menées depuis plus de deux décennies. Au cours de cette période, la financiarisation de l'économie, la déréglementation bancaire, le libre-échange incontrôlé, l'ouverture à la concurrence dans les secteurs de service public, les soi-disant réformes structurelles du marché du travail et les politiques macroéconomiques conduites ont creusé les inégalités et se sont avérées incapables d'assurer le plein-emploi. Ces politiques ont, au contraire, abouti à une détérioration constante de la situation du plus grand nombre. Elles ont, de reniements en reniements, conforté les discours sécuritaires et identitaires. Il convient donc, dès maintenant, de penser la politique nécessaire pour assurer la transition vers un nouveau modèle de croissance et de développement.

     

    Les réflexions économiques des candidats à la direction du Parti Socialiste laissent présager de la politique qui sera menée. A cet égard, les chantiers que propose de creuser Benoît Hamon ouvrent des voies nouvelles et pertinentes dans le contexte actuel. Parmi ceux-ci, l'entrée de l'Etat dans le capital des banques recapitalisées est nécessaire pour contrôler, consolider et étendre la sphère du pôle public financier pour reconstruire les conditions de stabilité et d'efficacité du mécanisme du crédit. Ceci doit aussi se faire dans le cadre d'un redéploiement de la politique industrielle qui assume pleinement les responsabilités de l'État comme organisateur, comme initiateur, mais aussi le cas échéant comme producteur. Les services publics doivent être le modèle de référence de la gestion des biens collectifs. Le système fiscal doit être rendu plus redistributif pour éviter que l'effort de financement de l'action publique ne pèse avant tout sur les classes moyennes et modestes qui subissent la crise du pouvoir d'achat. Ceci implique un contrôle sur les mouvements financiers afin de pénaliser les pratiques d'évasion et de concurrence fiscale qui sont les moyens que les plus riches se donnent pour se soustraire à la loi commune et violer ainsi les principes de la décision démocratique. La puissance publique doit organiser, avec les partenaires sociaux, l'indexation des salaires sur l'inflation et les gains de productivité. L'extension de l'assiette des cotisations sociales doit être privilégiée, comme alternative au recul de l'âge de la retraite pour préserver le système par répartition. La progressivité et la modulation de l'impôt sur les sociétés doit permettre de taxer la rente et de favoriser les entreprises qui investissent et qui créent des emplois. On ne saurait tolérer plus avant les pratiques de dumping fiscal, social et écologique que l'on constate hors mais aussi dans l'UE et qui aboutissent, par le biais du libre-échange, à défaire de l'extérieur ce qui a été construit à l'intérieur. Des protections sont donc nécessaires et seront à mettre en place, notamment par l'activation du principe de préférence communautaire, pour mettre fin à la déflation salariale et garantir les normes sociales et écologiques contre le libre-échange. Un véritable New Deal doit être élaboré pour sortir l'Europe de la récession. Pour cela, l'Europe doit pouvoir lever l'emprunt. Le pacte de stabilité doit être définitivement abandonné. Les statuts de la BCE doivent être refondés pour permettre une politique monétaire faisant du plein emploi et de la stabilité du système financiers des objectifs à part égal avec la stabilité des prix. L'action de la BCE doit être intégrée dans une logique de politique économique globale, à l'inverse du dogme d'indépendance qui n'est ni fondé en théorie, ni désormais applicable en pratique.

     

    La candidature de Benoît Hamon a d'ores et déjà permis de réhabiliter de nombreux débats interdits de politique économique. Il est temps de les aborder de front, car la poursuite d'une stratégie consistant à amender à la marge le modèle de croissance néo-libéral se trouverait décalée vis-à-vis des défis qu'il faut relever en ce moment-charnière pour élaborer un programme de sortie de crise.

     

      Premiers signataires
     
    Bruno Amable (Université de Paris 1)
    Angel Asensio (Université de Paris 13)
    Liêm Hoang-Ngoc (Université de Paris 1)
    Dany Lang (Université de Paris 13)
    Jean-Marie Monnier (Université de Paris 1)
    Stefano Palombarini (Université de Paris 8)
    Bernard Paulré (Université de Paris 1)
    Muriel Pucci (Université de Paris I)
    Nathalie Rey (Université de Paris 13)
    Jacques Sapir (EHESS)
    Richard Sobel (Université de Lille 1)
    Damien Sauze (Université de Bourgogne)
    Nadine Thévenot (Université de Paris 1)
    Bruno Tinel (Université de Paris 1)
    Stéphane Tizio (Université de Bourgogne)
    Julie Valentin (Université de Paris 1)
    Franck Van de Velde (Université de Lille 1)
     

     

     

     

     

    Le 18 novembre 2008, 17 heures

    Contact : Liêm Hoang-Ngoc 








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    11/14/2008

    Les oursons votent Benoit Hamon ...



     > Nous sommes tous un peu tendus et fatigués, alors je vous propose une
    > petite vidéo webcam que je soumets à votre appréciation ...
    >
    > http://www.dailymotion.com/video/x788ye_lesoursonsvotentbenoithamon_news

    >
    >


    Souhaitez vous  « être au bureau sans y être » ? Oui je le veux !
    11/9/2008

    Communication à l'attention des signataires de la Motion C et de tous les militants socialistes proches de nos idées

    Chers Camarades,

    M'estimant en total accord avec le communiqué diffusé par notre Camarade Patrick Ducome, je me permets de vous le transmettre.
     
    En cette période de doutes, d'attente insupportable, de pressions, de savants calculs sur ce à quoi vont nous mener les tractations en cours entre les différentes motions et leurs ténors respectifs, je ne peux que vous conseiller de conserver votre sang froid et de garder le cap comme Benoit Hamon nous en montre l'exemple ;
     
    Partir maintenant c'est renoncer, préjuger des résultats du prochain Congrès sur lesquels nous n'avons actuellement aucune visibilité, anéantir tous nos efforts de ces derniers mois en vue de remettre notre parti sur les rails, refuser de lui donner les moyens d'être à nouveau en phase avec nos compatriotes, avec une société en pleine mutation qui peine à émerger, nous retirer toute chance de revenir aux affaires en 2012.
    C'est aussi renier nos convictions, nos ambitions collectives qui tendent vers une société plus juste, plus équitable, plus solidaire, plus respectueuse de son prochain et de son Environnement ; 
     
    Nous incarnons la Gauche de résistance, celle qui porte l'espoir et qui seule, peut prétendre au renouveau des valeurs du socialisme en toute crédibilité ; la bataille est maintenant engagée.
    Face aux grandes écuries nous sommes certes moins nombreux, moins aguerris, moins rodés à ce type de guerilla, mais nous avons pour nous s'être globalement plus jeunes, plus déterminés, de n'être pas des élus ou des notables en place depuis des lustres et qui ont peur de perdre les privilèges de leurs charges auxquelles ils sont accrochés comme la moule à son rocher ...
    Et même si cette fois-ci nous ne parvenons pas à imposer nos idées, nul ne pourra plus stopper leur lente diffusion chez nos militants et sympathisants, nul ne pourra plus feindre que nous n'existons pas pour nous dénier toute légitimité dans la participation à l'élaboration de la ligne idéologique et politique du Parti Socialiste.
    Nous sommes là, fiers d'être de Gauche, nous faisons un pari sur l'avenir et sur celui qui l'incarne. Au Congrès de Reims, nous serons tous derrière Benoit Hamon.
     
     
    Amitiés militantes,
     
    Corinne ZANNIER
    Signataire Gauche Avenir ET Motion C
    SF Fédération PS93





    COMMUNIQUE :
     
    Chers Camarades,
    En réponse aux courriels qui commentent l’annonce de JL Mélenchon et M Dolez de quitter le PS et vouloir créer un autre parti, et, comme certains ont mal compris et font un amalgame avec un des objectifs de Gauche-Avenir, j’ai tenu à rappeler ce que  MN Lienemann a parfaitement défini concernant le club Gauche- Avenir :
    Gauche Avenir est un Club politique, il faut le rappeler et n’est pas un parti politique.
    Gauche- Avenir veut rassembler et ses membres ont pour ambition non de diviser mais de fédérer et solidifier les forces vives de la Gauche
    Est-il nécessaire de rappeler à JL Mélenchon comme à M Dolez qu’un congrès national est une période très ouverte. Quitter le PS avant le congrès procède soit d’un coup de tête qui ne préjuge pas des alliances qui refont les majorités (en respectant les plateformes idéologiques), soit procède d’une stratégie préméditée de nature à créer un autre parti.
    C’est là, qu’il faut s’interroger sur l’efficacité d’une telle initiative. Un parti supplémentaire à l’instar du Links allemand ne peut que favoriser la Droite et restera à la marge de tous les autres partis en ajoutant à la dispersion. Sur le fonds, cela n’a aucun sens. Car, il ne faut pas confondre et faire le choix mature entre un parti de la Gauche qui rassemble toutes les forces de la Gauche et un parti supplémentaire qui la divise !
    Patrick Ducome
    Gauche-Avenir, signataire de la motion C /
    ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- additif----------------------------------------------------------
    Face à une droite décomplexée, la gauche est aujourd’hui davantage désorientée, écartelée et sans véritable repère unifiant. Elle a le devoir de redéfinir des valeurs claires et mobilisatrices ainsi que des objectifs simples. Il s’agit là d’un préalable à toute « refondation », « rénovation » ou « rassemblement ».
        C’est ainsi, en ne se trompant ni sur le diagnostic ni sur la méthode, que l’on redonnera espoir à celles et ceux qui se reconnaissent dans la gauche.
        En créant Gauche Avenir, nous voulons contribuer, en dehors des partis, de leurs enjeux de pouvoir et des rivalités de personnes, à cette « redéfinition ». Issus de différentes sensibilités politiques, sociales et culturelles, nous souhaitons rassembler toutes celles et tous ceux qui veulent s’associer à cette démarche et qui, sans se renier, ont compris que le monde a changé et que de nouvelles aspirations se sont fait jour. Cette démarche, patiente et sérieuse, s’appuiera sur une volonté de dialogue, d’écoute et d’ouverture à tous les courants de la gauche.               
        Nous appelons à nous rejoindre (
    www.gaucheavenir.org) les hommes et les femmes qui partagent notre analyse et qui veulent œuvrer à ce renouveau en redonnant toute sa place à la culture de gauche dans le débat d’idées.  
    Les signataires de Gauche-Avenir
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    Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez quittent le PS
    nouvelobs.com - Paris,France
    AP | 07.11.2008 | 10:03 Le sénateur de l'Essonne Jean-Luc Mélenchon a annoncé vendredi qu'il quittait le Parti socialiste en compagnie du député du Nord ...
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    Souhaitez vous  « être au bureau sans y être » ? Oui je le veux !
    11/2/2008

    La retraite à 70 ans, nouvelle entaille dans notre modèle social

    La retraite à 70 ans, nouvelle entaille dans notre modèle social

    Par Pierre Haski | Rue89 | 02/11/2008 |
     
    C'est à coups de canif, réputés moins douloureux, que Nicolas Sarkozy et la majorité UMP sont en train de remettre en cause, sans le dire, le modèle social français. Quelques euros de franchise médicale par ci, un peu de travail le dimanche par là, des réductions d'effectifs et des coupes budgétaires tous azimuts... Et voilà désormais la retraite à 70 ans!
    Les Français qui n'ont pas bien suivi ont dû être surpris d'apprendre samedi 1er novembre -jour de la Toussaint!-, que leurs députés avaient voté dans la nuit, sans que l'on y prenne garde, une disposition permettant aux salariés de travailler jusqu'à l'âge de 70 ans, sur une base volontaire évidemment.
    Les réactions de plusieurs porte paroles de la gauche et des syndicats ne s'y sont pas trompés. Il est clair, comme l'a déclaré la député des Verts, Martine Billard, que 'l'âge de la retraite est insidieusement repoussé à 70 ans'.
    Le volontariat n'est, à ce stade, qu'un cache sexe d'une réforme fondamentale à venir, du fait que, selon toute vraisemblance, de moins en moins de salariés auront suffisamment cotisé à leur arrivée à l'âge de la retraite légale, à 65 ans.
    Certaines des réformes sociales engagées sont de logiques adaptations à un environnement différent, à l'évolution de la pénibilité de certaines tâches, ou constituent des modernisations acceptables.
    Des réformes décidées de manière unilatérale, et souvent en avançant masqué
    Le problème tient, comme à chaque fois depuis l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence il y a dix-huit mois, à la méthode. Les réformes sont décidées de manière unilatérale, après parfois une concertation de façade, et souvent en avançant masqué.
    Ce qui est plus grave aujourd'hui, c'est que la crise financière et la récession dans laquelle est entrée la France -les chiffres du dernier trimestre le confirmeront dans quelques jours- servent de prétexte à accélérer et légitimer ces évolutions. Au début de l'année, le refrain était 'les caisses sont vides'; désormais, ça va être 'on n'y peut rien, c'est la crise'...
    Ce serait acceptable si le président de la République tenait un discours de vérité aux Français, non pas sur l'ampleur de la crise, de ce point de vue, il en a rajouté dans le rôle du chef des pompiers planétaires envoyés sur le front du '11 Septembre de la finance'...
    Non, c'est sur sa vision de l'évolution de la société française que le chef de l'Etat ne dit pas aux Français où il nous entraîne.
    Avec sa méthode, Sarkozy prend le risque de susciter un refus violent
    Il a un problème, évidemment: difficile de croire aujourd'hui à un discours churchillien ('du sang et des larmes') contre l'ennemi commun de la récession quand le quinquennat a commencé par le péché originel du paquet fiscal.
    Les sacrifices et les coupes sont acceptables quand ils sont perçus comme équitables en période difficile: il est clair que, de ce point de vue, Nicolas Sarkozy souffre d'un déficit chronique de crédibilité, et pas seulement parmi ceux qui n'ont pas voté pour lui.
    En procédant comme il le fait, par petits coups de canif qui ne disent pas leur nom dans un édifice social qui est le produit de la riche histoire politique et sociale française depuis un siècle et demi, Nicolas Sarkozy prend le risque de susciter un refus violent.
    Un refus qui ne trouve pas aujourd'hui sa traduction politique, vu l'état de délabrement de l'opposition, et qui, en France, trouve toujours d'autres moyens de s'exprimer. Attention aux réveils douloureux.


     
     
    Cordialement,
     
    Corinne ZANNIER
     



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    Message de Paul Quilès concernant le vote des motions le 6 novembre prochain


    Voici, à l'intention des militants socialistes, qui vont avoir à voter le 6 novembre et à choisir entre les différentes motions:
    6 bonnes raisons de voter pour la motion C,
    présentée par Benoît Hamon  

     

    1-    Parce qu’elle n’a pas attendu la crise financière pour parler de la faillite du modèle néo libéral ! Avant même la phase des contributions, nous avons mis en avant la responsabilité du système capitaliste dans les 4 crises majeures que traverse le monde (alimentaire, énergétique, environnementale, financière) et proposé des réponses fortes. 

     

    2-    Parce qu’elle est précise sur les propositions ! Aux discours vagues et aux orientations floues, nous préférons des propositions précises, susceptibles de mobiliser le peuple de gauche : sur les salaires, sur les retraites, sur l’école, sur les services publics, sur la réforme des institutions, sur la démocratie dans les médias, nous  proposons aux militants des réformes ambitieuses et réalistes.  

     

    3-    Parce qu’elle est claire sur les orientations ! Contrairement à d’autres, nous n’avons jamais caressé le rêve de concilier socialisme et libéralisme. Nous plaidons au contraire pour une gauche décomplexée, fière de ses valeurs, offensive face à la droite.  

     

    4-    Parce qu’elle est la seule à proposer une position sans ambigüité sur les alliances ! Le congrès sera utile s’il affirme sans ambiguïté que le PS revendique une stratégie claire de refus d’alliance avec le centre. Nous proposons d’engager une démarche politique pour favoriser l’unité de la Gauche. 

     

    5-    Parce qu’elle est une motion de rassemblement. Là où d’autres se divisent pour cause d’ambitions concurrentes, nous avons choisi de nous rassembler.  Les militants de 7 contributions se retrouvent sur notre motion. 

     

    6-    Parce qu’elle fait le pari du renouvellement. Chaque motion promet le renouveau et la rénovation. Nous avons choisi de passer des paroles aux actes : le 1er signataire de la motion C est Benoît HAMON, député européen de 41 ans.
     
     
    A lire, à réfléchir, à discuter, à échanger, à diffuser ... jusqu'au 6 novembre prochain ...
     
     
     
    Corinne ZANNIER
    SF PS93




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