Corinne's profilecoPhotosBlogListsMore Tools Help

Blog


    2/28/2007

    Pesticides, révélations sur un scandale français


    "Aidez-nous à dénoncer ce scandale des pesticides et faites connaitre ce site et le livre à vos amis!"

    "Pesticides, révélations sur un scandale français"

    Un grand bonjour de la part de Fabrice Nicolino et François Veillerette, les auteurs du livre .

    Nous avons voulu vous offrir ce site pour vous permettre de découvrir ce livre de révélations sur le scandale des pesticides en librairie le 1er mars.

    Au gré des menus, découvrez une vérité que personne ne pouvait soupçonner!

    Ce livre révèle, dans le sens le plus fort de ce mot, un système. Un système né après 1945, grâce auquel l’industrie des pesticides a pris le pouvoir, tous les pouvoirs.

    Ce livre donne des noms, tous les noms.

    >>> Il met en accusation l’Inra et le ministère de l’Agriculture.
    >>>
    Il explique, preuves à l’appui, que les pesticides sont partout, et que ces molécules s’attaquent directement à la vie des humains et de tous les êtres vivants.
    >>> Il explore une à une les méthodes du lobby des pesticides, dénonce les congrès « scientifiques » truqués et le rôle direct dans la désinformation de Marcel Valtat, l’homme de l’amiante.
    >>> Il raconte au passage le sort fait aux Antilles, dont certaines zones sont polluées par des pesticides pour des centaines d’années, et la complicité de très hauts fonctionnaires avec l’industrie dans le terrible dossier du Gaucho.


     

    "Merci pour ces indispensables révélations ...Bravo et re-bravo"

    Président de la LPO

     

    "Dans le travail que mène la Confédération Paysanne pour faire entendre l’impérieuse nécessité de modifier nos systèmes de productions par la désintensification de l’agriculture, ce livre, admirablement précis, est capital… "
    Jean-Jacques Bailly
    Paysan,
    Secrétaire National de la Confédération Paysanne

    Derrière le vote Bayrou, Sarkozy, par Benoît Hamon

    Rebonds, tribune parue dans Libération du 23 février 2007.

    François Bayrou se propose de nommer un Premier ministre de gauche. Encore faudrait-il qu’un dirigeant de gauche veuille conduire une politique de droite ! Car il faut dissiper l’illusion de cette campagne présidentielle : la troisième voie centriste et libérale.

    François Bayrou défie désormais Sarkozy et ses protecteurs. Sa pugnacité récente à débusquer la main invisible des puissances de l’argent derrière les actes de Sarkozy plaît à quiconque s’inquiète de la confusion des genres entre les intérêts privés et l’intérêt public. Il pose ingénument deux questions aux Français : pourquoi le gouvernement idéal ne naîtrait-il pas de l’addition des talents les plus remarquables de la gauche et de la droite ? La gravité de la situation ne commande-t-elle pas de combiner les bonnes idées de droite et les bonnes idées de gauche ? Et, suivez son regard, l’incarnation française de ce solide bon sens politique, c’est sa candidature... De cette posture, serait né, lit-on, un mouvement d’adhésion d’électeurs de gauche à la candidature Bayrou [1].

    Or, à l’heure des bilans, François Bayrou propose pourtant un solide CV de ministre et de député de droite. Inspirateur de la révision de la loi Falloux et de la remise en cause de l’école publique, il parle désormais de la laïcité comme d’un « trésor national ». François Bayrou a voté la réforme Fillon des retraites, la jugeant cependant trop timide car ne remettant pas en cause les régimes spéciaux. Il a soutenu toutes les politiques de réduction des cotisations sociales patronales, proposant même aujourd’hui la possibilité pour les entreprises de créer des emplois « sans charge ». Il y a deux mois, les députés européens UDF, membres du groupe politique des libéraux européens, ont tous voté la directive Bolkestein qui accélère la dérégulation du modèle social français et la remise en cause des services publics.

    François Bayrou a donc changé. C’est amusant, Sarkozy nous dit la même chose...

    Pour étayer sa démonstration, François Bayrou vante l’exemple allemand. Il exalte le peuple allemand qui a « forcé » la CDU et le SPD à gouverner ensemble. L’imposture est totale. Ceux qui ont voté social-démocrate en Allemagne n’ont jamais souhaité cette alliance, pas davantage que ceux qui avaient voté conservateur pour ne plus voir Schröder au pouvoir. Les peuples sont étrangers à cette alliance. Ses seuls responsables appartiennent aux appareils respectifs de la CDU et du SPD. La grande coalition procède d’un accord négocié au cours de longues nuits, au terme d’un de ces marchandages de postes et d’attributions, au SPD le social, à la CDU la chancellerie, qui nourrit la défiance à l’égard de la démocratie. Là où Bayrou voit la volonté des peuples de dépasser le clivage droite-gauche, il n’y a, en réalité, qu’un traditionnel jeu de donnant-donnant entre deux partis rivaux pour sortir d’une impasse politique et institutionnelle. Le 14 février, le magazine Stern publiait le verdict du peuple allemand : 57 % des sondés ne sont pas satisfaits du travail de leur gouvernement.

    Tout juste peut-on observer qu’un vainqueur semble se détacher de ce deal. Les enquêtes montrent que le SPD accuse désormais un retard de dix points sur la CDU dans les intentions de vote, alors que les deux formations étaient au coude à coude en novembre 2005 à la naissance de la coalition (source institut Forsa).

    Sans s’arrêter sur le fait de savoir si ce modèle est souhaitable, est-il simplement transposable dans notre pays ? Non. Quoi qu’en dise Bayrou, le choix pour son parti n’existe pas. Il n’a d’ailleurs jamais existé. Cette solution est impossible en France, là où les députés UDF sont tous élus grâce à un accord de désistement avec l’UMP. Inversement, propose-t-on sérieusement aux électeurs socialistes d’élire demain un député de ce parti qui célèbre encore ses glorieux anciens Giscard, Poniatowski ou Lecanuet ?

    Une fois le vent rebelle évanoui, il demeure une réalité incontournable : Bayrou appartient et doit tout à un seul camp. Toute voix de gauche qui se portera sur le candidat Bayrou sera immédiatement comptabilisée comme un soutien à une politique de droite. Pis, si, par conséquent, la droite venait à l’emporter, toute voix de gauche qui se sera portée sur Bayrou viendra grandir la légitimité électorale de la droite à, par exemple, remettre en cause le droit de grève ou augmenter le tribut payé par les salariés à la flexibilité du marché du travail.

    Electeurs de gauche qui seraient tentés, exigez deux engagements de François Bayrou avant de valider votre choix : premièrement, s’il est éliminé du premier tour, François Bayrou doit appeler à voter Ségolène Royal en cas de duel avec Nicolas Sarkozy ; deuxièmement, lors des élections législatives, l’UDF ne passera pas d’accord de désistement réciproque avec l’UMP en faveur du candidat de droite le mieux placé au premier tour.

    J’ai mon idée sur sa (non-) réponse...

    François Bayrou est incontestablement un homme respectable. Mais ça n’est pas le sujet ici. Ce qui est en cause, c’est la clarté de son projet politique, la réalité de ses marges de manœuvre et le chemin pour notre pays demain. Dès lors que le doute existe, le 21 avril 2002 vient rappeler aux électeurs de gauche que toutes les voix sont nécessaires dès le premier tour pour l’emporter et changer la donne. Ségolène Royal est le bon choix.

    Benoît Hamon - Député européen socialiste

    Secrétaire national à l’Europe du Parti Socialiste

    2/23/2007

    Le Canal de l'Ourcq en février ... premières fleurs de l'année !

    Le 22 février, j'ai vu les premières fleurs de l'année sur un arbre du Canal ; il reste juste à espérer qu'il n'y ait pas un gros coup de gel d'ici début avril, car dans ce cas, tout sera mort.
     
    Beaucoup d'eau ces derniers jours, les abords du canal sont bien verts et le sol gorgé d'eau.
     
    Lapins, hérons, ragondins, mésanges, corneilles, pies, canards colverts et autres mouettes sont toujours au rendez-vous ... et les ULM aussi, qui profitent du beau ciel bleu le dimanche après-midi.
    Toujours aussi déstressant cette petite virée en VTT, surtout quand le moral n'y est pas, chômage persistant oblige ...
    2/21/2007

    Point de campagne du 21/02/07 : ça repart !

    Regain de mobilisation en faveur de Ségolène Royal


    1 2 3 + de photos politique



    20Minutes.fr avec AFP | 21.02.07 | 14h05

     

      

    Forte audience sur TF1, grosse affluence au meeting de Rennes, hausse dans un sondage: Ségolène Royal semble bénéficier depuis le début de la semaine d'un regain de mobilisation, à la veille de l'annonce de la réorganisation de son équipe de campagne.

    Une ombre toutefois au tableau, l'annonce mercredi matin par Eric Besson, ex-responsable du secteur économique au PS, qu'il rendait sa carte du parti et renonçait à briguer un nouveau mandat de député dans la Drôme.

    Dans un long texte, l'ancien secrétaire national du PS met en cause des "proches" de Ségolène Royal, affirmant avoir été "victime d'attaques personnelles". Il affirme aussi qu'il "n'adhère pas à la façon dont est conduite la campagne de Ségolène Royal". Interrogée peu après, la candidate "n'a voulu faire aucun commentaire".

    Depuis lundi, la candidate a plusieurs motifs de satisfaction et François Hollande s'est montré "confiant dans l'issue" du scrutin.

    Ainsi, un sondage CSA pour Le Parisien et i-télé, réalisé au lendemain de l'émission de TF1 traduit une remontée de la candidate socialiste. Au 1er tour, elle arrive en tête avec 29% (+2) des intentions de vote, tandis que Nicolas Sarkozy perd 5 points à 28%.

    Au second tour, Nicolas Sarkozy l'emporterait avec 51% des voix contre 49% à Mme Royal. Toutefois, le candidat de l'UMP perd quatre points par rapport à un précédent sondage CSA réalisé les 14 et 15 février, où il était crédité de 55% contre 45%.

    La prestation de Mme Royal sur TF1, à l'émission "J'ai une question à vous poser", lundi soir, a reçu un large écho et battu des records d'audience. L'émission a attiré 8,91 millions de télespectateurs, ce chiffre grimpant à plus de 10,5 millions vers 21H30, selon les chiffres de Médiamétrie. Selon la chaîne, c'est un record depuis plus de 10 ans pour une grande émission politique diffusée en première partie de soirée.

    Mardi soir, à Rennes, pour son premier grand meeting, Ségolène Royal a fait le plein, draînant plus de 10.000 personnes, sans compter 40 cars n'ayant pu accéder au site, selon les organisateurs qui ont évalué la participation à 18.000 personnes. Devant ses partisans, Ségolène Royal a défendu avec ardeur son "pacte présidentiel" mais elle a haussé le ton aussi contre ses adversaires UMP Nicolas Sarkozy et UDF François Bayrou.

    A la même heure au Bataclan à Paris, les Amis de Ségolène Royal, présidés par Pierre Bergé, réunissaient intellectuels et artistes. Autour de Jack Lang et Bertrand Delanoë, se sont ainsi rassemblés le comédien Philippe Torreton, les écrivains Erik Orsenna et Julia Kristeva, l'ex-directrice de France Culture Laure Adler, le directeur de théâtre Jean-Michel Ribes.

    Ces dernières semaines, la campagne socialiste a connu quelques cafouillages et la candidate "un effritement certain" dans les enquêtes d'opinion, selon le mot de François Rebsamen. La démission d'Eric Besson, le 14 février, du secrétariat national du PS, a suscité beaucoup de bruit. Mercredi il a fait un pas de plus en quittant le parti.

    A tel point que Ségolène Royal a prévu d'annoncer jeudi "une nouvelle organisation" de son équipe de campagne. "Il faut une équipe plus étoffée et mieux structurée, il faut qu'on sorte de l'autogestion, il faut remettre de la hiérarchie", avait-elle expliqué dimanche à l'AFP. Alors que la droite attaque Mme Royal sur le financement de son projet, le PS a chiffré à 35 milliards d'euros le "coût net" du Pacte présidentiel de sa candidate (50 mds de dépenses en brut, 15 mds d'économies et de redéploiement).

    2/20/2007

    Source GREENPEACE : Chasse Baleinière

    Chasse Baleinière

     

    Surexploitation, tricherie, épuisement. La cupidité motivant l'industrie mondiale de la chasse baleinière a fait sombrer les diverses populations de baleines dans l'oubli les unes après les autres. Pour certaines espèces, on ne sait toujours pas si elles parviendront à subsister, même après des décennies de protection.

    Les statistiques sont formelles. Les baleines bleues d'Antarctique représentent moins de 1 % de leur nombre d'origine, malgré 40 ans de complète protection. Certaines populations de baleines se remettent mais d'autres non. On estime que seule une espèce, la baleine grise du Pacifique Est revenue à son peuplement d'origine mais sa cousine, la baleine grise du Pacifique Ouest, est l'espèce la plus en danger au monde. Elle est au bord de l'extinction avec seulement 100 animaux vivants.

    Faits et statistiques


    Des preuves ADN récentes indiquent que l'impact de la chasse baleinière commerciale a été encore pire que ce que l'on pensait. La plupart des estimations de nombre de baleines ont été extrapolées à partir d'anciens chiffres concernant les baleines. Cependant, cette méthode s'avère souvent très imprécise, indique Steve Palumbi, biologiste marin de la Hopkins Marine Station, à l'université de Stanford en Californie.

    En 2003, M. Palumbi et ses collègues ont utilisé des échantillons d'ADN pour estimer que les baleines à bosse pouvaient avoir été 1,5 million avant le début de la chasse commerciale à la baleine dans les années 1800. Ce chiffre est totalement différent de celui de 100 000 précédemment accepté par la CBI et fondé sur les archives du XIXème siècle concernant les baleines. Les baleines à bosse ne sont aujourd'hui plus que 20 000.

    Les délégués japonais auprès de la Commission baleinière internationale (CBI) se réfèrent constamment à des estimations de 1990 du nombre de baleines minke de l'Antarctique s'élevant à 760 000. Cependant, ce chiffre a été invalidé par la CBI en 2000 car de récentes études indiquaient que la population de baleines minke était bien inférieure. Dans chacune des zones étudiées, les nouvelles estimations ont été réduites de moitié. Les scientifiques de la CBI n'en comprennent pas les raisons et, jusqu'à présent, ne sont pas parvenus à se mettre d'accord sur une nouvelle estimation.

    Consommation, pollution, catastrophe


    La chasse à la baleine n'est plus seulement une menace pour les baleines. Les océans, ou plutôt l'impact des êtres humains sur les océans, ont radicalement changé au cours des cinquante dernières années, depuis que les baleines sont protégées. Les menaces environnementales connues pour les baleines comprennent les changements climatiques mondiaux, la pollution, la surexploitation, la raréfaction de l'ozone, les bruits tels que les sonars militaires et les chocs avec les bateaux. La pêche industrielle menace la chaîne alimentaire des baleines et leur fait courir le risque de rester piégées dans les filets.

    Si vous envisagez de consommer de la baleine, réfléchissez-y à deux fois. Dans certaines régions, la graisse de baleine morte est contaminée par tellement de composés organochlorés tels que les pesticides et les BPC qu'elle pourrait être classée comme un produit toxique ! On sait que les composés organochlorés affectent le développement des enfants et les fonctions reproductrices.

    Malgré l'accumulation de ces menaces, un nombre croissant de pays vote pour une reprise immédiate de la chasse commerciale à la baleine au sein de la Commission baleinière internationale (CBI). La CBI compte quelques nouveaux membres enthousiastes, tels que le Bénin, le Gabon, Tuvalu et Nauru. À l'évidence, ces nouvelles adhésions et ces nouveaux droits de vote ne reflètent pas un changement d'opinion mondiale. Ces pays ont tous été recrutés pour rejoindre la CBI et voter dans le cadre de ce que l'on appelle un " programme de consolidation des votes " créé par l'organisme chargé des pêcheries au Japon.


    Les grandes espérances


    Les espérances de reconstitution des populations de baleines ont été fondées sur l'hypothèse que, mise à part la chasse commerciale, elles étaient aussi en sécurité dans les océans qu'il y a cent ans. Malheureusement, cette hypothèse n'est plus valide. C'est pourquoi nous pensons qu'il faut mettre fin à la chasse à la baleine sous toutes ses formes.






    Appel : « Pourquoi nous consentons à l’impôt »

    Retrouvez le texte de l'appel et le formulaire pour signer la pétition sur :
    www.alternatives-economiques.fr/petition/

     

     

    Nous, soussignés, assujettis à l’impôt sur le revenu, et pour certains d’entre nous, à l’impôt de solidarité sur la fortune, considérons ces prélèvements comme légitimes et sommes fiers d’apporter ainsi notre contribution aux dépenses publiques nécessaires au progrès, à la cohésion sociale et à la sécurité de la nation. Nous considérons également qu’un impôt progressif sur les successions est le corollaire indispensable des libertés économiques offertes par l’économie de marché. Le marché est facteur de progrès parce qu’il permet à l’esprit d’entreprise de s’exprimer. Mais les inégalités qu’il engendre sont mortifères pour la démocratie si aucune limite n’est mise à la transmission héréditaire de la richesse. Celle-ci doit être acquise par le travail, par le talent, et non par le simple fait d’avoir hérité de ses parents. Une société où le pouvoir économique se transmet par héritage, est une société condamnée à une croissance lente, où les rentiers l’emportent sur les créateurs et où travail et mérite perdent toute valeur.
    L’Etat doit bien sûr savoir se réformer. Augmenter les impôts n’est pas une fin en soi et la liberté de chacun passe par la libre disposition d’une large part du fruit de son travail. Mais voir des candidats à la magistrature suprême proposer des mesures démagogiques en matière fiscale et justifier la sécession sociale des plus riches nous consterne. Car nos revenus ne proviennent pas seulement de notre talent personnel. Ils ont été acquis par notre travail, mais celui-ci ne porterait pas ses fruits sans le stock d’infrastructures, d’innovations, de savoir-faire, de goût d’entreprendre, de lien social, qui nous a été transmis par les générations qui nous ont précédés. C’est cet héritage commun qu’il nous revient de préserver et de développer en priorité afin d’assurer la qualité actuelle et future de notre vie individuelle et collective. Ce qui passe par un niveau élevé de dépenses publiques. Ces dépenses ne sont pas seulement un coût, elles sont aussi un investissement, gage à la fois de justice et de dynamisme. C’est pourquoi nous consentons à l’impôt et récusons des baisses de la fiscalité dont la contrepartie serait l’insuffisance des moyens donnés à la protection sociale des plus pauvres, à l’éducation, à la recherche, à la santé, au logement ou encore à l’environnement.
     

    Emission de TF1 du 19/02: audience pour Royal supérieure à celle de Sarkozy

    ----------
    Emission de TF1: audience pour Royal supérieure à celle de Sarkozy
    ----------

    PARIS (AFP) - Ségolène Royal, invitée lundi soir de l'émission politique de TF1
    "J'ai une question à vous poser", a attiré 8,91 millions de télespectateurs,
    contre 8,241 millions pour Nicolas Sarkozy deux semaines avant, selon les
    chiffres de Médiamétrie communiqués mardi par la chaîne.
    L'émission a enregistré une part d'audience de 37%, a ajouté TF1.

    "J'ai une question à vous poser" avec Nicolas Sarkozy comme invité avait affiché
    une part d'audience de 33%, le 5 février.

    Vers 21H30, le nombre de téléspectateurs regardant Ségolène Royal a dépassé les
    10 millions, avec un pic d'audience de 10,595 millions.

    "J'ai une question à vous poser" confronte un candidat à l'élection
    présidentielle à un panel de 100 Français, qui posent des questions pendant
    environ deux heures.

    Nicolas Sarkozy, candidat UMP, avait été l'invité de la première émission.
    Jean-Marie Le Pen (FN), Olivier Besancenot (LCR), Marie-George Buffet (PC) et
    Philippe de Villiers (MPF) ont été invités lors de la deuxième émission.

    Lundi prochain, les invités seront François Bayrou (UDF), José Bové
    (altermondialiste), Arlette Laguiller (LO) et Dominique Voynet (Vert).

    La dépêche AFP sur Yahoo
    http://fr.news.yahoo.com/20022007/202/emission-de-tf1-audience-pour-royal-superieure-celle-de-sarkozy.html

    --------
    Le site du Parti socialiste
    http://www.parti-socialiste.fr
    --------
    2/14/2007

    La part du colibri

    > Un bien joli petit texte, rempli de poésie ... et porteur d'espoir, ... si nous avons le courage nécessaire, comme le colibri, pour essayer de faire face, car se résigner, c'est pire que tout  ...
    >
    >
    >
    >
    > « Un jour dit la légende, il y eut un immense incendie de foret. Tous
    > les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants, le désastre.
    > Seul un petit colibri s'active, allant chercher quelques gouttes d'eau
    > dans son bec pour les jeter sur le feu.

    > Au bout d'un moment, le tatou,
    > agacé par ces agissements dérisoires lui dit : « Colibri ! Tu n'es pas
    > fou ? Tu crois que c'est avec ces quelques gouttes d'eau que tu vas
    > éteindre le feu ? »

    > « Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma
    > part
    . »

    >
    > *Pierre Rabhi*  /« La part du colibri » l'espece humaine face a son
    > devenir.//
    >
    >
    >

    2/12/2007

    Laurent Fabius, Intervention Paris le 10/02/2007 - EUROPE

    Laurent FABIUS

    « Rassembler à gauche »
    Mairie du 20ème arrondissement de Paris - 10 février 2007

     

    Chers amis, chers camarades,

    C’est la première fois que nous nous retrouvons depuis l’issue de la campagne interne du PS.
    Pour réfléchir et pour nous mobiliser : c’est compatible ! Je suis très heureux de cette
    rencontre. Je remercie les intervenants de grande qualité et de toutes sensibilités, avec lesquels
    on peut être ou non d’accord, qui nous ont exposé leurs analyses stimulantes. Ségolène Royal a
    été investie. Elle dispose pour gagner de réels atouts, à commencer par le Parti Socialiste, ses
    militants et ses élus. Rien n’est joué, nous devons nous battre, mais notre première force, il ne
    faut pas l’oublier, est considérable, c’est le Poing et la Rose, le poing que l’on serre pour dire
    sa conviction, la rose pour projeter une vie meilleure.
     
    La période des « primaires » est donc derrière nous, mais les révoltes, les aspirations, les
    thèmes qu’ensemble nous avons portés sont bien là. En votre nom, j’ai défendu et je défends
    l’ancrage à gauche du PS sans lequel le nécessaire rassemblement des forces de progrès est
    impossible et la capacité de changer la vie illusoire. Nous voulons une France et une Europe
    fortes et solidaires, fortes parce que solidaires. C’est notre combat. C’est notre projet pour la
    présidentielle, pour les législatives et pour la suite.
    Aujourd’hui, des millions de femmes et d’hommes attendent de Ségolène Royal, du Parti
    Socialiste et de la gauche un vrai changement. La présidentielle, c’est une vision plus une
    crédibilité : à nous, tous ensemble, de les faire vivre.
    Dans 70 jours exactement, le premier tour. Face à nous, en particulier le candidat de l’UMP. Il
    faudrait dire pour être complet candidat du MEDEF, candidat du pouvoir sortant, candidat de
    l’Europe anglo-saxonne et du capitalisme financier. M. Sarkozy cherche à se montrer sous un
    autre jour, son fameux « j’ai changé ». Il semble qu’il ait effectivement changé… le rédacteur
    de ses discours. L’élu de Neuilly se transforme en Gavroche des luttes sociales. Le président du
    Conseil général des Hauts-de-Seine devient un petit frère des pauvres. Il en appelle à Jean
    Jaurès ! Bientôt peut être Maurice Thorez et Hugo Chavez !
     
    M. Sarkozy, c’est M. Supercherie. Il promet de gouverner comme s’il n’avait pas depuis cinq
    ans tout gouverné. Il martèle à l’intention de chaque catégorie que les désirs de celle-ci seront
    ses priorités. Il annonce des dépenses massives en plus de la dette actuelle du pays et y ajoute
    des baisses d’impôts sans jamais dire comment il financera. Il prétend revaloriser la fonction
    enseignante, mais ne remplacera qu’un fonctionnaire partant à la retraite sur deux. Il parle
    peuple aux travailleurs pour mieux les abuser, rejouant l’air chiraquien de la fracture sociale.
    M. Sarkozy, c’est donc une sorte de M. Chirac en culottes courtes, avec la guerre en Irak en
    plus et la laïcité républicaine en moins.
    Cela fait cinq ans que pour notre part nous lui menons une « opposition frontale ». Maintenant
    qu’est venue l’heure de la confrontation électorale, nous devons être aux avant-postes de la
    bataille contre l’extrême droite et la droite. Il n’y a pas à hésiter : il faut se mobiliser pour
    gagner.
     
    Se mobiliser aussi contre ce qu’il faut bien appeler l’aimable imposture de M. Bayrou ! Sur la
    plupart des sujets importants, celui-ci a voté avec l’UMP. Son parti l’UDF doit son existence et
    sa représentation parlementaire au bon vouloir de l’UMP. Il dirige les collectivités territoriales
    avec l’UMP et contre la gauche. « Je refuse de choisir entre gauche et droite », répète-t-il. Mais
    gouverner, c’est choisir. Davantage de concurrence ou davantage de solidarité, davantage pour
    les services publics ou davantage pour le marché, davantage pour le travail ou davantage pour
    le capital. Le but de M. Bayrou, en tous cas son résultat, c’est d’attraper des voix au premier
    tour pour mieux les offrir moyennant récompense au candidat de la droite au second. Ne
    laissons pas se développer cette ambiguïté. Je souhaite que le PS réaffirme clairement qu’il
    n’envisage pas de gouverner avec l’UDF, non par sectarisme évidemment, mais par clarté. Cela
    placera chaque électeur devant sa responsabilité.
     
    Chers camarades, pour gagner,
    il faut convaincre et pour convaincre, il faut proposer.
    Il y a urgence sociale. Recul du pouvoir d’achat. Difficultés croissantes pour se loger. Emplois en
    berne. Protection sociale et droit à la santé remis en cause. Services publics fragilisés. Perte de
    repères. Les plus touchés sont nos électrices et nos électeurs – les couches populaires et les
    classes moyennes. Devant la peur de l’avenir pour soi-même et plus encore pour ses enfants,
    chacun essaie, comme il peut, de s’en tirer. L’adversaire devient alors celui d’à côté ou d’en
    face : le voisin, le collègue de travail, l’immigré, perçus non plus comme des égaux, mais
    comme des rivaux, pour l’accès à l’école, à l’emploi, au logement, aux soins. Avec à la clé une
    ghettoïsation accrue des territoires et de toute la société.
    Il faut que nos réponses à cette volonté de changement mêlée d’une peur de l’avenir soient
    concrètes, précises, populaires – parce qu’au-delà des alliances électorales, nous avons besoin
    d’une coalition sociale pour réussir la transformation, nous appuyant sur les mobilisations et
    les luttes de ces dernières années, par exemple pour la retraite ou contre le CPE.
    La première condition de la victoire est de nous engager sur des avancées rapides en faveur des
    couches populaires, avec des propositions fortes pour améliorer le pouvoir d’achat. Les
    Français doivent savoir qu’avec la gauche, ils vivront mieux. Nous verrons ce que proposera
    Ségolène Royal. Je considère qu’une hausse immédiate du SMIC – d’au moins 100 euros – et
    des petites retraites est nécessaire, en la couplant avec une négociation sociale pour qu’elle soit
    diffusée aux autres salaires. On parle beaucoup de la « valeur travail ». Mais revaloriser le
    travail, c’est d’abord développer l’emploi et le payer correctement. Qualifications renforcées,
    conditions de travail améliorées, rémunérations augmentées – voilà ce que souhaitent les
    salariés. Le débat sur le droit au logement opposable est important (et nous avons été parmi les
    premiers à le proposer dans notre parti) mais il ne faudrait pas réduire la question du logement
    à celle des SDF. Car les difficultés de logement sont générales. Nous disons depuis longtemps
    qu’il faudra construire massivement, remédier à la ségrégation territoriale, assurer à tous un
    habitat décent et freiner la hausse des loyers. Avec 72 % de logements sociaux dans ma
    commune de Grand Quevilly, je n’accepte pas les discours et encore moins les leçons sur le
    logement social de la part de ceux qui ne respectent pas la loi SRU et ont – comme à Neuilly –
    moins de 3 % de logements sociaux dans leur ville. Pour assurer la solidarité indispensable, les
    services publics devront également être défendus, à commencer par la sécurité et la santé – ce
    qui suppose un effort massif en faveur de l’hôpital. Il faudra prendre en compte la révolution
    du vieillissement, dégager les ressources nécessaires pour organiser une réelle prise en charge
    de la dépendance avec la création d’une cinquième branche de la sécurité sociale. Des
    financements incitant à l’emploi stable, sûr et faisant appel au capital devront être sollicités.
    Car l’emploi, la croissance et une stratégie volontariste pour notre économie sont le fondement
    de notre engagement sur la « question sociale ». Les chiffres du chômage ne s’améliorent qu’à
    coup de radiations administratives et d’emplois précaires. Nous devons, nous, indiquer une
    voie ambitieuse et crédible pour l’emploi : relancer la consommation par la hausse du pouvoir
    d’achat, faire de l’innovation et de la recherche une priorité réelle, lutter vraiment contre la
    désindustrialisation et les délocalisations, soutenir les entrepreneurs, les créateurs, les PME.
    Pour cela, il faut une puissance publique capable d’agir et un droit du travail non pas rigide,
    mais solide.
     
    Priorités, l’éducation, l’école, la jeunesse. Notre système éducatif est en malaise. Beaucoup de
    jeunes ne voient plus l’école comme leur alliée dans la vie ou comme un moyen de promotion
    sociale. Beaucoup d’enseignants doutent de leur mission et sont victimes d’une paupérisation.
    Notre responsabilité, c’est non pas comme la droite de crier à la faillite de l’école pour préparer
    sa privatisation, mais de proposer aux professeurs un nouveau pacte pour la revalorisation de
    leur fonction, la clarification de leur mission et l’amélioration de leur métier. Un plan pour une
    école de l’égalité et de la solidarité : moderniser – et non supprimer – la carte scolaire, créer un
    soutien éducatif gratuit après la classe, mieux moduler l’allocation des moyens, garantir aux
    meilleurs élèves de tous les établissements un accès aux filières d’excellence. Pour l’université,
    l’encadrement dans les premiers cycles doit être amélioré et les liens avec les grandes écoles et
    avec la recherche publique relancés. Pour tous les jeunes, proposer un avenir, notamment à
    ceux qui sortent trop tôt du système scolaire et manquent de qualifications. Cela suppose de
    redonner toute sa noblesse à l’enseignement professionnel et technologique.
     
    Notre campagne doit montrer notre confiance et notre amour de la République. Notre vision de
    la République, c’est le vivre ensemble. Quand la société n’est plus capable d’assurer à chacun
    les sécurités de base, on se retourne d’autant plus vers sa « communauté », parfois sa secte.
    Nos concitoyens attendent de nous que, tout en rendant plus efficace l’action publique, nous
    inversions la tendance. Charte de la laïcité ; lutte contre les discriminations ; retour sur les
    baisses d’impôt envers les plus riches. Les entreprises devront être mieux associées au
    financement de la sécurité sociale. Leurs charges et impôts devront être modulées pour tenir
    compte de leur rôle social. Nous devrons engager la réduction de la dette, qui fait peser sur les
    générations futures une pression inacceptable. Et pour renouer le lien entre les citoyens et les
    élus, une République parlementaire nouvelle devra être fondée afin de mettre un terme aux
    dérives de la monarchie présidentielle.
     
    Question sociale, question éducative, question démocratique, question écologique. Ségolène
    Royal a bien raison de vouloir faire de la France la nation de l’excellence environnementale.
    Nous avons été parmi les premiers à plaider pour une « social-écologie » permettant de
    préserver la planète. La sauvegarde de la Terre, des éco-systèmes et de l’humanité ne peut pas
    être suspendue à la mise en oeuvre d’une Organisation des Nations Unies pour
    l’environnement, au demeurant nécessaire et que proposait déjà F. Mitterrand. Certains choix
    dépendent de nous, citoyens français ou européens, collectivités territoriales, président,
    gouvernement et Parlement, ici et maintenant ! Outre la nomination d’un Vice Premier
    Ministre chargé du développement durable, trois mesures fortes devraient être proposées sitôt
    l’arrivée de la gauche aux responsabilités. Une vraie stratégie de réduction des charges en
    matière d’énergie, avec une aide personnalisée à l’isolation des logements, en complément de
    l’APL. Un « référé nature » en cas d’atteinte manifeste aux équilibres naturels. Enfin – et j’ai
    vu avec plaisir que cela était proposé par le rapport Strauss-Kahn / Migaud –, la taxation à
    l’échelle européenne des produits importés de pays pollueurs. Il y a urgence environnementale.
     
    *
    * *
    Chers amis, tout cela que je viens de rappeler dépend de nous, mais sera évidemment beaucoup
    plus difficile si nous ne parvenons pas à faire évoluer l’Union européenne dans le bon sens.
     
    D’où le thème choisi pour notre mobilisation aujourd’hui au confluent de la plupart de nos
    difficultés et de nos espérances. Car tout se tient. Il faut des ressources publiques pour financer
    nos projets ; mais si l’Europe est celle du désarmement fiscal, comment avancer ? Il faut lutter
    contre les délocalisations, hors l’Europe et même dans l’Union, mais si l’Europe n’est pas plus
    offensive dans la préparation de son avenir et n’exige pas de ses partenaires la réciprocité en
    matière sociale, fiscale, environnementale, monétaire, c’est une illusion ! Il faut étendre la
    démocratie ; mais si l’Union accroît ses compétences sans approfondir la démocratie, c’est un
    leurre !
    Que ceux qui voudraient faire l’Europe dans le dos des peuples acceptent enfin d’entendre le
    message Français dont la portée est européenne et non pas nationale, encore moins
    nationaliste ! Le « non » du 29 mai 2005 n’était nullement un « non à l’Europe ». Nous, ici,
    que nous ayons dit oui ou non, nous sommes des pro-européens convaincus. Nous pensons que
    l’Europe a besoin d’être relancée et réorientée. Les citoyens européens, à commencer par les
    Français, demandent non pas moins d’Europe mais plus d’Europe et une autre Europe. Les
    Européens ne veulent plus d’une Europe qui se contente d’accroître la concurrence entre les
    territoires, les entreprises, les salariés, les législations et qui tire vers le bas les modèles
    sociaux. Ils ne veulent plus d’une Europe qui laisse surévaluer sa monnaie et nous amène – ce
    qui est un comble – à devoir construire nos Airbus européens en zone dollar. D’une Europe qui
    fragilise les services publics. D’une Europe offerte à tous les vents de la mondialisation
    financière sans se préoccuper des conséquences économiques, sociales et écologiques. C’est
    l’ensemble de ces politiques, soutenues par l’UMP et l’UDF, qui est la cause du malaise
    européen. Quand, comme nous, on aime passionnément l’Europe, alors il faut regarder
    lucidement la situation qui est en train de la détruire, et réagir.
     
    Car, pour les pays qui la composent, par rapport à la paix et à la prospérité du monde, l’Europe
    reste un grand projet, un grand dessein, qu’il faut relancer et réorienter. Bien entendu, pour cela
    il faudra négocier et il faudra passer des compromis, notamment avec nos partenaires
    allemands. Cela ne justifie pas à mes yeux - et le prochain chef de l’Etat devra le dire avec
    force - que 18 pays membres se réunissent, à Madrid ou ailleurs, pour parler d’Europe sans la
    France, pays fondateur, moteur, acteur.
     
    Ce débat européen, la droite a choisi de l’escamoter. Il est vrai que son bilan européen est
    plutôt calamiteux : élargissement indéfini ; compression du budget communautaire à 1 % du
    PIB, au détriment de l’investissement et de la solidarité avec les nouveaux entrants ; refus de
    donner une suite politique au vote du 29 mai en formulant des propositions précises à nos
    partenaires… Que dit M. Sarkozy ? « Ne parlons pas d’Europe, mais mettons-nous d’accord au
    lendemain des élections sur un mini-traité ratifié par le Parlement. » Ce Mini-traité, ce serait
    une maxi-supercherie. Car mini ou pas, il consisterait à vouloir faire avaliser par la voie
    parlementaire ce que la majorité des Français ont refusé par référendum.
    Alors, que faire ? Je crois nécessaire d’avancer sur trois fronts. Les institutions, les politiques,
    les frontières.
     
    Les institutions. Ce n’est pas ressenti comme une priorité par la population, mais c’est
    important car le fonctionnement doit être amélioré. L’Europe a besoin d’une Constitution pour
    améliorer sa marche et d’un cadre clair et démocratique. Le nouveau texte devra être ratifié par
    référendum. La description du contenu des politiques n’a rien à faire dans une Constitution. En
    clair, l’essentiel de la troisième partie devra être rediscutée par ailleurs. On pourra reprendre en
    l’améliorant le gros de la seconde partie, consacrée aux droits fondamentaux. Et il faudra
    rediscuter le contenu de la première et de la quatrième. Les Etats membres devront pouvoir
    mettre en place plus facilement des « coopérations renforcées » pour rendre possible une
    intégration différenciée. Le processus décisionnel devra être revu pour permettre le vote à la
    majorité qualifiée concernant, par exemple, les choix fiscaux qui ont un impact sur le marché
    intérieur, c'est-à-dire principalement la taxation des entreprises et de l’épargne. Il faudra que le
    texte rende possibles des avancées sociales significatives. Nous disposons de deux ans pour
    cette renégociation : entre l’actuelle présidence allemande et la présidence française fin 2008.
     
    Durant cette période, d’autres questions fondamentales – les politiques, les projets – devront
    venir à la table de négociation, c’est le deuxième aspect du plan de relance ; notamment le
    budget, la Politique agricole commune, la politique commerciale, la politique énergétique et
    environnementale. Nous devrons demander des inflexions significatives des politiques
    européennes autour de la notion d’« Europe européenne ».
    - en matière monétaire : le Parlement devra pouvoir délibérer périodiquement sur un objectif
    d’inflation ; l’Eurogroupe exercer une vraie compétence de change ; la Banque Centrale
    Européenne agir pour l’emploi et la croissance, pas seulement contre l’inflation, et rendre des
    comptes ;
    - en matière budgétaire et fiscale : l’Union doit disposer de ressources nouvelles et pouvoir
    emprunter pour investir dans l’avenir (recherche, éducation, infrastructures) ; nous devrons
    rechercher un accord sur une assiette commune pour l’impôt sur les sociétés et un niveau
    plancher tout en avançant sur la taxation de l’épargne ;
    - en matière sociale : une stratégie d’harmonisation par le haut doit être initiée afin de mettre
    fin à la concurrence vers le bas. Les services publics doivent être garantis.
    - en matière industrielle et d’énergie, la Commission, le Parlement et le Conseil devraient
    soutenir les entreprises européennes, favoriser la constitution de champions continentaux, ne
    pas laisser la concurrence régir et finalement détruire les services publics, miser sur
    l’indépendance énergétique européenne, les économies d’énergie, les énergies renouvelables, la
    valorisation de l’environnement ;
    - en matière de politique commerciale : l’Union doit se donner pour objectif de rééquilibrer les
    conditions de concurrence entre les producteurs des pays émergents et les producteurs
    européens.
    Ces différents points conditionnent une vraie réorientation européenne. Car, même si c’est une
    sorte de pavé dans la marre, le dogmatisme libre-échangiste actuel refuse de prendre en compte
    la vraie nature de la mondialisation à l’oeuvre : comme si l’arrivée de la Chine et de l’Inde sur
    le marché mondial et la révolution technologique présente ne changeaient pas radicalement la
    donne ! La vieille théorie de l’économiste Ricardo sur les avantages comparatifs entre pays ne
    s’applique plus. Pour la première fois, la population et la technologie vont aller de pair. La
    pression que ce réservoir de bras et de matière grise exerce sur les salaires et les conditions
    sociales sera énorme. Dans ces conditions, il est vain d’attendre un répit spontané pour les
    salariés européens – et d’abord les moins qualifiés. Il est illusoire de penser que nous aurons en
    Europe toujours une longueur scientifique d’avance sur les pays émergents. C’est une vision
    arrogante et dépassée ! Il faut prendre le défi chinois et indien très au sérieux.
    Le défi consiste à faire face aux Etats-Unis d’un côté et de l’autre à rééquilibrer les conditions
    de l’échange entre l’Europe, la Chine et l’Inde. Celles-ci ne jouent pas avec les mêmes règles
    que nous : en matière de droits sociaux, d’environnement, de normes juridiques, de respect des
    règles du marché, de change, de régulation de l’économie par la société civile. D’où les
    délocalisations qui, si la même logique se poursuit, vont s’amplifier. Il faut s’efforcer de
    réduire ces écarts par le dialogue. Si ce dialogue n’avance pas, on doit pouvoir avoir recours,
    au moins de façon temporaire, à des mesures de protection. Attention ! Qu’il n’y ait pas de
    malentendu : que l’Europe se protège ne signifie pas qu’elle doive se transformer en forteresse,
    qu’elle puisse faire l’économie de s’adapter et de se réformer. Et c’est vrai pour la France.
     
    Nous voulons une Europe à la fois offensive et défensive. Offensive, par davantage de
    recherche, d’investissements, de formation. Défensive : le droit du commerce international
    ouvre des pistes (tarif extérieur, anti-dumping, normes, lutte contre la contrefaçon). L’Europe
    pourrait prendre l’initiative, je l’ai évoquée, d’une discussion sur la mise en place d’une « taxe
    environnementale » concernant les produits non propres ou dont le pays de fabrication n’a pas
    ratifié le protocole de Kyoto. Et là où les autorités imposent des règles restrictives en matière
    de contrôle d’entreprises par des firmes étrangères, la discussion doit conduire à mettre en
    place des conditions d’échange plus équitables. Faisant cela, l’Europe ne ferait que…pratiquer
    ce que les Etats-Unis mettent en oeuvre pour défendre leurs intérêts. Cette stratégie ne devra
    pas nuire aux pays en développement, auxquels pourrait être réaffectée une partie de ces taxes.
    Je souhaite que nous nous saisissions pleinement de ces questions, dont les populations sentent
    bien qu’elles sont posées. Sans caricature. En écoutant les objections. Mais en traitant
    sérieusement le problème de fond. Europe ouverte plutôt qu’Europe offerte. Juste échange
    plutôt que libre-échange. Offensive technologique et scientifique plutôt que frilosité
    budgétaire. Préférence communautaire plutôt que délocalisations industrielles. Réciprocité
    plutôt que naïveté. Au fond, ce que je souhaite, c’est que nous allions dans le sens d’une
    Europe européenne. Et je souhaite – l’élection présidentielle nous en offre l’occasion – que ce
    débat – qui est aussi celui de l’avenir de notre potentiel économique – puisse avoir lieu chez
    nous, comme il a lieu actuellement par exemple au Congrès des Etats-Unis. La police de la
    pensée a fait suffisamment de victimes. Nous devons débattre librement de la souveraineté
    économique européenne par rapport aux Etats-Unis, à la Chine et à l’Inde. J’espère que ce
    débat sera mené dans la campagne présidentielle et législative par le PS car il cimente pour une
    large part la gauche et doit servir les intérêts de notre pays et de notre continent.
    Institutions, politiques, troisième pilier nécessaire du plan européen de relance et de
    réorientation, la question des frontières. L’Union s’est élargie considérablement pour les
    raisons historiques et géographiques que l’on sait. Ce fut à la fois une avancée et une difficulté.
     
    Certains pays n’ont pas vocation à entrer dans l’Union, au moins dans un avenir envisageable.
    Je pense pour ma part à la Turquie, au Maghreb, ou à l’Ukraine. Nous savons pourquoi certains
    de nos partenaires souhaitent ces élargissements : plus l’Europe est hétérogène, plus elle est
    diluée, plus ils se réjouissent ! Ayons la force de contrer cette logique. En contrepartie, mettons
    en place des mécanismes de partenariat beaucoup plus poussés en faveur de la démocratie, des
    droits de l’homme et de la croissance économique. C’est ce que j’appelle, depuis déjà
    longtemps, le troisième cercle de l’Union.
    Au sein même de l’Europe, un premier cercle d’Etats eurovolontaires devra donc s’organiser
    de manière plus cohérente pour avancer plus vite. Le moteur de ce cercle devrait être le couple
    franco-allemand, en coopération avec la Belgique, le Luxembourg, l’Italie, l’Espagne, d’autres
    s’ils le veulent. Ces Etats pourraient se mettre d’accord sur une gouvernance commune dans les
    domaines économiques et sociaux et sur une politique étrangère partagée. Avant 2014, un
    siècle après le début de la Première Guerre Mondiale, l’Allemagne, la France, d’autres
    devraient créer une armée commune. Institutionnellement, ce premier cercle – qui demeurera
    ouvert – sera fondé sur des coopérations renforcées. C’est pourquoi, je l’ai dit plus haut, il est
    décisif de faciliter ces coopérations dans le nouveau texte constitutionnel.
     
    *
    * *
    Chers amis, chers camarades, la vision de la France et de l’Europe que je viens de tracer, c’est
    la feuille de route possible pour une gauche décomplexée, qui place au premier rang la question
    sociale, la question éducative, la question écologique et la question démocratique. Demain,
    notre candidate et amie Ségolène Royal s’exprimera à Villepinte et dira les grandes
    orientations de son projet présidentiel. Je souhaite de tout mon coeur qu’elle s’adresse d’abord
    aux Français les plus humbles, à ceux pour qui le présent est difficile et l’avenir incertain. Avec
    des idées fortes et des mots simples pour mobiliser notre peuple et lui tracer un chemin. Nos
    adversaires sont multiples, en France et ailleurs : la droite, l’extrême droite, les puissances
    financières, l’idéologie du laisser faire, leurs apôtres et leurs instances. Mais je veux nous
    mettre en garde, nous les socialistes et nous la gauche, contre un autre adversaire, d’autant plus
    redoutable que nous le sous-estimons parfois : je veux parler de la résignation. Dans la
    mondialisation actuelle, on voudrait que la gauche se résigne à un choix impossible : soit
    rendre les armes et pratiquer une sorte de social-centrisme, soit tenir bon en se faisant accuser
    d’archaïsme. Ne nous laissons pas enfermer dans cette alternative. Soyons fiers de nos valeurs
    et de notre histoire de socialistes. Revendiquons les conquêtes rendues possibles par les luttes,
    saisissons le monde tel qu’il change et montrons, en particulier à la jeunesse, notre volonté de
    le rendre meilleur. Soyons convaincants. Ce qu’on attend de nous, c’est une volonté de
    construire du nouveau à partir d’une vision moderne, forte et juste de la France, de l’Europe et
    du monde. Bonne campagne, mes camarades ! Et à très bientôt !
    2/7/2007

    GIEC : principales conclusions du rapport 2007 en cours de rédaction

    Principales conclusions du rapport du GIEC : il faut agir d'urgence
    M. Stavros Dimas, membre de la Commission européenne chargé de l'environnement, demande instamment l'ouverture de négociations internationales en vue de l'adoption d'un nouvel accord de grande portée relatif au changement climatique planétaire, compte tenu des données scientifiques alarmantes publiées le 2 février par le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).

    Le rapport de consensus du groupe de travail I du GIEC (GT 1) prévoit que, faute de nouvelles mesures pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, la température moyenne de la planète s'élèvera très probablement de 1,8 à 4 °C supplémentaires au cours de ce siècle, après avoir augmenté de plus de 0,7 °C au cours du siècle passé. Même les valeurs les plus faibles de cette fourchette signifieraient un réchauffement de plus de 2° C par rapport à l'ère préindustrielle, seuil à partir duquel les conséquences pourraient être irréversibles, voire catastrophiques. Le réchauffement climatique mondial et l'élévation du niveau de la mer se sont accélérés. Les récentes observations et mesures présentées dans le rapport ne permettent plus de douter que le climat de la planète est en train de changer et que la plupart des changements observés au cours de ces cinquante dernières années sont imputables à l'activité humaine.

    M. Stavros Dimas a déclaré: «Je suis vivement préoccupé par l'accélération et l'ampleur croissante du phénomène démontrées par ce rapport. Il est plus urgent que jamais que la communauté internationale engage des négociations sérieuses en vue d'adopter au niveau mondial un nouvel accord de large portée qui permettra de mettre un terme au réchauffement climatique de la planète. Afin de stabiliser les émissions mondiales de gaz à effet de serre, il faut dans un premier temps que les pays développés réduisent leurs émissions de 30 % par rapport au niveau de 1990 d'ici à 2020, comme la Commission l'a proposé le mois dernier».

    Principales conclusions du rapport
    Le rapport du GT 1 «Climate change 2007: The Physical Science Basis» évalue l'état des connaissances scientifiques sur le changement climatique et constitue la première partie du quatrième rapport d'évaluation qui sera publié par le GIEC. Il confirme les principales conclusions du troisième rapport d'évaluation de 2001, mais de nombreux résultats peuvent désormais être mieux quantifiés et sont même plus fiables.

    Les principales conclusions sont les suivantes:
    - Le réchauffement du système climatique est sans équivoque, comme en attestent l'augmentation observée des températures moyennes de l'air et des océans au niveau mondial, la fonte généralisée de la neige et des glaces et l'élévation du niveau de la mer.
    - Il est «fort probable» que l'augmentation des émissions anthropiques de gaz à effet de serre est responsable, dans une large mesure, de la hausse des températures moyennes mondiales depuis le milieu du 20e siècle. Il est «fort peu probable» que ce réchauffement soit imputable à la seule variabilité naturelle du climat.
    - Au cours du siècle dernier, la Terre s'est réchauffée de 0,76 °C en moyenne, et le réchauffement s'est encore accéléré. Les 11 années les plus chaudes ont toutes été enregistrées au cours des 12 dernières années. La seconde moitié du 20e siècle a été la période la plus chaude dans l'hémisphère nord depuis 1 300 ans au moins. La température en Europe a augmenté d'environ 1 °C en une centaine d'années, et ce phénomène a été plus rapide que le réchauffement moyen de la planète.
    - Dans l'hypothèse où aucune nouvelle mesure n'est prise pour limiter les émissions, les estimations les plus optimistes prévoient un nouvel accroissement de la température moyenne mondiale de 1,8 à 4 °C d'ici à 2100[1]. La plage d'incertitude concernant l'intensité du réchauffement climatique prévu pour ce siècle est en fait comprise entre 1,1 et 6,4 °C.
    - Le rythme auquel le niveau de la mer s'élève a pratiquement doublé, passant de 18 centimètres par siècle pour la période 1961-2003 à 31 centimètres par siècle pour la période 1993-2003.
    - Les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) et des autres gaz à effet de serre dans l'atmosphère ont continué à progresser en raison des émissions anthropiques, et ce phénomène s'est encore accéléré. Les concentrations actuelles de CO2 et de méthane sont plus élevées aujourd'hui qu'elles ne l'ont jamais été au cours des 650 000 dernières années au moins.
    - Les résultats de recherches récentes indiquent que les plantes et les sols absorbent moins de CO2 à mesure que la planète se réchauffe. Par conséquent, une plus forte proportion du CO2 émis restera dans l'atmosphère, et l'ampleur du changement climatique causé par un niveau donné d'émissions sera plus importante que prévu.
    - Les événements météorologiques extrêmes se sont multipliés et les schémas climatiques régionaux évoluent. Les vagues de chaleur et autres conditions météorologiques extrêmes ainsi que les changements au niveau des schémas de circulation atmosphérique, des trajectoires des tempêtes et des précipitations peuvent désormais être clairement associés au changement climatique causé par les activités humaines.
    - Les scientifiques ont amélioré leur capacité de prévision du futur changement climatique. La confiance dans les projections relatives au changement climatique régional a été renforcée grâce à l'amélioration des modèles et à l'utilisation d'ordinateurs plus puissants. Par rapport au réchauffement moyen de la planète, l'élévation de température sera plus marquée sur terre et aux latitudes Nord élevées. Dans l'Arctique, la température pourrait même, à la fin de ce siècle, dépasser de 6 °C – voire de 8 °C – celle enregistrée à la fin du 20e siècle.

    Contexte
    Le GIEC évalue les informations scientifiques, techniques et socio-économiques permettant de comprendre le risque de changement climatique imputable à l'homme. Les rapports qu'il établit périodiquement reposent essentiellement sur la littérature scientifique et technique publiée ou étudiée par les spécialistes du domaine. Les évaluations sont réalisées par trois groupes de travail réunissant des centaines d'experts éminents du monde entier. Les rapports reflètent donc le consensus scientifique mondial le plus digne de foi en matière de changement climatique.

    Les projets de recherche financés au titre des programmes-cadres communautaires de recherche ainsi que des programmes de recherche des différents États membres ont notablement contribué à l'élaboration du rapport du GT 1.

    Notes
    [1] L'objectif de l'Union européenne est de limiter le réchauffement climatique à l'échelle de la planète à 2 °C au maximum par rapport aux valeurs de l'ère préindustrielle étant donné que les risques de changements irréversibles, voire catastrophiques, augmentent considérablement au-delà de ce seuil. Les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère avoisinent actuellement les 425 ppm équivalent CO2 et augmentent de 2 à 3 ppm par an.

    En savoir plus
    Notre dossier sur le changement climatique

    Actualités connexes
    05/02/2007 La science comme fondement pour l’action contre le changement climatique
    29/01/2007 Le 4 ème rapport du GIEC sur les changements climatiques sera bientôt rendu public
    2/3/2007

    [Transfer_info] NOCIF : Le maïs transgénique ?

     
    >
    >
    >

    > >

    Bonjour à tous,
    > >
    > > Voici le lien vers un documentaire d'investigation concernant la
    > > nocivité du maïs transgénique de Monsanto que la commission européenne vient portant d'autoriser à la vente
    > >
    > > Il a été produit par Canal + mais interdit d'antenne. Sa diffusion
    > > sur le net est provisoire.

    > > Il faut donc le visionner rapidement, voire le podcaster.
    > >
    > >
    http://video. google.fr/ videoplay? docid=-899605598 6353195886

    > > Faites suivre...

    > >

    >

    .