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    2/25/2008

    Soutenir la démarche du Parti de la Gauche

    Peut-être avez-vous eu connaissance de l’initiative que nous avons prise (www.lepartidelagauche.fr).

     Comme il est normal, notre initiative a suscité des questions, qui nous ont été transmises par courrier ou à l’occasion de réunions.

     Nous y répondons volontiers, de façon à alimenter le débat que nous souhaitons voir s’engager sur cette question importante et trop souvent passée sous silence, des modes organisationnels de l’Unité de la gauche.

     N’hésitez pas à nous faire part de vos réactions.

     Bien Cordialement

     Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès

     

    Le sens de la démarche

    I-                    Pour faire vivre la démocratie, le rôle des partis est essentiel

    II-                  II-La création d’un grand parti consacrant l’Unité de la gauche est attendue, nécessaire et possible

    III-                III- Ce que devrait être ce grand parti de la gauche unie

    IV-                IV- Un nouveau militantisme pour un parti de gauche moderne

    En guise de conclusion

     

    Réponses aux interrogations sur " le parti de la gauche "             

     

    -> Pourquoi cette initiative ?

     - parce que le renouveau de la gauche viendra à la fois de sa capacité à défendre sans complexe ses valeurs, à formuler un projet pour le 21ème siècle et à engager une nouvelle étape de son unité. Ces conditions sont liées et nécessaires pour remporter la victoire qui permettra de changer la société.

    - parce qu’il faut sortir de la confusion politique entretenue par la perspective d’une stratégie d’alliance qui lorgne vers le centre et qui se traduit déjà par des accords locaux de circonstance.

    - parce que nous avons voulu répondre à l’exigence de rassemblement à gauche, en faisant une proposition concrète : celle de constituer un grand parti fédérant tous les partis de la gauche, les clubs, les associations, les mouvements et les milliers de militants syndicaux, associatifs ou citoyens qui veulent apporter leur contribution à l’affirmation d’une gauche décomplexée, capable de porter leur espoir et d’agir.

     -> Ce que n'est pas cette initiative

     Il ne s’agit en rien de créer un parti supplémentaire, concurrent de ceux qui existent. Notre texte analyse comment les solutions préconisées ailleurs, en Europe ou aux Etats-Unis ne sont ni souhaitables, ni adaptées au système institutionnel français.

    Même si nous critiquons ce système, nous sommes obligés de tenir compte de ses particularités. Le rassemblement de la gauche au sein d’une même organisation nous paraît la seule réponse possible pour gagner.

     -> Pourquoi est-ce vous qui avez pris cette initiative ?

     - parce que notre parcours militant (au demeurant différent) a toujours été marqué par le rassemblement de la gauche. Pour y avoir pris une part réelle, nous voyons qu’on ne peut plus s’en tenir aux nombreuses formules passées : Union de la gauche, Programme commun, Gauche plurielle…. ;

    - parce que nous entendons aussi beaucoup parler autour de nous de la nécessité de l’Unité, mais presque jamais des façons concrètes de l’organiser ;

    - parce que nous voyons bien qu’il est difficile pour chacun de sortir des logiques d’appareil, qui, bien qu’importantes, sont devenues paralysantes ;

    - parce que nous nous sentons dégagés des contraintes qui empêchent nombre de responsables de gauche de s’exprimer librement.

     -> Pourquoi intervenir maintenant ?

     - Parce que nous voulons que les victoires de la gauche aux municipales, que nous espérons, soient un levier pour le renouveau de la gauche mais ne servent pas de prétexte à ne rien changer en profondeur, à conforter une dérive et un repli sur le « local » négligeant la bataille essentielle pour le pouvoir national et pour le progrès des idéaux de la gauche dans notre société, ou encore à consacrer une stratégie flottante d’alliance et de confusion politique. Ce scénario a déjà eu lieu. On ne peut accepter qu’il se reproduise !

     -> Quel rapport avec Gauche Avenir ?

     - Gauche Avenir réunit des militants de gauche, venant de partis et d’horizons divers, pour mener la bataille des idées et affirmer une gauche décomplexée. Notre club s’est toujours engagé pour l’unité des forces de gauche, sans préjuger des formes organisationnelles

    - Gauche Avenir a entrepris de rédiger ce qu’on a appelé « la Charte de l’Unité », un texte fixant ce que sont les valeurs, les fondamentaux de la gauche aujourd’hui… C’est cela qui unit tous les membres de Gauche Avenir, avec le souci de reprendre l’offensive pour une certaine « hégémonie culturelle » face au capitalisme financier mondialisé et à l’idéologie libérale.

    - Nous n’avons donc pas voulu impliquer Gauche Avenir, où le débat sur le sujet n'est pas tranché, mais notre conviction est que la Charte de l'Unité débouchera nécessairement sur la question des formes que prendra cette unité.

    - Nous avons donc mené en parallèle les deux démarches, avec le souci d’en débattre après que chacun ait mis sur la table ses propositions.

     -> Et maintenant, que va-t-il se passer ?

     - La création d’un nouveau parti fédérant toute la gauche doit être un mouvement collectif. C’est pourquoi, nous souhaitons que notre texte soit diffusé, débattu dans les diverses organisations de gauche (partis, associations, clubs, syndicats...), de façon à ce que le cap stratégique de l’Unité y soit défendu et qu’il donne lieu à une mobilisation citoyenne porteuse de cette attente.

    - Nous souhaitons interpeller les responsables politiques de gauche, à tous les niveaux, les militants, mais aussi les femmes et les hommes engagés qui se reconnaissent mal dans le paysage politique actuel de la gauche. La question doit réellement être mise en débat et au vote lors des prochaines échéances internes de nos partis et mouvements.

    - Mais rien ne sera possible sans que s’exprime un fort courant d’opinion soutenant la perspective de ce nouveau parti fédérant toute la gauche. Sa vocation est de rassembler sans exclusive tous ceux qui acceptent qu’il revendique le pouvoir, l’accès aux responsabilités gouvernementales, tout en conservant une fonction de contestation et de mobilisation : un parti qui marche sur ces deux pieds pour changer la société.

    - Nous organiserons dans les départements des « banquets républicains » avec des personnalités variées de la gauche, pour échanger autour de ces propositions, dont l’ambition est de fixer un cap, mais qui ne sont pas à prendre ou à laisser.

     

    2/14/2008

    Saint Ceneri le Gerei, la perle des Alpes Mancelles.

    DSC03549DSC03540DSC03526DSC03527DSC03528DSC03530DSC03531DSC03534DSC03541DSC03543DSC03547DSC03552DSC03564DSC03568DSC03569DSC03570DSC03571DSC0357214 Kms à l’ouest d’Alençon, nous sommes dans le sud de l’Orne, en limite de la Sarthe et de la Mayenne. Nous traversons le Parc Naturel Régional Normandie-Maine, alternance de bois de feuillus, bocages et petits villages. Une nature ordinaire, mais de grande qualité nous entoure ; nous sommes en pleine campagne normande.

    Puis progressivement, le paysage change : les routes deviennent plus sinueuses, étroites, le pays est vallonné, plus boisé, nous entrons dans les Alpes-Mancelles ...

     

    Soudain, émergeant au détour d’une courbe qui suit les méandres de la Sarthe, en haut d’une petite côte, assis sur son éperon granitique : Saint-Ceneri-le-Gerei, la perle des Alpes-Mancelles surgit de son écrin de pierre et de verdure. Une fois passé le pont de pierre, nous pénétrons dans le village, bordé sur deux cotés par la rivière.

     

    Classé parmi les cent plus beaux villages de France, lieu d’Histoire et de légende, commune rurale de 150 âmes, Saint-Céneri-le-Gérei possède un patrimoine d’une grande richesse. Relativement isolé, ce village est resté protégé des dégradations qu’un tourisme de masse aurait inévitablement provoqué.

    Ici peu de commerces, pas d’hôtel, mais des chambres d’hôtes réparties dans la campagne alentour et quelques petits hôtels-restaurants installés à plusieurs kilomètres de là ...

    Et si l’été le village est beaucoup plus visité, on n’y trouve pas à longueur de rues ces commerces touristiques clinquants, déversant leur quincaillerie de plus en plus souvent « made in China », et qui défigurent tant de centres de villages ; seulement trois petits restaurants et deux cafés.

    Fort intelligemment aussi, une aire réservée au parking et aux poses pique-niques a été aménagée un peu à l’écart, en bordure de la Sarthe, en contrebas du village dont les rues étroites ne permettent pas le stationnement de véhicules.

    La visite de ce tout petit village pittoresque et paisible se fait donc exclusivement à pieds ... Et Saint-Céneri vaut vraiment le déplacement si vous passez dans la région !

     

     

    Un village chargé d’histoire …

     

    Dès son origine, la fondation de Saint-Céneri le Gérei mêle Histoire et légende.

     

    Céneri, qui donnera son nom au village, est un évangélisateur de la Normandie né à Spolète, en Italie vers 620-625. Très jeune, il part avec son frère à Rome servir le pape et entre dans l’ordre des bénédictins. Alors Cardinal-diacre auprès du pape, il a une vision qui lui ordonne de partir vers l’ouest. Avec son frère ils franchissent les Alpes et on les retrouve dans le diocèse du Mans vers 659. Céneri y laisse son frère et repart avec un jeune disciple nommé Flavard.

    Un jour d’été de 689, les deux voyageurs épuisés arrivent au bord d’une rivière (la Sarthe) dont le cours entoure un promontoire rocheux. Céneri s’arrête et prie, une source jaillit. C’est cette source aménagée en fontaine qui fait face à la chapelle de Saint-Céneri.

    Ayant repris des forces, Céneri et son compère veulent alors traverser la rivière mais elle est en crue ; A nouveau Céneri va prier et la rivière va cesser de couler, permettant aux deux religieux de la traverser à pieds. Céneri se plaît dans cette boucle de la Sarthe, il va s’y installer et y construire une hutte de branchages, qui, dit-on, se trouvait à l’emplacement de l’actuelle chapelle gothique.

    La réputation de sainteté de Céneri grandissant, des disciples le rejoignent et une communauté bénédictine va être fondée. En 669, Céneri va entreprendre la construction d’une église en bois au sommet du promontoire rocheux, Saint-Martin du Mont Rocheux. Il meurt le 7 mai 670 avant que son église ne soit achevée, et il y sera enterré.

    L’église en bois sera détruite en 903 lors des expéditions barbares normandes ; l’église romane actuelle, dont l’édification a commencé en 1089, a été probablement construite sur l’ancien site de Saint-Martin du Mont Rocheux.

     

    Saint-Céneri possédait également un château, construit vers 1040 par les seigneurs de Giroye.

     

    Durant le Haut Moyen-Age, la Basse-Normandie, région stratégique riche, constituant une route d’accès au Royaume de France pour les Anglais, sera le théâtre de nombreuses batailles de conquête entre Anglais et Français ; et Saint-Céneri, de par sa position élevée constituait un poste-sentinelle clef pour la surveillance de l’accès à la vallée encaissée de la Sarthe, et se trouvait également à la frontière de deux puissants duchés : celui du Maine et celui de Normandie.

    Plusieurs fois assiégé au cours de son histoire, le château des Giroye sera rasé par les Anglais vers 1433-1434, lors de la Guerre de Cent Ans, à l’issue d’un siège qui aura duré près de cinq mois.

    Il n’en reste aujourd’hui que quelques pans de maçonnerie.

     

     

    Jusqu’au début du XIXe siècle, il ne se passe rien de notable dans le village.

    En 1826 débutent les premiers travaux de restauration de l’église, totalement laissée à l’abandon jusqu’à cette date. En 1886 elle sera classée Monument Historique.

     

    En 1843, le village compte 308 habitants et va s’ouvrir aux peintres, attirés par la beauté de ses paysages et la qualité de sa lumière. De nombreux artistes vont fréquenter Saint-Céneri : Corot, Courbet, Harpignies, … Cette activité artistique prendra fin à la veille de la Première Guerre mondiale et ne renaitra qu’à partir des années 1950.

     

    En 1953 en effet, est créée l’Association des Amis de Saint-Céneri qui va permettre au village de renaitre et de protéger son important patrimoine historique : l’association fait enterrer en 1988 toutes les lignes électriques du village, organise des concerts l’été, recréé des ateliers d’artistes, et va à nouveau permettre (en 2008) pendant la période estivale la visite guidée de la Chapelle du Petit-Saint-Céneri qui n’était plus ouverte au public faute de personnel bénévole disponible.

    Malheureusement, malgré les efforts de cette dynamique petite association, l’église est actuellement en danger à cause de problèmes de stabilité de son clocher et du péril lié à la conservation de ses fresques. Entretenir ce fragile patrimoine demande en effet des moyens financiers hors de portée pour un si petit village, et ce, malgré son arrêté de classement.

     

     

    Un patrimoine architectural remarquable.

     

    Le pont de pierre.

     

    Enjambant la Sarthe, il permet d’accéder au village, lové dans une boucle de la rivière.

    A l’origine, le pont possédait des parapets en pierre qui ont été par la suite remplacés par une balustrade en bois (1er Empire).

    En 1871, pour empêcher la progression des armées prussiennes, le commandement de l’armée française ordonne sa destruction. Fort heureusement cet ordre sera stoppé à temps.

    En 1955, la balustrade de bois, jugée dangereuse, sera remplacée par des garde-corps en béton armé ; sur initiative de l’association des Amis de Saint-Céneri qui veille à la conservation du site, un parapet de pierre en forme de dos d’âne sera réalisé.

     

     

    La chapelle du Petit Saint-Céneri.

     

    Située à l’écart du village, on y accède par le petit chemin qui longe le village, monte vers l’église, puis redescend vers la Sarthe. La chapelle est là, au milieu d’un petit champ ceinturé par une boucle de la rivière.

     

    Cette chapelle de style gothique, simple et dépouillée à l’extrême, et dédiée à Saint Céneri, a été bâtie vers la fin du XIVe siècle – début XVe siècle, à l’endroit même où le saint se serait construit un abri.

    Sa charpente est en châtaignier, bois imputrescible et répulsif pour les insectes, les murs en pierre de pays sont massifs et soutenus par des contreforts ; ils sont percés sur trois cotés par un vitrail, et par une porte grossière sur le quatrième.

    A l’intérieur, très simplement décoré lui aussi, et baignant dans la pénombre, deux statues : l’une de Saint Jacques de Compostelle, l’autre représentant Saint Céneri ; et une pierre de granit au sol, qui aurait servi de couche à Saint Céneri.

     

    La légende raconte que cette chapelle, lieu de pèlerinage local, était fréquemment visitée par les jeunes femmes désireuses d’avoir un enfant : s’allonger sur la couche du saint et piquer une aiguille dans la robe de sa statue étaient réputés apporter la fertilité.

     

     

    La fontaine miraculeuse.

     

    Elle est située en face de la chapelle sur l’autre berge de la Sarthe, au milieu de la verdure, sur une rive escarpée.

    On ne sait pas à quelle date elle fut construite ; la légende raconte qu’elle est située à l’endroit où jaillit une source qui étancha la soif de Saint Céneri et de son disciple Flavard, épuisés par leur longue marche, dictée par une vision du Saint.

    Miraculeuse, l’eau de la fontaine aurait la propriété se soigner certaines maladies des yeux.

     

     

    L’église.

     

    Contrairement à la plupart des églises médiévales des villages de la région, elle n’a pas une position centrale par rapport à celui-ci, mais se situe en haut d’un promontoire granitique, surplombant la rivière et le bourg qui s’est développé en contrebas.

     

    Cette remarquable église romane a été construite au début du XIe siècle par les moines de l’abbaye de Saint-Evroult d’Ouche et par la famille Giroye qui a donné son nom au village.

    Elle s’élève probablement sur le site de l’ancienne église de bois dédiée à Saint-Martin du Mont Rocheux, construite vers 670 à la demande de Saint-Céneri et détruite vers 903 par les envahisseurs Normands.

     

    Si l’essentiel du bâtiment a été construit au XIe siècle, le clocher et la nef ont été rajoutés au XIIe siècle.

    Vers la fin du XIVe siècle, des fenêtres de style gothique sont percées au niveau du transept, et des contreforts sont ajoutés à l’extérieur de la nef.

     

    La nef et le chœur de l’église possèdent une remarquable charpente en bois de châtaignier, qui m’a toujours fait penser à une coque de navire renversée.

    La charpente du chœur est en outre recouverte de superbes dessins polychromes.

     

    Au XIXe siècle, deux fenêtres romanes dans le chœur et six dans la nef seront murées et remplacées par de grandes fenêtres néogothiques ; aujourd’hui seules les fenêtres de la nef ont pu être restaurées selon le style roman original.

     

    L’intérieur de l’église est remarquable, non seulement pour sa charpente en bois, mais surtout pour ses nombreuses fresques murales.

    Ces fresques, qui avaient été recouvertes par un badigeon de chaux en 1650, ont été mises à jour en 1856.

     Les peintures murales du chœur datent des XIVe et XVe siècles ; mais on pense que certaines autres fresques de l’église pourraient remonter jusqu’au XIIe siècle.

     

     

    Un paysage de qualité.

     

    Situées à l’extrémité du Massif Armoricain et du parc naturel régional Normandie-Maine, les Alpes-Mancelles sont constituées par une suite de collines escarpées de grès armoricain, dont la plus haute culmine à 220 mètres, et entre lesquelles serpente la Sarthe.

     

    Le paysage, paisible, est constitué d’une alternance de bois et forêts (Perseigne, Sillé, les Andaines, Ecouves, la Vallée de Misère), où les feuillus (chênes, châtaigniers, hêtres) sont majoritaires, et de bocages, créant une véritable mosaïque de couleurs et de volumes.

    Dans les parties boisées on trouve quantité de bruyères, fougères, mousses et lichens. La faune y est abondante et variée.

    Les forêts sont très bien entretenues et il est particulièrement agréable de s’y promener.

     

    Spécificité des Alpes-Mancelles : l’existence de pierriers de grès, constitués par des blocs de grès cassés par le gel, créant des déclivités totalement recouvertes par ces éboulements de pierre qui semblent sur le point de dévaler en bas des collines.

     

    Hormis Saint-Céneri le Gérei, je vous conseille vivement de visiter les villages de caractère de Fresnay-sur-Sarthe, Saint-Léonard-des-Bois (superbes chemins de randonnée au sein de la Vallée de Misère), Vivoin-sur-Sarthe (Prieuré du XIe siècle), et les sites du Mont des Avaloirs (près de Pré-en-Pail) et du belvédère de Perseigne.

     

    Si vous cherchez une idée de destination calme et bucolique pour passer quelques jours de détente à peu de distance de Paris, si vous aimez partir à la découverte de notre patrimoine naturel et historique, alors n’hésitez plus, et partez à l’assaut des Alpes-Mancelles !

     

    2/11/2008

    Mode d'emploi du téléphone mobile : 12 conseils du CRIIREM (application du principe de précaution appliqué aux ondes électromagnétiques).

    Ci-après Quelques conseils (12) de bon sens qui devraient figurer sur les modes d'emploi de tous les téléphones portables :

    Comme tout le monde, je ne respecte pas la totalité de ces consignes, mais à la lecture des dernières études sérieuses publiées, je vais sérieusement penser à y remédier ... principe de précaution oblige (et parce que passer une plombe l'oreille scotchée au téléphone, ça me barbe - je vous le confirme, c'est une perte de temps et ça manque de convivialité !!!).
    Par conséquent, avis aux bavards impénitents : apprenez à synthétiser vos propos (la plupart du temps, ce que vous exprimez en 1h peut l'être en 10mn maxi), car à partir de dorénavant, passé 15mn de conversation sur portable, je coupe et n'accepterais aucun nouvel appel dans les 2 heures suivantes ....
    Ceux qui me connaissent savent que ce ne sont pas des paroles en l'air .... 

    Bon sinon plus sérieusement, je pense que ces conseils de la CRIIREM sont importants à faire connaitre, d'autant que l'omerta qui régnait jusque là sur le sujet commence à se fissurer et des études arrivent de toute part confirmant qu'à défaut de pouvoir affirmer l'existence de dangers quantifiés et clairement identifiés, il existe de sérieuses suspiscions qui se retrouvent d'une étude à l'autre ... le téléphone portable et le wi-fi à petite dose, ça peut aller, au-delà attention ...

    (

    riirem

    Centre de Recherche et d’Information Indépendantes

    sur les Rayonnements Electromagnétiques

    Téléphonie mobile

    12 bons réflexes à adopter

    pour limiter son exposition

    Centre de Recherche et d’Information Indépendantes sur les Rayonnements Electromagnétiques

    contact@criirem.org – tél : 02 43 21 18 69 – www.criirem.org

    1.

    Pas de téléphone mobile pour les moins de 15 ans. La croissance de leur

    organisme en développement les rend particulièrement vulnérables à tous les

    rayonnements électromagnétiques, ceux des mobiles inclus. Et plus l'exposition est

    précoce, plus les doses de rayonnement accumulées sont importantes. L'accès à

    un téléphone mobile doit être exceptionnel, en cas d'urgence par exemple.

    2.

    Il est officiellement recommandé de ne jamais approcher un téléphone mobile

    en fonctionnement du ventre d’une femme enceinte

    (l’eau du placenta et les

    cellules de l'embryon sont très sensibles à l'énergie dégagée par le portable) ou à

    moins de 20 cm de tout implant métallique, cardiaque ou autre

    , afin de limiter le

    risque d’interférence électromagnétique.

    3.

    Choisir et utiliser un téléphone mobile dont la valeur de DAS est la plus basse

    possible, de préférence toujours inférieure à 0,7 W/kg (cf. Top Das).

    4.

    Ne pas porter son téléphone à hauteur ou contre son coeur, l'aisselle ou la

    hanche, près des parties génitales.

    Tenir l'antenne du téléphone le plus éloigné

    possible de soi. Même lors de l'envoi d'un SMS.

    5.

    Toujours utiliser le kit piéton livré avec votre téléphone afin d’éloigner l'appareil

    de votre oreille (et de votre cerveau) le temps de la conversation. Préférer toujours

    l'oreillette « filaire » à tout autre gadget sans fil.

    6.

    Limiter le nombre et la durée de vos appels. Pas plus de 5 ou 6 appels par jour

    par exemple, ni plus de 2 ou 3 minutes pour chacun. Respecter un temps moyen de

    1h30 entre chaque appel.

    7.

    Ne téléphoner que dans des conditions de réception maximum : dès que votre

    écran affiche les "4 barrettes" de réseau, pas moins. Pour chaque barre manquante,

    le rayonnement émis par le portable pour se connecter est multiplié par 2.

    8.

    Ne pas téléphoner en vous déplaçant, ni en train, ni en voiture, ni en bus, ni à

    pied, ni à cheval, ni en vélo, ni en bateau, ni en patinette, ni en roller, etc.

    9.

    Ne pas téléphoner en voiture, même à l'arrêt, ou dans tout autre infrastructure

    métallique. Un effet dit de "cage de Faraday" emprisonne et répercute les ondes

    émises par le portable, le rayonnement subi est alors maximum au centre de la

    "cage". Dans une voiture, cela se situe à la hauteur de votre tête.

    10.

    Eloigner le mobile de vous et le maintenir à la verticale le temps de joindre votre

    correspondant et tant que la première sonnerie n'a pas retenti. Souvent un bip ou

    un signal visuel vous indique que vous êtes en connexion avec le numéro appelé.

    11. Ne pas oublier : en public, vos voisins subissent le rayonnement émis par votre téléphone. 

    S'éloigner permet d’éviter leur exposition passive.

    12.

    La nuit, ne jamais conserver un téléphone mobile allumé ou en recharge à

    moins de 50 cm de votre tête

    . Toujours l'éteindre pour limiter son rayonnement et

    celui de l'antenne relais avec laquelle il communique (riverains exposés 24h/24).

     

     

     

    Association 1901 N° 0723011863 – 11 rue Edith Piaf – 72 000 Le Mans

    2/7/2008

    La biodiversité, Quelques notions pour en comprendre les enjeux,

     

                                       DSC00884DSC01604DSC02652trefle                                                          

     

     

    Petit rappel : qu’est-ce que la biodiversité ?

    C’est le Sommet de la Terre à Rio en 1992 qui a popularisé ce terme de biodiversité.

    La biodiversité, ou diversité du vivant, est composée par l’ensemble des organismes vivants et par les relations qu’ils entretiennent avec leurs milieux de vie. Au sens large, ce mot est quasiment synonyme de vie sur terre.

     

     

    Actuellement on recense 1,8 millions d’espèces vivantes connues sur terre, dont environ 270.000 plantes fleuries, un million d’insectes, 10.000 oiseaux ...

    Mais selon les scientifiques, cela ne représenterait qu’une infime partie de la biodiversité existante … à peine plus de 15% d’après certains !

    Pour les seules bactéries, on estime qu’il existerait entre 600.000 et 6 millions d’espèces, pour seulement 7300 espèces identifiées !

     

    Or, ce patrimoine s’érode ; nous sommes entrés dans la 6e extinction des espèces vivantes.

    Selon l’UICN (union mondiale pour la nature), un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens sont en danger, et 70 % des espèces végétales se portent mal.

     

    Si cette extinction s’avère particulièrement rapide, néanmoins il est très difficile d’en estimer la vitesse du fait de notre connaissance parcellaire du Vivant.

    Tout ce que l’on peut affirmer, c’est que le rythme des disparitions s’accélère, et pour donner un ordre d’idées, qu’il serait de 10 à 100 fois plus rapide que les rythmes d’extinction naturelle.

     

    La durée de vie normale d’une espèce étant d’un à dix millions d’années, seuls une connaissance pointue et un suivi très fin sur le long terme permettraient de savoir si elle est menacée ou disparue. Or ce type d’étude, qui nécessiterait une méthodologie extrêmement lourde et complexe à mettre en place, n’existe pas encore. Nous devons donc pour l’essentiel nous en tenir à des hypothèses, reposant sur des modélisations et des extrapolations de relevés effectués sur le terrain.

    Par ailleurs, le manque d’intérêt pour la nature dite ordinaire[1] a eu pour conséquence que ce n’est que très récemment que nous avons commencé à remarquer la disparition progressive d’espèces végétales ou animales communes dans notre environnement quotidien (fleurs des champs, passereaux communs …) …

     

     

    Quelles sont les causes majeures de ces extinctions ?

     

    Il est indéniable qu’elles ont des causes anthropiques directes. Depuis les années 1990, l’empreinte écologique[2] de l’homme dépasse en effet les capacités de reconstitution des écosystèmes.

    Parmi les principales causes de perte de biodiversité, nous retiendrons :

    -         La destruction ou dégradation de certains biotopes : milieux humides, massifs coralliens, déforestation généralisée (en Asie, en Afrique subsaharienne, dans l’Amazonie, …) ; A titre d’illustration, si nous considérons que les 2/3 des espèces connues vivent dans les zones tropicales, la destruction de leurs forêts met donc en péril toute la chaine écologique qui s’y trouve, dont nombre d’espèces endémiques.

    -         Le recours intensif aux pesticides et herbicides.

    -         La surexploitation de certaines ressources vivantes : plantes sauvages récoltées pour leur usage médicinal ou cosmétique sans tenir compte de leur rythme de renouvellement, surexploitation des ressources halieutiques et méthodes de pêche industrielle prédatrices (forte proportion des prises rejetées car non économiquement rentabilisables), exploitation forestière non contrôlée …

     

     

     

    Conséquences de la perte de biodiversité.

     

    Quelle est l’importance de la baisse de la biodiversité ? Quel est son impact ? … Finalement il faut reconnaitre qu’on ne sait pas grand-chose, que ses conséquences sont difficilement mesurables !

     

    En effet, la nature ayant par principe horreur du vide, quand une niche écologique se vide car une espèce disparait, elle est immédiatement occupée par une autre espèce ! La chaine va continuer, mais elle sera différente, ses équilibres seront perturbés, et l’écosystème sera irrémédiablement modifié.

     

    Par exemple, si une graminée donnée disparait d’une chaine écologique, peu importe pourquoi ici, cela peut entrainer la régression de certaines populations d’insectes d’une espèce particulière, qui se nourrissaient majoritairement de son pollen, et qui faute de nourriture en quantité suffisante, vont voir leur population décroitre.

    Or ces insectes constituaient l’essentiel de la nourriture d’un petit rongeur ; lequel va exercer sur la population décroissante d’insectes une pression trop forte, pour assurer la survie de sa propre espèce.

    Résultat : le rongeur va accélérer la disparition des insectes et provoquer la fragilisation de sa propre espèce par manque de nourriture.

    Donc, soit le rongeur va migrer vers une nouvelle source de subsistance et quitter son biotope d’origine, soit il va s’adapter à un autre mode d’alimentation (mais le phénomène d’adaptation des espèces est très lent, donc il y aura d’abord diminution du nombre d’individus de l’espèce, puis augmentation de ceux qui auront su s’adapter), soit sa population va décroitre et s’éteindre par manque de nourriture et/ou par appauvrissement de son patrimoine génétique si sa population est isolée.

    Enfin, dans notre exemple volontairement très simplifié, la raréfaction de notre rongeur va provoquer un déséquilibre des prédateurs supérieurs dont il constituait la nourriture …

    Ainsi, en simplifiant au maximum le fonctionnement d’une chaine trophique, nous constatons que la disparition d’une espèce va provoquer d’autres disparitions par ricochet et bouleverser les équilibres de l’intégralité de la chaine.

    C’est pour cela que la perte de biodiversité est grave, et en même temps difficile à mesurer et à suivre.

    On a remarqué que les capacités de remplacement d’espèces dans un milieu sont étonnantes, mais en même temps elles vont provoquer des modifications d’interactions et d’équilibres. Et plus le nombre d’espèces dans un écosystème est important, plus il sera dynamique, car il sera moins « sensible » aux variations quantitatives d’une espèce donnée.

     

     

    Nécessité de protéger.

     

    Il est devenu impératif de mettre en place des politiques de protection de la biodiversité. Mais la mise en place de tels outils se heurte à notre vision des espèces : les considérons nous comme utiles, sans intérêt ou nuisibles ?

    Ainsi nous avons tendance à considérer la biodiversité sous l’angle de notre interprétation de la pertinence ou non de la présence de certaines espèces individualisées, oubliant le principe d’écosystèmes complexes et en interconnections.

     

    Une personne de l’assistance a du reste posé cette question bien dérangeante à Jean-Marie Pelt : si l’on parvient aisément à comprendre le rôle de chaque espèce et les interactions qu’elle entretient au sein de son écosystème avec les autres, où se situe l’homme dans cette chaine ? Quel rôle la nature lui a-t-elle assigné, qu’il a à ce point détourné à son seul profit ?

    Difficile question en vérité … Même s’il peut nous sembler évident, en regard de la dégradation de l’Environnement et du climat que les activités humaines ont provoqué essentiellement depuis ces 150 dernières années, que si l’homme n’était pas là … la Nature ne s’en porterait que mieux !

     

    Toujours est-il que nous sommes là, et notre devoir aujourd’hui est de réparer les dégâts que notre espèces a occasionnés et de protéger la biodiversité au delà de toute considération anthropocentriste !

     

     

    Autre point de réflexion important : comment concevons-nous la biodiversité ?

     

    En effet, selon notre façon d’envisager la biodiversité, les méthodes de protection et leurs finalités vont différer.

     

    Christian Lévêque, écologue, estime que nous devons être capables de protéger des milieux en s’adaptant à leurs changements ; il rappelle que la biodiversité est un concept en permanente évolution, entre espèces émergeantes et espèces en déclin. Nous devons donc accepter cette donnée, sous peine de fragiliser davantage une biodiversité déjà à la fois fortement altérée et anthropisée.

    A vouloir cantonner la biodiversité dans des espaces clos protégés, on risque de la figer, de créer des sortes de musées à l’intérieur desquels on va arrêter le temps, en totale opposition avec la notion même de vie.

    Par conséquent, la réponse qu’il propose par rapport aux problèmes des espèces invasives, est plus mitigée que celle de nombreux autres écologues.  

    Il estime plus utile de s’intéresser au contrôle de la prolifération – notamment à la pullulation d’espèces autochtones provoquée par des perturbations d’équilibre dans des écosystèmes – et de la nuisance de certaines espèces, plutôt qu’à l’éradication systématique de toutes les espèces considérées comme invasives.

     

    Jean-Marie Pelt partage la crainte de Christian Lévêque, en ce qui concerne le risque de fabriquer une nature totalement artificielle, d’où son engagement pour la défense de la nature ordinaire, commune, pour la réhabilitation de plantes abusivement qualifiées de « mauvaises herbes » (J-M Pelt est botaniste de formation), mais en revanche il est beaucoup plus circonspect en ce qui concerne la montée des espèces invasives.

     

    Entre 2002 et 2006, le nombre d’espèces invasives a augmenté de 50 %. Toutes ne constituent pas une nuisance, certaines s’insèrent dans des niches écologiques vides, mais d’autres viennent menacer des organisations d’écosystèmes stables et posent des problèmes.

     

    Mais le réchauffement climatique a des conséquences autrement plus dramatiques sur la biodiversité :

    Le réchauffement climatique, outre le fait qu’il modifie la répartition des espèces en favorisant notamment une remontée vers le nord, créé des perturbations sur les modes de vie (avancement des périodes de reproduction, de floraison, de fructification), qui seront autant de facteurs supplémentaires de pression sur les milieux.

    Selon les experts du GIEC, 35% des espèces mondiales pourraient disparaitre à cause du changement climatique.

    Il y a donc bien urgence à agir …

     

     

    De quels outils ou méthodes disposons nous pour protéger la biodiversité ?

     

    Nous pouvons créer des parcs, des espaces de protection (espaces NATURA 2000 par exemple), des trames ou corridors verts pour lutter contre la fragmentation de territoires et créer des axes de circulation des espèces pour favoriser les échanges inter et intra-spécifiques, constituer des banques pour préserver des semences anciennes (cf. la banque de semences des principales cultures vivrières du monde qui seront conservées à partir de février 2008 dans une grotte artificielle souterraine constituée comme une sorte de congélateur géant de 5200 m3 au Spitzberg, en Norvège – projet réalisé sous l’égide de l’ONU).

     

    Nous disposons d’organisations telles que l’Union Mondiale pour la Nature (UICN),  chargée de la surveillance d’espaces et de la publication annuelle d’un livre rouge de suivi des espèces menacées.

     

    La région Ile de France vient de se doter d’une agence régionale pour la nature et la biodiversité, « Natureparif «, dont l’objectif sera de collecter, organiser et centraliser les informations concernant l’étude de la biodiversité, pour en améliorer la connaissance et la protection. Car actuellement on constate que la biodiversité des villes tend à devenir plus riche que celle des campagnes, notamment parce que les villes sont moins polluées par les pesticides.

     

    Nous pouvons attribuer une contre-valeur financière aux services gratuits que nous fournit la nature :

    -         pour sensibiliser le grand public à cette idée de coût environnemental,

    -         pour intégrer ces coûts écologiques dans les coûts de production des biens et services marchands,

    -         et pour établir une échelle d’indemnisation des coûts environnementaux occasionnés, dans le cadre de l’application du principe du payeur-polleur.

    Par exemple on considère que chaque promeneur en forêt coûte entre 0,15 et 0,30€ à la société tant pour la gestion de la forêt (exemple : aménagement et entretien de chemins) que pour la réparation des dommages occasionnés. 

     

    Le sort de l’homme et de la nature sont donc intimement et inexorablement liés.

     

    L’espèce humaine, par ses activités prédatrices (chimie, industries, agriculture productiviste), a dégradé l’environnement et le climat ; la première conséquence que nous commençons à subir est le réchauffement climatique, accompagné d’un ensemble de dérèglements en cascade.

    Il est donc nécessaire de réconcilier durablement l’homme et la nature, pour qu’il retrouve place en son sein et abandonne le modèle destructeur de l’homme prométhéen qui a prévalu jusqu’ici, et pour qu’enfin l’humanité  assume sa responsabilité majeure qui consiste à réparer les dégâts commis et à veiller à la conservation des milieux.

     

    Il y a un effort pédagogique très important à mener auprès du grand public pour le sensibiliser à cette thématique ; les compétences dans les domaines de l’environnement et de l’écologie existent, des cursus de formation se mettent en place, il ne manque plus qu’une réelle volonté politique pour imposer le sujet au sein de notre gouvernance, et développer les filières professionnelles s’y rapportant.

     

    Le Grenelle de l’Environnement a fait naitre énormément d’espoir car il a su rassembler dans différents groupes de travail des experts et des professionnels très divers qui ont fait émerger de nombreuses propositions très intéressantes et novatrices.

    Mais 7 mois plus tard, force est de reconnaitre que l’intérêt du gouvernement pour l’écologie est retombé, les propositions sont une à une démontées.

    Plus que jamais nous devons donc rester vigilants et poursuivre notre combat au quotidien pour le respect de l’Environnement.

     

     

     

     

    Quelques données bibliographiques pour aller plus loin …

    §         Rapport Sénat : La biodiversité : l'autre choc ? L’autre chance ? (http://www.senat.fr/noticerap/2007/r07-131-notice.html) ; Synthèse du rapport : http://www.senat.fr/rap/r07-131/r07-131-syn.pdf

    §         WWF : calcul de l’empreinte écologique : http://www.wwf.fr/s_informer/calculer_votre_empreinte_ecologique

    §         Rapport GEO4, ONU : http://www.unep.org/geo/geo4/report/GEO-4_Report_Full_en.pdf

     



    [1] Par opposition à certaines espèces emblématiques qui retiennent toute l’attention des chercheurs et du public.

    [2] Empreinte écologique : c’est la mesure de la pression qu’exerce l’homme sur la nature. Elle s’exprime en surface (ha) productive nécessaire pour répondre à la consommation de ressources et aux besoins d’absorption des déchets produits d’un individu ou d’une population donnée. Cependant cet outil ne prend pas en compte la pression sur la ressource en eau, ni sa pollution provoquée notamment par l’activité agricole.

    2/4/2008

    Intervention de Paul Quilès à la manifestation CNR

    Cette fois-ci nous n'avons pas obtenu gain de cause mais notre vigilance ne baissera pas ; honte à nos camarades élus socialistes qui se sont abstenus ! Quel manque de courage ! soit ils étaient POUR l'organisation du référendum et dans ce cas il fallait voter CONTRE la modification de la Constitution, soit ils étaient pour ce mode de ratification du traité de Lisbonne, et dans ce cas qu'ils assument complètement leur point de vue en participant au vote !!!

    Ne souhaitant pas en rester à ce constat d'échec, je publie le texte de l'intervention de Paul QUILES, tellement pleine de bon sens, de respect de nos valeurs républicaines, ...

    Intervention de Paul Quilès à la manifestation CNR

    Voici le texte de mon intervention lors du grand rassemblement organisé par le Comité National pour le Référendum qui s'est tenu à Paris le 2 février.

                            ---------------------

    J’ai un message à vous faire écouter. C’est celui de quelqu’un qui n’a pas pu venir cet après midi. Ecoutez le bien :

    "Bien sûr, l'Europe doit être au service des peuples, chacun peut le comprendre. Mais l'Europe ne peut se construire sans les peuples, parce que l'Europe, c'est le partage consenti d'une souveraineté……. et la souveraineté, c'est le peuple. A chaque grande étape de l'intégration européenne il faut donc solliciter l'avis du peuple. Sinon, nous nous couperons du peuple."

     

    Vous l’avez reconnu, c’était bien N. Sarkozy…..mais ça se passait le 9 mai 2004 devant le Conseil national de l’UMP !

    Eh oui, sur ce sujet comme sur d’autres, il a changé d’avis…et il n’est pas le seul.

    Ils sont nombreux à réécrire l’histoire, oubliant leurs promesses, à mentir sur le Traité de Lisbonne (mini traité, traité simplifié, règlement intérieur…).

    La vérité, on dit « qu’elle sort de la bouche des enfants » ; cette fois-ci, elle sort de la bouche de Giscard, le père du projet de Constitution européenne, rejeté par le peuple français : 

    « La France n’a pas obtenu les changements réclamés par certains partisans du NON au référendum. La concurrence « libre et non faussée » figure toujours dans le projet, cette fois sous la forme de déclaration conjointe des gouvernements et la primauté du droit européen sur le droit national est confirmée par référence à la jurisprudence de la Cour de justice. Le texte adopté reprend l’essentiel des dispositions du traité constitutionnel. Je le répète : les outils sont préservés ».

    C’est ce que dit aussi Angela Merkel : « La substance de la Constitution est maintenue, c’est un fait ».   

    …….ou encore José Luis Zapaterro : « Nous n’avons pas abandonné un seul point essentiel de la Constitution. C’est sans aucun doute bien plus qu’un traité. C’est un projet à caractère fondateur, un traité pour une nouvelle Europe ».

     

    La vérité, elle nous a aussi été révélée dans sa brutalité par un journal anglais, qui a rendu compte du discours de Nicolas Sarkozy devant un groupe de parlementaires européens. Pour lui, « des référendums sur le nouveau traité européen sont « dangereux » et perdants en France, en Angleterre et dans d’autres pays. Il y a un gouffre entre les peuples et les gouvernements ». Et il insiste : « Un référendum aujourd’hui mettrait l’Europe en danger. Il n’y aura pas de traité si un référendum a lieu en France, et il en va de même pour un référendum au Royaume-Uni ».

    Dommage qu’il ait dit cela à huis- clos !

     

    Par contre, c’est bien en public qu’il s’est exclamé il y a quelques semaines : « L’Europe a fait un choix…….qui n’implique ni celui du laissez- faire absolu, ni l’acceptation des dérives d’un capitalisme financier, qui fait la part belle aux spéculateurs et aux rentiers plutôt qu’aux entrepreneurs et aux travailleurs».

    « Le capitalisme européen a toujours été un capitalisme d’entrepreneurs, un capitalisme de production, plutôt qu’un capitalisme de spéculation et de rentes ».

    Dans le climat actuel de scandales financiers et de dérèglements bancaires, vous apprécierez le caractère humoristique et décalé de ces propos !

    Il est triste de constater que les tartufferies et les mensonges des uns et des autres (à droite et aussi, malheureusement à gauche) n’arrêtent pas de polluer ce dossier de la ratification du traité de Lisbonne, qui est un véritable révélateur de plusieurs crises :

     

    Ø    une crise de la démocratie, mise à mal par cette peur du peuple, par le non respect des principes démocratiques (on oublie que « ce que le peuple a fait, seul le peuple peut le défaire ») ;

    Ø    une crise de la morale politique, dans la mesure où le mensonge, les promesses non tenues, l’hypocrisie …. sont érigés en principes politiques ;

    Ø    une crise de l’Europe, puisque chacun sait que la construction européenne ne se fera pas sans les peuples, mais ce slogan est contredit par les actes et devient un objet de discours sans consistance et sans lendemain ;

    Ø    une crise enfin de la gauche, éparpillée, divisée, incapable de tenir un discours cohérent avec ses valeurs et dont certains responsables en viennent même à oublier leur rôle d’opposant et à faire preuve d’un défaitisme attristant (« on n’obtiendra pas le référendum, puisque Sarkozy a été élu ! »).

     

    C’est notamment pour cette raison que Gauche Avenir, club qui travaille à la reconstruction de la gauche et que j’anime avec d’autres responsables et militants de gauche (Marie Noëlle Lienemann, Francis Wurtz, André Laignel, Jean Claude Gayssot…..) s’est engagé pour créer le CNR. Nous nous félicitons de la réussite de la manifestation de cet après midi, en espérant qu’elle préfigure d’autres rassemblements que nous appelons de nos vœux et auxquels nous contribuerons.

     

    Avec vous tous ici, nous attendons des parlementaires qui se réunissent lundi à Versailles qu’ils respectent la démocratie et qu’ils se montrent cohérents avec leurs précédents choix.

     

    Il faut qu’ils sachent en tout cas que nous ne laisserons pas celles et ceux qui n’auront pas voté NON à la réforme constitutionnelle dire hypocritement qu’ils étaient favorables au référendum !

     

    Nous ne les laisserons pas dire non plus qu’ils veulent l’Europe des peuples et qu’ils respectent les principes de la démocratie.

     

    C’est à nous, c’est à vous tous et à vous toutes de le faire savoir.


    Vous devez avoir conscience que ce combat pour le référendum, que demande une large majorité de Français, est une tâche utile, voire salutaire

    pour la démocratie,

    pour la morale politique,

    pour l’Europe,

    mais aussi pour l’avenir de la gauche.

    2/3/2008

    Rapport 2008 sur le mal-logement de la Fondation Abbé Pierre

    Le rapport de la Fondation Abbé Pierre dénonce un mal logement qui s’aggrave
     
    La Fondation Abbé Pierre, dans son rapport 2008 sur le mal-logement publié le 1er février, met en lumière les difficultés grandissantes d'accès au logement des ménages aux ressources modestes ou moyennes alors que se loger en HLM devient plus difficile. La Fondation préconise un ensemble de mesures pour lutter contre ce déficit, estimé aujourd'hui à 800.000 logements, mises en place dans le cadre d'une "politique globale", les phénomènes étant interdépendants. Sur les 3,2 millions de ménages qui cherchent chaque année à louer un logement (dont plus d'1,2 million de demandeurs de logements sociaux), seuls 430.000 ont eu accès au parc social en 2006, contre 500.000 en 1999, a fait valoir Christophe Robert, de la Fondation, en commentant le rapport. "Le logement social devient une porte de plus en plus difficile à ouvrir", souligne le rapport alors que le parc locatif privé devient de plus en plus cher et que l'écart se creuse entre les loyers du secteur privé et du secteur social: un rapport de 1,5 dans les petites agglomérations jusqu'à 2,4 en région parisienne.
     
    Pour télécharger le rapport :
     
     
     

    Selon le CSA, 59% des Français veulent un referendum !!!

    UE : 59% des Français pour un référendum, selon CSA

    NOUVELOBS.COM | 31.01.2008 |
     
    59% des personnes interrogées souhaitent un référendum. 33% préfèrent, au contraire, que le traité simplifié soit ratifié par le Parlement.

    (Reuters)

    (Reuters)

    Selon un sondage CSA paraissant dans L'Humanité Dimanche, 59% des Français souhaitent un référendum sur le nouveau traité européen, apprend-on ce jeudi 31 janvier. 33% préfèrent au contraire, qu'il soit ratifié par le Parlement et 8% des personnes interrogées ne se prononcent pas.

    61% en octobre


    Fin octobre, d'après un sondage similaire réalisé pour Le Parisien, 61% des Français souhaitaient que le traité soit ratifié par référendum, alors que 31% étaient partisans d'une ratification par le Parlement et que 8% ne se prononçaient pas.
    Nicolas Sarkozy a convoqué le Congrès le 4 février pour modifier la constitution française, un préalable à la ratification du traité européen. Pour être approuvée, cette modification doit recueillir les voix d'au moins 3/5 des parlementaires présents. (avec AP)

    Sondage réalisé par téléphone les 23 et 24 janvier auprès d'un échantillon national représentatif de 960 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas.
     
    ... Alors si lâchement, le 4 février à Versailles, nos parlementaires, qui ont été élus pour nous représenter, et je pense essentiellement aux élus de gauche,  choisissent de ne pas venir ou de s'abstenir, il faudra s'en souvenir, citoyens électeurs, quand ils auront besoin de vos voix !!! Car s'abstenir c'est accepter tacitement le mode de ratification proposé par N. Sarkozy.
    Se prononcer POUR la tenue d'un référendum, c'est se prononcer sur la FORME et non sur le fonds ! ... Rien n'empêchera ensuite à tel ou tel de faire campagne pour ou contre le traité ni simplifié ni mini ni modifié !!!
    Mais le temps n'est pas venu ! Aujourd'hui, NOUS DEMANDONS UN REFERENDUM POUR QUE SOIT RESPECTEE LA CITOYENNETE POPULAIRE QUI S'EST MASSIVEMENT EXPRIMEE EN 2005 !
     
    2/1/2008

    La guerre contre le cancer.

    La Guerre contre le Cancer.

     

    30 janvier 2008 : Diffusion du film « La guerre contre le Cancer » à l’IEP-Paris, suivi d’un débat avec la salle mené par André Cicollela (Chercheur en Santé environnementale, INRS) et Sylvie Gilman (réalisatrice du film).

     

     

    Le documentaire s’ouvre sur ce terrible constat de Clifton Leaf, « survivant » du cancer et rédacteur en chef du magazine « Fortune » : 1500 Américains meurent chaque jour du cancer … En nombre de victimes, c’est un peu comme si un 11 septembre 2001 se produisait tous les deux jours !

    … Mais qui a pleinement conscience de l’ampleur de ce désastre ? Serions-nous en train de perdre la guerre contre le cancer entamée il y a 35 ans ?

     

     

     

    Petit rappel historique :

     

    1969, l’Homme fait ses premiers pas sur la Lune, rien ne semble résister à son intelligence … La science est l’avenir de l’homme, l’heure est à l’optimisme …

     

    23 décembre 1973, le président Nixon proclame la guerre contre le cancer ; des millions de dollars sont débloqués, toute une propagande entoure cette « crusade against cancer » … dans cinq ans le cancer sera vaincu, annonce-t-on …

    A cette époque les Etats-Unis sont en pleine guerre du Vietnam, et Nixon a besoin d’une victoire pour faire oublier l’échec de ses troupes dans le bourbier vietnamien …

     

    Début des années 1970 : les connaissances sur le cancer sont encore balbutiantes, il est mal connu, on parle alors de maladie d’une cellule devenue un peu folle, mais on ne sait pas pourquoi, ni comment, donc on ne sait pas comment le contrecarrer.

    C’est l’étude des virus qui va permettre les premières avancées thérapeutiques.

     

    En 1976, Dominique STEHELIN, chercheur français, va identifier un gène dans la cellule, découverte qui va radicalement changer la vision du cancer : le véritable ennemi vient de l’intérieur de la cellule, de nos propres gènes : il découvre l’existence des oncogènes, responsables de la prolifération anarchique des cellules.

    (Treize ans plus tard cette découverte sera « dérobée » à Stehelin, elle fera l’objet d’un prix Nobel décerné à deux chercheurs américains, mais pas à lui.)

     

    La connaissance du cancer progresse mais pas encore le quotidien des malades, ou si peu …

    Alors à défaut de traitement réellement efficace, on va promouvoir la prévention, contre le tabac notamment, dont les dangers sont connus depuis longtemps des scientifiques ; mais le puissant lobby des industriels du tabac américains va bloquer des années durant toute communication auprès du grand public concernant les risques liés au tabagisme.

     

    1976, en France, la première loi anti-tabac est promulguée ; c’est la loi dite « loi Veil », qui impose sur tous les paquets de cigarettes une mention des dangers liés au tabagisme.

    Dès cette époque, Maurice Tubiana, éminent cancérologue français, va concentrer ses efforts de prévention sur la lutte contre le tabac, mais il écartera toute implication de la pollution dans le développement de cancers.

     

    Aux Etats-Unis, la riposte de l’industrie du tabac sera très forte : elle essaiera par tous moyens de mettre en doute les résultats scientifiques dénonçant les dangers de la cigarette ; elle insistera sur les points de méconnaissance et les incertitudes à l’intérieur des études et paiera ses propres scientifiques pour démonter les arguments des anti-tabac.

    La lutte est donc violente et intense entre recherche médicale et industriels.

     

    En 1977, les media américains révèlent le scandale de l’enfouissement de déchets d’origine chimique dans le Love Canal, qui vont provoquer maladies, décès, malformations de nouveau-né parmi les riverains des terrains contaminés ; cette affaire va avoir valeur de symbole, elle va informer le public sur les risques à long terme des déchets toxiques.

     

    Mais coup de théâtre : en 1980, Ronald Reagan est élu sur la base d’un programme ultralibéral et il n’aura de cesse de déréglementer au nom de la libre concurrence.

    Reagan va ainsi mettre un frein à la lutte contre les pollutions chimiques, diminuer drastiquement le budget de l’Agence de l’Environnement, éliminer les chercheurs « gênants » en leur supprimant subventions et budgets de recherche …

    Mais malgré tous ces obstacles, les recherches se poursuivront.

     

    En 1980, l’INTERFERON de synthèse est découvert.

    Les enjeux psychologiques et thérapeutiques sont énormes. La course entre les laboratoires pharmaceutiques commence ...

     

     

    Un doute insidieux s’installe …

     

    Les traitements découverts ont des effets secondaires à la fois très toxiques et d’un point de vue thérapeutique très limités sur le cancer. Ils sont aussi de plus en plus coûteux à développer.

    Le professeur ROSENBERG du National Cancer Institute (qui a opéré avec succès le cancer de Reagan) va expérimenter une thérapie génique sur des malades volontaires condamnés par le cancer. Déception : malgré plusieurs tentatives, la thérapie génique ne prouvera pas son efficacité.

     

    Vingt ans plus tard, la guerre contre le cancer n’est toujours pas gagnée en dépit des propos optimistes prononcés par les cancérologues lors de chaque nouvelle découverte.

     

    Au début des années 1980 on va recourir à la chimiothérapie à forte dose. Elle suscitera de grands espoirs mais les rechutes seront nombreuses dans les années qui suivent ces traitements lourds.

     

    En 1986, John Bailar va créer un scandale en publiant dans le New England Journal of Medecine un article qui dénonce la stagnation de la recherche contre le cancer aux Etats-Unis.

    Selon lui, il faudrait réorienter la lutte contre le cancer du poumon non vers la guérison, puisque jusqu’ici les résultats des différents traitements essayés se sont montrés peu probants, mais vers la prévention, notamment celle contre les méfaits du tabac. Malheureusement il y a peu de recherche menée sur la prévention.

     

    En 2001 en France, le cancérologue Laurent SCHWARTZ publie « Métastases, vérités sur le cancer » dans lequel il fait le constat de l’échec de la science et de la médecine face au cancer. Son livre connaitra un grand succès, mais suite à sa parution il sera licencié.

     

    Toute vérité n’est donc pas bonne à dire …

     

    Que sait-on vraiment des causes de cette épidémie de cancers ?

    Rien que pour le cancer du sein, nous sommes passés d’une femme sur 20 atteinte dans les années 1960, à une femme sur 9 aujourd’hui.

    Il n’y aurait pas plus de cancers selon certains, mais l’amélioration des techniques de dépistage, et la systématisation de sa recherche passé un certain âge, participent à les mettre en évidence pour mieux les guérir.

    Ce type de raisonnement ne tient pas la route : certes les méthodes de dépistage se sont améliorées mais l’épidémie de cancers s’étend, continue à se développer inexorablement. Pourquoi ?

     

     

    Aux Etats Unis, on continue à distribuer des crédits pour la recherche de traitements, on responsabilise le public et les malades quant à certains comportements susceptibles de favoriser la survenue du cancer, mais aucune action de prévention de masse n’est engagée.

     

    Eté 1999, Robert WEINBERG vient de compléter le puzzle génétique du cancer : des traitements ciblés vont pouvoir être mis au point. Lui-même les comparera à de petits missiles qui viennent exploser exclusivement les cellules cancéreuses.

    Mais malgré cette approche plus complète de la maladie, il n’y a aucun progrès en terme de guérison.

     

    En revanche, la guerre violente entre les différents laboratoires et leurs équipes de chercheurs s’intensifie ; En effet les recherches sont de plus en plus pointues, longues, aléatoires et couteuses, et l’enjeu toujours plus grand.

    Concernant la connaissance du rôle des métastases, il y a peu d’avancées car le sujet est trop complexe.

     

    En France, les chiffres du cancer sont devenus alarmants : en 30 ans, les cancers de l’enfant ont progressé de 30%. Entre 1970 et 1990, les cancers des poumons ont augmenté de 110 %, ceux des bronches de 75 %, des ovaires de 94 % et du sein de 43 %.

    La légère amélioration du nombre de guérisons ne parvient pas à compenser l’accroissement des cancers diagnostiqués.

     

    Le Professeur BELPOMME, cancérologue français, estime que la prise en compte des causes environnementales est essentielle pour comprendre l’explosion du cancer, et qu’elles ont été sous-évaluées, d’où l’échec dans la lutte contre cette maladie.

    Mais cette opinion n’est pas partagée par tous les scientifiques ; Pour le Pr TUBIANA, tout cela ne serait que « foutaises ».

     

    Alors avec des malades et leurs familles, le Pr BELPOMME va fonder l’ARTAC (Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse) et le 7 mai 2004, il lance l’Appel de Paris[1], sur les dangers sanitaires de la pollution chimique, qui sera signé par de nombreuses personnalités du monde scientifique.

    Cet appel aura peu de répercutions.

     

    C’est l’étude des cancers professionnels qui va permettre d’établir définitivement un lien entre cancer et environnement.

    Notamment ceux provoqués par l’amiante.

    Mensonges, manipulations, pressions, pendant des années les industriels vont recourir à ces différents moyens pour retarder la prise de décision des politiques contre l’amiante.

    Aujourd’hui, le rôle de l’amiante dans l’apparition de certains cancers est établi (développement d’asbestoses, de mesothéliomes) ; mais entre les premiers doutes sur la dangerosité de l’amiante et son interdiction, de nombreuses années ont passé …

     

    Les perturbateurs endocriniens.

    Cette découverte récente génère beaucoup d’espoirs notamment en terme de prévention.

    Les perturbateurs endocriniens sont des composants qui agissent comme des perturbateurs hormonaux (les œstrogènes notamment, constituent d’importantes pistes d’étude).

    Dans l’exposition à ces composants, ce n’est pas tant la dose qui est dangereuse, que la durée et la fréquence d’exposition.

     

    Ce qui ralentit considérablement la Recherche aujourd’hui, c’est le manque de financements en toxicologie et en épidémiologie ; le problème se pose essentiellement à un niveau de volonté du politique.

    Quand en 2003 le plan national cancer a été lancé, la lutte contre le tabagisme, le développement du dépistage ont été favorisés mais il n’y a pas eu de nouveaux crédits accordés à la recherche épidémiologique.

     

    De même, les Prs LEIBOWICTZ et CICOLLELA continuent à dénoncer les nombreuses pressions subies par les chercheurs, la violence à l’intérieur du milieu scientifique, les « débarquements » de ceux qui cherchent à se démarquer de la ligne officielle …

    Les enjeux économiques pour les laboratoires pharmaceutiques sont majeurs : entre 2004 et 2007, les chiffres d’affaire des produits anticancéreux ont été multiplié par deux. Et le cancer constitue un marché gigantesque !

    De plus, la tendance vise à transformer le cancer en maladie chronique à défaut de parvenir à le guérir ; il n’est plus question de guérison  mais de stopper l’évolution de la maladie, de la stabiliser pendant des années par la prise régulière d’un médicament pendant toute sa vie.

    Cette  évolution constitue un véritable péril pour notre régime de santé, d’autant que ces traitements sont tous très onéreux. Avec l’avènement des franchises médicales, des déremboursements, des différents systèmes de tarification en vigueur, on risque de promouvoir de façon plus intense encore un système de soin à deux vitesses, à l’intérieur duquel les populations les plus modestes, seront les plus fragilisées car elles n’auront accès ni aux dépistages ni aux traitements.

     

     

    Quelques éléments apportés au débat.

     

    Sylvie Gilman a pu constater qu’aux Etats-Unis, les malades s’organisent en associations et commencent à demander des comptes au corps médical et aux gouvernants ; ces groupements permettent également de sortir les malades de leur isolement, de créer une dynamique tournée vers la guérison, le soutien mutuel.

    Ce type de mouvements n’existe pas en France, où le cancer reste encore tabou.

    Dans l’esprit collectif nord-américain, développer un cancer est presque considéré comme une fatalité, c’est entré dans la normalité. Donc on en parle librement, sans aucune retenue.

     

    En septembre 2007 un nouveau rapport français[2] sur le cancer a été publié ; il énumère notamment les facteurs favorisant l’apparition du cancer et leur prévalence.

    De nombreux scientifiques ont été surpris de constater que la part des cancers provoqués par des causes environnementales reste très bas ; ils ont relevé que nombre de paramètres environnementaux ont été écartés et entre autres les causes d’origine alimentaire.

    Plusieurs cancérologues ont émis des réserves sur la façon dont les enquêtes ont été menées et les chiffres calculés ; cette situation leur apparaît inquiétante car elle constitue une tromperie de nature à cacher la réalité à la population, et à retarder des décisions en matière de prévention.

     

    Certains participants issus du corps médical vont établir un parallèle entre leur situation et celle des urbanistes, qui se sont vus doter au fil des ans de nombreux outils techniques et législatifs tels que l’étude d’impact ; l’étude d’impact a obligé les urbanistes à revoir leurs méthodes de travail et à intégrer les notions environnementales dans leurs projets sous peine de voir leurs demandes d’autorisation refusées ; par le biais des enquêtes publiques, la population a accès à l’information et est quelque part associée aux futures réalisations.

    Au niveau Santé Publique et lutte contre le cancer, il n’existe rien d’équivalent. Les scientifiques regrettent de ne pas avoir suffisamment accès aux media qui ne sont pas intéressés par ce type de sujets lourds (plusieurs scientifiques vont évoquer des refus de publication d’articles qu’ils ont rédigé et proposé à différents journaux à diffusion nationale). Ils estiment que la volonté politique demeure insuffisante, qu’il n’y a pas assez de communication auprès du grand public.

    Ils demandent la mise en place de véritables méthodes de combat qui associent tout le monde, la création d’outils d’expression démocratique qui devront associer malades, chercheurs, mouvements écologistes, mouvements syndicaux représentant le monde du travail.

    Actuellement en France, notre système est construit sur une base du « tout curatif «. Il faut revenir à des conceptions plus hygiénistes de santé publique, qui, par une approche très moralisatrice, vont responsabiliser les comportements individuels.

    L’action du gouvernement reste primordiale : l’interdiction du tabac dans tous les lieux publics doit être considérée comme un acquis capital qui va permettre dans les années à venir une diminution très importante du nombre de cancers des poumons.

    C’est vers ce type d’actions de prévention qu’il faut s’orienter, ainsi que vers l’élimination des substances dont la dangerosité potentielle a été établie (cf. programme REACH[3]).

     

     

    Dernière information : le reportage auquel je fais référence sera diffusé le 7 Février prochain sur France 2 vers 23H. Je vous conseille de le regarder ou de l’enregistrer …

     

    Le discours de Latran de N. Sarkozy ; analyse et réplique de JL. Mélenchon

    laiciteLe président de la République s'est exprimé le 20 décembre 2007 au Vatican pour présenter une nouvelle définition de la laïcité en France. Ce discours a soulevé une grande émotion. Jean-Luc Mélenchon a été invité à présenter une analyse de ce discours présidentiel le 22 janvier 2008 devant le Grand Orient de France.
    Pour lire cette analise brillante et exhaustive je vous invite à vous rendre sur le blog de mon ami et Camarade Nicolas VOISIN, Président du groupe des élus socialistes de Montreuil :
    http://nicolas.voisin.over-blog.fr/

     
     
    Bonne lecture !