Composé d’affidés serviles du pouvoir exécutif et principalement d’anciens collaborateurs de la droite au pouvoir, il vient de porter un coup fatal à l’état de droit et à la démocratie.
Si Jacques Chirac promulgue la loi, ce n’est pas seulement la fin du pouvoir chiraquien qui est programmé, c’est au bout de l’épreuve de force la chute d’un régime aveugle et autoritaire.
Monsieur le Ministre, Monsieur le Rapporteur, Mesdames et Messieurs,
Comment le nier ?
Nous ressentons un profond malaise à l’idée de devoir à nouveau nous prêter à ce qui semble, au regard de l’exigence démocratique, une sorte de mascarade.
Parce que le projet de loi que vous nous soumettez aujourd’hui a été élaboré dans le secret des cabinets. Nous ne l’aurions probablement découvert, dans la presse, qu’à l’occasion de son adoption en conseil des ministres si une fuite rocambolesque n’avait permis à Geneviève Perrin Gaillard, députée des Deux-Sèvres, d’en prendre connaissance, au moment même où vous affirmiez, Monsieur le Ministre, que le projet avait « fait l’objet d’une vaste consultation ».
Vous le savez mieux que personne, les organisations regroupant des agriculteurs qui ne veulent ni ne peuvent utiliser des OGM - agriculteurs biologiques, apiculteurs... - alors même qu’ils peuvent en être les victimes directes ou indirectes, les gestionnaires d’espaces naturels et les défenseurs de la biodiversité susceptibles d’être la cible involontaire de transgènes non désirés, les associations de consommateurs que rien n’a pu convaincre de l’intérêt de ces techniques, les scientifiques qui, sans être forcément hostiles au principe même des OGM, restent perplexes quant aux modalités même de leur développement actuel, ont été consultés... comme les syndicats de salariés et les organisations étudiantes l’ont été sur le CPE ou l’apprentissage à 14 ans. C’est-à-dire pas du tout.
Parce que le grand débat démocratique promis n’a pas eu lieu ! Certes, et contrairement à ce qu’affirma hier la rumeur, le texte ne sera pas examiné selon la procédure d’urgence. Pourtant, il faut l’avouer, cette rumeur, nous lui avons accordé du crédit tant la procédure d’urgence est utilisée de façon routinière par le gouvernement. Sur la loi sur les obtentions végétales par exemple, qui dormait depuis dix ans sur les bureaux du Sénat et qui entérina en quelques heures la toute puissance des obtenteurs de semence. Je regrette, Monsieur le Ministre, que ce débat approfondi n’ait pas eu lieu, non seulement sur le texte lui-même, mais aussi sur le type d’agriculture qu’il sous-tend et encourage.
Vous ironisez, Monsieur le Rapporteur, sur la façon dont les media rendraient compte du débat sur les OGM, « réduit par les medias à des images de fauchage ». Mais comment en serait-il autrement alors qu’il n’a jamais été possible de débattre sereinement de cette orientation majeure, et probablement irréversible, de l’agriculture en France, en Europe et dans le monde ? Le tribunal d’Orléans n’a-t-il pas en décembre dernier relaxé des faucheurs, invoquant l’article 122-7 du code pénal et l’état de nécessité dans lequel ils se trouvaient ?
Le débat sera-t-il possible ici ? En écoutant le ministre de la Recherche, j’ai douté un moment. Comment pouvez-vous, Monsieur le ministre, céder à la tentation d’amalgames aussi grossiers ? Les OGM, le génie génétique, les biotechnologies, tout ça c’est la même chose pour vous ? Que croyez-vous prouver en rappelant qu’on utilise depuis plus de vingt ans, en milieu confiné, des levures et cellules génétiquement modifiées pour produire des facteurs de coagulation ou de l’insuline ? Que penseriez-vous d’un scientifique qui justifierait le recours à l’arme nucléaire, ou la dissémination tous azimuts de déchets nucléaires, par le fait bien réel, et que personne ne conteste, qu’on peut tuer des cellules cancéreuses par l’irradiation ciblée, en milieu très protégé, des tissus malades ?
Monsieur le ministre de la recherche (l’absence des ministres de l’agriculture, de la santé et de l’écologie reste totalement mystérieuse à mes yeux) a également jugé bon de nous faire rêver un peu, invoquant tour à tour l’utilité des OGM pour faire reculer la faim ou pour faire en sorte que les cochons qui empoisonnent la Bretagne excrètent moins de phosphore. Quelle crédulité, Monsieur le Ministre ! Une crédulité inattendue, à vrai dire, chez un homme aussi expérimenté ! En d’autres temps, vous auriez cru aux avions renifleurs.
La réalité est tout autre, Monsieur le Ministre : la quasi-totalité des dossiers d’autorisation concernent des plantes rendues résistantes aux herbicides, ou qui se comportent elles même comme des herbicides...
Parce que ce texte ne répond pas réellement aux exigences des directives 98/81/CE et 2001/18/CE. Il faut bien préciser de quoi on parle, Monsieur le Rapporteur. Vous avez tenu à préciser que la directive 2001/18/CE avait été négociée alors que vous n’étiez pas en responsabilité. J’en conviens. Je regrette d’ailleurs beaucoup que vous n’ayiez pas jugé utile de me rencontrer. Parce que j’ai eu à gérer, et à assumer, les conséquences de décisions prises en 96 par le gouvernement d’Alain Juppé, autorisant la commercialisation, mais pas la mise en culture, d’un maïs Bt.
Le Conseil d’Etat a confirmé la compétence liée. Parce que j’ai eu en effet à conduire, pendant la présidence française de l’Union européenne au cours de l’été 2000, la procédure de co-décision entre le Conseil et le Parlement européen. J’aurais pu vous expliquer quelles difficultés avait rencontré le Conseil, très réservé sur les OGM, face au Parlement européen, qui ne partageait pas cette prudence. J’aurais pu vous expliquer comment j’ai, au nom du gouvernement, engagé la France, aux côtés de l’Allemagne, du Danemark, de l’Italie, de la Grèce, de la Belgique, dans la voie d’un moratoire européen, qui fit l’objet d’un contentieux devant l’OMC.
Comme vous le savez, le panel de l’OMC a donné largement raison aux Européens, reconnaissant notamment : "Si de nouvelles preuves scientifiques apparaissent qui contredisent les faits scientifiques disponibles et qui concernent directement les produits transgéniques en phase d’autorisation, nous pensons qu’il pourrait être justifiable de suspendre toutes les autorisations en cours le temps d’évaluer les nouvelles preuves". Encore faut-il disposer des informations, même si les recherches ont été conduites dans l’ombre des labos des firmes...
Je veux le dire ici avec la plus grande netteté : la directive européenne n’a pas pour objet d’encourager l’usage des OGM ; elle ne demande pas aux gouvernements de sacrifier leur agriculture. Elle propose d’encadrer cette pratique, avec une obsession : la transparence, et deux exigences : la santé et l’environnement. De quoi s’agit-il ici ?
Deux questions méritent d’être posées : Pourquoi les OGM en agriculture ? Et pourquoi un projet de loi ?
Pourquoi les OGM ?
S’agit-il de répondre aux attentes des consommateurs, qui saliveraient à l’idée de découvrir de nouveaux goûts, de nouvelles textures ?
Bien sûr que non. Hostiles pour une partie non négligeable d’entre eux. Prudents, à une écrasante majorité. Interloqués, de constater que tant de moyens sont développés pour protéger les intérêts de quelques firmes et leur permettre de revendiquer la propriété commerciale d’éléments du patrimoine de l’humanité.
Dans un contexte marqué par des controverses passionnées et irrationnelles, ce sont vos propres mots, Monsieur le Ministre, ces citoyens, ces consommateurs sont probablement victimes de la scandaleuse désinformation d’obscurantistes faucheurs ! Soyons sérieux, Monsieur le Ministre. Les ONG disposent de beaucoup moins de moyens que vous, que Limagrain ou Monsanto, que les grandes coopératives agricoles, pour informer et influencer le citoyen.
S’agit-il de faire reculer la faim ? Non plus. Il faut d’ailleurs souligner que les industriels, qui invoquaient la main sur le cœur le sort des enfants affamés du continent africain, se sont faits plus discrets sur ce terrain. Plus discrets que le ministre qui semble ignorer que ce n’est pas pour des céréales moins gourmandes en eau, ou pour des riz enrichis en vitamines diverses, qu’on dépose des brevets ! Mais pour des maïs ou des sojas résistants aux insecticides ou produisant eux-même des pesticides.
S’agit-il de limiter l’usage des pesticides, herbicides ou insecticides ? Evidemment pas. Au lieu d’apporter avec doigté et mesure les produits nécessaires à la plante aux différentes étapes de sa croissance, on se propose de la gorger du pesticide maison, vendu « en kit » avec la semence, apporté en une seule fois, idéalement par voie aérienne.
C’est super : on cultive des surfaces plus importantes, avec moins de travail humain. Est-ce une si bonne nouvelle pour des pays dont la plus grande partie de la population vit de l’agriculture ? Est-ce un si grand progrès de proposer à des paysans habitués depuis toujours à sélectionner et reproduire leurs semences d’acheter les semences protégées par des brevets
De renforcer l’agriculture ?
On manque évidemment de recul pour apprécier l’impact des OGM en Europe. Mais il faut regarder ce qui se passe ailleurs. En Argentine par exemple, où le soja transgénique a été introduit il y a dix ans. On comptait 710 000 actifs dans ce secteur en 1996, ils sont 257 000 aujourd’hui.
Vous affirmez, Monsieur le ministre, que la transparence doit être assurée, que l’information doit être totale. N’avez-vous pas demandé à la Commission européenne, par une note qui n’avait pas vocation à être rendue publique, que l’article 25 de la directive 2001/18/CE soit interprété d’une façon plus conforme aux intérêts des firmes ? C’est en Allemagne qu’ont été publiées des données démontrant que l’ingestion de maïs MON 863 par des rats, n’était pas exempt de conséquences sur leur santé. Pourquoi ce silence ?
Prenez des initiatives, Monsieur le Ministre. Ouvrez le débat. De quoi, de qui avez-vous peur ? Pas de José Bové quand même !
Monsieur le Ministre, Monsieur le Rapporteur,
Je n’ai pas l’intention de chercher à amender votre projet. Il est faible, parce qu’il n’apporte aucune réponse concrète aux problèmes posés par la cohabitation des cultures et ne mentionne même pas le principe de précaution. Il est dangereux, parce qu’il consacre le droit des firmes face aux besoins des peuples. Il doit être retiré. La charte de l’Environnement a été votée en grandes pompes, à Versailles, il y a un an à peine.
Je ne résiste pas au plaisir de vous en rappeler les principaux considérants. « Considérant... que les ressources et les équilibres naturels ont conditionné l’émergence de l’humanité ; que l’avenir et l’existence même de l’humanité sont indissociables de son milieu naturel ; que l’environnement est le patrimoine commun des êtres humains ; que l’homme exerce une influence croissante sur les conditions de la vie et sur sa propre évolution ; que la diversité biologique, l’épanouissement de la personne et le progrès des sociétés humaines sont affectés par certains modes de consommation ou de production et par l’exploitation excessive des ressources naturelles... »
Ce ne sont que des mots. Mais ils nous obligent. Et nous conduiront à revenir sur les dispositions que vous nous proposez aujourd’hui. Le plus tôt sera le mieux, Monsieur le Ministre, pour les citoyens et pour la planète.
Ce témoignage me touche à double titre et c'est la raison pour
laquelle je le re-route : le sujet des OGM est un sujet politique et
environnemental d'importance sur lequel règne une relative omerta et le
flou artistique sur les connaissances en terme d'impact, risques ...
et rares sont les personnes qui s'y attaquent en sachant exactement de
quoi elles parlent ... et Mr Vélot fait partie des personnes qui
maîtrisent le sujet et proposent une formation, une vulgarisation simple
d'accès, et de qualité pour les assoc et citoyens qui se sentent concernés
(c'est lui qui m'a formée sur cette problématique et je tiens à la
disposition de ceux qui pourraient être intéressés un résumé des
connaissances dispensées).
Enfin je trouve que celà offre une triste et pitoyable image de nos
politiques toutes couleurs confondues, et de notre système
parlementaire.
A faire suivre donc, si comme Christian, Raymond et moi, vous
vous sentez trahis, floués, trompés ...
Il y a quelques jours est passée, sur France 2, une petite info qui fait réfléchir... Sur un ton humoristique le reportage montrait un radar automatique, Quelque part du côté de Clermont-Ferrand, qui avait été hors service Pendant 3 semaines. Pourquoi ? Parce qu'EDF avait coupé le courant pour facture impayée Drôle, non ? Mais ce n'est pas tout, le vraiment intéressant est ailleurs. En effet le journaliste nous expliqua que la société qui gère le radar n'avait pas payé en temps voulu sa facture d'électricité. La société qui gère le radar ? Quoi ? Une société privée gère le radar ? On croyait que les radars dépendaient de l'état ! Mais alors si on réfléchit cela veut dire qu'au passage il y a des gens qui se sucrent sur les infractions des automobilistes et que l'argent des amendes, loin d'aller entièrement dans les caisses de l'état (ce qui serait un moindre mal), va en partie dans des poches privées ! Et on peut supposer (car aucune entreprise privée n'est une oeuvre philanthropique) que ces entreprises sont intéressées proportionnellement à la rentabilité des radars. La spéculation sur la sécurité routière, voilà la dernière trouvaille. On ne nous avait pas dit ça quand le gouvernement a lancé sa campagne. Il n'y a pas que la sécurité routière dans l'histoire mais aussi, EUH, plutôt " surtout " une affaire de profit ! Et bien sûr, pour couronner le tout, le PDG de cette entreprise n'est autre que le frère du ministre Gilles de Robien ! On nous prend vraiment pour des quiches ! Si cette petite info vous choque faites la circuler, ça mérite d'être connu. Que ceci devienne connu n'est-il pas en rapport avec ce brusque frein au développement de ces fameux radars ? La peur d'un nouveau scandale.
Le développement durable est un concept global porteur d'un nouveau projet de société et de valeurs de gauche. Le développement durable, c'est la solidarité. Solidarité dans le temps (avec les générations futures), mais aussi solidarité dans l'espace (avec les pays en développement).
Le développement durable est un concept, mais c'est surtout dans les actes, au quotidien, une pratique.
Les élections cantonales et régionales sont donc une formidable occasion de décliner concrètement ce concept encore bien flou pour la majorité de nos concitoyens : une pratique au quotidien, de grands enjeux auxquels nous devons répondre et de nouveaux outils qu'il nous faut inventer.
A L'écologie et le développement durable au quotidien
1 Des transports écologiques, efficaces et accessibles.
Renforcer la modernisation et l’accessibilité des matériels ferroviaires, améliorer la fiabilité et la fréquence des dessertes.
Dépasser l’obligation légale de 20% de véhicules propres dans les flottes publiques.
Développer des transports en commun en site propre, des plates-formes fret multimodales et des liaisons banlieue-banlieue dans les agglomérations.
Intégrer politique d'usage des sols et politiques des transports :
Favoriser les circuits courts - intégrer la valorisation des ressources locales dans la commande publique, favoriser les produits locaux dans les commandes publiques pour la restauration collective
Réduire la demande de mobilité induite en organisant l'espace de manière à minimiser les déplacements entre lieux de vie, lieux de travail et zones de chalandise,
Lutter contre l'étalement urbain : investir dans des politiques foncières permettant de canaliser la péri-urbanisation autour des réseaux de transport public,
2 Des logements sains pour tous, des bâtiments publics exemplaires
Assurer le droit au logement de tous, créer un établissement public foncier régional pour lutter contre la spéculation foncière.
Accroître les aides aux bailleurs menant une politique d'exemplarité de leur parc (isolation et modes de chauffage dans l'existant, Haute Qualité Environnementale (HQE) ou habitat passif dans le neuf).
Lutter contre le saturnisme et remplacer les tuyaux en plomb dans les logements anciens, désamianter les bâtiments publics.
Former les professionnels à la HQE, renforcer les programmes correspondants dans les lycées professionnels et les CFA.
Construire des bâtiments publics exemplaires.
3 Service public de l'eau : un enjeu essentiel
Assurer une qualité de l’eau garantie et équitable sur tout le territoire, veiller à la transparence de l'information de nos concitoyens
Protéger les ressources en eau en réduisant les sources de pollution agricole et industrielle.
Développer les contrats de bassins versants.
4 Déchets : réduction à la source et recyclage
Généraliser le tri sélectif et le recyclage.
Développer des modes de traitement alternatif à l’incinération (méthanisation)
Réduire la production de déchets à la source (éco-conception, réduction des emballages…) dans la commande publique.
Mettre en place un plan régional de gestion des déchets.
B Les grands enjeux du développement durable
1 Lutter contre le changement climatique : maîtriser l’énergie
Développer les énergies renouvelables, les réseaux de chaleur et la cogénération, et en équiper les logements aidés.
Suivre et diminuer les consommations énergétiques dans le bâtiment, et surtout le logement social.
Créer des pôles de recherche et de formation en efficacité énergétique.
Renforcer les réseaux de mesure et d'information sur la qualité de l'air, financer des études d’impact à la demande.
2 Réduire les nuisances et les risques
Mesurer localement la gêne sonore, et traiter les points noirs les plus bruyants.
Conditionner les subventions aux collectivités locales à la mise en place d'une charte régionale des circulations douces, la création de centrales de mobilité et la desserte régulière des zones de chalandises par les transports publics.
Mettre en place un fonds régional de solidarité pour aider les victimes de catastrophes naturelles et industrielles.
Réparer les principaux sites dégradés et les sols pollués.
Prévenir les inondations, en développant les alternatives à l'imperméabilisation des sols, les zones agricoles tampons, les bassins de stockage et les réseaux d’alerte.
Créer des agences régionales des risques pour informer et anticiper les risques naturels et industriels.
3 Préserver les ressources et les espaces agricoles et naturels
Développer l’agriculture biologique et soutenir les modes de production durables de nos terroirs, soutenir l’agriculture périurbaine.
Développer les mesures agro-environnementales telles que le permettaient les contrats territoriaux d’exploitation supprimés par la droite.
Assurer le développement des espaces ruraux sur le long terme : diversification des pratiques agricoles, développement raisonné du tourisme vert.
Financer la gestion des sites Natura 2000 et les programmes de maintien de la biodiversité, préserver les sites naturels et les paysages remarquables.
Protéger et valoriser la forêt, développer la filière bois.
4 Coopération décentralisée : garantir l'universalité des droits au Nord comme au Sud
Partenariats bilatéraux financés pour satisfaire de manière pérenne les besoins fondamentaux que sont l'eau, la nourriture et le logement (à concurrence de 1% du budget de chaque Région).
Renforcer la politique d'achats en matière de commerce équitable.
C Les nouveaux outils du développement durable
1 Deux atouts : l’éducation et la démocratie participative
outenir l’éducation à l’environnement.
Créer des centres régionaux de ressources sur le développement durable.
Organiser le débat public en préalable aux grandes décisions d’aménagement.
Mettre en place un observatoire des engagements, des comptes rendus de mandat.
Soutenir les associations par des emplois tremplins, des locaux, des contrats pluriannuels, des forums…
2 Deux leviers majeurs : la commande et les aides publiques
Intégrer des critères d’éco-conception aux cahiers des charges des marchés publics.
Étendre la notion de mieux-disant aux domaines environnemental et social.
Créer des pôles d’excellence en matière d’environnement. Soutenir l’innovation, la recherche et développement dans les techniques du développement durable.
Contractualiser les aides aux entreprises dans le cadre du développement durable.
L’acceptation ou non de cultures et d’aliments génétiques modifiés a fait et fait couler beaucoup d’encre.
Malgré les nombreuses recherches scientifiques faites à ce sujet, nous ne pouvons à ce jour réfuter tout risque de danger. Nous vous proposons d’aborder le sujet sous deux angles différents pour vous aider dans votre réflexion. L’organisme génétiquement modifié ou autrement nommé OGM est un organisme dont un ou plusieurs gènes ont été modifiés et ou proviennent d’une autre espèce.
L’organisme vivant, qu’il s’agisse d’une plante, d’un animal ou de micro-organismes, se retrouve donc avec une combinaison de propriétés/caractéristiques nouvelles qui n’auraient pu exister naturellement. Les premières modifications transgéniques ont été réalisées sur des plantes il y a une vingtaine d’années. Depuis, nombreux sont les industriels qui ont optés pour cette technique de culture qui présente des avantages économiques. Quels sont ces avantages?
En plus d’augmenter la productivité et la rentabilité des récoltes, les plantes génétiquement modifiées comme le maïs transgénique sont résistantes aux parasites ce qui permet de limiter l’utilisation d’insecticides et de pesticides. D’autres plantes comme le soja transgénique ont également le potentiel d’assimiler et de dégrader les molécules d’un herbicide à spectre large. L’agriculteur peut donc arroser son champ d’herbicide sans affecter la qualité des plantes cultivées.
Les modifications transgéniques permettent même de contrôler la maturité d’un fruit. La tomate par exemple se conserve pluslongtemps,pourrit moins vite et présente une meilleure résistance aux traitements (transport et distribution).
Même les qualités nutritionnelles peuvent être modifiées, le melon peut être plus sucré, certains allergènes ou substances toxiques comme les nitrates peuvent être éliminés.
Encore faut-il s’assurer que ces modifications génétiques ne présentent aucun danger…
A l’heure actuelle, aucune étude ne permet d’affirmer que les OGM engendrent des problèmes de santé; cependant peut-on exclure tout risque en matière de santé publique, toutes répercussions sur l’environnement, toutes implications socio-économiques sur l’agriculture ? La multiplication des champs d’OGM résistants aux insectes et autres parasites, peut engendrer à long terme la disparition de certains insectes dont les insectes indispensables à notre écosystème comme les abeilles.
Ce type de culture peut également engendrer une résistance des insectes aux produits habituellement utilisés dans les champs non OGM ce qui obligerait les agriculteurs à utiliser des insecticides de plus en plus puissants. Les plantes transgéniques peuvent également posséder des gènes résistants aux antibiotiques.
Cette résistance peut se transmettre aux bactéries des sols ou à celles du tube digestif de l’animal et de l’homme. Même si aucun transfert de ce type n’a pu encore être prouvé en laboratoire, le risque n’est pas nul. Enfin les modifications génétiques pourraient également modifier les qualités nutritionnelles des aliments.
Actuellement la composition de chaque aliment transgénique commercialisé est comparée à celle d’un aliment traditionnel. Si une substance différente est présente, celle-ci fait l’objet de tests supplémentaires pour prouver son innocuité.
Encore faut-il s’assurer que les tests utilisés ne présentent pas de limites de détection.
Une protéine modifiée dont l’innocuité a été prouvée pourrait intéragir avec les protéines de l’organisme receveur en les modifiant. De plus amples études chez l’homme seraient nécessaires.
A court terme aucun effet toxique n’a pu être mis en évidence chez l’homme, mais nous ne pouvons conclure de l’innocuité de ces produits sur le long terme aussi bien sur l’organisme humain et animal que sur notre environnement.
Par ailleurs, sachez que la directive européenne de 2001 (200118/CE) rend obligatoire l’étiquetage des produits contenant des OGM.
La découverte d’un chat mort de la grippe aviaire sur l’île allemande de Rugen dans la mer Baltique – le premier mammifère retrouvé mort à cause du virus H5N1 en Europe centrale – soulève bien des questions chez les propriétaires de chats.
Est-ce que le virus peut se transmettre rapidement et facilement des oiseaux aux animaux domestiques ? Si un animal est malade, est-ce que les propriétaires doivent s’inquiéter pour leur propre santé ?
Les scientifiques savent depuis au moins deux ans que les félins peuvent attraper le virus mortel. En 2004, le virus a été retrouvé chez deux chats domestiques en Thaïlande. Des félins, auxquels on avait donné à manger des carcasses de poulets infectés, avaient également trouvé la mort dans un zoo thaïlandais. Et en août dernier, des civettes sauvages étaient également mortes du virus au Vietnam. La découverte d’un chat allemand mort dans une zone où des dizaines d’oiseaux sont morts à cause du H5N1 n’est donc pas vraiment une surprise. Comme tous les prédateurs, les chats chassent des proies affaiblies. Les chats s’attaquent aux oisillons ou aux oiseaux adultes malades, faibles ; il y avait donc des chances pour qu’un chat attrape et tue des oiseaux infectés. L’Allemagne a confirmé que le chat retrouvé mort l’était bien du virus H5N1, mais les recherches se poursuivent pour savoir s’il s’agit de exactement la même souche que celle retrouvée chez les oiseaux.
Pas de raison de s’alarmer
D’après le Professeur Paul Hunter, de l’Université d’East Anglia, Angleterre, le risque que des chats attrapent le virus est bien réel, mais il est faible. Le virus ne se transmet pas d’espèce à espèce si facilement, et cela vaut aussi pour les chats. Et les risques chez les humains ? Le risque pour un chat d’attraper le virus d’un oiseau infecté est très faible, et les chances que vous l’attrapiez de votre chat sont tout aussi faibles. Un risque faible à l’intérieur d’un risque faible représente un risque très faible. Les experts s’accordent à dire que pour le moment, il n’y a aucune raison de s’alarmer. A l’heure actuelle, le virus ne semble pas encore suffisamment « efficace » pour affecter d’autres espèces que les oiseaux. Le virus a déjà traversé une grande partie du monde, et il n’y a eu que de très rares cas de morts causés par la maladie chez les animaux domestiques. En Asie, des centaines de milliers d’hommes ont été en contact avec des oiseaux contaminés, et moins de 200 auraient contractés le virus. Il ne faut donc en aucun cas s’attendre à une hécatombe chez la population féline. Qui plus est, il y a plus de chance qu’un chat attrape le virus en mangeant des volailles mortes ou contaminées, dans les régions touchées, qu’en mangeant des oiseaux sauvages. Il faut simplement faire très vite à se débarrasser des oiseaux retrouvés morts, avant que des chats ou d’autres mammifères aient le temps de les manger. Il n’est pas recommandé de garder ces chats chez soi à l’heure actuelle. Il faut simplement que les propriétaires de chats vivants près d’élevages touchés s’assurent que leurs chats n’auront aucun contact avec les animaux morts.
Mutation
Il y a toutefois un souci majeur, pour les animaux de compagnie et les humains : c’ est que le virus puisse muter et se transmettre plus facilement au sein d’une espèce. Cela ne s’est pas encore produit, mais si un virus H5N1 mutant rendait la contamination de chat à chat plus facile, alors ça serait une très mauvaise nouvelle, pour eux, et pour nous. A l’exception de certaines îles de l’Océanie, de la Nouvelle Zélande et de l’Australie, tout le reste du monde est concerné par les migrations d’oiseaux. Si il n’y a pas encore de menace à grande échelle pour l’homme, les scientifiques craignent que le virus puisse muter et déclencher une épidémie de grippe, ce qui pourrait alors potentiellement mettre en jeu la vie de millions d’humains.
DÈS RECEPTION, LES DESTINATAIRES DE CE MESSAGE DEVRONT APPLIQUER ET FAIRE APPLIQUER SANS DÉLAI CES MESURES ; IL EST RECOMMANDÉ DE RENDRE COMPTE DES DIFFICULTES EVENTUELLEMENT RENCONTREES DIRECTEMENT AUPRÈS DU MINISTERE DE LA SANTE.
Mesures de précautions d'urgence indispensables en raison de l'épidémie de grippe aviaire
Les vêtements "pied de poule" ou "pied de coq" sont désormais interdits pour une durée indéterminée.
De même, pour éviter toute mise en quarantaine, il est souhaitable de ne plus appeler ses proches "ma poule" "ma poulette"ou "mon poussin", "mon canard", "mon petit oiseau des îles", "mon petit oiseau de paradis", "ma colombe" ou de "roucouler" avec votre " petite caille". Vos voisins seront sollicités pour vous dénoncer.
Ne traitez plus ceux qui vous agacent de "grosse dinde", "jeune coq", "oie blanche", "drôle d'oiseau", "perruche" ou "perroquet", ni de "chapon" ou de "grue", ni ceux qui se font avoir de "pigeon" ou de "dindon de la farce", ni les étourdis "d'étourneaux" ou de "tête de linotte". Ça pourrait vous coûter cher.
Les coiffures en "crête de coq" sont interdites, de même que les teintures "aile de corbeau". Vous ne devez plus non plus "vous pavaner comme un paon" ni faire la « bouche en cul de poule ». On ne rigole pas avec le règlement.
Vous ne devrez pas "monter sur vos ergots" ni vous "prendre de bec" avec les autres ; il est totalement malvenu de "se voler dans les plumes". On ne sait jamais...
Il est désormais formellement interdit de jeter des oeufs même pourris à ceux qui chantent faux, d'applaudir celles qui "chantent comme un rossignol" ou de vous montrer "gai comme un pinson". Dorénavant, ceux qui voudront crier victoire sont priés de ne plus pousser le "cocorico" national.
Les "poulets" resteront dans leurs commissariats et ne tenteront plus de poursuivre les "pies voleuses" jusqu'à nouvel ordre.
Les "crânes d'oeuf" sont assignés à résidence dans leurs bureaux climatisés.
Par mesure de précaution, les autres « noms d'oiseaux » sont également prohibés.
Bien que le « coucou » ne soit pas un oiseau migrateur, vous êtes priés de ne plus utiliser ce mot pour vous saluer.
Et surtout, si la température descend trop, couvrez-vous pour éviter d'avoir la « chair de poule » et évitez par ailleurs de montrer un « appétit d'oiseau ».
Mais rien ne vous interdit de prendre votre « plume » pour compléter cet avis à la population et de le faire suivre à tous vos amis sans faire appel aux «pigeons voyageurs», naturellement !
> > > > Lucidité > > > C'est une dame âgée qui en traversant la chaussée fait une chute et se > ramasse sur le derrière en plein milieu de la rue. > > Sarko, qui la suivait par hasard, s'empresse de l'aider à se relever et à > traverser la rue. > > Arrivés de l'autre côté de la rue, le petit Nicolas dit à la vieille dame: > - Cela fut un plaisir pour moi de vous aider. Est-ce que vous m'avez > reconnu ? Je suis Nicolas Sarkozy, votre Ministre de l'Intérieur. J'espère > que vous voterez pour moi aux prochaines élections." > > La vieille dame lui réplique: > - Vous savez, je suis tombée sur le cul, pas sur la tête ! > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > >