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3/31/2007 WWF : action alert sur l'avenir du thon en méditerranée![]()
Ségolène Royal invitée de France 3 Centre : OGM, politique énergétique ...
3/21/2007 Question pour un champion ...
A tous les amateurs de jeux compliqués et édifiants à se lancer à la recherche du nom du candidat mystère ci-dessous. Indice : personnalité politique française gesticulante
Je suis issu d'une famille aristocratique hongroise qui a a fui la Hongrie devant l'avancée soviétique à la fin de la seconde guerre mondiale. Dans ma jeunesse je participe à des manifestations contre les étudiants grévistes. Contrairement à ce que j'essaye de faire croire, je ne suis pas le candidat de la « rupture » ou de la « nouveauté » en politique, je suis entré en politique sous Giscard il y a 30 ans et j'ai été plusieurs fois ministre, député, maire, président de Conseil Général. A l'époque de la catastrophe de Tchernobyl j'étais délégué interministériel au nucléaire et c'est moi qui ai aidé à la mise en place la campagne de désinformation prétendant que le nuage de Tchernobyl s'est arrêté aux frontières de la France. J'ai fait cependant disparaître cet épisode de ma vie politique de ma biographie officielle sur le site internet du ministère de l'Intérieur. Ministre de l'économie durant une partie du gouvernement Raffarin, j'ai défendu la rigueur et la baisse des dépenses publiques. J'ai laissé une situation budgétaire catastrophique après deux années passées à ce poste. J'ai réalisé l'ouverture du capital d'EDF-GDF et me suis engagé à ce que jamais cette entreprise ne serait privatisée. J'ai renié cet engagement en 2006 en privatisant GDF, je suis donc un menteur. Ministre de l'Intérieur depuis 2002, j'ai mis en place de nombreuses lois liberticides et j'ai réussi à faire exploser l'insécurité alors que j'étais censé la faire diminuer. Je suis directement responsable du déclenchement de la révolte des banlieues en 2005 par ma politique répressive et mes propos insultants envers les habitants de ces banlieues. J'ai mis en place la loi CESEDA qui organise l'immigration choisie au profit du fric et j'ai mené la chasse à l'enfant en expulsant les enfants sans-papiers, parfois en les séparant de leurs parents. J'ai fait obtenir la Légion d'Honneur à un de mes amis qui se trouve être un maire d'extrême-droite ayant été condamné à plusieurs reprises pour incitation à la haine raciale. D'ailleurs mon conseiller politique, Patrick Devedjian, est l'un des membres fondateurs d'Occident, ancien groupe d'extrême-droite terroriste et antisémite. J'ai repris l'un des slogans de Jean-Marie Le Pen « la France tu l'aimes ou tu la quittes » et je défends ses thèses que ce soit sur l'immigration ou l'insécurité. Je me vante d'ailleurs d'avoir l'électorat du Front National pour moi. Je suis un fervent partisan des États-Unis, de George Bush et les néoconservateurs américains m'apprécient beaucoup. Je suis Lors de l'affaire Clearstream j'ai déclaré que je souhaitais voir «pendus à un crochet de boucher » ceux qui ont mis mon nom sur les listings. Pour rappel, Hitler aussi voulait voir « pendus à un crochet de boucher » ceux qui ont organisé l'attentat manqué contre lui. Il y a plusieurs mois, j'ai dévoilé à la TV qu'une opération d'arrestation de terroristes allait avoir lieu et j'ai ainsi risqué de faire échouer cette arrestation. Je suis le chef d'un parti qui s'amuse avec la parité, considérant qu'il faut jouer la carte du remerciement à ceux qui ont servi la cause plutôt qu'à l'égalité des sexes. Je préfère pour cela payer une amende importante qui en fait sera réglée par les contribuables qui financent les partis politiques. Je suis l'acquéreur heureux de biens immobiliers achetés dans des conditions plus que surprenantes. Je peux ainsi me constituer un joli patrimoine sans travailler mais en exhortant les autres à le faire plus pour gagner moins. Je suis ministre d'un gouvernement et chef de la majorité qui le soutient mais je veux rompre avec tout cela. J'ai donc mené une politique contraire à ce que je croyais pendant 5 ans et je viens juste d'ouvrir les yeux pour pouvoir me faire élire. Je ne peux renier ma filiation avec mon maître spirituel, grand candidat devant l'éternel mais incapable d'utiliser le pouvoir qui lui a été confié pour faire avancer la société. Je suis, je suis... candidat à l'élection présidentielle de 2007 et futur perdant de celle-ci ... 3/18/2007 Les phoques du Groënland touchés par le réchauffement climatique
Risques sérieux pour la santé avec un OGM autorisé à l’alimentation
3/10/2007 Quand la presse passe sous silence les bourdes de SarkozyQuand la presse passe sous silence les bourdes de SarkozyQuand Nicolas Sarkozy confond «héritation» et«héritage», n’estime rien avoir à commenter lorsque Pinochet meurt sans jugement, croit pouvoir dire que le Québec est un pays, affirme que la moitié des Français gagne le SMIC ou, plus grave,change le chiffrage de ses baisses d’impôts tous les quatre jours, il ne trouve pas un journaliste pour le corriger, pas un média pour moquer ce qui, pourtant, pourrait paraître de l’incompétence. Sarkozy piégé par l’animateur de RMC/BFM, Jean-Jacques Bourdin, au petit matin du 26 février sur le nombre de sous-marins nucléaires d’attaque, on a du mal à y croire : «Quatre » a répondu le ministre, en omettant deux sousmarins. Toute la France avait entendu les sarcasmes de la droite,relayés diligemment par les médias français, quand Ségolène Royal s’était fait piéger par le même Bourdin, quatre semaines plus tôt. Contre toute attente, Sarkozy, trop sûr de lui, est tombé à son tour dans le panneau. Sauf que cette fois-ci, l’écho médiatique n’a pas eu la même ampleur. Les erreurs et imprécisions se multiplient dans une campagne d’une rare intensité pour les candidats de tous bords, mais dans le camp Sarkozy, on cultive l’art et la manière de cacher les bourdes à répétition du candidat ministre. Et la « «cellule riposte », que l’UMP s’est vantée d’avoir monté dès le lancement de la campagne, travaille dur pour rattraper les erreurs de Nicolas Sarkozy, en même temps qu’elle exploite par ses nombreux relais médiatiques les imprécisions de ses adversaires. Par exemple, depuis longtemps, son équipe de campagne subit de fortes tensions entre Brice Hortefeux et François Fillon. Avant que Sarkozy n’y mette de l’ordre, chacun organisait sa propre réunion de campagne hebdomadaire. La presse a-t-elle lancé une campagne pour dénoncer les dysfonctionnements au coeur du système Sarkozy? Non. Seules quelques lignes ont salué la «réorganisation » de l’équipe sarkozyste. On appréciera la sémantique. Autre exemple, lors de son déplacement au Mont-Saint- Michel, le 15 janvier, Nicolas Sarkozy a utilisé le mot « héritation » pour parler d’héritage. Étonnamment, aucun média, à l’exception notable de Libération, n’en a parlé. On imagine le déchaînement des proches du président de l’UMP si un autre candidat avait été l’auteur inspiré de ce néologisme. Lors de son passage à l’émission de TF1 J’ai une question à vous poser, Nicolas Sarkozy explique : «Le SMIC, c’est le salaire de la moitié des Français.» Selon l’agence Eurostat, 15,6 % des salariés à temps complet touchent le SMIC. Plus tard : « Lorsque j’étais ministre des Finances, le Brent était à 42 dollars le baril, c’est monté jusqu’à 90. » Son record s’établit à 77,25 dollars le 13 juillet 2006. Il poursuit : «Il y a 40 ans, on empruntait à 18 % et il y avait une inflation à 24. » L’ancien ministre des Finances est bien au-dessus du compte : le record de l’inflation s’établit à 13,7 % en 1974 et était seulement de 2,7% en 1967. La véritable inflation,c’est celle de son imprécision : il chiffre à 13 000 le nombre de suicides de jeunes par an, au lieu de 600… Décidément, Sarkozy a du mal avec les chiffres. Quatre erreurs difficiles à comprendre pour un ancien ministre des Finances qui, de surcroît, connaissait d’avance les questions grâce à la complicité de Dominique Ambiel, ancien conseiller en communication de Raffarin et producteur de l’émission. Y aurait-il deux poids deux mesures dans le traitement médiatique entre les candidats ? Les rédactions ellesmêmes n’arrivent plus à dissimuler leur partialité. Le Monde fait amende honorable dans son édition du 25 février. Face aux nombreux courriers que le journal a reçu de ses lecteurs, Véronique Maurus, la médiatrice, fait son mea culpa tout en tentant - difficilement - de se dédouaner et de justifier l’attitude de ses confrères de la presse française. À une lectrice qui affirme que les journaux sont manipulés, elle répond que «la rédaction du Monde n’est pas consentante», tout en se réfugiant derrière «un univers médiatique de plus en plus concurrentiel et immédiat». La rédaction, pressée par ses lecteurs de s’expliquer, aura eu le courage de répondre aux critiques et l’aveu est clair. 3/5/2007 Ségolène Royal : "Je ne dois rien à personne si ce n'est au peuple français"Lundi 05 Mars 2007 Si vous êtes élue le 6 mai, emménagerez- vous à l'Elysée?Je choisirai la solution la plus utile à l'exercice de ma fonction, tout en préservant ma vie de famille. Au pouvoir, comment conserverez-vous le lien avec le "peuple" ? En veillant à ne pas me laisser enfermer. Chaque semaine, je ferai en sorte de me trouver sur le terrain aux côtés des Français, ceux qui souffrent comme ceux qui réussissent. Pour avoir exercé des fonctions ministérielles et avoir vu comment marche le cœur de l'Etat, je sais qu'il faut tenir son cap avec constance, lutter aussi contre soi-même, l'inertie, la routine, la mécanique de ses propres idées, car la charge de travail est énorme et le temps passe vite. Vous fonctionnerez très différemment de François Mitterrand ? "Avec moi", dites-vous, "la politique ne sera plus jamais comme avant…" Nous vivons une crise démocratique profonde. Je pense être la seule candidate à en avoir fait lucidement le constat, à m'être remise en cause sur la façon dont je faisais de la politique et dont doit se nouer le lien avec les électeurs. Les Français sont prêts à venir voter une fois de plus – une dernière fois, j'allais dire. Ils doutent du système politique et en même temps ils ont tellement envie d'y croire, tellement besoin de son efficacité, de sa capacité à sortir la France de son état de déprime. Je mesure que le rapport au temps a changé avec le quinquennat. Il faut aller vite, non seulement au début mais tout au long et jusqu'au bout. Je veux fonder mon mandat sur le principe de responsabilité. Comment concevez-vous le rôle de la présidente : arbitre ou super-premier ministre ? Ni l'un ni l'autre. Présider, c'est arbitrer, décider, mais aussi parfois entrer dans le détail. Je ne m'interdis rien dans le respect d'institutions profondément rénovées. Quelle forme de gouvernement mettrez-vous en place? Une équipe restreinte ? Parité homme-femme? Je choisirai les plus compétents. En tenant compte à la fois de l'expérience et du désir de renouvellement, en ayant naturellement la parité pour objectif. Le gouvernement devra, chaque année, rendre compte de son action et vérifier qu'il dispose toujours bien de la confiance de l'Assemblée nationale, laquelle verra son rôle de contrôle de l'exécutif renforcé. Une équipe 100 % PS ? Tous ceux qui se reconnaîtront dans le pacte présidentiel auront vocation à rejoindre le gouvernement et la majorité présidentielle. Je souhaite qu'elle soit la plus large possible. Des ministres de la société civile ? Il est bon qu'un responsable politique se soit confronté au suffrage universel. L'exercice d'un mandat électif change la façon de voir la réalité. Il donne une expérience irremplaçable. Il vous rend solidaire d'une majorité et vous donne le sens du débat parlementaire et celui si essentiel de rendre des comptes. Tout cela ne s'improvise pas. Comment transformez-vous l'écoute en action ? En concevant le pouvoir comme un mandat. Et en faisant de mon pacte présidentiel la traduction de cette volonté. Je ne suis liée à aucun réseau, aucune puissance d'argent, aucun lobby, aucun grand média, aucune grande entreprise. J'ai horreur des gaspillages et du temps perdu. Je n'ai personne à placer et ne dois rien à personne si ce n'est au peuple français. Je suis d'une indépendance d'esprit totale. Et si je respecte le Parti socialiste, auquel je suis fière d'appartenir, je suis suffisamment autonome pour ne me laisser enfermer dans aucun dogme, comme je l'ai maintes fois prouvé. Quels dogmes ? Le pacte présidentiel est neuf et tire les enseignements du passé. Par exemple, la réconciliation des Français avec les entreprises. Ou l'urgente nécessité d'insuffler à notre pays le sens des compromis sociaux, à partir d'un syndicalisme puissant et rénové. Il est temps que la France sorte des logiques d'affrontement pour aller vers des logiques de dialogue et construise des cercles vertueux. A chaque fois qu'on défend les droits, il faut rappeler les devoirs et construire une société solidaire qui est le contraire de l'assistanat. A chaque fois que l'on veut distribuer, il faut dire comment produire plus et mieux. Il faut investir dans la qualité du travail pour en donner à plus de salariés. C'est résolument social-démocrate ? Je n'ai pas besoin d'étiquette. Je suis dans le socialisme du XXIesiècle. Quelles seraient vos premières mesures dans les cent jours de votre arrivée au pouvoir ? La bataille pour l'emploi des jeunes sera ma première priorité. En aidant les petites et moyennes entreprises (PME) à les recruter. Je lancerai tout de suite les emplois-tremplins. Je dispose d'un levier majeur, les régions, qui se sont déjà mobilisées : parmi les candidats, je suis la seule à proposer de les faire avancer dans le même sens que l'Etat. Les 65 milliards d'euros d'aides aux entreprises seront redéployés, pour supprimer les effets d'aubaine et les concentrer sur les PME qui innovent et qui exportent. Le deuxième acte, pour relancer l'activité par le pouvoir d'achat, sera la convocation immédiate de la conférence sur la croissance et les salaires avec les partenaires sociaux : hausse du smic, relèvement des bas salaires avec le souci de ne pas écraser l'échelle des salaires. J'ai entendu les inquiétudes des salariés juste au-dessus du smic qui doivent aussi avancer. Les petites retraites seront revalorisées. Un état des lieux sera fait sur la dégradation du système de santé. Le troisième concernera la préparation de la rentrée scolaire. Le rétablissement des emplois qui ont été supprimés dans l'éducation nationale permettra de diminuer le nombre d'élèves par classes et d'autoriser des expérimentations pédagogiques pour prendre en charge les élèves les plus difficiles. La culture fera une entrée massive à l'école. Sur tout cela, l'organisation d'Etats généraux en définira les contours avec les enseignants, auxquels je garantirai la reconnaissance de la Nation. L'excellence environnementale se traduira par le moratoire immédiat des OGM en plein champ, des incitations fiscales aux particuliers pour les énergies renouvelables et des actions énergiques contre la pollution de l'eau. Enfin, le premier texte de loi sera la lutte contre les violences faites aux femmes et l'accès gratuit à la contraception des jeunes. La réforme institutionnelle – limitation du cumul des mandats, réforme du Sénat, suppression du 49-3, introduction d'une part de proportionnelle, jurys citoyens, place de l'opposition – sera soumise aux Français à l'automne par voie référendaire.
Oui, si un profit spéculatif a été enregistré juste avant que ne soient révélées les difficultés de l'entreprise. Il faut aussi repenser la question du comportement des dirigeants, en particulier au regard de leur rémunération et des conditions dans lesquelles ils partent après avoir échoué. Il y a des pratiques qui nourrissent une colère sociale profonde et légitime. Que direz-vous à la chancelière allemande, Angela Merkel, à propos d'Airbus ? Je vais d'abord écouter son point de vue. Et chercher avec elle un diagnostic commun et des solutions industrielles. La chance que nous avons c'est qu'elle a une approche très pragmatique et que je n'ai pas été impliquée dans les décisions antérieures. Nous pouvons avoir un regard neuf. Quand les intérêts des peuples et des salariés sont en jeu, il faut faire de la diplomatie autrement. En politique industrielle, c'est la Commission européenne qui a autorisé les Canadiens à racheter Pechiney et qui a supervisé le sauvetage d'Alstom… On ne peut pas continuer à gérer les dossiers industriels au niveau européen uniquement sous l'angle de la concurrence. Il faut fixer un autre mandat à la Commission. L'emploi, le développement des territoires et la sauvegarde de nos technologies doivent être des critères déterminants pour apprécier les fusions. Vous voulez modifier les statuts de la Banque centrale européenne (BCE), mais Mme Merkel s'y oppose… Rien n'est jamais figé. Par sagesse et envie de régler les problèmes, je refuse le tout ou rien. Il me semble qu'elle aussi. Nul ne peut être opposé au fait qu'une banque centrale doive être aussi au service de la croissance et de l'emploi, sans affecter la valeur de la monnaie. On peut rassembler l'Europe sur ce double objectif. Tout est question de méthode. Les Polonais sont très libéraux et leur ambassadeur me disait qu'il n'était pas possible d'avoir une charte sociale. Je lui ai dit que son pays avait voulu affirmer dans la Constitution européenne les racines chrétiennes dans l'Europe et que les textes chrétiens défendent le respect de la personne humaine, la lutte contre la misère, le droit pour chaque famille de vivre dignement. Qu'est-ce d'autre sinon d'avoir droit à un salaire correct, un accès à la santé? Il ne m'a plus rien répondu. Il faut s'appuyer sur les convictions dans le respect des identités et montrer que le chemin que doit prendre l'Europe n'est pas antinomique. Voilà comment je conçois la diplomatie. Quels changements doivent être apportés au traité constitutionnel pour que les Français puissent le ratifier ? Il faut d'abord renouer le lien de confiance, entre la présidence de la République et le peuple français, par rapport à son vote précédent. Je pense être la seule à le faire, ne serait-ce que parce que j'ai dans mon équipe des responsables qui ont voté oui et non. Ensuite, il faut renouer avec les autres dirigeants d'Europe. La France est malmenée, pour ne pas dire humiliée dans les instances européennes après avoir donné des leçons à tout le monde. Il y a un travail considérable à accomplir dans le cadre de relations interpersonnelles pour renouer cette confiance. Je suis une Européenne convaincue, et en même temps j'ai compris le sens du non, en particulier du non des jeunes : la réponse à leurs problèmes immédiats ne pouvait pas être incarnée par ce qu'on leur proposait. Il va falloir faire cette Europe par la preuve. Lorsqu'on aura réduit le chômage, quand l'Europe prouvera qu'elle parvient à se protéger contre les règles destructrices et illégales du commerce mondial, et les délocalisations, alors le regard changera. L'Europe doit lancer les chantiers mille fois annoncés mais jamais réalisés dans la recherche, l'énergie, la santé et l'enseignement supérieur. Mon intention est de passer par les pôles de compétitivité. Nous nous faisons une guerre économique interne alors que nous sommes en passe de nous faire dépasser par l'Inde et la Chine. Avant on délocalisait des t-shirts. Maintenant c'est Alcatel. Les gens ont peur. Nous avons un gouvernement inerte. Je veux mener cette bataille économique pour la France. Vous ne faites rien à propos des traités européens ? Si. Mais il n'est pas possible de revenir devant le peuple avec le même texte. Les parties un et deux, sur les institutions et la Charte des droits fondamentaux n'ont pas fait vraiment débat en France. Il faudra revoir la partie trois. Je propose à la place un protocole traitant des politiques nouvelles, du progrès social, des services publics et de l'environnement. Il faudra faire preuve d'humilité et de conviction comme me l'a dit Jacques Delors, que je consulte à ce sujet. Ce protocole se substituerait à la partie 3 de la Constitution ? Oui, mais plutôt que de parler de Constitution, parlons de traité. L'Europe a besoin, pour avancer à nouveau, de deux jambes : des institutions plus politiques et plus efficaces, et des actions communes pour préparer l'avenir. Le protocole serait porteur de droits ? Oui, même s'il faut des transcriptions en droit interne. Les idées progressent, même si c'est difficile de faire accepter par tous le respect impératif des principes liés aux droits sociaux. Quand prévoyez-vous un référendum sur le nouveau traité européen ? Il faut avoir réglé la question avant les élections pour le Parlement européen de juin 2009, ou au plus tard le même jour. Je suis prête à consulter de nouveau les Français, mais je demande qu'entretemps l'Europe fasse ses preuves sur les politiques communes et sur le social. C'est un délai très court. Mais c'est ainsi que l'Europe a toujours avancé. Si le référendum est négatif, démissionnerez-vous ? Non. S'il est bien préparé, afin de rassembler ceux qui se sont hier divisés, il n'y aucune raison d'échouer. Je suis même très optimiste. Avec la fin du mandat de M. Chirac, son immunité pénale tombe. Faites-vous une amnistie, une grâce ou laissez-vous faire la justice ?
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