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4/30/2006 Extrait du livre de L. Fabius "cela commence par une balade", écrit en 2003. Prémonitoire concernant les incidents dans le 93 de l'automne dernier ...Cela commence par une balade (Plon)août 2003 Un peu plus d’un an après le 21 avril 2002, Laurent Fabius confie, dans un ouvrage très personnel, ses expériences d’élu, de socialiste et d’homme. Une certaine "sensation de France". JOUER AVEC LES RATSSeptembre 2002 Clichy-sous-Bois en Seine-Saint-Denis. Vingt huit mille habitants. 47 % de la population de nationalité étrangère. Très peu d’entreprises et de ressources financières. « Tu verras, m’a dit Claude qui fut ministre de la ville, tous les problèmes sont concentrés en une seule commune ». Introduction lapidaire. Et vraie. La Forestière. Etrange habitude de donner aux quartiers les plus dégradés des noms bucoliques ! « La Forestière » en fait partie. C’est une copropriété de 500 logements, construits ou plutôt posés là il y a trente ans et qui ont mal vieilli. Le comité d’accueil est formé de deux carcasses de voiture et d’une épave de scooter en plein trottoir, roussies par le feu et par le temps. L’immeuble où je pénètre a quinze étages, comme les deux qui l’encadrent, alignés sur une dalle en béton. Etre propriétaire, ici, loin de constituer la première étape de l’ascension sociale, apporte une frustration supplémentaire. Les murs sont criblés de tags. Dessous, les garages, impossibles à garder, sont fermés. Ils servent à réduire en pièces détachées les voitures volées. Les « terrasses » sont entourées de barreaux rouillés, elles font office de cagibis ou de buanderies en plein air. Sacs en plastique, bouteilles vides, détritus - une dame blonde d’une cinquantaine d’années les enjambe pour sortir de chez elle. Le contraste avec l’accueil des habitants est saisissant. Dans le local d’une association du quartier, une dizaine sont réunis et m’attendent avec du thé, de petits gâteaux, et l’envie chaleureuse de parler. La dame blonde nous rejoint. Au rez-de-chaussée, elle reçoit tous les jours les poubelles qui tombent des balcons du dessus. « Excusez-moi, Monsieur le Ministre, mais j’en ai assez des couches sales, commence-t-elle, vous voyez ce que je veux dire... J’habite ici depuis douze ans. Mes enfants ont entre onze et huit. Ce n’est pas pour moi que je m’inquiète. C’est pour eux. Il y a partout des rats à cause de la saleté. Les enfants jouent avec. Est-ce que vous trouvez ça normal de jouer avec les rats ? » Depuis deux ans, à la Forestière on a renoncé aux boîtes aux lettres, qui étaient systématiquement cassées. Une autre femme prend la parole. Elle habite un immeuble voisin dont l’ascenseur est en panne depuis deux ans. Elle doit monter chaque jour avec sa poussette par les escaliers. Une troisième, arrivée de Turquie pour rejoindre son mari, raconte que sa fille est entrée en primaire mais que la classe n’a pas encore de maîtresse. « On a du mal à faire venir les entreprises pour réparer, renchérit un membre de l’association. On s’organise pour garder leur voiture, mais il y en a qui ne veulent pas venir de toutes manières. Darty va, parait-il, sur les sommets des montagnes, mais il ne se risque pas jusqu’ici. Nous avons des fuites partout et, du coup, nous battons les records de consommation d’eau ». J’apprends qu’au printemps, les tuyaux d’évacuation des eaux usées se sont bouchés, l’eau est remontée dans les canalisations et a provoqué des inondations. On a cassé les tuyaux, l’eau s’est déversée dans les sous-sols, qui ont été transformés en fosse septique. Rien n’a été réparé depuis. « Vous imaginez, au mois d’août, on se croyait dans les égouts ». Une femme d’origine algérienne qui habite ici depuis vingt ans : « tous mes enfants sont nés à la Forestière. J’ai de la chance : à l’école, ils ont réussi. Il y a vingt ans, je vous jure, c’était le paradis sur terre. Il y avait des plantes partout. Sur les balcons, de belles fleurs jusqu’en haut. Dans l’ascenseur, un miroir. Dans l’entrée, vous ne pourrez pas le croire, du marbre. On nettoyait une fois par semaine. Je ne voyais pas un grain de poussière. C’était le rêve. Maintenant, comme plantes, il y a des poubelles. On ne comprend plus rien ». Le paradis... le rêve... les mots qu’employaient les architectes des années 60 et 70 pour désigner l’habitat collectif ! Le paradis quand tout va bien. Mais lorsque les habitants commencent à ne plus payer leurs charges, lorsque les dégradations alourdissent chaque année le budget, commence le cercle vicieux : les dettes s’accumulent, on abandonne étape par étape l’entretien élémentaire, les fonds arrivent de moins en moins. La vie devient plus chère et moins vivable. Avec les difficultés, s’accentue le repli sur soi. Chacun se défausse sur le voisin de ses responsabilités envers la collectivité, finalement tout le monde y perd. En trente ans, le paradis des architectes est devenu l’enfer des habitants. « Nous les propriétaires, enchaîne une autre, nous sommes prisonniers. J’ai acheté mon trois pièces 300.000 francs. Il en vaut 50.000. Je vivais au onzième étage. Chaque dimanche, l’ascenseur était en panne. J’ai déménagé au premier et loué mon appartement. Maintenant, en bas, là où j’habite, des groupes font du bruit toute la nuit. Pour mon appartement, les locataires ne paient pas et je ne peux rien faire. Qu’est-ce que je vais devenir ? » Les parents présents ont le sentiment d’avoir failli. Ils parlent plus mal le français que leurs enfants, ils se sentent diminués. Si le quartier ne sombre pas dans l’anarchie, c’est que de nombreuses associations, magnifiques de courage, imaginent de nouvelles manières de recréer du lien entre les habitants. La mairie les aide autant qu’elle peut, avec un réseau d’élus locaux qui sont des initiateurs, des médiateurs, des amortisseurs, des accompagnateurs irremplaçables. Qui sinon eux, va tisser, recoudre la République ? Un garçon d’une quinzaine d’années, accompagné de son père, raconte comment des jeunes se sont mobilisés avec un élu pour distribuer le courrier chaque jour. Mais, malgré les efforts accomplis, la plupart de mes interlocuteurs souhaiteraient partir. Un vieux monsieur avec des lunettes me dit : « on ne sent pas quelque chose de vital, ici. » Je le reprends : « vital... ». « Oui, un projet, quelque chose qui donne envie de vivre ensemble. Qui donne confiance. » La Forestière figure sur la liste des ensembles qui doivent être détruits et les habitants relogés. Il faut du temps, bien sûr. Mais le temps n’est pas une réponse recevable quand chaque jour les enfants jouent avec les rats. L’amélioration massive des quartiers dégradés, ce plan Marshall pour les banlieues dont on parle toujours sans jamais l’engager, je le crois indispensable. Si on ne le décide pas, si on ne le mène pas à bien, on ne retrouvera pas ce « quelque chose de vital » sans lequel la vie collective, en effet, perd son sens. Le Coteau. A quelques centaines de mètres, le Coteau est un quartier pavillonnaire. Eviter l’exode des classes moyennes est impératif pour Clichy-sous-bois. Sinon la ségrégation s’aggrave entre les territoires et les difficultés aussi. Philippe s’occupe de l’association de quartier. « Nous nous efforçons de traiter les problèmes de voisinage sans attendre et de réaffirmer certaines règles. Cela peut paraître bête, mais se garer du bon côté, ranger les poubelles, c’est important. Les gens apprécient la vie ici : le quartier est plaisant, la forêt de Bondy se trouve à côté. Il faut seulement qu’ils aient le sentiment que les choses sont tenues ». Et l’insécurité ? « Il y en a, bien sûr dans la ville, et souvent violente, mais ici ce n’est pas le problème principal. Sur quatre ans, j’ai entendu parler de quelques vols dans des appartements. Ce ne sont pas tant les personnes, qu’une certaine qualité des espaces collectifs qui est menacée. La véritable cause du départ des classes moyennes, c’est l’école, précisément le moment de l’entrée au collège ». Oui, ce qui devrait être le principal instrument de l’intégration républicaine est devenu le premier facteur d’inégalité entre les territoires. Lorsqu’un programme immobilier est lancé, juste après la surface et le prix, c’est l’école de rattachement qui détermine le choix des acquéreurs. Les « bons » établissements font flamber les prix de leur quartier, et l’école, ailleurs, se dégrade avec le logement. Nous avons besoin d’une politique plus volontariste pour sauver le brassage social qui est le fondement même de l’école publique, tout en assurant des classes d’excellence dans chaque établissement. La bataille de la ville se gagne, elle aussi, à l’école. Retour à la mairie. Claude, le maire, qui exerce en même temps comme pédiatre, me fait découvrir sa ville depuis la terrasse du dernier étage. On voit encore, sous le cadastre des lotissements et des résidences, le plan des anciens terrains de chasse qui se partageaient la forêt de Bondy. A côté, Montfermeil. Au loin, la Tour Eiffel et le Sacré Cœur. Nous sommes à quinze kilomètres de Paris, et pourtant c’est « un autre monde », disent d’emblée les trois responsables avec qui je déjeune en compagnie du maire. « Le Centre Social, intervient sa directrice, constitue la seule fenêtre ouverte. Les gens, ici, ne sortent pas. Cet été, une maman africaine est arrivée au Centre avec un bébé déshydraté : elle ne savait pas lire, et on ne lui avait pas expliqué qu’il fallait mettre de l’eau avec la poudre de lait dans le biberon... » La principale du collège renchérit : « de nombreux élèves n’ont jamais vu Paris. Il existe une forme de pauvreté dont on parle peu, la pauvreté culturelle. Ils regardent la télévision, mais ce sont souvent les chaînes en langue étrangère, celle du pays de leurs parents. Leur nouveau pays, ils le découvrent surtout par l’école ». « Ici, la première mission du service public, continue la principale, devrait être d’apprendre la langue. Nous manquons de personnel. Une bonne maîtrise du français conditionne la réussite scolaire pour les enfants, l’emploi pour les parents, et l’insertion dans la vie collective pour tous. Il n’y a guère de difficultés pour entrer dans une classe de remise à niveau lorsqu’on arrive en septembre, mais si l’enfant a le malheur d’arriver en novembre, il est mis dans une classe normale pendant toute l’année. Quand on a un seul élève dans cette situation, cela peut aller. Avec trois ou quatre, impossible. » Les professeurs sont souvent jeunes. Ils viennent de Paris, après une année de stage effectuée dans des conditions très différentes. Ils se sentent de passage. « Hier encore, poursuit-elle, en traversant la cour de mon établissement, j’entendais deux jeunes enseignants latinistes qui parlaient des auteurs qu’ils allaient étudier avec leurs élèves. L’atterissage va être difficile. » Au-delà des barrières de la langue, le logement est ce qui contribue le plus aux difficultés. Dans certaines familles, les enfants dorment dans le salon, la télévision est allumée en permanence, la nuit ils vont à tour de rôle dans la chambre des parents pour se reposer. Le nouveau collège a laissé la bibliothèque ouverte le soir et créé des salles d’étude, qui ne désemplissent pas. En découvrant cet établissement, certains jeunes s’exclamaient : « Est-ce qu’on ne pourrait pas dormir au collège ? C’est tellement beau ! » On devine l’émotion de la directrice. Mais, après tout, l’idée n’est pas absurde. Souvent, les appartements ne sont pas adaptés à la taille des familles. Un commerce - plutôt un trafic - s’est développé sur la misère, avec les « marchands de sommeil ». A Clichy-sous-Bois, on peut acheter un trois pièces pour 50 000 francs, et le louer 4000 francs par mois à une famille nombreuse, qui arrive du Mali ou de Turquie. Comme le remarque ironiquement le maire, Clichy a le plus fort « taux de retour sur investissement » dans l’immobilier en France. En fait, la ville - toujours cette même image - est une piste d’atterrissage. Beaucoup arrivent. Ceux qui réussissent s’en vont. Malgré le dévouement des élus et des associations, ceux qui restent s’enfoncent dans les difficultés. La moitié de la population change chaque année. « Les gens ne connaissent ni leurs droits ni leurs obligations, reprend la directrice du Centre social. Vendredi dernier, une famille est venue me voir parce qu’elle faisait l’objet d’une demande d’expulsion. Elle avait signé un bail avec un homme qui n’était pas le vrai propriétaire. Dans certains logements, manque l’eau courante. Quand on veut engager des procédures, les bailleurs sont introuvables. On a parfois le sentiment de vivre dans un état de non-droit ». Car l’ordre républicain, ce n’est pas seulement celui qui rappelle aux jeunes dans les halls d’immeuble le respect de la tranquillité des autres ; c’est aussi celui qui sait punir les propriétaires voyous, exploiteurs de pauvreté. Autour du logement, une culture d’impunité s’est développée, de part et d’autre : loyers iniques, charges impayées, dettes, coupures d’électricité. La directrice souligne qu’on devrait pouvoir verser directement les aides au logement aux propriétaires ou aux syndics de copropriété pour prévenir les dettes que beaucoup de familles accumulent. Il faudrait pouvoir mutualiser les frais de procédure, non pour écraser les plus démunis, bien sûr, mais pour départager ce qui relève de l’action sociale et ce qui relève de l’illégalité. Le logement est un droit, et même un droit constitutionnel. Ce droit n’est pas respecté. Sans un espace où on peut se reposer, construire un monde personnel où on se sente en sécurité avec ses enfants et dont on soit fier, il n’existe pas le minimum de liberté qu’un Etat doit garantir. Sans un chez soi, on n’a plus rien à soi. L’ensemble de ces problèmes se retrouvent à l’hôpital de Clichy et dans le service des urgences. « On revient, me dit son responsable, à la définition de l’hôpital par Saint-Vincent de Paul : un asile pour les pauvres. Toujours ouvert. Destiné à traiter tous les problèmes de la médecine . Quant au personnel, c’est le tonneau des Danaïdes. On recrute toujours plus, mais en retard sur la demande. On n’arrive jamais à combler le trou. » « Le vrai problème, poursuit-il, c’est surtout le manque de clarté dans les missions. En dix ans, le nombre de consultations aux urgences a doublé. Ce n’est pas que les gens soient plus malades. C’est qu’ils ont de moins en moins un médecin traitant. A Clichy, les quarante gardes communales qui devaient être assurées auparavant ont disparu. Les urgences font office de guichet médical unique. Je n’y suis pas hostile, poursuit le chef de service, mais il faudrait avoir le courage d’engager une réforme. Une vraie. De casser « le machin » et de le remonter. Avec une idée claire sur ce qu’on lui demande. » Oui, il faut avant tout du courage et de la volonté. Etats généraux du PS : environnementLa planète est en danger Au regard de l’histoire de l’humanité, les cinquante dernières années se caractérisent par une relation inédite entre l’homme et son environnement. Jamais les perturbations de l’environnement n’ont été aussi puissantes et aussi proches de l’irréversibilité en raison de la forte inertie qui les caractérise. Le changement climatique, né de la croissance des émissions de gaz à effet de serre, est le premier choc qui frappe l’humanité de plein fouet. La biodiversité traverse une crise sans précédent par son ampleur et sa rapidité, menaçant la survie de milliers d’espèces animales et végétales indispensables à la survie de l’humanité elle-même (régression des forêts primaires, disparition des réserves de biosphère et des ressources marines…). Les conditions d’accès à une eau de qualité se dégradent - plus d’un milliard d’habitants en sont aujourd’hui privés. L’ épuisement prévisible des énergies fossiles met en cause à brève échéance le mode de développement industriel dominant. Pour l'avenir immédiat, c'est-à-dire dans moins d'une génération, la force de l’explosion démographique et le souhait légitime de développement des grands pays émergents, contraindra de façon drastique l’accès d’un très grand nombre aux services essentiels à une vie décente (accès à l’alimentation, à l’eau, à l’hygiène et au traitement des déchets, aux transports, au logement…). Les caractéristiques de la dégradation de la planète (origine humaine, impact premier sur les populations les plus faibles et les plus pauvres, renforcement des inégalités, mise en péril de notre mode de vie, voire de l’humanité elle-même, ainsi que, d'ores et déjà, facteur de conflits autour du partage des ressources), convergent toutes vers l'urgence d'actions de rupture. Le Parti socialiste, conscient de ce danger majeur, propose une démarche globale seule susceptible de répondre simultanément à ces deux défis. Ce changement radical d'approche, c'est celui de la prise en compte simultanée et synergique de l'Homme et de son environnement, par la mise en oeuvre, dans chaque domaine, chaque action, du binôme création durable/répartition équitable des richesses. Associer les citoyens et décentraliser les décisions en sont les principes d'actions; impulser, réguler, prévenir, évaluer, punir par des politiques publiques en sont les voies. Les déclinaisons de cette nouvelle grille de lecture et d'action s'organisent autour de 4 pôles : · l'impératif écologique, · l'urgence économique et sociale, · l'exigence démocratique, · la mondialisation solidaire. 4/28/2006 petite leçon d'économie ...
SOCIALISME :· Vous avez 2 vaches. Vos voisins vous aident à vous en occuper et vous partagez le lait. COMMUNISME :· Vous avez 2 vaches. Le gouvernement vous prend les deux et vous fournit en lait. FASCISME :· Vous avez 2 vaches. Le gouvernement vous prend les deux et vous vend le lait. NAZISME :· Vous avez 2 vaches. Le gouvernement vous prend la vache blonde et abat la brune. DICTATURE :· Vous avez 2 vaches. Les miliciens les confisquent et vous fusillent. FEODALITE :· Vous avez 2 vaches. Le seigneur s'arroge la moitié du lait. DEMOCRATIE :· Vous avez 2 vaches. Un vote décide à qui appartient le lait. DEMOCRATIE REPRESENTATIVE :· Vous avez 2 vaches. Une élection désigne celui qui décide à qui appartient le lait. DEMOCRATIE DE SINGAPOUR :· Vous avez 2 vaches. Vous écopez d'une amende pour détention de bétail en appartement. CAPITALISME :· Vous avez 2 vaches. Vous en vendez une, et vous achetez un taureau pour faire des petits. CAPITALISME SAUVAGE :· Vous avez 2 vaches. Vous vendez l'une, vous forcez l'autre à produire comme quatre, et vous licenciez l'ouvrier qui s'en occupait en l'accusant d'être inutile. ANARCHIE :· Vous avez 2 vaches. Vous les laissez se traire en autogestion. BUREAUCRATIE :· Vous avez 2 vaches. Le gouvernement publie des règles d'hygiène qui vous invitent à en abattre une. Après quoi il vous fait déclarer la quantité de lait que vous avez pu traire de l'autre, il vous achète le lait et il le jette. Enfin, il vous fait remplir des formulaires pour déclarer la vache manquante. ECOLOGIE :· Vous avez 2 vaches. Vous gardez le lait et le gouvernement vous achète la bouse. CAPITALISME EUROPEEN :· On vous subventionne la première année pour acheter une 3ème vache. On fixe les quotas la deuxième année et vous payez une amende pour surproduction. On vous donne une prime la troisième année pour abattre la 3ème vache. MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE BRITANNIQUE :· Vous tuez une des vaches pour la donner à manger à l'autre. La vache vivante devient folle. L'Europe vous subventionne pour l'abattre. Vous la donnez à manger à vos moutons. CAPITALISME A LA FRANÇAISE :· Pour financer la retraite de vos vaches, le gouvernement décide de lever un nouvel impôt : la CSSANAB (cotisation sociale de solidarité avec nos amies les bêtes). · Deux ans après, comme la France a récupéré une partie du cheptel britannique, le système est déficitaire. Pour financer le déficit on lève un nouvel impôt sur la production de lait : le RAB (remboursement de l'ardoise bovine). · Les vaches se mettent en grève. Il n'y a plus de lait. Les Français sont dans la rue : " DU LAIT ON VEUT DU LAIT". La France construit un lactoduc sous la manche pour l'approvisionner auprès des Anglais. · L'Europe déclare le lait anglais impropre à la consommation. On lève un nouvel impôt pour l'entretien du lactoduc devenu inutile. REGIME CORSE :· Vous avez deux cochons qui courent dans la forêt. Vous déclarez 200 vaches et vous touchez les subventions européennes. 4/26/2006 cette fois, ça sent le printemps ....Quelques fleurs de saison pour le plaisir des yeux, manque juste leur parfum ... 4/22/2006 Réunion Nationale de Rénover Maintenant / PS
Rénover, maintenant vous convie à une
Grande réunion nationaleSamedi 13 mai 2006de 14h30 à 18h
Théâtre Maurice Ravel 6, avenue Maurice Ravel 75012 PARIS
« Libertés publiques : le danger Sarkozy »
3 tables rondes :
- Main basse sur les médias
- La justice sous pression
- Sécurité: nos libertés sous surveillance
Faucheurs d'OGM
Bonjour,
Le Comité de soutien aux Faucheurs d’OGM de Pithiviers organise le dimanche 14 mai 2006, dans le cadre du procès en appel des 49 faucheurs qui se tiendra le lundi 15 et le mardi 16 mai (faucheurs relaxés lors du procès d’octobre 2005), une grande journée de lutte contre les OGM. Sont prévus : un grand meeting avec des intervenants de différents pays, un défilé "des Régions sans OGM" dans les rues d’Orléans, une restauration sur place, des animations (expositions, stands militants, concert…) ainsi qu’un marché bio et/ou fermier.
Les membres de ce comité espèrent réunir ce dimanche 14 mai de nombreuses personnes venues de toute la France mais aussi de la région Centre et de l’agglomération orléanaise.
Dans le cadre de ce marché, le comité de soutien vous sollicite pour venir vendre vos produits cette journée du 14 mai. Vous trouverez ci-dessous tous les renseignements pratiques concernant la tenue de ce marché :
- Date : dimanche 14 mai 2006. - Lieu : Campo Santo à Orléans (derrière la cathédrale et la mairie d’Orléans). - Horaire : de 9 h 00 à 14 h 00. - Contact : M BRETON Daniel 6 rue des Grillons 45150 Jargeau 02.38.59.79.12 (répondeur) nadiel.breton @ wanadoo.fr - Réponse souhaitée avant le 8 avril 2006. - Préciser les besoins logistiques : eau, électricité, table, chaise, matériel divers…
En espérant vous compter parmi nous durant cette journée festive et militante, recevez, Madame, Monsieur, nos salutations, sans OGM, distinguées.
Le comité de soutien aux Faucheurs d’OGM de Pithiviers 4/6/2006 dictionnaire franco-93 ...Le Larousse 2006 est sorti ! Pour que vous ne soyez pas trop ringard vis à vis des "jeunes" qui vous entourent ... * * * * * * * Balle (C'est de la) : Exprime l'enthousiasme, quelque chose de bien, de beau, de positif. Cette meuf, c'est de la balle (Je ne suis pas insensible aux charmes de cette demoiselle). * * * * * * * Bouffon : Qui ne s'apparente pas au clan. Nique lui sa race à ce bouffon ! (Rabats lui son caquet à cet individu qui ne s'apparente pas à notre milieu !). * * * * * * * Carotte : Du verbe carotter (extorquer, voler), mais dans une forme invariable. Il m'a carotte un zedou de teuchi, l'bâtard, tu vas voir comment je vais le niquer grave (Le scélérat m'a dérobé douze grammes de cannabis, il va s'en mordre les doigts). * * * * * * * Chelou : Bizarre, inhabituel. Par extension, qui ne s'apparente pas au clan. La prof d'anglais elle a des veuch tout chelous (Ce n'est pas tous les jours que l'on voit une coupe de cheveux aussi inhabituelle et cocasse que celle de la professeur d'anglais, qui par extension ne s'apparente pas à notre milieu). * * * * * * * Comment : Exprime l'intensité. Comment je lui ai niqué sa race à ce bouffon ! (Je sors indéniablement vainqueur du combat qui m'a opposé à cet individu qui ne s'apparente pas à notre style de vie, ceci dit en toute modestie, s'entend, et avec la sportivité qui s'impose en de pareilles circonstances). * * * * * * * Foncedé : Se dit d'une personne qui vient de consommer du cannabis. Je suis foncedé (Mon regard est vitreux, je perds mes mots, un mince filet de bave s'écoule sur mon menton et je rigole comme un décérébré, sans aucune raison. J'ai payé assez cher pour me mettre dans cet état. Bref: je viens de consommer du cannabis). * * * * * * * Gun : Arme à feu. Ziva prête moi ton gun, l'aut'batârd y m'a manqué de respect (Pourrais-tu s'il te plaît me prêter ton arme à feu, afin que je règle son compte à l'importun qui n'a été qu'à moitié urbain à mon égard). * * * * * * * Kiff (er) : Apprécier. Comment je kiffe trop son cul (Le sien postérieur n'est pas sans éveiller chez moi des pulsions bien naturelles, qui me mettent dans une humeur joviale, pour ne pas oser dire gauloise). * * * * * * * Mortel : Bien, beau, dont on peut se réjouir (invariable). Elles sont trop mortelles tes Nike (Vos chausses s'entendraient fort bien avec mes pieds, aussi vous demanderai-je de m'en faire l'offrande sans opposer de résistance). * * * * * * * Mito : Mensonge. Dérivé de mythomane (menteur). On me fait pas des mitos à moi, bouffon ! (Je ne suis pas le genre de crédule à qui vous ferez gober vos sornettes, individu qui n'appartient pas à notre milieu !). * * * * * * * Race (sa) : Exprime le mécontentement. Sa race ! (Je suis d'humeur maussade). Sa race, c'bouffon ! (Mon anneau pylorique est complètement fermé. C'est le résultat de la proximité de cet individu). * * * * * * * Sérieux : Indique que le propos est grave, solennel, et qu'il faut donc lui accorder le plus grand crédit. Sérieux, j'kiffe trop son cul à votre fille (Monsieur, j'ai l'honneur de vous demander la main de votre fille). * * * * * * * Tèj : Jeter, refuser, réfuter, envoyer promener. T'aurais vu comment Jamel il a tèj la prof d'anglais ! (Le facétieux Jamel ne s'est pas laissé démonter face aux réprimandes de la professeur d'anglais !). * * * * * * * Trop : Exprime l'intensité. En cela, synonyme de comment. Trop et comment peuvent éventuellement cohabiter dans la même phrase, pour exprimer une intensité très élevée. Trop la honte, ce blouson (Ce blouson est ridicule, et dans des proportions considérables). Trop comment je suis foncedé ! (J'ai fumé une quantité déraisonnable de cannabis. Je crains que mon acuité intellectuelle en pâtisse pour la paire d'heures à venir). * * * * * * * Truc-de-ouf : Désigne une chose peu commune, qui dépasse l'entendement. C'est un truc de ouf ! (Mon dieu, mon entendement est tout dépassé !). * * * * * * * Zyva : Indique que la demande est pressante. Zyva, fait méfu, sale chacal (Ne sois donc pas si avare de ta cigarette purgative, et fais en profiter ton vieil ami qui trépigne d 'impatience). 4/5/2006 Tribune A Montebourg Libération. 05 04 06Libération – mercredi 5 avril 2006 Le coup d’Etat raté de Villepin Par Arnaud Montebourg Député de Saône et Loire Vice Président de la Commission des Lois
Le Président a confié la France à un homme qui a sa faveur plutôt qu’à tout autre ayant une légitimité parlementaire. Le pays se retrouve ainsi dans une situation de quasi-coup d’Etat. Pourquoi un homme seul peut–il imposer sa volonté personnelle à la société toute entière dressée contre lui ? Parce que le système politique le permet. Il a même été conçu pour rendre possible l’usage de procédés autoritaires portant atteinte aux intérêts directs de dizaines de millions de citoyens. On peut, dans notre système politique, gouverner par ordonnance : c’est de la sorte qu’a été créé le CNE, grand frère du CPE, l’été dernier en mettant le Parlement en vacances. On peut aussi gouverner en piétinant ses propres engagements solennels inscrits dans le marbre de la loi. C’est ainsi que Monsieur de Villepin a réduit à l’état de chiffon de papier la loi du 4 mai 2004 sur le dialogue social, dans laquelle le gouvernement s’obligeait à consulter les partenaires sociaux avant toute réforme du droit du travail. On peut également appeler une loi un texte qui n’a pas été voté grâce à l’usage de l’article 49-3 de la Constitution. Un Gouvernement peut aussi tranquillement violer dans notre système les engagements internationaux de la France sans en être outre mesure inquiété. Il suffit de procéder par voie d’amendement et de contourner ainsi la consultation préalable et obligatoire du Conseil d’Etat, comme ce fut le cas s’agissant de la création du CPE. Un Gouvernement peut même organiser la mobilisation politique des Procureurs pour imposer à des juges prud’hommaux résistants un dispositif comme celui du CNE dont ils refusent l’application en droit et en toute indépendance. Un Gouvernement peut même faire du Conseil Constitutionnel l’annexe de ses intérêts en y faisant nommer en nombre ses anciens collaborateurs aussi dociles que dévoués et lui faire prendre les décisions qu’il attend. Un président de la République, pourtant garant du fonctionnement régulier des institutions, peut désormais décider de promulguer, c’est à dire de faire appliquer une loi, en prétendant faussement par une grossière hypocrisie, qu’elle ne s’appliquera pas. Le système organise ainsi les apparences d’un Gouvernement légitime qui en vérité décide sans le peuple et contre le peuple. Nous avons le Gouvernement le plus antidémocratique de l’histoire de la V e République, ultra minoritaire dans la société etdépourvu de soutien mais qui s’autorise à imposer par des artifices autoritaires une contre réforme sociale dont la France toute entière ne veut pas. Pourquoi un Premier ministre peut-il prendre en otage sa majorité en la menaçant de périr avec lui dans les flammes de l’impopularité si elle résiste à sa volonté ? Parce que le système le permet. Il a même été conçu pour que le Parlement fasse silence pendant qu’on l’égorge. Les ministres du Gouvernement comme les députés de l’UMP désapprouvent publiquement et en nombre la manière de parvenir au CPE. Qu’importe, le système les prive de tout moyen de s’y opposer, d’infléchir ou d’atténuer la volonté d’un homme seul, illuminé, lancé dans l’aventure de son coup de force. Le système politique fonctionne replié sur lui-même enfermant les deux principaux dirigeants gouvernementaux dans leur lutte de pouvoir personnel à mille lieux des intérêts et des problèmes de la population. La lutte à mort et en vase clos que se livrent les deux prétendants à la succession du Président est ainsi devenue le mobile essentiel des actes du Premier ministre de Villepin. Pour quelle raison cette lutte de pouvoir qui prend en otage le pays est-elle possible ? Parce qu’un homme comme Monsieur de Villepin, courtisan en chef du monarque, manipulateur hors pair, tenancier de l’officine des coups tordus et du cabinet noir, obsessionnel de sa carrière, dépourvu de la moindre connaissance de notre pays, étranger du suffrage universel, peut être nommé Premier ministre par le caprice d’un monarque finissant. En effet, dans un régime politique qui fonctionnerait normalement et selon des règles démocratiques comme tel est le cas dans tous les pays européens, ce ne pourrait qu’être le chef de la majorité parlementaire, le chef du principal parti au pouvoir, qui aurait dû avoir la charge qu’occupe Monsieur de Villepin. C’est donc bien par la perversion de la monarchie républicaine, qui conduit un Président à préférer confier la France à un homme qui a sa faveur plutôt qu’à tout autre qui aurait la légitimité parlementaire, que le pays est confronté à une situation de quasi coup d’Etat, exclusivement pour servir les buts de prise du pouvoir au sommet plutôt que les intérêts de la population. Car pourquoi et comment un Premier ministre peut-il ainsi tenir en sa main un président de la République pourtant clé de voûte des institutions ? Parce que le système l’a permis. En organisant l’impunité judiciaire de Jacques Chirac, et le maintien à la tête de l’Etat d’un homme qui aurait dû dans n’importe quelle autre démocratie répondre de ses actes devant la justice, le système politique français repose sur un homme soupçonné de corruption, affaibli politiquement, qui a mis son autorité dans la main d’un maître chanteur de passage, Monsieur Galouzeau de Villepin. L’intéressé ne déclarait-il pas, en 1997, après la dissolution délirante et ratée qu’il avait déjà inspirée : « Le Président ne peut pas me virer. Il ne pourrajamais. Il m’a introduit dans le saint des saints. Je sais beaucoup trop de choses. A l’extérieur de son système, je deviendrais une bombe à retardement ».En laissant pourrir la République comme le poisson par la tête, il n’y a plus d’autorité présidentielle autre que celle manipulée d’un côté par un premier ministre à l’aveuglement idéologique absolu et à l’ambition personnelle sans limite, et contesté de l’autre par un ministre d’Etat ressemblant au premier ! Le système politique est ainsi livré à deux lions qui s’entredévorent dans leur cage dorée pour le pouvoir et utilisent la France pour leurs intérêts personnels. C’est cette situation qui mène le pays vers la crise de régime. D’abord prise dans le mouvement social anti-CPE, la France, que ses dirigeants veulent emmener de force vers les solutions ultralibérales contre l’assentiment général, vient de basculer dans un conflit d’une toute autre ampleur : la confrontation entre le souverain populaire et l’aristocratie gouvernante. Cette dernière n’est passionnée que d’elle même et de son propre pouvoir, et malgré la disparition de tout soutien dans le pays, ne répugne pas à violer la démocratie et à violenter son peuple. La crise de régime est donc en marche. Nul ne peut s’en réjouir. Les cimetières de l’histoire de France sont peuplés de monarques, de princes, de maréchaux, de généraux, de tyranneaux, d’aventuriers abusifs dont le peuple a toujours eu raison. Voilà pourquoi Monsieur de Villepin a raté son coup d’Etat. Les Français l’en ont empêché pour l’instant. Mais son rival poursuit exactement le même but par des moyens plus habiles. Jusqu’à quand le pays devra-t-il attendre et à quel prix astronomique devra-t-il le payer avant de régler la lourde question de la maladie anti-démocratique de ce régime qui se délite et chute lentement sous nos yeux ? Chacun sait que les solutions peuvent surgir par les voies pacifiques de la discussion politique devant le corps électoral, beaucoup plus raisonnable et disponible pour l’imagination et le courage qu’on ne le croit. C’est à la gauche de faire apparaître dans le paysage politique les perspectives de la construction d’une République nouvelle qui ressemblerait enfin à cette France moderne qui a soif de préparer enfin son avenir en paix avec elle-même. Une France qui n’est plus celle de ses vieux rois que deux aventuriers de passage se disputent abusivement dans le but de la dérober pour eux-mêmes, dans une dangereuse, ultime et peut-être fatale usurpation. |
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