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4/27/2007
Quitterie Delmas : la porte-parole des jeunes de l'UDF, s'engage pour Ségolène Royal
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[26/04/07]
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Joy Binoche a rencontré Quitterie Delmas pour Page2007. En remerciant également Virginie Votier. Extraits...
Quitterie Delmas : jeune, engagée, convaincante. Par Joy Binoche
JB : Pour qui comptes tu voter ? QD : J'ai entendu que certains députés UDF avaient déclaré publiquement qu'à titre personnel ils voteraient Nicolas Sarkozy. Du coup je n'hésite pas à dire qu'en ce qui me concerne, il n'y a aucune raison pour que je ne vote pas pour Ségolène Royal…
JB : Quelles sont les raisons de ce choix ? QD : Les méthodes et les pratiques de Nicolas Sarkozy ne me satisfont absolument pas et pour moi, la clé de la vie politique et de l'avenir, c'est la réforme des institutions, le non cumul des mandats, la proportionnelle, la séparation des pouvoirs. A mon sens, on ne pourra pas avancer tant que ce travail là n'aura pas été effectué. La dérive droitière de Nicolas Sarkozy avec en particulier le projet de créer un Ministère de l'Immigration et de l'identité Nationale et l'idée selon laquelle la pédophilie et le fait d'être suicidaire sont génétiques sont des choses que je trouve totalement inacceptables. Tout cela est vraiment très éloigné de mon engagement politique. C'est diamétralement opposé à mon esprit réformateur.
JB : Est-ce aussi l'opinion des jeunes de l'UDF ? QD : Aujourd'hui, les personnes avec qui je suis en contact, ce ne sont pas seulement les jeunes de l'UDF. C'est encore beaucoup plus large, c'est-à-dire que cela s'étend du centre gauche au centre droit. Et oui, ils partagent cet état d'état d'esprit. Les déclarations de Nicolas Sarkozy nous ont forcé à nous rassembler dans l'idée qu'il y a d'un côté les conservateurs et de l'autre, les réformateurs progressistes.
JB : Nicolas Sarkozy a annoncé la création d'un nouveau parti du centre avec Gilles de Robien. Selon toi, serait-ce envisageable qu'il y ait à l'avenir deux partis centristes ? QD : Nicolas Sarkozy est très fort : il a un parti à droite de la droite, un parti de droite, un parti du centre et il invente aussi un parti des sarkozystes de gauche : c'est fabuleux, il recouvre entièrement le spectre politique ! Si quelques députés souhaitent créer un mouvement centriste en marge de l'UMP, je pense sincèrement que c'est raté d'avance. Cela n'a aucun sens. Je rappelle que l'UDF a voté à 86% l'indépendance et l'autonomie par rapport à l'UMP en janvier 2006.
Propos recueillis par Joy Binoche pour Page2007 |
Le 93 avec Ségolène Royal
"Tous unis pour porter l'espérance,
tous unis pour faire gagner la France,
Ségolène, tu peux compter sur nous
l'Avenir sera au rendez-vous..."
Paroles de l'hymne officiel que vous pouvez retrouvez sur sur le blog DESIRS D'AVENIR 93 :
http://desirsdavenir93.domaineprive.com/
MEETING A PARIS
le Mardi 1er mai à 17H00
au Stade Charléty
(Paris XIII - métro Porte d'Italie - tram et RER Cité universitaire)
avec la participation de :
Bénabar, Cali, Michel Delpech, Leny Escudero, Indochine, Rachida Khalil, Kéry James, Mokobé,
Renaud, Sanseverino, Tikenjah... et tant d'autres !
IMPORTANT : Il nous est conseillé d'arriver en tout début d'après-midi afin de pouvoir rentrer
Ségolène, Présidente !
(Alors tous à nos sacs à dos, et on y va ! on va la gravir la montagne !...) 4/26/2007
Ségolène Royal : Discours du premier tour de l'élection présidentielle
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Français, Françaises mes chers compatriotes à vous qui m'avez apporté si nombreux vos suffrages, aujourd'hui, je vous exprime ma joie et ma profonde gratitude.
Un élan civique s'est levé, la très forte participation, que j'avais appelé de mes vœux, est là. Je mesure la responsabilité éminente et qui m'honore, que vous me confiez ce soir.
Je n'en tire aucune gloire personnelle, vous me donnez une responsabilité majeure, celle de porter le combat du changement pour que la France se relève.
Pour que la France se relève quelle retrouve son optimisme et qu'elle fasse le choix de l'audace et de la sérénité une nouvelle campagne s'ouvre. Dans 15 jours, la France va choisir son destin et son visage.
Je lance un appel a toutes celles et ceux qui veulent que la France fasse triompher la République du respect parce que nous savons qu'il n'y a pas de liberté sans justice, qu'il n'y a pas d'efficacité économique sans progrès social. Nous aurons le 6 mai prochain un choix clair entre 2 voix très différentes.
Et je tends la main a toutes celle et ceux qui pensent comme moi qu'il est non seulement possible mais urgent de quitter un système qui ne marche plus.
Mes chers compatriotes je vous invite à inventer une France neuve a la fois protectrice et dynamique, une France a la fois fraternelle et conquérante et qui permet à chacun de construire et de réussir sa vie.
J'appelle ce soir au rassemblement de toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans les valeurs du pacte présidentiel, et qui pensent que l'on peut réformer la France sans la brutaliser, qui veulent faire triompher toujours les valeurs humaines sur les valeurs boursières, qui veulent mettre fin aux insécurités et aux précarités qui se sont douloureusement creusées au cours de ces dernières années, qui veulent faire reculer toutes les formes de violence grâce a un ordre juste et à de nouvelles sécurités durables.
Je continue a faire le pari de l'intelligence des français et je refuse de cultiver les peurs. il s'agit de mettre la priorité sur l'éducation, de consolider les familles, d'épauler les plus fragiles et notamment nos anciens et les personnes en situation de handicap dont les conditions de vie se sont gravement détériorées au cours de ces cinq dernières années.
J'entends instaurer des règles justes dans la mondialisation, maintenir en France nos centres de décision et notre tissu industriel, refuser la régression sociale qu'entrainerait l'abandon à un libéralisme effréné.
Nous ferons de l'emploi tous ensemble notre combat principal et nous le gagnerons avec des entreprises performantes et conquérantes, qui respectent les salariés grâce à une démocratie sociale rénovée.
Je comprends la déception de toutes celles et ceux dont le ou la candidate n'est pas au second tour. Mais je voudrais leur dire ceci : Je serai la présidente garante d'un Etat impartial
Car vous le savez, je suis une femme libre comme vous êtes un peuple libre
Je ne suis l'otage d'aucun clan, d'aucun groupe de pression, d'aucune puissance financière.
Nous sommes nombreux et nombreuses aujourd'hui, au delà de notre vote du premier tour, a ne pas vouloir d'une France dominée par la loi du plus fort ou du plus brutal, et verrouillée par les puissances de l'argent ou tous les pouvoirs sont concentrés entre peu de mains, toujours les mêmes.
Avec moi je vous propose de choisir une démocratie ou l'on respire librement avec un parlement qui délibère et contrôle, un gouvernement qui a des résultats et qui rend des comptes un Etat sans gaspillage une justice indépendante des médias pluralistes et des libertés publiques garanties.
Oui, je veux une république refondée et non garrotée un état exerçant une autorité juste et ferme des régions dynamiques des services publics modernisés et performants avec des citoyens libres, éduqués par notre école, conscients de leurs droits comme de leurs devoirs.
Si vous me confiez la charge de présidente de la république, j'aurais à cœur de défendre les intérêts de la France en Europe et dans le monde
Le patriotisme républicain trouvera tout son sens dans la construction d'une Europe socialement et économiquement redressée et capable de peser, dans un mode multipolaire.
Les Français seront appelés à se prononcer par référendum sur le nouveau traité européen, celui ci ne se fera pas à leur insu.
Cette Europe sera au service de la paix, elle œuvrera au dialogue des cultures au co-développement avec les pays du sud et à la préservation des équilibres de la vie sur la planète
Avec vous, je vais rendre à la France la fierté de son histoire qui renoue avec ses valeurs universelles car quand la France rencontre une grande idée, elles font ensemble le tour du monde.
Je veux une France qui renoue avec l'idéal de la République des lumières les droits de l'homme et de la femme et de la citoyenneté qui ont faire sa force et sa beauté. Venez hommes et femmes de France de tous âges, de tous milieux, de tous territoires et de toutes origines, venez ; forces vives de notre belle nation, venez, serrons-nous les coudes, ensemble nous allons rendre le sourire à notre pays. ensemble nous allons conjurer les mauvais démons de la déprime et du déclin.
Chers compatriotes rassemblons nous ce sont nos idées notre idéal qui vont gagner car elles sont au service de la France et des Français, de la paix civile et de l'harmonie sociale.
J'appelle toutes les énergies et l'espérance a se mettre en mouvement pour une France victorieuse, une France présidente, fière d'elle même pour que les Français s'aiment en elle.
Notre victoire est possible car l'audace et la générosité sont la c'est une question de volonté et de cohérence, je les ai. J'ai besoin de vous parce que la France a besoin de vous
Vive la république vive la France.
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C'est une première Victoire : Ségolène Royal est présente au second tour de l'élection présidentielle.
Tout est jouable, restons sereins et combatifs !
Car Sarkozy + Le Pen = 38 points (Sarkozy a siphonné toute l'extrême droite et ne récuperera pas tout...). Ségolène est sur une base de 37 points (toute la gauche est rassemblée derrière elle). Résultat des courses : nous sommes à égalité. Alors à nous de marquer le but de la Victoire !
Nous connaissons tous notre adversaire, nous connaissons tous sa brutalité, nous connaissons tous cette droite libérale et dure ! Alors continuons et amplifions le rassemblement sur le PACTE PRESIDENTIEL de Ségolène ROYAL.
Ségolène, Présidente !
Alda PEREIRA LEMAITRE
Coordinatrice Désirs d'Avenir 93 / Section Noisy le Sec
06 81 00 50 80
Marie-George Buffet (PC), Arlette Laguiller (LO) et Dominique Voynet (Verts), soutiennent la candidate socialiste. Olivier Besancenot (LCR) et José Bové appellent à "battre" Nicolas Sarkozy.
La candidate du PCF, Marie-George Buffet, a appelé dimanche soir 22 avril à voter pour la candidate socialiste Ségolène Royal le 6 mai. Arlette Laguiller, candidate de Lutte ouvrière, a elle aussi lancé un appel dans ce sens, au nom d'un "tout sauf Sarkozy". Olivier Besancenot, candidat de la LCR, a de son côté appelé à battre la droite au second tour, appelant donc implicitement à voter Ségolène Royal. La candidate des Verts, Dominique Voynet, a elle aussi lancé un appel à voter pour le PS. Enfin, le candidat altermondialiste José Bové a prôné une "gauche unie et forte" et appelé les électeurs à battre le candidat UMP, Nicolas Sarkozy, au second tour de l'élection présidentielle. "Comme nous n'avons cessé de le dire, nous ne nous résignons pas à cette division (de la gauche)", a-t-il déclaré aux militants altermondialistes. "J'appelle les citoyens à battre Nicolas Sarkozy, candidat de la droite et de l'extrême droite (...). Cet homme est dangereux. "Sarkozy ne passera pas. Un autre monde est possible", a estimé José Bové, dont le score se situe selon des estimations entre 1 et 1,3% des suffrages. (avec AP)
Eric Besson, ancien secrétaire national du PS démissionnaire de ce parti, a annoncé dimanche soir 22 avril dans un communiqué son ralliement au candidat UMP Nicolas Sarkozy. Eric Besson indique par ailleurs s'être "entretenu longuement de questions de fond samedi" 21 avril, veille du premier tour de scrutin, avec Nicolas Sarkozy. Après cet entretien, "j'ai décidé de le rejoindre et de m'engager en sa faveur", ajoute-t-il.
Voici les réactions à gauche après l'annonce dimanche 22 avril des résultats du premier tour de l'élection présidentielle.
Ségolène Royal, candidate socialiste : "Un élan civique s'est levé. Je mesure la responsabilité éminente et qui m'honore que vous me confiez. Je n'en tire aucune gloire personnelle". Elle lance un appel à "toutes celles et ceux qui veulent faire triompher la République du respect", en se déclarant prête à porter "le combat du changement pour que la France se relève". "Une nouvelle campagne s'ouvre. Dans quinze jours, la France va choisir son destin et son visage. Je lance un appel à toutes celles et ceux qui veulent voir triompher le respect. Nous aurons le 6 mai prochain un choix clair entre deux voix différents. Et je tends la main à toutes celles et ceux qui pensent comme moi qu'il faut changer un système qui ne marche plus". "J'appelle au rassemblement de toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans les valeurs du pacte présidentiel". "Je refuse de cultiver les peurs". "J'entends instaurer des règles justes dans la mondialisation". "Je serai la présidente garante d'un Etat impartial", "otage d'aucun clan, d'aucun groupe de pression, d'aucune puissance financière". (Déclaration à Melle, Deux-Sèvres, dimanche 22 avril)
Jean-Pierre Chevènement (MRC) : "Les couches populaires se sont mises en mouvement cette fois-ci". "Ségolène Royal fait un score presque sans précédent, il y a du fond dans son intervention (à Melle dimanche soir) contrairement à celle de M. Sarkozy. Mme Royal a clairement situé l'enjeu social et l'enjeu démocratique" (TF1 dimanche 22 avril)
José Bové, candidat : "Pour l'heure, j'appelle les citoyennes et les citoyens, le 6 mai prochain dans les urnes, à battre Nicolas Sarkozy, candidat de la droite et de l'extrême droite. Cet homme est dangereux. Son élection entraînerait de nouveaux coups contre les droits sociaux, les libertés démocratiques et la protection de l'environnement. Elle conduirait notre pays à un alignement sur la politique guerrière de Bush. Sarkozy ne passera pas ! Un autre monde est en marche. Un autre avenir est possible." (Communiqué dimanche 22 avril)
Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche : "La détermination et le courage de Ségolène Royal ont permis de créer un élan qui doit aller en s'amplifiant". "Il faut rassembler le plus largement possible et porter haut et fort le Pacte présidentiel, seul projet capable de relever la France et d'assurer la justice sociale" (Communiqué, dimanche 22 avril)
Olivier Besancenot, candidat de la LCR, a appelé à "battre la droite dans la rue et dans les urnes" (france 3, dimanche 22 avril)
Arlette Laguiller, candidate de Lutte ouvrière, "Face à Nicolas Sarkozy qui a repris une grande partie des propos de Jean-Marie Le Pen, notamment sur l'immigration, face à son arrogance, d'abord je voterai moi-même pour Ségolène Royal, et j'appelle ceux qui m'ont fait confiance et l'ensemble des électeurs à voter pour Ségolène Royal". "Je le fais sans réserve et sans illusion mais je le fais par solidarité avec tous ceux qui, dans les couches populaires, ne veulent vraiment pas voir Sarkozy au pouvoir et qui sont pour le tout sauf Sarkozy". (TF1, dimanche 22 avril)
Marie-George Buffet, candidate du Parti communiste : "J'apelle sans hésitation tous les hommes et toutes les femmes de gauche, tous les démocrates à voter et à faire voter pour Ségolène Royal" (QG du PCF, dimanche 22 avril)
Dominique Voynet, candidate des Verts: "Je voterai le 6 mai pour Ségolène Royal". - "J'ai été victime du vote utile"."Le matraquage en faveur du vote utile a été très efficace" (TF1, dimanche 22 avril)
Robert Hue (PCF) appelle à un "barrage absolu, à faire tout de suite, de toutes les forces non seulement de gauche mais au-delà (...) face à Nicolas Sarkozy". "Le deuxième succès de la démocratie, c'est le recul de M. Le Pen, il a reculé, mais a été intégré en partie par Nicolas Sarkozy". "Il y a cette lepénisation rampante, il faut y faire face". Il faut un "rassemblement très large". Il a salué la "performance de Ségolène Royal", qui doit "nous conduire sans ambiguité, à un large rassemblement", intégrant ces "Français (...) qui ne sont pas de gauche mais ne veulent pas d'un homme qu'ils considèrent comme dangereux" (dimanche 22 avril)
Daniel Cohn-Bendit, député Vert européen : A propos d'une alliance UDF-PS,"il y a sur des tas des sujets des points sur lesquels on est d'accord". '"Une grande partie des Verts a voté Ségolène Royal" "une autre partie s'est exprimée pour François Bayrou". "La gauche doit gagner" (France 2)
Bernard Kouchner (PS) : "Je constate que sur le plan social, avec l'UDF et François Bayrou, il y a des convergences. Il va falloir convaincre les électeurs, il ne s'agit pas de tractations honteuses". "Il s'agit de voir comment pourrait s'installer un dialogue qui a déjà eu lieu, nous avons déjà parlé les uns avec les autres" (TF1, dimanche 22 avril)
Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée nationale : "Les Français ont voulu effacer 2002". Ils ont "voulu absolument que la gauche soit qualifiée au second tour", qui constitue désormais "une nouvelle élection". Les Français "ne veulent pas" de la méthode "dure et brutale" de Nicolas Sarkozy, "qui représentait le gouvernement sortant". "Ce serait extraordinaire que quelqu'un qui représente la majorité sortante qui a échoué" se voit octroyer une "sorte de prime Forgeard" (France 3, dimanche 22 avril)
Noël Mamère (les Verts) : "Il y a d'un côté le projet du rejet, et de l'autre un projet de rassemblement" de Ségolène Royal (TF1, dimanche 22 avril)
Martine Aubry, maire PS de Lille : "Le pays avait compris la gravité de la situation et l'enjeu pour chaque Français (...) en mettant en tête deux candidats qui ont présenté avec le plus de clarté deux modèles vraiment opposés". Elle souhaite qu'"aucune voix de gauche ne manque à Ségolène Royal". Elle fait aussi "appel à tous ceux qui pensent que l'humanisme, la solidarité, la justice sont les valeurs qui nous porteront vers une France plus douce, moins violente (...), qui respecte les règles et où on respecte les autres", qu'elle oppose au "modèle de M. Sarkozy, d'une France libérale et autoritaire qui accroît les injustices, qui replie la France sur elle-même (...) et qui nous oppose les uns aux autres". (Lille, dimanche 22 avril) Laurent Fabius (PS) : "Je pense qu'il y a des gens de gauche qui ont voté pour François Bayrou, c'est incontestable". "Je ne vais pas dire qu'il y a 30% de personnes qui veulent que ça continue avec M. Sarkozy et 70% qui sont tous d'accord" entre eux et se reporteront sur Ségolène Royal "Mais vous avez quand même une majorité de Français qui veulent que ça change sur le plan de la justice sociale, de la démocratie, de la déconcentration du pouvoir". "Ca nous donne une perspective extrêmement forte pour le second tour". "J'appelle au rassemblement de la gauche et des écologistes et puis au-delà, de tous ceux qui ne veulent pas d'une politique de brutalité et qui veulent un changement concerté que propose dans son pacte Ségolène Royal" (TF1, dimanche 22 avril)
Clémentine Autain, adjointe (apparentée PCF) au maire de Paris, l'une des chefs de file du mouvement antilibéral, appelle à "voter pour Ségolène Royal". "Nous avons maintenant 15 jours pour battre Nicolas Sarkozy". Il "faut maintenant appeler à voter pour Ségolène Royal". "Je suis triste" de voir son courant politique "cantonné à de petits scores", affirmant que la "gauche antilibérale sûre d'elle-même, fière d'elle-même, a besoin de se renouveler". (France 3, dimanche 22 avril)
Arnaud Montebourg, l'un des porte-parole de Ségolène Royal : "Elle aura dimanche la capacité de gagner au deuxième tour car elle a fait le score de François Mitterrand en 1981". "Nous avons une ligne politique de nature à rassembler les Français à notre droite et à notre gauche" (France 2, dimanche 22 avril)
Vincent Peillon, porte-parole de Ségolène Royal : "C'est jouable. Maintenant, c'est la dynamique de campagne qui compte. Nicolas Sarkozy bénéficie "d'un effet psychologique en sortant en tête" du 1er tour, tout en affirmant que la gauche ne devait "pas se laisser impressionner". "Nicolas Sarkozy est l'otage d'une campagne où il s'est situé entre la droite et l'extrême droite". "Cela lui a permis de faire un bon 1er tour en prenant des voix à Le Pen, mais cela risque d'être plus difficile pour lui au second, car il a moins de réserves de voix". "La gauche peut relever la tête. Nous avons une dynamique de victoire, Ségolène Royal peut et doit remporter cette élection présidentielle". "C'est une grande victoire qui ne nous était pas annoncée il y a quelques jours". Il a indiqué que Ségolène Royal chercherait à "rassembler le plus largement possible autour de ses propositions". "La moitié" du vote Bayrou vient d'électeurs de gauche, "ce sera à ces électeurs de se déterminer" (QG du PS, dimanche 22 avril)
Jean-Louis Bianco (PS), co-directeur de campagne de Ségolène Royal : c'est la "fin du cauchemar". Ce succès a "effacé" la "triste date" du 21 avril 2002 où la gauche avait été éliminée du second tour. C'est une "merveilleuse nouvelle pour la démocratie", avec le fort taux de participation des Français au scrutin, qui est "une première victoire" pour Ségolène Royal qui dès le début, s'est adressée aux Français directement". "Aujourd'hui, les Français ont pris la parole et croyez-moi avec Ségolène Royal, ils continueront à la garder" (France 3, dimanche 22 avril)
Dominique Strauss-Kahn (PS): "Je sens dans ce premier tour l'espérance d'un renouveau". "Il faut que la victoire de Ségolène Royal ne soit pas construite uniquement sur le rejet de Nicolas Sarkozy" mais sur la volonté de "changement", a-t-il ajouté, lançant un appel à "tous les électeurs qui n'ont pas leur candidat préféré au deuxième tour". "Il n'y a pas là-dedans d'accord de partis, de négociations". "Il y a Ségolène Royal qui propose un renouveau" "Si la campagne du second tour (...) est une campagne qui porte effectivement à construire 'cette maison du renouveau' (...), alors je pense que la victoire est possible". "Ce qui compte, aujourd'hui, c'est que ces élections permettent le renouveau. Le renouveau, ce sont les thèmes sur lesquels on doit intervenir, les réformes que l'on doit faire". "Si on veut les réformes, alors je suis convaincu au bout du compte que les Français se rendront compte qu'ils ne peuvent pas le faire avec le candidat de la majorité sortante Nicolas Sarkozy". (France 2, dimanche 22 avril)
Jack Lang, conseiller de Ségolène Royal : "C'est un succès personnel" pour Ségolène Royal. "Demain, elle pourra être une présidente qui tiendra solidement les rênes de l'Etat". (TF1, dimanche 22 avril)
François Hollande, Secrétaire général du PS : "Le PS ne peut pas négocier avec qui que ce soit car cela n'est pas la démarche d'une élection présidentielle"Le PS ne peut "pas négocier avec qui que ce soit car cela n'est pas la démarche d'une élection présidentielle". "Nous devons insister sur ce qu'il y a de fort dans notre pacte présidentiel donc nous n'allons pas négocier avec qui que ce soit car cela n'est pas la démarche d'une élection présidentielle". "Nous avons un projet, il est normal de rassembler autour. Il faut s'adresser aux électeurs", a-t-il affirmé. "Qu'ont voulu dire nombre d'électeurs (ndlr : au premier tour)? C'est qu'ils voulaient changer", a-t-il insisté. "Qui est aujourd'hui en situation de permettre le changement ? Qui peut battre le candidat de la majorité sortante ? Qui peut donner une espérance? Qui peut permettre (...) des avancées ? Ségolène Royal". "Rien n'est joué, rien n'est acquis, rien n'est décidé" pour le second tour. '"Un rassemblement est en train de se faire" (France 2) - "Ségolène Royal a rassemblé beaucoup plus largement que le Parti socialiste et beaucoup d'électeurs de gauche qui pouvaient avoir une autre culture ont voté dès le 1er tour pour Ségolène Royal pour lui permettre, et c'est le cas ce soir, d'être en dynamique maintenant pour le succès". "Ce qu'il faut faire, c'est un rassemblement très large autour du pacte de Ségolène Royal et faire en sorte que ceux qui n'ont pas voté pour le candidat de la majorité sortante se retrouvent, sur le changement et les propositions de Ségolène Royal", "En votant à 85% les Français ont donné la plus belle leçon de démocratie qui soit" "Les conditions d'une victoire de Ségolène Royal sont réunies". - "Ségolène Royal a rassemblé beaucoup plus largement que le Parti socialiste et beaucoup d'électeurs de gauche qui pouvaient avoir une autre culture ont voté dès le 1er tour pour Ségolène Royal pour lui permettre, et c'est le cas ce soir, d'être en dynamique maintenant pour le succès" "Ce qu'il faut faire, c'est un rassemblement très large autour du pacte de Ségolène Royal et faire en sorte que ceux qui n'ont pas voté pour le candidat de la majorité sortante se retrouvent, sur le changement et les propositions de Ségolène Royal". - "Le premier tour de Nicolas Sarkozy a été celui d'une droite que l'on connaît, libérale, autoritaire, qui va chercher sur le lisier du Front national des électeurs et d'ailleurs y parvient". Ségolène Royal est "maintenant la candidate du changement". "Les conditions d'une victoire de Ségolène Royal sont maintenant réunies. La droite sortante ne fait que 30% des voix, ça en dit long sur la contestation de la politique menée depuis cinq ans". - Nicolas Sarkozy "nous parle de son rêve, je souhaite qu'il ne se finisse pas en cauchemar pour notre pays"(TF1, dimanche 22 avril)
Jean-Paul Huchon, président socialiste de la région Ile-de-France : Ségolène Royal "a réussi la première partie de son pari qui consiste à passer clairement le premier tour et à effacer le 21 avril". "La tendance apparemment, c'est un (Nicolas) Sarkozy en tête avec 3 ou 4 points d'avance sur Ségolène Royal, donc deux qualifiés en finale et un (François) Bayrou qui n'a pas décroché à 17 ou 19%". "En fait, c'est l'électorat (Jean-Marie) Le Pen qui semble avoir été littéralement siphonné par Sarkozy". "Cela veut dire que les ressources à droite sont faibles pour un deuxième tour et qu'il n'y a plus de possibilités de report à gauche à la condition d'être accueillant à tout le monde, à la gauche et aux humanistes qui ne veulent pas de la société que promeut Sarkozy". "Le deuxième tour, c'est quinze jours d'une campagne complètement différente qui se joue sur le modèle social qu'on veut promouvoir". "Il y a dans l'électorat composite de Bayrou un attachement à certaines valeurs sociales, à une certaine impartialité de l'Etat qui devrait le porter à se rapprocher de l'électorat de Ségolène Royal pour le deuxième tour".(QG du PS, dimanche 22 avril)
Voici les réactions à l'étranger après l'annonce des résultats du premier tour de l'élection présidentielle française
Kurt Beck, président du Parti social-démocrate (SPD) allemand, à l'adresse de Ségolène Royal : "Avec passion et engagement, vous avez mené une campagne formidable et moderne". La "fougue" et l"enthousiasme" dont les socialistes ont fait montre pour leur candidate et son programme "constituent une excellente base pour remporter la victoire dans deux semaines". Le relatif mauvais score de "l'extrémiste Jean-Marie Le Pen" constituait "l'autre bonne nouvelle de cette soirée électorale française". 4/17/2007 Nous sommes à la veille d'une élection majeure ;
nous sommes à un tournant, à une période charnière pour notre pays, pour nos vies, pour notre mode de société ; saurons nous faire le bon choix ?
Parce que nous ne voulons pas revivre un deuxième "21 avril", parce que nous ne voulons pas d'une société basée sur l'exclusion, les rapports de force et l'affrontement, le recul des valeurs sociales qui ont fondé notre République, l'égoïsme, le chacun pour soi, une loi de la jungle qui ne laisse aucune chance à ceux qui ne sont pas nés avec tous les atouts en poche ;
Parce que nous voulons une France qui remet l'Homme et l'Environnement au centre de ses préoccupations, qui met en avant des valeurs d'éthique, de respect, de partage, de pérennité, de progrès, de démocratie,
Une France à la fois innovante, qui investit dans la Recherche, qui permet d'offrir à tous un travail, une sécurité dans l'emploi, l'accès à la formation durant toute la vie, l'accès à un système de Santé de qualité, la possibilité de trouver facilement un logement décent et à un prix raisonnable ;
Parce que nous voulons pouvoir vivre décemment avec les revenus de notre travail, ou avec notre retraite, fruit d'une vie de labeur ;
Parce que nous voulons vivre tous ensemble nos différences, dans une diversité assumée, dans des villes chaleureuses à taille et à visage humains, ou bien dans un monde rural vivant et dynamique, où il fait bon vivre ...
Parce que nous ne voulons pas d'une France bradée au monde de la Finance, engagée dans une mondialisation sauvage et effrénée qui nie toute valeur de l'individu, renie la Nature dans laquelle elle s'est développée,
Parce que nous voulons pouvoir avoir accès à une information libre, hors de tout contrôle politique, de toute censure,
Parce que nous voulons une France volontaire, qui a les capacités de se remettre en question et aller de l'avant, tout en apportant le soutien nécessaire ponctuel à ceux qui ont fait une sortie de route ou ont du mal à démarrer dans la vie,
Parce que nous voulons un avenir pour la jeunesse de ce pays,
Alors dès le premier tour, dimanche, nous serons TOUS derrière Ségolène Royal, notre candidate, sans hésitation, et au-delà de tour clivage !
Car nous ne voulons plus d'un choix entre une droite dure, violente et qui utilise l'exclusion comme moyen d'action, et une droite "molassonne" un peu honteuse, qui se cache derrière un soudain désir d'ouverture à gauche, mais a toujours gouverné avec la première ...
et nous ne voulons surtout pas de Sarkozy président, candidat sortant de 12 ans de gouvernement Chirac, dans lequel il a tenu les postes clef, et dont nous pouvons chaque jour constater l'échec !
Alors tous avec Ségolène dimanche ! Pour que ça change !
Corinne Zannier
Secrétaire fédérale PS93 à la parité et droits des femmes
PS : je reste à votre disposition jusqu'à dimanche pour toute question, pour dialoguer avec vous si vous en sentez le besoin, pour éclaicir des aspects du Pacte présidentiel qui vous échappent ...
Le Pacte présidentiel est consultable sur mon blog et sur les site Désir d'avenir de Ségolène.
Déclaration de Laurent Fabius à une semaine du premier tour de l'élection présidentielle :
A une semaine des échéances et un moment où beaucoup d’électeurs hésitent, il est nécessaire de rappeler clairement des éléments simples.
Le Parti Socialiste est un parti de gauche. Il agit dans le cadre du rassemblement de la gauche et des Verts pour changer profondément la politique économique, sociale et européenne actuelle.
Il n’est donc pas question que le PS s’allie avec l’UDF, formation de droite dont les choix politiques sont contraires aux nôtres.
La gauche peut et doit gagner. Pour cela, elle a besoin de clarté, pas de confusion ni de vieilles lunes.
Live.com : Fêtez la nouvelle année quand vous le voulez avec MSN Hotmail sur votre mobile!
rendez vous en nombre à cette adresse pour ajouter votre signature, et diffusez largement cette pétition contre le sexisme en politique. Merci !
Corinne
Une pétition contre le sexisme en politique
LEMONDE.FR | 05.04.07 | 11h39 • Mis à jour le 05.04.07 | 11h54
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 es femmes (et des hommes) en colère... Reprenant une tribune de l'écrivain Geneviève Brisac publiée dans Le Monde le 20 mars, une pétition, qui circule sur Internet sur le site "Un million de femmes s'énervent" depuis le 22 mars, a pour but de dénoncer le sexisme dont les signataires estime Ségolène Royal victime. Jeudi 5 avril, on était encore loin du million : 2 717 personnes ont pour l'instant apposé leur paraphe parmi lesquelles les actrices Catherine Deneuve, Agnès Jaoui, Sylvie Testud, Zabou Breitman ou encore l'écrivian Marie Darrieussec.
Appel de la société civile
1 million de femmes s’énervent
L'appel a reçu 3760 signaturues depuis le 22 mars 2007.
Il y a quelques mois, tout le monde semblait d’accord pour reconnaître que la candidature d’une femme à la magistrature suprême ne posait plus aucun problème. Angela Merkel et Michelle Bachelet démontraient chaque jour qu’une femme est « un homme comme les autres ». Puis petites phrases et grands paragraphes, d’une agressivité stupéfiante, se sont enchaînés. On avait ouvert la boîte de Pandore du mépris misogyne. Ce n’est pas une boîte, c’est une malle au format colonial, un bagage écrasant.
Nous ne nous attendions pas du tout à ce que la société française soit si peu évoluée, si peu mixte, si peu civilisée. Si sexiste. Pourtant, des hommes apprécient les femmes intelligentes avec lesquelles ils peuvent échanger des idées.
Jamais vous n’entendrez quelqu’un fantasmer sur la supposée sexualité d’un candidat, mais que n’entendons-nous pas sur les femmes candidates. Je ne connais pas Ségolène Royal, mais nous nous sentons, en tant que femme, humiliée par ce qui se dit sur elle aujourd’hui. Je suis scandalisée de voir cette femme sans cesse attaquée sur sa personne, son apparence.
Quand elle promet que sa première action consistera à combattre les violences envers les femmes, nous applaudissons. Et que l’on nous ne réponde pas, comme le fait ministre-candidat, qu’il y a déjà des lois pour cela. Il ne s’agit pas seulement de lois, mais d’une véritable volonté politique.
Tout ce que l’on dit sur elle, sur sa voix, ses cheveux, ses boucles d’oreille, sa syntaxe, ses bourdes, son entêtement, son sens de la compassion ou sa dureté, est énoncé pour la délégitimer, pour montrer qu’elle n’a pas sa place à la tête de l’Etat.
Le plafond de verre risque de faire ses preuves une fois de plus si nous ne nous mobilisons pas ! Il n’y a pas d’autre explication à l’amour qui entoure désormais le candidat émergeant, pas d’autre explication à l’élan qu’il suscite. Il l’a dit, je crois : sa masculinité est reconnue de tous.
Ségolène Royal est intelligente, compétente, déterminée. C’est exactement ce qui exaspère. Ce qui fait peur et provoque le mépris. La peur et le mépris sont justement les deux sentiments qui définissent le racisme et nous, nous avons l’impression vexante de vivre dans un pays attardé.
Mais ce n’est pas tout. Nous entendons des amies déclarer que « jamais elles ne pourront voter pour cette personne », elles ne la trouvent pas assez « sympathique » ou « engagée », « elle fait du tort à la cause des femmes », on croit rêver.
Le masculin est général, le féminin est particulier. Et tous les efforts de la candidate pour neutraliser cet « effet de genre » échouent et se noient dans l’infinie variété des commentaires des consommateurs.
Il fut un temps où l’on disait : « le privé est politique ». Aujourd’hui, le politique est réduit au sentiment privé, au caprice individuel, au j’aime/ j’aime pas, au consumérisme et à la frivolité définitivement sexiste.
Nous, femmes et hommes de la République, nous disons assez !, marre du machisme ! : nous voulons une femme Présidente pour construire enfin une République fondée sur l’égalité entre les femmes et les hommes.
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Voici le texte du communiqué de la Société des Journalistes de France 3 :
Nicolas Sarkozy se verrait-il déjà à l'Elysée ?
Trépigne-t-il déjà en s'imaginant bientôt disposer des pleins pouvoirs ?
Sans doute grisé par les sondages qui le placent en tête du premier tour, le candidat UMP s'est récemment laissé aller à une petite crise d'autorité dans les locaux de France 3. Une sorte de caprice régalien que l'on croyait appartenir à d'autres temps, ceux de la vénérable ORTF.
M. Sarkozy a en effet menacé de « virer » notre direction. Comme ça, sur un coup de tête. Parce qu'elle n'a pas daigné lui dérouler le tapis rouge et accourir immédiatement à sa rencontre lorsqu'il est venu, le 18 Mars dernier, participer à l'émission France Europe Express, présentée par Christine Ockrent.
A peine arrivé, Monsieur le Ministre-candidat se laisse d'abord aller à quelques grossièretés, estimant que cette émission « l'emmerde » et qu'il n'a pas envie de la faire !
Ensuite, le voici vexé de devoir attendre dans les couloirs de France 3 pour être maquillé, d'autres invités occupant déjà les lieux (et oui, France 3 ne dispose que d'une salle de maquillage). Coupable de ce « crime de lèse-Sarkozy », voici notre direction sur la sellette. « Toute cette direction, il faut la virer », a lâché le candidat UMP, comme le rapporte le Canard Enchaîné du 21 Mars 2007. « Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder ».
Les Français sont désormais prévenus ! L'une des priorités de Nicolas Sarkozy s'il est élu président de la République sera de couper des têtes à France 3. A la trappe ces directeurs qui tardent à exécuter les courbettes.
Le Ministre-candidat avait déjà habitué notre rédaction à ses poses agacées, à ses humeurs dans nos locaux, face à une rédaction qui ne lui semble manifestement pas suffisamment docile. Comme cette récente provocation gratuite à l'adresse d'un journaliste du service politique « ça ne doit pas être facile de me suivre quand on est journaliste de gauche ! ». Désormais, c'est à la direction qu'il veut s'en prendre ?
La Société des Journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne peut qu'être scandalisée par une telle attitude de la part d'un candidat à la plus haute magistrature de France. Nous nous inquiétons que M. Sarkozy puisse afficher sans aucune gêne un tel mépris pour l'indépendance des chaînes de service public.
Non, Monsieur Sarkozy, les journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne sont pas et ne seront jamais vos valets. Ils résisteront à toute menace pesant sur leur indépendance. Si nous devons des comptes, ce n'est pas à un ministre-candidat, mais aux millions de téléspectateurs, qui regardent chaque jour nos journaux d'information.
Par respect pour eux, pour leur intelligence, nous n'accepterons jamais aucune forme de mise sous tutelle politique. Ni de votre part, ni de la part d'aucun autre candidat.
A bon entendeur.
La Société des Journalistes de France 3. Le 23 Mars 2007
4/1/2007
Environnement: piqûre de rappel de Nicolas Hulot et des ONG aux politiques
Conférence au Zénith en début d'après-midi, puis rassemblement au Trocadéro, j'y étais bien sur (aux 2 !) !
Le Zénith ça faisait vraiment piqure de rappel pour ceux qui prendraient le truc en cours de route. On a appris que 700 000 personnes ont signé le Pacte Ecologique, le message avance, donc ! Bien, mais signer c'est bien, changer ses habitudes de vie et de consommation dans la vie de tous les jours, c'est mieux !
Ce soir France 3 annonce 10 000 participants au Troca'. Super temps, ambiance bonne enfant, présence coté campagne présidentielle de José Bové et de Dominique Voynet, tous deux très abordables, au milieu de la foule ... coté personnalités Marc Jolivet, Zazie, Luc Besson, Hugues Aufray, Maud Fontenoy, Hubert Reeves, Bougrain Dubourg, ...
Au Zénith Bertrand Delanoé était également présent, seule personnalité du PS. Au Troca, aucune bannière PS, aucun rassemblement organisé, juste un message passé par l'intermédiaire du site Désir d'Avenir de la candidate S. Royal, quelques jours avant le jour du rassemblement. Un peu court je trouve !!! Décevant pour des gens qui se disent concernés par l'écologie ... Après on s'étonnera si Nicolas Hulot sort de sa réserve et soutient un autre candidat ...
Nicolas Hulot a rappelé dimanche aux candidats à la présidentielle leurs engagements écologiques lors d'une conférence au Zénith à Paris, suivie dans la foulée d'un rassemblement au Trocadéro avec les principales associations de défense de l'environnement.
Environ 7.000 personnes, selon la préfecture de police, ont participé à cette manifestation festive pour attester de leur "vote pour la planète".
Au Zénith, l'animateur de télévision et militant écologiste a appelé les hommes politiques à lancer une "mutation écologique" pour tenter de sauver la planète.
"Jamais les enjeux écologiques n'ont été aussi présents dans une campagne présidentielle et le pacte écologique y a été pour quelque chose", a déclaré Nicolas Hulot, qui avait songé à se lancer dans la course à l'Elysée pour mieux se faire entendre, avant d'y renoncer en janvier.
Lancé en novembre, son pacte écologique, qui prévoit dix objectifs et cinq propositions concrètes en faveur de l'environnement, a rassemblé à ce jour plus de 700.000 signataires.
Cinq candidats à la présidentielle l'ont signé: la socialiste Ségolène Royal, l'UDF François Bayrou, l'UMP Nicolas Sarkozy, la candidate des Verts Dominique Voynet et la communiste Marie-Georges Buffet. Pour sa part, José Bové, qui a rencontré récemment Nicolas Hulot, était présent à la manifestation du Trocadéro.
"Nous devons admettre qu'il y a du travail de la part des candidats, des engagements", a estimé M. Hulot, qui a rencontré ces derniers jours plusieurs des candidats.
"Il faut dire aux politiques d'y aller, de lancer la mutation écologique. Ce sera complexe, ce sera difficile mais c'est possible", a-t-il lancé.
"Nous avons une occasion inespérée de reprendre en main notre destin plutôt que l'abandonner aux mécanismes du marché", a-t-il dit. "Il faut entrer en résistance contre le fatalisme" qui consiste à penser qu'il est trop tard pour agir, a-t-il poursuivi.
Car "les solutions sont là. Seules manquent les volontés communes à agir. Ensemble nous avons impulsé une dynamique", a-t-il estimé.
Nicolas Hulot a "introduit un réveil chez les politiques au dessus des clivages gauche/droite", a estimé l'astrophysicien Hubert Reeves, président de la Ligue Roc (préservation de la faune sauvage).
Le philosophe Edgar Morin a de son côté appelé a une "métamorphose du système", qui soit un "changement fondamental, pas seulement un changement de nos petites habitudes".
Au Trocadéro, l'ambiance était nettement plus festive. "Vous êtes des millions", a lancé l'humoriste Marc Jolivet en demandant aux participants d'agiter le foulard de couleur qu'ils avaient été invité à arborer, en faisant des moulinets "pour l'identité planétaire".
Remerciant le "peuple de l'écologie" d'être venu à cette manifestation placée sous le signe "Votons pour la planète", Nicolas Hulot a estimé qu'"il y a en ce moment dans notre pays un basculement" en faveur de l'écologie.
La navigatrice Maud Fontenoy a assuré qu'il était possible "d'aller à contre-courant" et de changer ses habitudes pour sauver la planète.
Le cinéaste Luc Besson, est venu "apporter sa voix" ainsi que la chanteuse Zazie qui a cependant avoué être "nulle en écologie", et Hugues Auffray.
Tous ceux qui n'avaient pas pu venir au Trocadéro avaient été invités à s'associer à distance à la manifestation en adressant le message "Planete" par SMS.
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