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6/28/2008
Chers Camarades,
La contribution « Changer ! » va être présentée par : Marie-Noëlle Lienemann (Députée européenne, Ancien Ministre, membre du bureau national du PS), Paul Quilès (Ancien Ministre, Responsable national du PS aux questions stratégiques), Jean Mallot (Député de l'Allier), Emmanuel Maurel (Conseiller régional, membre du bureau national du PS), Anne Ferreira (Députée européenne). (la contribution 'changer !' sera présentée lors du Conseil national du 2 juillet.)
A l’écart des affrontements de personnes, cette contribution propose aux socialistes une nouvelle orientation et des propositions fortes pour changer la vie. Elle invite le PS à choisir clairement la stratégie d’unité de la Gauche.
Elle est signée par des militants, élus et responsables, dont de nombreux jeunes, issus de différentes sensibilités historiques du PS, partageant :
- une même conviction : face aux crises, les remèdes homéopathiques ne sont plus d’actualité
- une même volonté : le chemin de la reconquête passe par l’unité de la Gauche
http://www.changerlavie.eu
Signez la contribution générale 'Changer!'
Pour proposer vos amendements et envoyer vos remarques, écrire à contact@changerlavie.eu
PS : Ne pas hésiter à transmettre ce message aux camarades susceptibles de signer notre contribution
Amitiés militantes, Corinne ZANNIER Secrétaire Fédérale PS93,
Signataire Gauche Avenir,
Signataire 'Changer'
Plus de 15 millions de français utilisent Windows Live Messenger ! Téléchargez Messenger, c'est gratuit ! 6/18/2008
Travailler tous, et mieux,
par Dominique Méda et Pierre-Alain Muet
LE MONDE |
La droite a donc décidé de porter l'estocade finale et de mettre enfin en oeuvre ce qu'elle souhaitait depuis si longtemps : en finir avec les 35 heures. Tout au long de la campagne du candidat Sarkozy, puis de la première année de gouvernement, cette antienne a été à la fois son obsession et le bouc émissaire de ses échecs économiques. Il est temps, sur ces questions, que la gauche sorte de ses atermoiements et affirme clairement sa position.Répétons d'abord avec force que la réduction du temps de travail n'a en aucune manière été la catastrophe que l'on se plaît à nous décrire. Certes, il y a des secteurs où la flexibilité ou l'intensification du travail ont été excessives, certes, la réforme a été un échec à l'hôpital, certes, des entreprises ont été confrontées à des rigidités. Mais reconnaissons que les lois Aubry ont créé près de 350 000 emplois, que les entreprises ont gagné en souplesse, que les salariés ont gagné en qualité de vie, que la dynamique de négociation a été sans précédent et que l'on n'a en aucune manière observé une perte du sens de l'effort et du travail chez nos concitoyens. Bien au contraire, pendant toute cette période (de 1997 à 2002), la croissance française a été très supérieure à la croissance européenne, la compétitivité s'est constamment améliorée et 2 millions d'emplois ont été créés (un record pour une économie qui, en un siècle, de 1896 à 1997, n'avait créé que 3 millions d'emplois). C'est aussi la seule période depuis vingt-cinq ans où notre pays a réduit fortement ses déficits, diminué sa dette et engrangé des excédents extérieurs record. Dans tous ces domaines, c'est l'inverse qui s'est produit depuis 2002 : la France accumule la dette et les déficits extérieurs et publics, crée peu d'emplois et est à la traîne de la croissance européenne. Il faut enfin faire un sort à cette idée ridicule qu'augmenter la durée du travail serait la seule manière pour la France de retrouver son rang. D'abord, parce que contrairement à tout ce que l'on nous assène, les salariés français travaillent plus en moyenne par semaine (36,5 heures) que les Allemands (34,6 heures), dont la santé commerciale est florissante, que les Scandinaves (34,5 heures au Danemark, 35,6 heures en Suède et 33,2 heures en Norvège), qui affichent les meilleures performances économiques et sociales du monde, que les Néerlandais (29,5 heures) et même que les Américains (33,9 heures). Ensuite parce que ce qui caractérise le développement économique depuis la révolution industrielle, c'est la relation étroite entre la réduction du temps de travail et les gains de productivité. Dans tous les pays industrialisés, on travaille deux fois moins longtemps et on produit vingt fois plus en une heure de travail qu'il y a cent trente ans. Cela se retrouve dans la dispersion des durées hebdomadaires du travail en Europe : c'est dans les pays les plus développés que la durée hebdomadaire du travail est la plus faible et dans les moins développés qu'elle est la plus longue (plus de 40 heures dans l'est de l'Europe et plus de 50 heures en Turquie). DISCOURS DE PÈRE FOUETTARD En privilégiant les heures supplémentaires des salariés à temps complet, le gouvernement tourne le dos à ceux qui ont réellement besoin de travailler plus pour gagner plus : les chômeurs, les allocataires de minima sociaux qui n'accèdent pas à un accompagnement vers l'emploi, les salariés travaillant sur des temps partiels courts et mal rémunérés, qui voudraient bien travailler plus (1,2 million de personnes) mais ne décident pas de leur temps de travail. Notre économie pâtit du faible taux d'emploi des seniors et d'un taux d'emploi des femmes beaucoup moins élevé que celui des pays nordiques, tout particulièrement lorsqu'elles ont de jeunes enfants (vingt points de moins que les taux masculins dans cette catégorie !). Voilà où se trouvent les heures de travail perdues, voilà ceux à qui nous devons redonner de l'emploi, voilà ceux dont le retour en activité nous permettra de parler à nouveau, comme d'un objectif profondément désirable, du plein-emploi. Sortons enfin du discours moralisateur et de Père Fouettard que la droite se plaît à nous tenir : les Français, ensorcelés par les 35 heures, auraient collectivement choisi le loisir contre le travail. Il n'en est évidemment rien. C'est méconnaître une part immense des activités humaines, tant en temps qu'en charge affective, que l'on peut appeler - au choix - domestiques, parentales ou familiales et qui incombent encore souvent aux femmes dans notre pays. Mal réparties, ces activités peuvent handicaper l'accès des femmes à l'emploi, alors qu'elles sont absolument essentielles au développement de nos sociétés. Les 35 heures s'inscrivaient bien dans la perspective d'une meilleure répartition non seulement de l'emploi, mais aussi de ces activités qui fondent la vie commune. Toutes les enquêtes mettent d'ailleurs en évidence, non seulement que les 35 heures ont très majoritairement été consacrées, par les hommes et les femmes, aux activités familiales, mais aussi que les Français continuent à souhaiter, plus encore que les autres pays européens, disposer de plus de temps pour les activités parentales. Pour une majorité de nos concitoyens, l'emploi idéal est précisément celui qui permettrait de concilier vie professionnelle et vie familiale. Deux grandes réformes sont donc devant nous et doivent constituer pour les socialistes la priorité. Premièrement, plutôt que de réparer (mal) et de subventionner le développement d'emplois précaires, peu qualifiés, bref, des bad jobs, la puissance publique doit investir massivement dans la qualification à tous les âges de la vie, dès le plus jeune âge, de manière à doter chacun le plus équitablement possible des capacités qui lui permettront de s'orienter, d'accéder à l'emploi et de participer pleinement à la vie sociale. Le développement d'un service public d'accueil de la petite enfance et la qualité de l'emploi en constituent deux éléments-clés. Deuxièmement, réorganiser en profondeur les services publics chargés de l'emploi et de l'insertion pour les faire passer de l'ère du contrôle et de la prescription à celui de la décentralisation et de l'aide bienveillante. L'objectif est de permettre à tous les chômeurs de bénéficier d'un accompagnement personnalisé vers l'emploi et à tous les travailleurs de disposer d'une assurance emploi effective. L'exemple des pays nordiques montre que cela ne peut se réaliser qu'en donnant toute sa place à la négociation sociale. Il s'agit là de la clef d'un véritable plein-emploi qui permette à la fois de travailler tous et de travailler mieux.
Dominique Méda est sociologue. Pierre-Alain Muet est économiste et député PS.
Article paru dans l'édition du 18.06.08.
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Rebonds
Union européenne : de la politique, vite !
Par Bernard Guetta
LIBERATION : mercredi 18 juin 2008
La solution ne viendra pas d’en haut, mais d’en bas. Ce n’est pas que les peuples soient plus intelligents que les élites. Il y a tout autant d’aveuglements parmi les électeurs que les élus mais le fait est que les gouvernements de l’Union ne sont pas en position de la sortir de sa crise alors que les citoyens, eux, le pourraient.
Europe politique ou grand marché, Europe puissance, acteur de la scène internationale, ou zone de libre-échange régie par un droit commun, les 27 gouvernements sont trop divisés sur la finalité même de l’unification européenne pour pouvoir redéfinir ses objectifs et en refaire un projet compréhensible. Faute d’une ambition commune, ils ne peuvent pas substituer une clarté mobilisatrice à l’obscurité d’aujourd’hui, à cette confusion qui est la première cause de la défiance populaire dont souffre, logiquement, une Union dont les buts ne sont pas définis. Cela fait déjà beaucoup mais ce n’est pas tout. Les gouvernements ne pourront pas non plus répondre à ce rejet en apportant des réponses communes, rapides et concrètes, aux problèmes quotidiens des citoyens européens. Nicolas Sarkozy a eu raison de souligner ce manque après le non des Irlandais mais, pour prendre une décision européenne, il faut voter. Il faut le faire à 27 et à l’unanimité, sur presque tous les sujets, car cette règle reste en vigueur maintenant que l’échec des deux derniers projets de traité institutionnel bloque l’extension prévue des procédures de vote à la majorité qualifiée. C’est un paradoxe mais, avec ces non successifs, les gouvernements demeurent condamnés à ce qui fait tant détester «Bruxelles» - à ces interminables marchandages dans lesquels ils doivent compter non seulement avec leurs accords passés, inscrits dans une montagne de traités incontournables, mais également avec leurs options politiques fondamentales et la diversité de leurs coalitions parlementaires. Les gouvernements ne peuvent pas échapper, et pour longtemps peut-être, aux négociations à huis clos et aux compromis byzantins qui susciteront encore bien des non. La voie d’eau va grossir. L’Union européenne prend des allures de Titanic. Il faut sortir, d’urgence, de ce cercle vicieux et le seul moyen d’y parvenir est que les citoyens européens tranchent entre les projets en lice - Europe puissance ou Europe marché - envoient à Strasbourg, au Parlement européen, des majorités claires, élues sur la base de programmes pour l’Europe. Si l’on ne veut pas laisser l’Union se déliter, il faut reprendre les choses à la base, former un échiquier politique européen sans lequel il n’y aura pas de démocratie européenne, ni débat politique sur l’Europe ni possibilité pour ses citoyens d’avoir prise sur ses choix, de s’y intéresser, d’y croire et non plus de la rejeter comme une machine à les priver de leur pouvoir. Ce n’est nullement impossible. Imaginons que les courants politiques existant dans chacun des Etats s’unissent en partis paneuropéens - social-démocrate, démocrate chrétien, Vert, libéral, altermondialiste ; que ces partis paneuropéens soumettent leurs propositions aux électeurs européens ; qu’ils leur disent ce qu’ils voudraient faire de l’Union sur sa scène intérieure comme sur la scène internationale et que chacun d’entre eux ait une tête de liste, un leader commun qui l’incarne dans les 27 pays. Imaginons-le car ce serait parfaitement possible. Rien ne l’interdit dans le cadre des institutions actuelles, ni celles des nations ni celles de l’Europe. Ce ne serait qu’une question de volonté des forces politiques et l’on verrait alors les citoyens européens voter, et non plus s’abstenir, aux élections européennes car leur enjeu deviendrait aussi capital qu’évident. En donnant la majorité à l’un ou une coalition de ces partis, les Européens choisiraient du même coup, comme dans toute démocratie parlementaire, la force qui constituerait l’exécutif européen puisque les membres et le président de la Commission doivent obtenir l’investiture du Parlement. Autant les gouvernements nationaux sont impuissants à sortir l’Europe de sa crise, autant les citoyens le pourraient mais il y a une condition à cela. Cela ne pourra se faire que s’il y a une offre politique européenne, que si les partis nationaux deviennent européens. C’est leur responsabilité historique, celle de leurs dirigeants comme des militants qui les élisent, celle des associations, des syndicats, des journaux, de toutes les forces qui concourent à la démocratie. Ou bien nous nous résignons à ce que nos gouvernements ne puissent pas faire l’Europe, ou bien nous la faisons, par nos votes.
Bernard Guetta est membre du Conseil de surveillance de Libération.
Plus de 15 millions de français utilisent Windows Live Messenger ! Téléchargez Messenger, c'est gratuit ! 6/14/2008
>à ne pas lire le matin, pour passer une bonne journée >à ne pas lire le soir, pour dormir sereinement >à ne pas lire en début de semaine pour garder un rien d'entrain >à ne pas lire en fin de semaine pour profiter du week-end >à ne pas lire avant le repas, ni après d'ailleurs >à ne pas lire un jour de pluie, ni de beau temps >à ne pas lire seul, enfin... >Bon courage à nous ! AU fait, Sarko, est-il toujours là ????
La journée d'Enzo 3 septembre 2012
Enzo est assis à sa place, parmi ses 32 camarades de CP. Il porte la vieille blouse de son frère, éculée, tâchée, un peu grande. Celle de Jean-Emilien, au premier rang, est toute neuve et porte le logo d'une grande marque. La maîtresse parle, mais il a du mal à l'entendre, du fond de la classe. Trop de bruit. La maîtresse est une remplaçante, une dame en retraite qui vient remplacer leur maîtresse en congés maternité. Il ne se souvient pas plus de son nom qu'elle ne se souvient du sien. Sa maîtresse a fait la rentrée, il y a trois semaines, puis est partie en congés. La vieille dame de 65 ans est là depuis lundi, elle est un peu sourde, mais gentille. Plus gentille que l'intérimaire avant elle. Il sentait le vin et criait fort. Puis il expliquait mal. Du coup Enzo ne comprend pas bien pourquoi B et A font BA, mais pas dans BANC ni dans BAIE ; ni la soustraction ; ni pourquoi il doit connaître toutes les dates des croisades. On l'a mis sur la liste des élèves en difficulté, car il a raté sa première évaluation. Il devra rester de 12 à 12h30 pour le soutien. Sans doute aussi aux vacances. Hier, il avait du mal à écouter la vieille dame, pendant le soutien ; son ventre gargouillait. Quand il est arrivé à la cantine, il ne restait que du pain. Il l'a mangé sous le préau avec ceux dont les parents ne peuvent déjà plus payer la cantine. Il a commencé l'école l'an dernier, à 5 ans. L'école maternelle n'est plus obligatoire, c'est un choix des mairies, et la mairie de son village ne pouvait pas payer pour maintenir une école. Son cousin Brice a eu plus de chance : il est allé à l'école à 3 ans, mais ses parents ont dû payer. La sieste, l'accueil et le goûter n'existent plus, place à la morale, à l'alphabet ; il faut vouvoyer les adultes, obéir, ne pas parler et apprendre à se débrouiller seul pour les habits et les toilettes : pas assez de personnel. Les enseignants, mal payés par la commune, gèrent leurs quarante élèves chacun comme une garderie. L'école privée en face a une vraie maternelle, mais seuls les riches y ont accès. Mais Brice a moins de mal, malgré tout, à comprendre les règles de l'école et ses leçons de CP. En plus, le soir il va à des cours particuliers, car ses parents ne peuvent pas l'aider pour les devoirs, ils font trop d'heures supplémentaires. Mais Enzo a toujours plus de chance que son voisin Kévin : il doit se lever plus tôt et livrer les journaux avant de venir à l'école, pour aider son grand-père, qui n'a presque pas de retraite. Enzo est au fond de la classe. La chaise à côté de lui est vide. Son ami Saïd est parti, son père a été expulsé le lendemain du jour où le directeur (un gendarme en retraite choisi par le maire) a rentré le dossier de Saïd dans Base Élèves. Il ne reviendra jamais. Enzo n'oubliera jamais son ami pleurant dans le fourgon de la police, à côté de son père menotté. Il parait qu'il n'avait pas de papiers... Enzo fait très attention : chaque matin il met du papier dans son cartable, dans le sac de sa maman et dans celui de son frère. Du fond, Enzo ne voit pas bien le tableau. Il est trop loin, et il a besoin de lunettes. Mais les lunettes ne sont plus remboursées. Il faut payer l'assurance, et ses parents n'ont pas les moyens. L'an prochain Enzo devra prendre le bus pour aller à l'école. Il devra se lever plus tôt. Et rentrer plus tard. L'EPEP (établissements publics d'enseignement primaire) qui gère son école a décidé de regrouper les CP dans le village voisin, pour économiser un poste d'enseignant. Ils seront 36 par classe. Que des garçons. Les filles sont dans une autre école. Enzo se demande si après le CM2 il ira au collège ou, comme son grand frère Théo, en centre de préformation professionnelle. Peut-être que les cours en atelier seront moins ennuyeux que toutes ces leçons à apprendre par coeur. Mais sa mère dit qu'il n'y a plus de travail, que ça ne sert à rien. Le père d'Enzo a dû aller travailler en Roumanie, l'usine est partie là-bas. Il ne l'a pas vu depuis des mois. La délocalisation, ça s'appelle, à cause de la mondialisation. Pourtant la vieille dame disait hier que c'est très bien, la mondialisation, que ça apportait la richesse. Ils sont fous, ces Roumains ! Il lui tarde la récréation. Il retrouvera Cathy, la jeune soeur de maman. Elle fait sa deuxième année de stage pour être maîtresse dans l'école, dans la classe de monsieur Luc. Il remplace monsieur Jacques, qui a été renvoyé, car il avait fait grève. On dit que c'était un syndicaliste qui faisait de la pédagogie. Il y avait aussi madame Paulette en CP ; elle apprenait à lire aux enfants avec des vrais livres ; un inspecteur venait régulièrement la gronder ; elle a fini par démissionner. Cathy a les yeux cernés : le soir elle est serveuse dans un café, car sa formation n'est pas payée. Elle dit :« A 28 ans et un bac +5, servir des bières le soir et faire la classe la journée, c'est épuisant. » Surtout qu'elle dort dans le salon chez Enzo, elle n'a pas assez d'argent pour se payer un loyer. Après la récréation, il y a le cours de religion et de morale, avec l'abbé Georges. Il faut lui réciter la vie de Jeanne d'Arc et les dix commandements par coeur. C'est lui qui organise le voyage scolaire à Lourdes, à Pâques. Sauf pour ceux qui seront convoqués pour le soutien… Enzo se demande pourquoi il est là. Pourquoi Saïd a dû partir. Pourquoi Cathy et sa mère pleurent la nuit. Pourquoi et comment les usines s'en vont en emportant le travail. Pourquoi ils sont si nombreux en classe. Pourquoi il n'a pas une maîtresse toute l'année. Pourquoi il devra prendre le bus. Pourquoi il passe ses vacances à faire des stages. Pourquoi on le punit ainsi. Pourquoi il n'a pas de lunettes. Pourquoi il a faim.
Ceci est une projection trouvée sur le net et basée sur les textes actuels, les expérimentations en cours et les annonces du gouvernement. Si vous ne voulez pas que vos enfants, petits-enfants, neveux, nièces, petits voisins, ...deviennent des copains de classe de ce petit Enzo imaginaire, faites suivre ce mail à votre carnet d'adresse ! Il faut que tout le monde prenne conscience que c'est ce qui les attend à plus ou moins court terme ! Il faut que le ministère arrête de détruire l'Education Nationale !!! Merci pour eux.
Discutez gratuitement avec vos amis en vidéo ! Téléchargez Messenger, c'est gratuit ! 6/10/2008
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| Lettre d'information du MDRGF
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Pesticides et cancer... ...dioxines et cancer
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| pesticides et diabete
Les utilisateurs professionnels de pesticides qui ont employé des pesticides chlorés pendant plus de 100 jours durant leur vie ont un risque accru de diabète, d'après une nouvelle étude de chercheurs de l'Institut National pour la Santé des Etats Unis (1). Selon les pesticides, le risque peut être accru de 20 à 200 pour cent.
D'après Dale Sandler, responsable de la branche épidémiologie au NIEHS ( l'Institut des Sciences de la santé Environnementale des USA) et co-auteur de cette étude « les résultats suggèrent que les pesticides peuvent constituer un facteur contributif pour le diabete, comme l'obesité, le manque d'exercice ou les antécédents familiaux de diabetes ». Cette étude a été conduite sur plus de 30 000 applicateurs professionnels de pesticides. Elle montre que parmi les 50 pesticidesdifférents auxquels les chercheurs se sont intéressés, 7 produits en particulier ont retenu leur attention -aldrine, chlordane, heptachlor, dichlorvos, trichlorfon, alachlore et cynazine – qui ont augmenté le risque de développer une diabete chez les participants à l'étude qui l'ont utilisés. Le risque croissait d'ailleurs avec la cumulation des expositions au long de la vie. Pour l'un des pesticides , le trichlorfon, le risque de développer un diabète était selon l'étude 2,5 fois plus important chez les personnes l'ayant employé 10 fois ou plus que chez les personnes ne l'ayant jamais utilisé ! Pour Freya Kamel, un chercheur du NIEHS co auteur de cette étude parue en mai dernier dans le American Journal of Epidemiology. ' ceci montre que l'exposition cumulée sur la durée de la vie est importante et pas seulement l'exposition récente ».
pour plus détails sur cette étude :
http://aje.oxfordjournals.org/cgi/content/abstract/167/10/1235
(1) Reference: Montgomery MP, Kamel F, Saldana TM, Alavanja MCR, Sandler DP. Incident diabetes and pesticide exposure among licensed pesticide applicators: Agricultural Health Study 1993 – 2003, Amer J Epidemiol, 2008;167:1235-46.
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| Halluin, triste record de dioxine en France
Elle s’est levée, la voix en colère, trop de douleur. «En allaitant, on a voulu donner la vie ! Maintenant, on sait qu’on a pollué nos enfants à la dioxine.» «Quatre enfants ont déclaré une leucémie en une année à Neuville-en-Ferrain [Nord, ndlr]. Ma fille est décédée en trois semaines ! Une prise de sang pour trouver la dioxine, c’est 600 euros. Qu’on nous les fasse rembourser par la Sécu !» Cancers et incinérateurs, c’était le thème de la réunion, à Linselles, près de Tourcoing. Dans la salle, élus, associations, habitants, agriculteurs.
Cancer. A Halluin, Roncq, Neuville-en-Ferrain, Linselles, un incinérateur d’ordures ménagères, fermé en 1998, pour cause de dioxine dans le lait des vaches. Ici, aucun registre de cancer, mais des médecins qui ont l’impression que les cancers augmentent. «Beaucoup de sujets jeunes, qui n’étaient pas à risque. Et plusieurs cas dans une même famille», indique Jean Lefebvre, gastro-entérologue à Tourcoing et voisin de l’usine. Après des années de bagarre associative, une étude a révélé mardi que le taux moyen de dioxine dans le sang d’une centaine d’habitants d’Halluin, âgés d’une cinquantaine d’années en moyenne, est de 43 picogrammes par gramme de matière grasse contre près de 28 en moyenne en France. Le taux grimpe à 54 chez les Halluinois qui mangent les œufs de leurs poules, et leurs poulets élevés en plein air. Il est de 300 picogrammes chez l’habitant le plus contaminé. Comparé à une dizaine d’études similaires autour d’incinérateurs, c’est le taux le plus élevé jamais trouvé en France. Les dioxines se fixent dans la graisse animale - donc dans le lait de vache et de femme -, s’accumulent et diminuent peu. La dioxine augmente de 9 % le risque de cancer du sein, de 12 % le risque de lymphome (maladie du sang) malin, entre autres.
L’usine d’incinération d’ordures ménagères à proximité, qui crachait le taux élevé de 1 gramme par an à sa fermeture, est-elle responsable ? Les auteurs de l’étude assurent que rien ne permet de le dire. Pourquoi ? Parce que l’enquête témoin faite à Orchies - une petite ville à mi-chemin entre Lille et Valenciennes où il n’y a pas d’incinérateur -, sur une vingtaine d’habitants, révèle des concentrations de près de 40 picogrammes et de 48 chez les consommateurs de produits de leurs volailles. Une étude sur un échantillon assez faible qui accréditerait l’idée que finalement, dans le Nord-Pas-de-Calais, région industrielle, il y aurait un taux élevé de dioxines un peu partout.
«Scandaleux». Pourtant autour d’Halluin, le lait produit est interdit à la vente et il est déconseillé aux particuliers de consommer leurs volailles élevées en plein air, ainsi que leurs œufs. Michel Autès (Verts), vice-président du conseil régional chargé de la santé, estime qu’il est «scandaleux» que les moyens ne soient pas donnés pour établir un registre des cancers dans la région. «Il devait exister pour le Nord, puis il a été réduit, faute de moyens, à la communauté urbaine de Lille, puis à Lille et aux villes alentour.» Villes parmi lesquelles ne figure pour l’instant pas… Halluin.
HAYDÉE SABÉRAN Libération jeudi 5 juin 2008
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