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7/25/2006 Expérimentation animale
7/24/2006 Quelques infos sur le rat musqué, trop souvent victime de la méconnaissance de son mode de vieLe rat musqué (Ondatra zibethicus) Originaire d'Amérique du Nord, le rat musqué fut introduit en Europe pour sa production de fourrure dans des élevages. Certains individus échappés ou volontairement lâchés se sont largement multipliés. L'espèce occupe maintenant la presque totalité de la France. Cet animal d'environ 70 centimètres possède des pattes postérieures semi-palmées qui lui permettent une nage facile dans les eaux calmes. L'eau est son élément puisqu'il habite les cours d'eau lents, les étangs, lacs, marais jusqu'aux petites mares aux eaux boueuses.
Ca, c'est un texte tiré d'un site canadien, sa terre d'origine en quelque sorte ... par contre, question taille de l'animal, on peut dire qu'il a bien profité en France notre ami, parce que le specimen que j'ai photographié au bord de l'Ourcq, il dépasse très largement le Kg et doit plutot s'approcher des 4/5 kg !!! Nous vous remercions de lire notre recherche. Nous espérons que celle-ci va vous plaire. Nous parlerons d'un animal qui vous semblera peut-être bizarre dans ses habitudes.Voici l'histoire du rat musqué.Description physiqueD'abord le rat musqué est un type de mulot de grande taille, pansu et relativement gras .Cependant sa queue est fine et plate à la verticale avec une peau écaillée.Ces pattes sont recouvertes d'une fourrure imperméable et épaisse. Cet animal a des oreilles très courtes et de longs poils brun foncé sur le dos et gris sur le ventre. Le rat musqué peut peser environ 1 kg. Cela peut varier selon la région et l'alimentation qu'il y trouve. Sa taille est habituellement de 50 cm de longueur. Le rat musqué ressemble un peu au castor mais ne fait pas partie de la même famille. Attention de ne pas les confondre!
Répartition géographique et habitatLe rat musqué vit dans toute l'Amérique du Nord partout à travers le Canada sauf dans la toundra arctique. Son logis se trouve habituellement au bord des lacs, des étangs, des marais et même dans les rivières dont le courant est faible. Sa maison dans l'eau peut-être faite de joncs , d'herbes sauvages, de vase pressée ou de quenouilles. Tout ça est recouvert de boue. Le rat musqué peut aussi vivre sous terre. Il creuse d'abord un tunnel qui conduit à une chambre sèche et c'est là que se trouve toute la famille.
AlimentationLe rat musqué mange des plantes, des joncs et des scirpes (plantes à feuilles plates). À l'occasion, il mange des légumes, des écorces et des arbustes. Moins souvent, il se nourrit de mollusques et de salamandres. Peut-être que cela va vous étonner mais le rat musqué mange des poissons, des grenouilles, des quenouilles et des potamots (plantes dont les feuilles flottent à la surface des eaux douces et calmes).
ReproductionLes petits du rat musqué naissent vers le mois d`avril. Les mâles se battent brusquement pour voir qui possèdera la femelle. Entre le mois de mai et d'octobre, il y a une gestation de vint-huit à trente jours. La femelle met au monde six ou sept petits en moyenne par portée. Elle peut avoir trois portées par année. À la naissance des petits, le mâle reste avec sa famille dans le terrier. Les petits sont allaités pendant vingt et un à vingt-huit jours. À l'automne, les jeunes quittent leurs parents car ils sont capables de s'occuper d'eux-mêmes mais la dernière portée peut rester avec la famille.
Un expert polyvalentCette partie du texte vous étonnera énormément. Comme le rat musqué est un expert dans la natation, il est capable de parcourir 90 m de longueur sous l'eau. Il peut rester quinze minutes sous l'eau si nécessaire. Cet animal est recherché pour sa peau. Nous avons toujours appelé cet animal rat musqué mais il est aussi connu sous le nom de Ondrata Zibethicus. Il cause beaucoup de dommages à l'environnement comme détruire les potagers, les jardins, les champs etc.Nous espérons que ce texte vous a informé au sujet du rat musqué. Si jamais vous avez un Ondrata Zibethicus, nous espérons qu'il ne vous causera pas de dommages.
7/23/2006 Le dimanche, au fil du canal de l'ourcq ...Pour la p'tite histoire :
Il s'étend du bassin de la Villette à Paris à Port au Perche (02) ; il traverse Paris, la Seine St Denis -93- (Pantin, Bobigny, Aulnay sous Bois, Livry-Gargan, Sevran, Villepinte, ...) , la Seine et Marne - 77- (Mitry, Claye Soully, Fresnes sur Marne, Annet, Trilbardou, Meaux notamment), l'Oise (60) et l'Aine (02).
Commencé au XVIIe siècle, puis abandonné, le canal de l'Ourcq a été creusé au XIXe siècle (1802 - 1817) ; Selon Napoléon lui-même, « destiné principalement à l’alimentation en eau de la capitale, le canal "sera" en outre établi pour donner passage aux bateaux de moyenne grandeur ».
Le canal de l'Ourcq est long de 130 km de voie navigable et 110 km de voie de halage. La ville de Paris en est le concessionnaire.
Après avoir quitté Paris et sa proche banlieue, le canal devient plus verdoyant ; C'est un lieu de promenade très agréable, où vous pourrez rencontrer de nombreux animaux sauvages, une flore diversifiée, le tout dans un cadre calme et reposant. Bien entretenue la piste est accessible toute l'année aux piétons et aux cyclistes (même si un règlement désuet interdit l'usage de la voie de hâlage par les vélos !!).
Pour les cyclistes les plus endurants, il est possible de quitter le Canal pour emprunter le tracé des "Boucles de la Marne", ce qui permet d'envisager un grand nombre de ballades, de difficultés et longueurs différentes.
Par ailleurs, en partant le matin, il est possible de passer la journée le long du canal, en s'arrêtant pour pique-niquer au bord de l'eau, ou bien de déjeuner dans un des restaurants que l'on trouvera lors des traversées de villes (Clay Soully ou Meaux par exemple). Le canal longe aussi le très joli Parc de la Poudrerie (Livry / Sevran / Vaujours). Enfin, il permet d'accéder à des sites historiques tels que l'usine élévatrice de Trilbardou ou le centre historique de Meaux. Pour plus d'infos, http://www.aufildelourcq.org/
Plus personnellement,
je connais le canal de Paris à Vareddes après Meaux ; Je trouve que la partie Aulnay-Paris a peu d'intérêt sauf si l'on veut se rendre au Parc de La Villette ou ailleurs dans Paris.
Le canal devient vraiment sympa passé Mitry.
Dans la rubrique animaux, j'ai vu : écureils (à la Poudrerie), pics verts et épeiche, sitelles, lapins, hérons, hirondelles, bergeronettes et martins pêcheur que je n'ai pas encore photographiés. Parmi ceux dont vous trouverez des photos plus bas, il y a : canards colverts et mandarins, poules d'eau, rats musqués (c'est gentil, inoffensif et végétarien !!), mésanges, pigeons ramiers, tortue de Floride (hélas ! car c'est un nuisible), tortue d'eau douce européenne (qui devient rare à cause de la Floride notamment ...), plein de libellules (et de demoiselles, ces grands libellules qui volent très vite), ... et des mouettes (!).
Bref on est rarement seul !!
Dans la rubrique anecdotes, à l'automne dernier, on voyait un peu avant Clay Souilly une magnifique carpe Koï dorée qui a du être relachée à cause de sa grande taille ; très belle, elle a été l'attraction des promeneurs et cyclistes.
Au parc de la Poudrerie, un couple de perruches vertes se sont acclimatées ; avec un peu de patience on arrive à les voir.
... Mais mon chouchou, c'est ce gros RAGONDIN de la taille d'un chat et qui a bien voulu poser pour moi. J'en ai rarement vu de si gros. ... Pour sa sécurité, je ne vous dirais pas où il se trouve, désolé !
Bon y a que Diane qui suit on dirait : mon gros copain, c'est un ragondin et non un rat musqué ; les petits rats musqués je vais les photographier pour vous montrer la différence qui tient essentiellement à la taille. En résumé, ils mangent tous les 2 des végétaux, vivent au bord de l'eau, sont d'excellents nageurs, sont des cadeaux des Américains (initialement importés pour en faire des manteaux de fourrure !), le musqué vient du nord de l'Amérique, le ragondin d'Amérique du Sud, et la différence essentielle c'est la taille ; le rat musqué dépasse rarement le kg. Et bien sur en terme des dégats (trous de terriers et "rapines" dans les champs), la palme revient au gros ragondin.
Je vais vous mettre un texte sur le ragondin, pour que vous puissiez devenir des pros en la matière 7/22/2006 Autre chose à lire sur Sarko, que son bouquin de promo ...« Sarkozy, l’avenir d’une illusion », Pierre de France et Jean-Luc Gonneau, Editions de l’aubele 21/07/06Quelques semaines avant la sortie de l’égocentrique Témoignage, l'ouvrage Sarkozy, l’avenir d’une illusion se penche sur la rhétorique du premier flic et agitateur de France. C’est un véritable travail de fourmi que Pierre Defrance, spécialiste des questions d’immigration et Jean-Luc Gonneau, élu parisien et professeur à l’université de Nanterre, ont mené en disséquant les innombrables déclarations publiques de ces dernières années du président de l’UMP. Sarkozy, l'avenir d'une illusion, Pierre de France et Jean-Luc Gonneau, Edition de l'auble, 190 pages, 17,50 euros 7/17/2006 Shakti, DWG0...., disparue à Livry Gargan 93190Tu nous manques petite sorcière !!!
Ou es tu ?
Comment vas tu ?
Reviens vite .... 7/5/2006 Discours de Laurent Fabius le 24/06/06Grand rassemblement national autour de Laurent Fabius Grand-Quevilly, le 24 juin 2006 Discours de Laurent Fabius “Réussir ensemble le changement”
Chers amis et camarades, Dans un an à la même époque la France aura un nouveau Président. Une majorité parlementaire nouvelle se mettra en place. Le Premier Ministre soumettra son programme de législature à l’Assemblée Nationale. Le premier sommet européen de l’après-Chirac se réunira. Les premières décisions seront prises. Le calendrier est prêt. Il reste l’essentiel : gauche ou droite ? Et pour la gauche, qui et pour faire quoi ? C’est cela dont je veux vous parler ce soir, et, à travers vous, à tous les Français. Je ne perdrai pas de temps, je ne gaspillerai pas d’énergie à décrire en détail le passif du pouvoir actuel. Il est connu, il est perçu au-delà même de nos frontières et il est vécu douloureusement par nos concitoyens. Il s’alourdit chaque jour un peu plus avec des comportements lamentables : amnistie pour les amis, scandales financiers en tous genres, coups tordus, insultes aux représentants de l’opposition qui sont aussi ceux de la nation, cohésion sociale en miettes, croissance faible, déficits explosifs. C’est un climat de fin de règne pour le clan qui, en 1995, a mis la main sur le pays. Une ambiance de fin de régime pour la Ve République affaiblie comme jamais. Les Français en ont assez. C’est bien autour du changement que se joueront les élections de 2007. C’est autour du changement - un vrai changement - que la gauche devra convaincre. C’est autour du changement - mais vers la violence - que l’extrême droite, silencieuse et toujours dangereuse, mènera la bataille. C’est autour du changement que M. Sarkozy médiatisera sa propagande pour la France d’après, alors qu’il est co-responsable des graves difficultés de la France d’avant et de maintenant. Et il poussera la supercherie jusqu’à parler de « rupture », lui qui depuis tant d’années est non seulement au pouvoir mais le pouvoir. Oui, supercherie. Un changement profond est réclamé par rapport à la politique actuelle ; et la droite voudrait nous faire croire qu’il pourrait être porté par le chef de cette majorité ! L’homme du Kärcher et du charter, rebaptisé candidat du dialogue ! Le spécialiste des cadeaux fiscaux pour les plus riches, autoproclamé bienfaiteur du pouvoir d’achat des ouvriers et des employés ! Le recordman des déficits et de la dette métamorphosé en artisan du redressement ! Les violences contre les personnes miraculeusement réduites par celui qui depuis 4 années y échoue ! La réalité est que notre adversaire probable, celui qu’une majorité de Français trouvent inquiétant, M. Sarkozy, est d’abord M. Supercherie. Car le vrai projet de la droite, ce sont 3 idées simples et mauvaises. D’abord, le libéralisme économique sans limites, c’est-à-dire la précarité tous azimuts. Face à la mondialisation financière, face aux bouleversements économiques et sociaux, la droite n’a qu’une réponse : il faut davantage de précarité. Pour lutter contre la concurrence exacerbée, contre le dumping et les délocalisations, il faudrait réduire nos protections, abaisser notre niveau social et démanteler les services publics ! Comme si les salaires et les retraites n’apportaient pas du pouvoir d’achat, nécessaire pour la croissance et pour la justice ! Comme si les services publics et ceux qui les font vivre au quotidien, dont la droite fait sa cible, n’étaient pas un investissement dans la connaissance, dans la santé, dans la sécurité ou dans les transports ! La deuxième idée maîtresse, c’est le communautarisme. Pour les libéraux, l’État doit reculer partout. Une fois l’État marginalisé, il reviendrait aux « communautés » de prendre le relais. Ce n’est pas un hasard si ces libéraux sont souvent aussi des communautaristes. Ils se prétendent apôtres des libertés et c’est vrai qu’ils en prennent avec la laïcité ! Nous respectons les religions ; mais ils voudraient, eux, que les autorités religieuses soient peu à peu chargées d’assurer le calme dans les quartiers. Ils voudraient que pour l’enseignement, le confessionnel prenne le pas sur le service public ! Nous n’accepterons pas, nous, que le communautarisme se substitue à la République. Libéralisme, communautarisme, atlantisme. Puisque l’inspiration de M. Sarkozy vient des conservateurs américains, la politique étrangère doit aller avec. En Europe, il voudrait substituer au couple franco-allemand une sorte de directoire avec la Grande-Bretagne et la Pologne. On voit à quel genre d’expédition ce type d’alliances nous conduirait ! Se profile un élargissement indéfini de l’Union, transformée en zone de libre-échange sans règles sociales ni volonté politique autonome ; avec en fond de paysage l’unilatéralisme américain et la domination de l’OTAN que ni F. Mitterrand, ni L. Jospin, ni moi n’avons jamais acceptée. Chers amis, le projet de société que nous portons, que je veux porter pour le PS et pour la gauche, est à l’opposé de celui-là. Au libéralisme, j’oppose la solidarité durable ; au communautarisme, la laïcité républicaine ; à l’atlantisme, la volonté européenne. Je refuse donc, comme beaucoup de militants socialistes anciens ou nouveaux, une campagne de confusion où notre porte-parole, l’oeil rivé sur les sondages, s’efforcerait de coller à l’ensemble des aspirations dans le cadre d’un discours en zigzag, ajoutant selon les moments et les endroits des mots de droite à des adjectifs de gauche et inversement. Les Français ne sont pas des parts de marché, le suffrage universel n’est pas l’audimat. Je souhaite une campagne de différenciation assumée et de convictions claires, qui permette un vrai choix aux socialistes d’abord, puis à l’ensemble des Français. C’est le pari que fait notre projet et c’est pourquoi je me sens en phase avec la politique qu’il contient. Mesure concrète, l’augmentation du Smic à au moins 1 500 € avant la fin de la prochaine législature, ainsi que celle des pensions et des salaires modestes et moyens. J’ai proposé cette augmentation. Certains l’ont contestée. Elle est maintenant plébiscitée. Mais les salariés s’interrogent : la fera-t-on vraiment ? Et quel effet sur l’économie ? Je veillerai à ce qu’elle soit réelle, rapide et réaliste. Je veillerai à ce qu’elle ne tire pas les autres salariés vers le bas. Je propose que dès l’été 2007, nous augmentions le SMIC de 6 %, soit plus du double de ce que serait son évolution normale. Cette augmentation sera réalisée sans alourdir le coût du travail dans les petites et moyennes entreprises, pour lesquelles des exonérations de charges doivent donc être prévues. A l’autre extrême, les rémunérations indécentes de certains dirigeants salariés devront être rendues vraiment transparentes et encadrées. Mesure concrète : un logement décent pour chacun. Ma commune compte plus de 70 % de logements sociaux, celle de M. Sarkozy moins de 3 %. Nous avons besoin de terrains moins chers, de constructions bon marché plus nombreuses, d’aides au logement revalorisées, d’un véritable « bouclier logement » pour les plus modestes. Les maires qui refusent ces constructions seront privés de subventions publiques dès la première année de l’alternance. Et que l’on ne dise pas que c’est impossible : ici même, en Seine-Maritime, le Conseil général met en oeuvre cette décision ! Il faudra demain l’étendre à tout le pays. Mesure concrète : un emploi ou une formation, notamment pour chaque jeune qu’il faudra accompagner afin d’entrer dans la vie active. La croissance sera soutenue à la fois par le pouvoir d’achat et par l’investissement des entreprises. Nous avons évidemment besoin des entreprises et des entrepreneurs. Une croissance durable pour l’emploi. Ne dissimulons pas que cela demandera beaucoup d’efforts. Le travail sera encouragé, et les contrats précaires pénalisés. Le CNE sera abrogé. Nous mettrons en oeuvre la sécurité professionnelle. Une Conférence Sociale se réunira dans les 3 mois après l’alternance. Mesure concrète : une éducation nationale aux moyens accrus. Ce sera notre premier projet et notre premier budget. Nous encouragerons les enseignants au lieu de les dénigrer ou de les transformer en « animateurs scolaires ». Ils seront secondés par des adultes plus nombreux dans les établissements mais il n’y aura pas de confusion des rôles et des genres - le scolaire n’est pas le militaire. Dès 2007, le budget sera renforcé pour l’éducation nationale, pour la culture et pour la recherche. Il sera allégé pour la défense, parce qu’il y existe de vraies marges de manoeuvre sans désarmer en rien notre Nation. Mesure concrète : pour l’énergie et pour la lutte contre le réchauffement climatique l’effort en faveur des énergies renouvelables sera multiplié par 10 dans les 5 ans de la législature. L’utilisation des OGM pour les cultures de plein champ devra être arrêtée sans délai. Mettons en oeuvre ces mesures concrètes, et vous verrez que le changement porté par le projet et par le candidat socialistes sera massivement soutenu. Est-ce à dire que notre projet est déjà parfait à 100 % ? Il reste bien sûr à l’enrichir ! Par rapport au texte qui nous est soumis, les réponses à la mondialisation libérale devront être renforcées. La social-écologie, mieux affirmée. Les encouragements à l’activité des PME et des artisans, mieux distingués de la situation des grandes entreprises. La dépendance des personnes âgées pleinement prise en compte, de même que le handicap. Les marges de manoeuvre recensées, même si nos priorités sont financées - notamment par la relance de la croissance, par la remise en cause des cadeaux fiscaux de la droite aux plus fortunés, par la fin des exonérations de cotisations sociales pour les grandes entreprises dont l’impact sur l’emploi est faible ou illusoire et par un réexamen d’efficacité de toutes les dépenses de l’État. Pour autant, je le répète, ce projet opère, dans l’ensemble, des choix avec lesquels je me sens pleinement à l’aise, que je veux mettre en oeuvre, car je les crois indispensables. Je ne suis donc pas d’accord avec ceux des dirigeantes ou des dirigeants qui, sous prétexte de commenter le projet socialiste, commencent par le contredire et l’amoindrir. S’il faut avoir un débat, ayons-le maintenant. Mais il serait dommage que l’encre du projet à peine sèche, on nous explique qu’il est trop cher ou trop à gauche ; que, pour telle proposition importante : « on verra plus tard » ; et pour telle autre : « cela peut attendre ». Non, la mondialisation financière ne sera pas heureuse comme par enchantement et il faudra lutter fort pour la réguler et l’humaniser. Non, l’abrogation des lois les plus injustes de la droite ne sera pas éventuelle, mais réelle. Non, on ne peut pas affirmer d’un côté que l’on souhaite, dans les discours, un État plus actif et de l’autre que l’on ajournera, dans les actes, la renationalisation d’EDF-GDF : nous faisons ce choix, qui ne pèsera pas sur le budget, parce que dans la préparation de l’après pétrole, l’État ne doit pas être subordonné au marché. Non, la décentralisation ne consiste pas à renforcer le « local » pour abaisser l’État, mais à s’appuyer sur les collectivités pour le l’épauler dans ses missions au service des citoyens. Non, notre campagne ne copiera pas concernant la sécurité les méthodes de droite qui ont échoué, et c’est sur l’économique et le social que nous insisterons d’abord. Ne remplaçons pas le politique par le médiatique. Ne mélangeons pas notre gauche et notre droite. En ce qui me concerne, je le dis clairement : mon projet sera le projet des socialistes. Un projet n’est pas un programme ; c’est d’abord une réponse en termes de valeurs. Le socialisme est aussi ancien que la lutte contre l’injustice. Nos valeurs ne sont pas dépassées, elles sont actuelles. Raison de plus pour les réaffirmer. La première s’appelle l’égalité. La mondialisation libérale accroît les inégalités entre pays et au sein de chaque nation. Dans un monde qui n’a jamais autant produit, 2 milliards de femmes et d’hommes ont faim ; en France, pays riche, au moins 2 millions d’enfants pauvres et plus de 3 millions de mal logés ! L’inégalité, c’est l’injustice ; l’inégalité, c’est la violence. Nous voulons, nous, plus d’égalité. Cela implique des règles, une organisation aux niveaux mondial, européen, national. C’est pourquoi nous revendiquons l’intervention publique, nous agissons pour et par une société régulée. Les discriminations, quelles qu’elles soient, sont inacceptables. C’est vrai par exemple en matière de moeurs et d’égalité des droits, pour tous les couples, au mariage et à l’adoption : je veux le dire particulièrement en ce jour. Nous voulons la liberté, pas celle du renard libre dans le poulailler prétendument libre, mais, en ce soixante-dixième anniversaire du Front Populaire, la liberté telle que l’entendait Léon Blum, l’homme des congés payés et du Front populaire : « une société qui veut apporter à l’homme la liberté doit commencer par lui garantir l’existence ». Liberté de pensée et de communiquer, liberté d’agir et de travailler, liberté de moeurs, liberté d’accès à l’internet et libertés électroniques, liberté d’innover… toutes les libertés dès lors qu’elles ne portent pas atteinte à la liberté d’autrui. C’est pourquoi nous sommes et nous serons toujours du côté des créateurs, du côté de la jeunesse qui est l’âge et l’agent des libertés. Nos valeurs s’appellent la laïcité, qui n’est pas une opinion parmi d’autres, mais celle qui garantit toutes les autres. La laïcité n’a pas à être qualifiée par un adjectif, fut-ce « moderne », « responsable », « ouverte » : la laïcité tout simplement, qui sera garantie par une Charte, et mise en exergue dans le service civique obligatoire. Combien de conflits dans le monde liés à la confusion entre politique et religion ! Et nous, nous possédons ce trésor qui s’appelle la laïcité. Protégeons-la. Expliquons-la. C’est le meilleur rempart contre les violences et les guerres, pour ceux qui veulent, sans naïveté, un monde de concorde et de paix. Nos valeurs s’appellent la solidarité, entre citoyens d’une même commune, d’une même région, ressortissants d’une même nation, entre frères et soeurs de continents différents et de générations différentes. C’est pourquoi nous pratiquerons la solidarité durable. Nous serons des « écologistes » au sens étymologique, soucieux de tout ce qui nous entoure, dépositaires et non pas possesseurs de la nature, résolus à n’agir ni en égoïstes ni en prédateurs, mais en gardiens et en sages. Soyons fiers de nos valeurs. Revendiquons-les. Appliquons-les. Nos valeurs s’appellent l’Europe sociale et démocratique. Par deux fois, en 2004 lors des élections au Parlement européen, puis en 2005 lors du référendum sur la Constitution européenne, une majorité de Français, d’électeurs de gauche et d’électeurs socialistes ont dit non seulement leur préférence, mais leur exigence : l’Europe, une Europe sociale et démocratique, doit compter dans le monde et elle ne pèsera pas si elle s’aligne sur le libéralisme financier, celui de tous les moins-disants - économiques, sociaux, environnementaux, culturels. Le vote des Français s’impose à tous et d’abord à ceux qui, en 2007, se présenteront à leurs suffrages. Les 25 chefs d’État et de gouvernement de l’Union viennent de décider 5 qu’une renégociation du traité constitutionnel aura lieu - c’est donc qu’elle était possible ! -, qui devra s’achever fin 2008 sous présidence française. Si avec le gouvernement j’ai à conduire cette négociation face à nos partenaires pour aboutir à une relance européenne, à la table des discussions je ne serai pas, moi, en contradiction mais en adéquation avec le vote du peuple français, ce qui permettra à la France de peser et non, comme c’est le cas aujourd’hui avec Jacques Chirac, d’être affaiblie par un président que les Français n’ont pas suivi. Chers amis, Une élection présidentielle, ce sont aussi des candidats. Rien n’est joué d’avance et notre destin est entre nos mains. A l’approche de chaque élection, de bons esprits donnent le résultat des votes avant qu’ils aient lieu ; neuf fois sur dix ils se trompent. Ce sont les mêmes qui nous disaient hier que le Oui l’avait déjà emporté au référendum constitutionnel, et avant-hier que M. Balladur était déjà à l’Élysée. Les jeux seraient donc faits et les couvertures des magazines déjà imprimées. L’ennui, c’est que les Français ne se sont pas prononcés, pas plus que les adhérents du Parti Socialiste. L’ennui, c’est que les Français n’aiment pas qu’on écrive l’histoire à leur place. Ceux qui disent que la messe est dite ont au moins deux problèmes : l’un avec la laïcité, l’autre avec la démocratie. Nos idées ont progressé. Dès 2002, j’avais souligné qu’il fallait partir à « la reconquête des électeurs qui nous avaient sanctionnés » le 21 avril, en particulier les couches populaires et les enseignants. Dès 2003, j’ai dit la nécessité d’une « opposition frontale » à la droite et cette ligne sans concession a facilité les beaux succès collectifs de nos candidates et candidats aux élections l’année suivante. Je souhaite, par un vrai changement, permettre un progrès partagé pour une France redevenue solide et solidaire, une France qui sera de nouveau en tête. Je ne cours pas après les honneurs, je les ai tous connus de près. Mais je vois que mon pays va mal et je pense savoir comment le remettre sur pied, avec tous les socialistes, toute la gauche, avec vous tous et la fantastique énergie libérée des Français. On me dit aussi: « vous avez changé » - est-ce une critique ou un compliment ? Sur le plan des valeurs et des convictions, je n’ai pas changé au cours de ces années et je ne changerai pas : je suis socialiste, républicain et laïc ; je suis pro-européen et internationaliste. Mais, dans les modalités de notre action, je reconnais que je tire les leçons de l’expérience et que je tiens compte des mutations autour de nous. « Le courage, c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel » disait Jaurès. Je le revendique. Le capitalisme est plus puissant, plus mondial, plus financier, plus brutal qu’il y a 20 ans : il faut donc que nous soyons encore plus volontaires et pas seulement dans les paroles ou les postures, mais dans nos actes. Les risques d’une Europe ventre mou du libéralisme sont plus forts qu’il y a 10 ans : il faut donc que nous soyons encore plus déterminés. Le service public est remis en cause : il faut donc résister avec encore davantage de fermeté pour le réaffirmer. Le retard scientifique et entrepreneurial de notre pays s’accroît : il faut de plus en plus que la gauche innove et entreprenne. Nous avons accompli de grandes choses, mais aussi commis des erreurs : nous devons en tenir compte. Vive la République ! Vive la France ! |
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